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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 18:01
194. LE DEUXIÉME GOUVERNEMENT DE LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE AU SIAM DE PHRAYA  PHAHON, DE L’ABDICATIONDU ROI (2 MARS 1935)  AU 11 SEPTEMBRE 1938.

Nous avions choisi de traiter en deux articles le deuxième gouvernement de la monarchie constitutionnelle survenu après le coup d’Etat du 21 juin 1933 fomenté par Phot Phahonyothin (Phraya Phahon), qui allait devenir le 2ème premier ministre du 24 juin 1933 au 11 septembre 1938. Ainsi, après la partie  consacrée à la période du 21 juin 1933 à l’abdication du roi Rama VII, le 2 mars 1935, nous allons chercher à comprendre ce qui a caractérisé la vie politique et l’action du gouvernement Phahon jusqu’à son retrait de la vie politique le 16 décembre 1938, et la prise du pouvoir par le colonel Phibun.

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194. LE DEUXIÉME GOUVERNEMENT DE LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE AU SIAM DE PHRAYA  PHAHON, DE L’ABDICATIONDU ROI (2 MARS 1935)  AU 11 SEPTEMBRE 1938.

Le gouvernement et l’Assemblée n’avaient pas été affectés par la déclaration du roi lors de son abdication le 2 mars 1935 qui disait  être : « heureux de remettre (son) pouvoir de gouverner au peuple dans son ensemble (et qu’il n’était) pas disposé à l’abandonner à aucune personne ni à aucun groupe pour l’utiliser d’une manière absolue sans se soucier de l’avis  du peuple. » (Cité par Fistié, p.156) 

 

Nous avions vu que  l’Assemblée avait désigné le jeune prince Ananda Mahidon, qui avait alors dix ans, et qui de fait, ne pouvait jouer aucun rôle politique entre les deux forces qui se partageaient le pouvoir ...

194. LE DEUXIÉME GOUVERNEMENT DE LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE AU SIAM DE PHRAYA  PHAHON, DE L’ABDICATIONDU ROI (2 MARS 1935)  AU 11 SEPTEMBRE 1938.

... que l’on présentait toujours – par facilité - les « civils » menés par Pridi (ministre de l’intérieur en février 1934 et des Affaires étrangères en 1937) et les « militaires » menés par le colonel Phibun (ministre de la Défense du 1er avril 1934 jusqu’au 19 août 1941 et commandant en second de l’Armée durant le gouvernement Phahon), avec un premier ministre qui essayait de maintenir le lien entre ces deux forces, aidé nous dit Fistié, par deux hommes, Luang Thamrong Nawasawat (secrétaire général du gouvernement)  et  Khuang Aphaisong (ami intime de Pridi). Mais de fait, les deux factions poursuivaient des buts différents, et le rapport de force se fera progressivement en faveur des militaires.

Mais les deux considéraient que seul un peuple éduqué serait en mesure d’exercer son droit démocratique et de fait, le régime issu du Coup d’Etat de 1932  fit un effort considérable en faveur de la scolarisation.

194. LE DEUXIÉME GOUVERNEMENT DE LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE AU SIAM DE PHRAYA  PHAHON, DE L’ABDICATIONDU ROI (2 MARS 1935)  AU 11 SEPTEMBRE 1938.

Le budget du Ministère de l’éducation fit plus que quadrupler en cinq ans, passant de 3 413 000 bath en 1933-1934 à 14 400 000 bath en 1938-39. Et une étude en 1935 révélait que sur 1 750 000  enfants d’âge scolaire 1 026 000 fréquentaient l’école. (90 % des élèves étaient dans le primaire). Un recensement de 1937 prétendait que 31,11 % des habitants de plus de 10 ans savaient lire et écrire. (Le pourcentage pour les femmes était trois fois plus faible.)

 

Nous avions vu précédemment que la grande réforme administrative de  Pridi, contenue dans la loi du 31 mars 1934 qui instituait des assemblées de province et certaines communes décentralisées se voulait comme un apprentissage de la démocratie et du régime démocratique, mais que les résultats furent décevants. 5 % de l’électorat par exemple s’étaient donnés la peine d’aller voter pour les assemblées municipales. Il faut reconnaître que le mode choisi du suffrage indirect pour l’élection des élus, le refus du gouvernement  de reconnaître les partis politiques réduiront la volonté démocratique à un slogan.

 

Et ceci d’autant plus que Phibun, l’homme fort du gouvernement, qui était devenu commandant en second de l’armée de terre et le ministre de la Défense en septembre 1934, était convaincu qu’un pays ne pouvait progresser que par sa puissance militaire, et par l’élaboration d’une doctrine qui s’appuyait sur les modèles de l’Italie fasciste, de l’Allemagne hitlérienne et de l’Empire du Japon.  Il va créer d’ailleurs en 1935 le mouvement du Yuwachon sur le modèle des jeunesses hitlériennes, dit-on.

194. LE DEUXIÉME GOUVERNEMENT DE LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE AU SIAM DE PHRAYA  PHAHON, DE L’ABDICATIONDU ROI (2 MARS 1935)  AU 11 SEPTEMBRE 1938.

Le Yuwachon thatan ? (Les jeunesses militaires)

 

Phibun est un militaire, convaincu que l’Armée doit diriger le pays, que la jeunesse doit être formée à la discipline militaire, à la culture physique, et à œuvrer pour le bien et l’unité de la Nation, sous l’autorité d’un chef. Nul besoin ici du modèle des jeunesses hitlériennes.

 

Rama VI, avant lui, avait créé les « Tigres sauvages » et les Scouts, et leur avait transmis la nécessité de défendre la Nation, de s’entraîner pour avoir un esprit fort, et un corps discipliné, et de s’exercer aux manœuvres militaires, à la marche au pas, au défilé, sous l’autorité de leur roi. (Cf. article 162) 

 

De plus, le Yuwachon, contrairement à l’Allemagne, ne  sera jamais un mouvement de masse. 

194. LE DEUXIÉME GOUVERNEMENT DE LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE AU SIAM DE PHRAYA  PHAHON, DE L’ABDICATIONDU ROI (2 MARS 1935)  AU 11 SEPTEMBRE 1938.

Il passa de 400 membres à sa création, à 3000 environ en 1937, et n’étaient présents que dans 10 districts. Ils étaient 6 000 en septembre 1938, et 11 000 membres en 1939. **

 

Mais il est évident que pour Phibun, l’Allemagne hitlérienne, l’Italie fasciste, et l’Empire  du Japon pouvaient être des sources d’inspiration, comme la Turquie d’ailleurs. Il exprimera souvent à la radio et dans des publications, son admiration pour Hitler et Mussolini. (Il enverra un observateur à Berlin et fera publier un ouvrage sur Mussolini)  D’autres noteront que la culture allemande fut encouragée par des manifestations sportives, des films, et l’enseignement de l’allemand (Institut Goethe) via une association qui comprenait des officiers militaires thaïs et des Allemands.** 

194. LE DEUXIÉME GOUVERNEMENT DE LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE AU SIAM DE PHRAYA  PHAHON, DE L’ABDICATIONDU ROI (2 MARS 1935)  AU 11 SEPTEMBRE 1938.

(Le Duce serait venu à Bangkok en décembre 1937 signé un traité d’amitié et de commerce. Fistié et Terwiel n’en disent rien)

 

Mais c’est surtout avec le Japon, que dès 1933, le gouvernement siamois opérera un rapprochement politique et économique.

 

Ainsi le Siam avait été la seule nation à s’abstenir à la Société des Nations a voté une motion contre le japon qui venait d’envahir la Mandchourie.

194. LE DEUXIÉME GOUVERNEMENT DE LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE AU SIAM DE PHRAYA  PHAHON, DE L’ABDICATIONDU ROI (2 MARS 1935)  AU 11 SEPTEMBRE 1938.

Parallèlement, les relations commerciales augmentèrent, et des négociations en 1934 confirmèrent cette politique de donner une part de plus en plus croissante aux importations japonaises. (30% en 1937 (et 80% pour les cotonnades) contre 3,5% en 1925. In Fistié) Un traité fut même signé en mars 1938 qui accordait aux ressortissants japonais résidant au Siam les mêmes droits civils et économiques que ceux des Siamois.  Dès 1935, le premier groupe de jeunes officiers siamois partit au Japon pour compléter leur formation.

 

Mais ce rapprochement n’était pas aux yeux de Phibun un alignement, et Fistié note qu’en 1938, dans un de ses discours radiodiffusés, il avait justifié l’effort militaire siamois par la crainte de voir le Japon attaquer Hong Kong et d’envahir la Malaisie en passant par le Siam.

 

De même, si Phibun admirait Mussolini,  son gouvernement avait bien voté en 1936, les sanctions contre l’Italie à la SDN pour son occupation de l’Ethiopie. 

194. LE DEUXIÉME GOUVERNEMENT DE LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE AU SIAM DE PHRAYA  PHAHON, DE L’ABDICATIONDU ROI (2 MARS 1935)  AU 11 SEPTEMBRE 1938.

Pridi (***1), de retour d’un voyage d’étude avait été nommé ministre des affaires étrangères en 1937, pour mener à bien les négociations qui devaient être entreprises à propos des traités signés de 1925 à 1926 qui arrivaient à expiration et qui accordaient au Siam sa pleine indépendance. (***2)

 

(Nous n’avons, quant-à-nous, trouvé aucune mention d’une date d’expiration dans les traités signés  avec la France, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, le Danemark, le Portugal, l'Espagne, la Belgique, l'Italie, le Japon et la Norvège et les Etats-Unis en 1920) (Cf. Notre article 177. Le Siam de Rama VI retrouve tous ses droits souverains en 1925.) )

 

Fistié nous dit qu’après les pourparlers de Pridi menés de novembre 1937 à mars 1938 avec la France et la Grande-Bretagne le succès fut au rendez-vous et le Siam retrouvait tous ces droits. (Sans nous préciser lesquels (***3)). 

 

(Une note 24 p. 164, précise que le prince Wan Waithayakon, conseiller du Ministère des Affaires étrangères, contribua grandement à ce succès.(***4))

194. LE DEUXIÉME GOUVERNEMENT DE LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE AU SIAM DE PHRAYA  PHAHON, DE L’ABDICATIONDU ROI (2 MARS 1935)  AU 11 SEPTEMBRE 1938.

Les militaires vont au sein du gouvernement avoir de plus en plus d’influence.

 

Ainsi « En 1937, 11 des 22 membres du gouvernement étaient des militaires et si, dans la fraction élue de l’Assemblée, 8 seulement des 78 députés appartenaient à l’armée ou à la police celles-ci étaient représentées par 53 des 78 membres nommés. » ils furent aussi très actifs pour placer les leurs à des postes civils importants. En 1935 par exemple, sur huit postes civils importants à pourvoir, les militaires en obtinrent sept.  (Fistié)

 

Si nous avons vu que l’éducation était un objectif important du gouvernement, l’effort militaire fut plus conséquent si l’on en juge par le budget de l’Armée. Celui-ci représentait 17% du budget de l’Etat avant le coup d ‘Etat de 1932. Il progressera ensuite régulièrement pour représenter 23 % du budget en 1933-34, et atteindre 27 % en 1937-1938.

 

Terwiel note qu’entre 1933 et 1938, les forces armées furent équipées comme jamais auparavant. La marine reçut 24 bateaux de guerre modernes construit au Japon et en Italie ; L’armée de terre put équiper 33 bataillons, renforcer une division blindée et trois sections d’artillerie ; L’armée de l’air reçut 200 avions construits aux Etats-Unis.                                                                                                                                                                                             

194. LE DEUXIÉME GOUVERNEMENT DE LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE AU SIAM DE PHRAYA  PHAHON, DE L’ABDICATIONDU ROI (2 MARS 1935)  AU 11 SEPTEMBRE 1938.

Mais cela ne veut pas dire qu’après les élections de 1933 et 1937, les membres élus de l’assemblée n’ont pas cherché à jouer leur rôle et à exercer un contrôle sur le gouvernement.

 

Il y eut durant les 5 ans du gouvernement Phahon pas moins de huit cabinets avec de nombreuses crises ministérielles. La première eut lieu en septembre 1934, l’Assemblée avait refusé de ratifier l’accord international conclu par le gouvernement sur le contingentement du caoutchouc. Le 1er ministre dut même se séparer des ministres responsables de la signature et du ministre des Affaires économiques Sarasat, un proche de Pridi. (In Fistié)

 

Les tensions s’exprimaient sur fond de violence. Ainsi en février 1935, nous dit Terwiel, Phibun échappa à une tentative d’assassinat, en août, un complot fut déjoué (18 officiers furent arrêtés et leur leader condamné à mort).

 

En 1937 par exemple, certains députés élus essayèrent bien de faire reconnaître des partis politiques, comme le Parti politique du peuple, ou le Parti travailliste, mais le 20 mai 1937 le gouvernement refusa toutes les demandes d’autorisation. En juillet 1937, une  crise majeure se déclencha par l’initiative de l’Assemblée qui posa des questions au gouvernement concernant des achats de terrain royaux obtenus à bas prix. Elle  établit une liste de personnes coupables parmi lesquels certains conseillers d’Etat dont Phibun et des membres du Conseil de Régence.

 

La faction militaire en réaction demanda aux membres nommés de ne plus participer aux séances de l’Assemblée. Pour sortir de l’impasse, des négociations secrètes eurent lieu entre les clans civils et militaires qui aboutirent au remplacement de trois ministres. Un nouveau gouvernement était formé le 10 août 1937, et fut approuvé par l’Assemblée le 11 août.  Les élections du 7 novembre 1937 ne calmèrent pas les esprits et un autre gouvernement (le 8ème) eut lieu le 23 décembre 1937.

 

L’année 1938 fut  marquée par des rivalités et des débats tout aussi virulents comme ce fut le cas lorsque Luang Wichit Wathakan (Wichit), directeur du Département des Beaux-Arts  prononça (publia ?) en juillet 1938 un discours antichinois d’une virulence extrême, où,  comme Rama VI, il les comparait aux juifs d’Europe, et suggérait d’employer les solutions nazies.  (Cf. Charnvit  Kasetsiri ****) 

194. LE DEUXIÉME GOUVERNEMENT DE LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE AU SIAM DE PHRAYA  PHAHON, DE L’ABDICATIONDU ROI (2 MARS 1935)  AU 11 SEPTEMBRE 1938.

(Luang Wichit Wathakan ?

Il sera l’idéologue et le promoteur le plus actif du nationalisme thaï du gouvernement Phibun. Il deviendra en 1942 son ministre des affaires étrangères. En novembre 1947, il sera de nouveau aux côtés de Phibun lors du coup d’Etat ; il deviendra son ministre des Finances et des Affaires économiques. Le 20 octobre 1958, il participera encore au coup d’Etat du  Maréchal Sarit et aura la fonction de vice-premier ministre. Autant dire que c’est une personnalité politique de premier plan que  nous aurons l’occasion de mieux  connaître au cours des articles suivants, tant son influence fut grande dans la vie politique du pays.)

 

194. LE DEUXIÉME GOUVERNEMENT DE LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE AU SIAM DE PHRAYA  PHAHON, DE L’ABDICATIONDU ROI (2 MARS 1935)  AU 11 SEPTEMBRE 1938.

Le 11 septembre 1938, Phot Phahonyothin (Phraya Phahon), renonçait à son poste de 1er ministre. (Nous n’avons  pas encore vu dans quelles circonstances exactes.) En décembre 1938, un conflit majeur éclata entre le gouvernement et l’Assemblée qui vota un amendement contraignant le gouvernement à détailler son budget. Phahon ne pouvait plus concilier les points de vue des deux factions qui se disputaient le pouvoir et donna sa démission définitive. Il se retira alors de la vie politique.

 

Le 16 décembre 1938,  le colonel Phibun était élu par l’Assemblée pour devenir le 1er ministre du troisième  gouvernement de la monarchie constitutionnelle.

 

Nul ne pouvait prévoir alors ce 16  décembre  qu’il resterait 1er ministre jusqu’au 1er août 1944 pour revenir au pouvoir à la faveur d’un autre coup d’Etat et établir de nouveau une dictature du 1er mars 1947  au 16 septembre 1957. Un long règne !

 

 

194. LE DEUXIÉME GOUVERNEMENT DE LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE AU SIAM DE PHRAYA  PHAHON, DE L’ABDICATIONDU ROI (2 MARS 1935)  AU 11 SEPTEMBRE 1938.

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* Nos principales sources :

Pierre Fistié, in « L’évolution de la Thaïlande contemporaine », Armand Colin, 1967

Il s’appuie lui-même abondamment sur le  Bangkok Times de l’époque.

Et B. J. Terwiel, in « Thailand’s Political History », River Books, 2011 

 

** Phantri  Sonsak  Ngamkhongkunkit, in “German Connection and the Establishment of the First Military Movement in Thaïland”

 

***

(1) Voyage sur lequel les renseignements nous font cruellement défaut.

 

(2) En voici la liste exhaustive :

- Traité franco-siamois du 14 février 1925 organisant la disparition progressive des juridictions d’exceptions à mesure que seront rédigés les codes siamois (ce que l’on peut effectivement considérer comme un « succès diplomatique » bien que la question ait été récurrente et la disparition des privilèges d’exterritorialité prévue de longue date) et ne réglant par ailleurs aucunes questions frontalières. L’article 27 stipule en effet expressément « Le présent traité sera, à partir, du jour de l'échange des ratifications, et sous réserve des dispositions des articles 15 et 26, substitué au traité d'amitié, de commerce et de navigation, conclu à Bangkok le 15 août 1856. Il annulera en outre, à dater du même jour, les autres traités, conventions et arrangements passés entre la France et le Siam, exception faite toutefois des clauses relatives à la définition et à la délimitation des frontières (contenues dans le traité du 3 octobre 1893, la  convention du 13 février 1904, le traité du 23 mars 1907 et son protocole annexe et à l'exercice du droit de la protection française au Siam (articles 10 et 11  de la convention de 1904)… ainsi que de toutes les dispositions intéressant l'Indochine française et compatibles avec les stipulations du présent traité et des protocoles qui lui sont annexées … ».

- Traité d'amitié, de commerce et de navigation entre la France et le Siam du 12 janvier 1926.

- Protocole annexe au traité du 12 janvier 1926, concernant la juridiction applicable aux ressortissants français au Siam,

- Protocole annexe au traité du 12 janvier 1926 destiné à régler les rapports entre l'Indochine française et le Siam,

- Convention entre la France et le Siam du 25 août 1926,

- Traité d’amitié, de commerce et de navigation conclu à Bangkok le 7 décembre 1937 entre la France et le Siam,  confirmant les dispositions de 1925 en ce qui concerne le Cambodge, protocole du même jour et arrangement commercial et douanier concernant l’Indochine du 9 décembre  et réglant par ailleurs les questions frontalières avec le Cambodge  lui permettant de retrouver, à l'intérieur de ses frontières, presque tout l'ensemble de sa population. Ce résultat était d’ailleurs probablement dû à l'action persévérante des souverains successifs du Cambodge et de l'État protecteur, chargé de la conduite des relations internationales du pays. Le Siam n’y a gagné aucun avantage territorial. C’est au contraire en invoquant à cor et à cri les dispositions de ce traité que le Cambodge a obtenu la reconnaissance par la Cour Internationale de Justice de la Haye la reconnaissance de ses droits sur le temple de Preah Vihar.

194. LE DEUXIÉME GOUVERNEMENT DE LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE AU SIAM DE PHRAYA  PHAHON, DE L’ABDICATIONDU ROI (2 MARS 1935)  AU 11 SEPTEMBRE 1938.

(3) Allusion probable à la disparition totale et définitive des privilèges d’exterritorialité au profit des nationaux et sujets français ?

 

(4) Le prince Waithayakon วรรณไวทยากร, petit fils du roi Mongkut, était effectivement, en 1924, sous-secrétaire aux affaires étrangères, et fut donc partiellement responsable de la négociation de plusieurs amendements importants aux traités de 1925 – 1926 et probablement aussi de celui de 1937.

194. LE DEUXIÉME GOUVERNEMENT DE LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE AU SIAM DE PHRAYA  PHAHON, DE L’ABDICATIONDU ROI (2 MARS 1935)  AU 11 SEPTEMBRE 1938.

**** Charnvit Kasetsiri, « The first  Phibun Governement and its involvement in world war II »3

 

194. LE DEUXIÉME GOUVERNEMENT DE LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE AU SIAM DE PHRAYA  PHAHON, DE L’ABDICATIONDU ROI (2 MARS 1935)  AU 11 SEPTEMBRE 1938.

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