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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 18:01
202. LA RESISTANCE DES THAILANDAIS, ET DES FREE THAIS, PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.

Nous avions vu que le Japon avait attaqué les Etats-Unis (Pearl-Harbour) le 7 décembre 1941, la Grande-Bretagne (Singapour) le 8 décembre et envahi la Thaïlande. 

202. LA RESISTANCE DES THAILANDAIS, ET DES FREE THAIS, PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.

Mis devant le fait accompli, le maréchal Phibun signait un traité d’alliance le 10 décembre 1941 avec le Japon et déclarait la guerre aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne le 25 janvier 1942. Différents mouvements de résistance thaïlandais vont s’organiser sous l’appellation Free Thais avec l’objectif de lutter contre l’occupation japonaise, et de redonner au pays son indépendance, avec la collaboration des services secrets britannique, la  Special Operations Executive (SOE), et américain, l’Office of Stratégic Services (OSS).*

202. LA RESISTANCE DES THAILANDAIS, ET DES FREE THAIS, PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.

Le livre d’E. Bruce Reynolds de 462 pages  « Thailand’s Secret War, OSS, SOE, and the Free Thai Underground, during World War II », paru en 2004, et basé sur des documents partiellement déclassifiés, devrait nous éclairer sur cette page de l’Histoire de la Thaïlande. 

202. LA RESISTANCE DES THAILANDAIS, ET DES FREE THAIS, PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.
 

Cette lecture devrait nous permettre de :

 

Comprendre que la Thaïlande se situe dans le jeu géostratégique des grandes puissances britannique, américaine, et chinoise pendant la seconde guerre mondiale, où chacune n’agit que du point de vue de son intérêt, à savoir son combat contre les Japonais et son objectif d’après-guerre. La Grande –Bretagne voulant retrouver, voire augmenter son empire colonial, et les Etats-Unis assurer l’indépendance des pays colonisés.

 

Distinguer les différents mouvements Free Thais. Leurs rivalités.

202. LA RESISTANCE DES THAILANDAIS, ET DES FREE THAIS, PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.

Le  premier mouvement, est né aux Etats-Unis, sous l’impulsion de Seni Pramot, alors ambassadeur à Washington, qui a manifesté son désaccord sur la politique de collaboration choisie par Phibun et refusé de transmettre la déclaration de guerre de son pays aux Etats-Unis, le 25 janvier 1942. L’autre, en Angleterre, avec à sa tête le  prince Suphasawat, (ou Subha Chin Svasti Svastivat, en exil et frère de l’ex-reine) et le Dr Puey Ungpakorn, le chef du courant des étudiants thaïs libres. Le troisième s’est formé à l’intérieur de la Thaïlande avec Pridi, régent, et son rival le général Adun, le chef de la police. (Qui devait avoir son propre réseau, mais dont Reynolds ne dit rien). Et le quatrième en Chine avec le général Tai Li, chef des services secrets de Tchang Kai chek, et s’appuyant sur les Sino-Thaïs. (Dont Reynolds dit peu) ; avec un rôle particulier joué en Chine par le  lieutenant –colonel  Khap (Kharb), rival de Seni, auparavant attaché militaire à l’ambassade de Thaïlande à Washington.

202. LA RESISTANCE DES THAILANDAIS, ET DES FREE THAIS, PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.

On s’apercevra que les Free Thais  de l’extérieur n’étaient qu’une centaine, dont une cinquantaine organisée au sein du FSM (Free Siamese Movement) en Grande Bretagne (35  entrèrent dans une unité spéciale du Pionner Corps le 7 août 1942. Après un entraînement, ils arriveront à Bombay en avril 1943 et auront de nouveau 5 mois d’entraînement avec la Force 136) ; 16 autres dont la reine choisirent  de se porter volontaires pour des tâches non-militaires)alors qu’aux Etats-Unis, malgré l’appel de l’ambassadeur Seni, seuls 19 hommes Free Thais et plusieurs formateurs/guerilla de l’OSS avec Smith s’embarqueront le 17 mars 1943 au port de Baltimore, pour atteindre, après un entraînement de 4 semaines, par petits groupes, après bien des péripéties, Kumming puis Chungking en Chine, entre le 19 juillet et le 13 août 1943. A cette période 16 autres sont encore à l’entrainement aux USA et le général Cheng à Chamkat (Chine) inspectait  un camp d’entrainement de 100 sino-thaïs volontaires. A Puerth, le général Tai Li, le chef des services secrets chinois préparait une petite armée pour intervenir en Thaïlande.

202. LA RESISTANCE DES THAILANDAIS, ET DES FREE THAIS, PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.
 

 

Au niveau intérieur, si Pridi en août 1942, avait informé les Britanniques qu’il  avait formé un groupe secret anti-japonais « X O Group ». Un des membres, Sawat Trachu, révéla dans un mémoire qu’ils n’étaient que 10 ! Une année plus tard, nous verrons comment Pridi s’est renforcé, a envoyé une mission avec Sanguan à Chungking (Chine) en septembre 1943, où il peut constater que Chamkat, qu’il retrouve, refuse même de révéler les noms des Free Thais de Bangkok à Khap. (Il y aurait eu à cette époque, 4 ministres, 4 généraux, trois colonels de police et 52 autres membres importants.)

 

L’action. Nous verrons qu’il faut attendre en fait,  janvier/février 1944 pour qu’une base  OSS Free Thais  s’organise à Ssumao (ou Simao, Chine, dans le Yunnan, à la frontière du nord du Laos) avec le 1er essai d’infiltration.

202. LA RESISTANCE DES THAILANDAIS, ET DES FREE THAIS, PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.

Une base  avec à sa tête Chamrap, et Khap comme commandant militaire, son adjoint Winchien, Chintamai, intendant, Nitthipat, (signal officer), Phiset, chef technicien, Bunrot, renseignement, et Bunliang, médecin. Les cibles sont alors Chiangmai pour Somphong, Lampang pour Ian; Udon, pour Karawek ; Uttaradit, pour Karun ;  Tak, pour Phon ; Ban Pong, pour Bunyen ; Samut Prakan, pour  Sawat ; Sattahip, pour Phisut ; Aranyaprathet, pour Pao et Ranong, pour Chok. Nous suivrons leurs missions.

 

Le 17 juin 1944, un nouveau groupe de 14 officiers thaïs formés par l’OSS arrivera à Calcutta (Formés d’octobre 1943 à février 1944 pat l’OSS aux Etats-Unis).

 

Le second de Khap, Chamrat apprendra lors d’une mission d’inspection à la frontière, l’existence d’un groupe de la Force 136 au nom de code  HAINTON, comprenant deux lieutenants thaïs Free ThaisArun Sorathet et Khamhaeng.

 

202. LA RESISTANCE DES THAILANDAIS, ET DES FREE THAIS, PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.

Autant dire que jusque-là, les services américains et anglais ne travaillaient pas en collaboration.

 

Enfin le contact, et les premiers échecs.

 

L’échec de Chamkat (avec Lo, Phaisan, Krachang) en août 1943,  pour communiquer des micro-films et l’échec de l’opération PRICHARD pour contacter Pridi (Trois radios « white elephants », le rendez-vous manqué avec le sous-marin Tactician du 9 au 12 décembre 1943)Un autre échec en novembre 1943, avec 2 agents thaïs venus d’Angleterre (Rinthakul et Sawat Sisuk) débarqués d’un sous-marin dans le sud, mais ratant leur rendez-vous pour repartir (Pour quelle mission ?). Une autre opération (SUN) avec 5 sino-thaïs parachutés à Nahon Pathom le 6 mars dont deux avaient été tués par la police, deux capturés et transférés à Bangkok et le cinquième avait pu s’échapper.

 

 

Autant dire que jusque-là, les services américains et anglais ne travaillaient pas en collaboration.

 

Enfin le contact, et les premiers échecs.

 

L’échec de Chamkat (avec Lo, Phaisan, Krachang) en août 1943,  pour communiquer des micro-films et l’échec de l’opération PRICHARD pour contacter Pridi (Trois radios « white elephants », le rendez-vous manqué avec le sous-marin Tactician du 9 au 12 décembre 1943)Un autre échec en novembre 1943, avec 2 agents thaïs venus d’Angleterre (Rinthakul et Sawat Sisuk) débarqués d’un sous-marin dans le sud, mais ratant leur rendez-vous pour repartir (Pour quelle mission ?). Une autre opération (SUN) avec 5 sino-thaïs parachutés à Nahon Pathom le 6 mars dont deux avaient été tués par la police, deux capturés et transférés à Bangkok et le cinquième avait pu s’échapper.

 

L’opération APPRECIATION du 14 mars avec trois Force 136 (« Eléphants blancs »), Puai Ungpakon, Prathan Premkamon, et Prem Buri qui sont parachutés dans la province de Chainat au nord-ouest de Bangkok, mais capturés trois jours après et envoyés à Bangkok ; Celle du  4 avril 1944, avec trois officiers thaïs, Samran Wannaphruk, Rachid Buri et Thana Posanayong  parachutés à Nakhon Sawan et arrêtés par la police. Un autre échec  encore le 10 mai 1944, l’opération BILLOW, avec 4 sino-thaïs (Eléphants rouges) au Sud, destinée à préparer une base de sabotage, dont 2 seront tués dans un échange de tirs et deux arrêtés.

 

Au milieu de l’année 1944, le moral n’était pas au rendez-vous pour la Force 136 de Calcutta. Six Eléphants blancs étaient perdus et deux missions d’ Eléphants rouges avaient été un désastre.

 

Nous verrons que la démission de Phibun le 1er août et la formation du gouvernement  Aphaiwong, le 3 août 1944, composé de nombreux fidèles de Pridi (Devenu le seul régent le 31 juillet, après la démission du prince Athit ), va changer la donne.

 

En septembre/octobre 1944, les premiers contacts sont établis.

 

De fait la mission BRILLIG permettra à Krit et Phasoet Pathumanon, le 8 septembre 1944 de rencontrer Pridi et d’établir un contact avec l’Inde. La mission HOTFOOT, avec Bunmak et Wimon qui après l’échec de DURIAN, établira  le  1er contact de l’OSS avec Adun, le chef de la police le 22 septembre 1944, et avec  Pridi. Adun coopérera et les aidera à sortir des radios du CID. Et le 5 octobre 1944Pao pourra établir, pour la première fois, un contact avec l’OSS basé à Ssumao. Il leur apprendra la présence des 7 Free thaïs qui ne sont pas libres de leur mouvement, du fait qu’Adun est surveillé par les Japonais.

 

 Et l’OSS va s’engager avec Pridi.

 

Les contacts des Américains avec Pridi étaient encore limités au début d’octobre 1944, malgré le 1er contact du 5 octobre 1944 établi avec la base OSS de Ssumao. Mais au moins le colonel  Heppner du Détachement 404 pouvait, le 10 octobre, par radio informer le  général Donovan, le patron de l’OSS,  de ce premier succès et de la présence de Wimon auprès de Pridi.

 

Bref, cela bougeait, pendant que Pridi et Adun s’activaient également et  envoyaient leurs propres représentants (Thawin et Adun) qui atteignaient Ssumao le 11 décembre 1944. Nous verrons qu’à la fin de 1944, les négociations de Pridi avec le Foreign Office et la SOE avaient dû s’interrompre car les Anglais ne voulaient parler que des questions militaires.

 

En novembre 1944 donc, commenceront les opérations en Thaïlande, avec ARISTOC (Chiangmai) de l’OSS et COUPLING (entre Khon Kaen et Loei) de la SOE. Mais il faudra attendre 1945 pour que de nombreuses  opérations  larguent en différents points de la Thaïlande, des officiers Free Thais, opérateurs radios, et armes, aidés par des formateurs OSS et SOE pour établir des bases de résistance.

 

SIREN avec  Greenlee et Wester qui rencontre Pridi le 28 janvier, qui leur livre son plan de guerre en coordination avec les Américains ; Pridi estime alors  qu’il a 50 % de l’armée derrière lui et qu’ il veut former un Comité avec Seni et Sanguan pour négocier avec les Alliés. Washington en est informé.

L’OSS assure Pridi qu’il a désormais le contrôle des OSS Thaïs en Thaïlande. Pridi nomme alors Bunmak, pour assurer le commandement de tous les officiers Free Thais  du  territoire.

 

L’opération BRILLIG de la Force 136, qui le 2 janvier largue des armes près de Hua Hin, pour Tiang Sirikan, un député proche de Pridi ;  Le 27 janvier, l’opération CANDLE qui parachute des armes à Sakhon Nakhon encore  pour Tiang, qui affirme que 150 hommes sont en train de s’entraîner. INFLUX pour exfiltrer des nouvelles recrues. Ensuite, les Britanniques voulurent  renforcer la puissance radio près de Bangkok ;  SAVANNA, le 29 janvier parachutait trois Free Thais.

 

Toutefois, le 20 février, un avion vient extraire Chat, Direk, Thanat et deux Free Thais de la Force 136 (Qui ?) près de l’île de Tao dans le golfe de Thaïlande ; un second avion prend 7 policiers thaïs pour les entraîner en Inde. Le 22 février à Trincomalee, Mountbatten ne reçoit pas la délégation thaïe.

 

Bref, on pouvait constater que mi-février 1945, les Etats-Unis et l’OSS avait pris des décisions importantes.

 

Pridi, était désormais le seul leader des Free Thaïs en Thaïlande ; Que le Détachement 404 de Coughling assurait désormais toute l’organisation des opérations en Thaïlande ;  Que les Free Thais de Chine seraient rapatriés à Ceylan ; Que le colonel Sharp était rappelé à Washington, pour mieux le contrôler.

 

Adun, avait compris et libéra tous les Free Thais qui étaient sous son contrôle, y compris Ian et Sawat, qu’il avait envoyés à Korat, et Bunyen et Pao à Hua Hin.

 

Pridi pendant cette période s’active.

 

Il nomme de nouveaux gouverneurs ; il va recruter parmi les fils de ses fidèles à l’université de Chulalongkorn et de Thammasat. Le 24 mars, 5 d’entre eux dont Piya Chakkapak seront exfiltrés par hydravion pour recevoir un entraînement OSS de radio à Trincomalee (Ceylan) ; 19 autres les suivront. En mars encore, à sa demande, l’amiral Sangwon Suwannachip a déjà recruté 300 volontaires parmi les étudiants de Chulalongkorn pour les enrôler dans la police militaire.

 

L’OSS en collaboration avec les actions dirigées par Pridi, commença à renforcer ses infiltrations.

 

Le premier fut Sunthon Kantalaksa à Ko Surin rejoignant l’équipe BALMORAL (le lieutenant  John D. Calhoun et 5 hommes)A la fin de janvier 1945, la mission comprenait 7 américains et 7 chinois et malais. Le 23 mars, deux hydravions amenaient un renfort de trois officiers thaïs OSS (Prayun Atthachinda, Amnuai Phunphipat, et Charoen Watthanapanit)  à l’île de Sattakut avec une tonne de matériel et embarquaient 7 hommes envoyés par Pridi afin qu’ils reçoivent un entrainement. Le 28 mars, un B24 parachutait un autre officier thaï, Charok Losuwan et du matériel entre Phrae et Lampang.

 

Le 2 avril 1945, Greenlee rendait compte à Pridi de sa mission de Washington.

Son plan de guerre était refusé et il lui était demandé de coopérer avec Adun. Ils s’accordèrent pour établir des bases d’entraînement de guérilla à Korat avec Ian et Sawat, à Phetburi avec Pao, à Nakhon Si Thammarat avec Bunyen, et Phiset à Kengtung pour réunir les renseignements.

 

Mais pendant ce temps, les bombardements n’épargnaient pas  les civils, comme celui qui au début avril avait tué 400 civils et 50 militaires thaïs près de Korat ;  le 7 avril, des avions américains attaquaient l’aéroport de Don Muang et détruisaient deux avions qui venaient d’arriver avec le commandant thaï de l’armée du Nord. Le 14, des B24 anglais et américains bombardaient Bangkok pendant deux heures, et tuaient 200 civils et privaient presque toute la capitale d’eau et d’électricité.

 

La Force 136 allait mettre en œuvre l’opération ROGER, qui avait pour objectif, l’invasion de l’île de Phuket. Dans cette optique, elle allait placer 10 radios dans 6 localités : Yala, Prachuap, Chumpon, Pang Nga, Takuapa, et Bandon (Opérations PRIEST et SQUALID). Prasoet Prathumanon de la mission BRILLIG qui était en Thaïlande, fut rejoint par Sawat Sisuk qui fut parachuté le 9 mai, après un passage en Inde, pour établir un camp à Pratburi et à Prachuap, près de la ligne de chemin de fer. Fin avril, Wattana Chitwari et trois officiers britanniques avaient été déposés en hydravion à l’île de Terutao et 20 soldats thaïs avaient été emmenés pour un entrainement en Inde.

 

Dans le même temps, l’opération PANICLE amenait  dans la nuit du 27/28 avril 1945, le brigadier Jacques, le major A. T. « Tom » Hobbs, et le prince Supasawat ( Major Arun)

 

L’opération PATTERN, qui le 26 mai, voit Pao Khamurai accueillir deux parachutés,  le Major Eben B. Bartlett Jr, un vétéran OSS ayant opéré en France, et le sergent Verlin Gallaher et un radio thaï près de Phetburi pour établir dans la jungle un camp de guérilla. Le 29 mai, un B24 anglais venu avec une équipe de formateurs de guérilla se scratchait (zone YIELD entre Lopburi et Korat) ; 5 membres se tuaient dont  Rapieraski, le seul Américain de l’OSS qui soit mort en opération en Thaïlande.

 

Les 8 survivants étaient pris par une patrouille de police thaïe et emmenés à Bangkok. Les autres, 3 américains et Smith furent transférés au quartier général de SIREN. Greenlee les fit évacuer.

 

Le 12 mai, l’OSS larguait Holladay (Missionnaire qui parlait thaï) et Chalong Pungtrakun. Ils étaient accueillis par un officier Free Thais et emmenés  dans un camp situé à 60 km de Sakhon Nakon. Holladay dans un message à Coughlin le 16 mai 1945, disait que 100 hommes recevaient chaque semaine un entraînement et que Tiang avait déjà préparé 10 camps séparés et s’apprêtait à construire une piste d’atterrissage. (Cf. Notre mise au point sur Tiang et la résistance à Sakhon Nakhon dans notre article suivant 203, intitulé « TIANG SIRIKHAN, LE GUERRIER DE PHUPAN »)

 

Le 30 mai, Force 136 y parachutait le major britannique David Smiley et le sergent « Gunner » Collins et deux Thaïs entrainés en Inde. 100 hommes en uniforme vinrent prendre le matériel et l’apportèrent au camp avec une vingtaine de chariots à buffalos. Le lendemain, Tiang fit rencontrer Holladay et Smyley. Amnuay resta avec Holladay et Chalong partit sur Udon Thani pout y établir une station.

 

Le brigadier britannique Jacques et le capitaine P. C. Ashwell revinrent à Bangkok avec le radio thaï, le capitaine Phrapit Na Nakhon le 1er juin pour y établir le quartier général de Force 136.

 

Le 1er juin voyait également l’opération OCCASIONavec le 1er avion britannique atterrissant à l’aéroport de Nan, près de Loei, avec Sawang Sankoset et le radio Rinthakul, chargés de recruter des agents indépendants de Pridi, pour surveiller les mouvements de troupes japonaises entre Lampang,  Korat et Ubon. Adun les mis sous son contrôle.

 

Du début avril à mi-juin, le Force 136 largua en 3 fois, plus de matériel que le Détachement 404, avec 35 tonnes de matériel pour Sakhon Nakon (CANDLE).

 

La FORCE 136 se concentrera d’ailleurs sur CANDLE près de Sakhon Nakon, puis COUPLING près de Loei et Khon Kaen et NERONIAN près de Sukkhotai, avec 15 parachutages en juin. (Mais à Sukkhotai (NERONIAN) ils ne seront encore que 50 à s’entrainer mi-juillet  1945 en forêt profonde)

 

De petites opérations seront mis en oeuvre, comme SQUALID près de Prachuap, SUNGOD près de Nakhon Si Thammarat/Surat Thani, PRIEST pour Krabi, Phang Nha, Songkhla, et BROCADE à l‘extrême sud en coopération avec la guérilla chinoise de Malaisie.

 

Mais de toutes façons, fin  juillet 1945, la résistance n’était pas prêtemême si Pridi prétendait que 7 zones de guérillas étaient déjà opérationnelles.

 

Encore le 16 juillet, l’OSS envoyait Smith et Georges avec le major Griswold et le prince Yuthitsakian à la base DIAGRAM près de Phu Khieo (entre Khon Kaen et Petchabun) pour entraîner et armer 300 hommes de « l’aviation ». Le 22 juillet, le capitaine Van Mumma, le chef Gilbertson et un radio étaient  parachutés près de Khonpai (YIELD) pour rejoindre le chef de la base, le superintendant de la prison de Klongpai ; et 16 policiers ne commencèrent leur entraînement de 10 jours que les derniers jours de juillet. Dans la deuxième semaine de juillet, 14 soldats de la police militaire rejoignaient le site « SELFISH » près de Rayong et se mettaient sous les ordres de l’officier OSS Free Thais Anon Na Pompet. Des armes et munitions venant de Bangkok leur étaient livrées dans la nuit du 21 juillet ; un autre le 23. Le capitaine G. Loetterle, le sergent Howard Costa, et « John » Jack Carrol et Gerald Bennatts arrivaient le 24. Une nuit plus tard, d’autres OSS les rejoignaient, le lieutenant H. T. Bush, le sergent Kennet Hughues, et Pfc Lamber Smith.

 

Evidemment tous ces vols accrus de B24 et de C47 fin mai et en juin, en différentes zones du pays n’avaient pas échappés aux Japonais et l’ambassadeur japonais avait prévenu le 1er ministre d’une possible réaction. Pridi avait demandé aux alliés d’interrompre provisoirement les largages. Mounbatten avait accédé à la requête de Pridi.

 

 Mais les bombardements avaient continué. Reynolds cite celui de nuit du 10 juillet opéré par huit B24, de la station de chemin de fer de Thonburi qui avait tué 90 personnes et blessé 400. Il y en eut d’autres (le 14, le 29 juillet, etc.).

 

(Un rapport en décembre 1945 indiquera que 18 500 bombes avaient été largués durant le conflit et tués 8700 personnes et détruits 9600 bâtiments.)

 

De toutes façons,  Pridi avait ordonné de ne pas déclencher les hostilités, surtout qu’entre le 24 et le 27 juillet une mission conjointe d’inspection de trois officiers thaïs et de trois japonais devait être  effectuée à  Tak, Sawankhalok, Phu Khieo, Udon, Khon Kaen et Ubon. La Force 136 et les groupes OSS s’étaient donc retirés en pleine jungle.

 

Le 15 juillet, une compagnie japonaise fut envoyée à Sakhon Nakon, et commença des patrouilles de nuit. Un bataillon d’infanterie devait suivre … Certes les Japonais surveillaient Pridi, les membres du gouvernement, les chefs de l’armée, les suspectaient de double jeu, mais n’avaient pris aucune mesure contre eux  en ce début d’août.

 

Le 6 août une bombe nucléaire rasait Hiroshima, et le 9 août Nagasaki. Le 15 août l’empereur Hiro Hito annonçait à la radio la reddition du Japon.

 

Reynolds n’avait signalé aucun acte de sabotage, ni de faits d’armes contre les Japonais.

 
202. LA RESISTANCE DES THAILANDAIS, ET DES FREE THAIS, PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.

L’opération APPRECIATION du 14 mars avec trois Force 136 (« Eléphants blancs »), Puai Ungpakon, Prathan Premkamon, et Prem Buri qui sont parachutés dans la province de Chainat au nord-ouest de Bangkok, mais capturés trois jours après et envoyés à Bangkok ; Celle du  4 avril 1944, avec trois officiers thaïs, Samran Wannaphruk, Rachid Buri et Thana Posanayong  parachutés à Nakhon Sawan et arrêtés par la police. Un autre échec  encore le 10 mai 1944, l’opération BILLOW, avec 4 sino-thaïs (Eléphants rouges) au Sud, destinée à préparer une base de sabotage, dont 2 seront tués dans un échange de tirs et deux arrêtés.

 

Au milieu de l’année 1944, le moral n’était pas au rendez-vous pour la Force 136 de Calcutta. Six Eléphants blancs étaient perdus et deux missions d’ Eléphants rouges avaient été un désastre.

 

Nous verrons que la démission de Phibun le 1er août et la formation du gouvernement  Aphaiwong, le 3 août 1944, composé de nombreux fidèles de Pridi (Devenu le seul régent le 31 juillet, après la démission du prince Athit ), va changer la donne.

202. LA RESISTANCE DES THAILANDAIS, ET DES FREE THAIS, PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.

En septembre/octobre 1944, les premiers contacts sont établis.

 

De fait la mission BRILLIG permettra à Krit et Phasoet Pathumanon, le 8 septembre 1944 de rencontrer Pridi et d’établir un contact avec l’Inde. La mission HOTFOOT, avec Bunmak et Wimon qui après l’échec de DURIAN, établira  le  1er contact de l’OSS avec Adun, le chef de la police le 22 septembre 1944, et avec  Pridi. Adun coopérera et les aidera à sortir des radios du CID. Et le 5 octobre 1944Pao pourra établir, pour la première fois, un contact avec l’OSS basé à Ssumao. Il leur apprendra la présence des 7 Free thaïs qui ne sont pas libres de leur mouvement, du fait qu’Adun est surveillé par les Japonais.

 

 Et l’OSS va s’engager avec Pridi.

 

Les contacts des Américains avec Pridi étaient encore limités au début d’octobre 1944, malgré le 1er contact du 5 octobre 1944 établi avec la base OSS de Ssumao. Mais au moins le colonel  Heppner du Détachement 404 pouvait, le 10 octobre, par radio informer le  général Donovan, le patron de l’OSS,  de ce premier succès et de la présence de Wimon auprès de Pridi.

 

Bref, cela bougeait, pendant que Pridi et Adun s’activaient également et  envoyaient leurs propres représentants (Thawin et Adun) qui atteignaient Ssumao le 11 décembre 1944. Nous verrons qu’à la fin de 1944, les négociations de Pridi avec le Foreign Office et la SOE avaient dû s’interrompre car les Anglais ne voulaient parler que des questions militaires.

202. LA RESISTANCE DES THAILANDAIS, ET DES FREE THAIS, PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.

En novembre 1944 donc, commenceront les opérations en Thaïlande, avec ARISTOC (Chiangmai) de l’OSS et COUPLING (entre Khon Kaen et Loei) de la SOE. Mais il faudra attendre 1945 pour que de nombreuses  opérations  larguent en différents points de la Thaïlande, des officiers Free Thais, opérateurs radios, et armes, aidés par des formateurs OSS et SOE pour établir des bases de résistance.

 

SIREN avec  Greenlee et Wester qui rencontre Pridi le 28 janvier, qui leur livre son plan de guerre en coordination avec les Américains ; Pridi estime alors  qu’il a 50 % de l’armée derrière lui et qu’ il veut former un Comité avec Seni et Sanguan pour négocier avec les Alliés. Washington en est informé.

 

L’OSS assure Pridi qu’il a désormais le contrôle des OSS Thaïs en Thaïlande. Pridi nomme alors Bunmak, pour assurer le commandement de tous les officiers Free Thais  du  territoire.

 

L’opération BRILLIG de la Force 136, qui le 2 janvier largue des armes près de Hua Hin, pour Tiang Sirikan, un député proche de Pridi ;  Le 27 janvier, l’opération CANDLE qui parachute des armes à Sakhon Nakhon encore  pour Tiang, qui affirme que 150 hommes sont en train de s’entraîner. INFLUX pour exfiltrer des nouvelles recrues. Ensuite, les Britanniques voulurent  renforcer la puissance radio près de Bangkok ;  SAVANNA, le 29 janvier parachutait trois Free Thais.

 

Toutefois, le 20 février, un avion vient extraire Chat, Direk, Thanat et deux Free Thais de la Force 136 (Qui ?) près de l’île de Tao dans le golfe de Thaïlande ; un second avion prend 7 policiers thaïs pour les entraîner en Inde. Le 22 février à Trincomalee, Mountbatten ne reçoit pas la délégation thaïe.

202. LA RESISTANCE DES THAILANDAIS, ET DES FREE THAIS, PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.

Bref, on pouvait constater que mi-février 1945, les Etats-Unis et l’OSS avait pris des décisions importantes.

 

Pridi, était désormais le seul leader des Free Thaïs en Thaïlande ; Que le Détachement 404 de Coughling assurait désormais toute l’organisation des opérations en Thaïlande ;  Que les Free Thais de Chine seraient rapatriés à Ceylan ; Que le colonel Sharp était rappelé à Washington, pour mieux le contrôler.

 

Adun, avait compris et libéra tous les Free Thais qui étaient sous son contrôle, y compris Ian et Sawat, qu’il avait envoyés à Korat, et Bunyen et Pao à Hua Hin.

 

Pridi pendant cette période s’active.

 

Il nomme de nouveaux gouverneurs ; il va recruter parmi les fils de ses fidèles à l’université de Chulalongkorn et de Thammasat. Le 24 mars, 5 d’entre eux dont Piya Chakkapak seront exfiltrés par hydravion pour recevoir un entraînement OSS de radio à Trincomalee (Ceylan) ; 19 autres les suivront. En mars encore, à sa demande, l’amiral Sangwon Suwannachip a déjà recruté 300 volontaires parmi les étudiants de Chulalongkorn pour les enrôler dans la police militaire.

 

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L’OSS en collaboration avec les actions dirigées par Pridi, commença à renforcer ses infiltrations.

 

Le premier fut Sunthon Kantalaksa à Ko Surin rejoignant l’équipe BALMORAL (le lieutenant  John D. Calhoun et 5 hommes)A la fin de janvier 1945, la mission comprenait 7 américains et 7 chinois et malais. Le 23 mars, deux hydravions amenaient un renfort de trois officiers thaïs OSS (Prayun Atthachinda, Amnuai Phunphipat, et Charoen Watthanapanit)  à l’île de Sattakut avec une tonne de matériel et embarquaient 7 hommes envoyés par Pridi afin qu’ils reçoivent un entrainement. Le 28 mars, un B24 parachutait un autre officier thaï, Charok Losuwan et du matériel entre Phrae et Lampang.

 

Le 2 avril 1945, Greenlee rendait compte à Pridi de sa mission de Washington.

 

Son plan de guerre était refusé et il lui était demandé de coopérer avec Adun. Ils s’accordèrent pour établir des bases d’entraînement de guérilla à Korat avec Ian et Sawat, à Phetburi avec Pao, à Nakhon Si Thammarat avec Bunyen, et Phiset à Kengtung pour réunir les renseignements.

 

Mais pendant ce temps, les bombardements n’épargnaient pas  les civils, comme celui qui au début avril avait tué 400 civils et 50 militaires thaïs près de Korat ;  le 7 avril, des avions américains attaquaient l’aéroport de Don Muang et détruisaient deux avions qui venaient d’arriver avec le commandant thaï de l’armée du Nord. Le 14, des B24 anglais et américains bombardaient Bangkok pendant deux heures, et tuaient 200 civils et privaient presque toute la capitale d’eau et d’électricité.

 

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La Force 136 allait mettre en œuvre l’opération ROGER, qui avait pour objectif, l’invasion de l’île de Phuket. Dans cette optique, elle allait placer 10 radios dans 6 localités : Yala, Prachuap, Chumpon, Pang Nga, Takuapa, et Bandon (Opérations PRIEST et SQUALID). Prasoet Prathumanon de la mission BRILLIG qui était en Thaïlande, fut rejoint par Sawat Sisuk qui fut parachuté le 9 mai, après un passage en Inde, pour établir un camp à Pratburi et à Prachuap, près de la ligne de chemin de fer. Fin avril, Wattana Chitwari et trois officiers britanniques avaient été déposés en hydravion à l’île de Terutao et 20 soldats thaïs avaient été emmenés pour un entrainement en Inde.

 

Dans le même temps, l’opération PANICLE amenait  dans la nuit du 27/28 avril 1945, le brigadier Jacques, le major A. T. « Tom » Hobbs, et le prince Supasawat ( Major Arun)

 

L’opération PATTERN, qui le 26 mai, voit Pao Khamurai accueillir deux parachutés,  le Major Eben B. Bartlett Jr, un vétéran OSS ayant opéré en France, et le sergent Verlin Gallaher et un radio thaï près de Phetburi pour établir dans la jungle un camp de guérilla. Le 29 mai, un B24 anglais venu avec une équipe de formateurs de guérilla se scratchait (zone YIELD entre Lopburi et Korat) ; 5 membres se tuaient dont  Rapieraski, le seul Américain de l’OSS qui soit mort en opération en Thaïlande.

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Les 8 survivants étaient pris par une patrouille de police thaïe et emmenés à Bangkok. Les autres, 3 américains et Smith furent transférés au quartier général de SIREN. Greenlee les fit évacuer.

 

Le 12 mai, l’OSS larguait Holladay (Missionnaire qui parlait thaï) et Chalong Pungtrakun. Ils étaient accueillis par un officier Free Thais et emmenés  dans un camp situé à 60 km de Sakhon Nakon. Holladay dans un message à Coughlin le 16 mai 1945, disait que 100 hommes recevaient chaque semaine un entraînement et que Tiang avait déjà préparé 10 camps séparés et s’apprêtait à construire une piste d’atterrissage. (Cf. Notre mise au point sur Tiang et la résistance à Sakhon Nakhon dans notre article suivant 203, intitulé « TIANG SIRIKHAN, LE GUERRIER DE PHUPAN »)

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Le 30 mai, Force 136 y parachutait le major britannique David Smiley et le sergent « Gunner » Collins et deux Thaïs entrainés en Inde. 100 hommes en uniforme vinrent prendre le matériel et l’apportèrent au camp avec une vingtaine de chariots à buffalos. Le lendemain, Tiang fit rencontrer Holladay et Smyley. Amnuay resta avec Holladay et Chalong partit sur Udon Thani pout y établir une station.

 

Le brigadier britannique Jacques et le capitaine P. C. Ashwell revinrent à Bangkok avec le radio thaï, le capitaine Phrapit Na Nakhon le 1er juin pour y établir le quartier général de Force 136.

 

Le 1er juin voyait également l’opération OCCASIONavec le 1er avion britannique atterrissant à l’aéroport de Nan, près de Loei, avec Sawang Sankoset et le radio Rinthakul, chargés de recruter des agents indépendants de Pridi, pour surveiller les mouvements de troupes japonaises entre Lampang,  Korat et Ubon. Adun les mis sous son contrôle.

 

Du début avril à mi-juin, le Force 136 largua en 3 fois, plus de matériel que le Détachement 404, avec 35 tonnes de matériel pour Sakhon Nakon (CANDLE).

 

La FORCE 136 se concentrera d’ailleurs sur CANDLE près de Sakhon Nakon, puis COUPLING près de Loei et Khon Kaen et NERONIAN près de Sukkhotai, avec 15 parachutages en juin. (Mais à Sukkhotai (NERONIAN) ils ne seront encore que 50 à s’entrainer mi-juillet  1945 en forêt profonde)

 

De petites opérations seront mis en oeuvre, comme SQUALID près de Prachuap, SUNGOD près de Nakhon Si Thammarat/Surat Thani, PRIEST pour Krabi, Phang Nha, Songkhla, et BROCADE à l‘extrême sud en coopération avec la guérilla chinoise de Malaisie.

 

Mais de toutes façons, fin  juillet 1945, la résistance n’était pas prêtemême si Pridi prétendait que 7 zones de guérillas étaient déjà opérationnelles.

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Encore le 16 juillet, l’OSS envoyait Smith et Georges avec le major Griswold et le prince Yuthitsakian à la base DIAGRAM près de Phu Khieo (entre Khon Kaen et Petchabun) pour entraîner et armer 300 hommes de « l’aviation ». Le 22 juillet, le capitaine Van Mumma, le chef Gilbertson et un radio étaient  parachutés près de Khonpai (YIELD) pour rejoindre le chef de la base, le superintendant de la prison de Klongpai ; et 16 policiers ne commencèrent leur entraînement de 10 jours que les derniers jours de juillet. Dans la deuxième semaine de juillet, 14 soldats de la police militaire rejoignaient le site « SELFISH » près de Rayong et se mettaient sous les ordres de l’officier OSS Free Thais Anon Na Pompet. Des armes et munitions venant de Bangkok leur étaient livrées dans la nuit du 21 juillet ; un autre le 23. Le capitaine G. Loetterle, le sergent Howard Costa, et « John » Jack Carrol et Gerald Bennatts arrivaient le 24. Une nuit plus tard, d’autres OSS les rejoignaient, le lieutenant H. T. Bush, le sergent Kennet Hughues, et Pfc Lamber Smith.

 

Evidemment tous ces vols accrus de B24 et de C47 fin mai et en juin, en différentes zones du pays n’avaient pas échappés aux Japonais et l’ambassadeur japonais avait prévenu le 1er ministre d’une possible réaction. Pridi avait demandé aux alliés d’interrompre provisoirement les largages. Mounbatten avait accédé à la requête de Pridi.

 

Mais les bombardements avaient continué. Reynolds cite celui de nuit du 10 juillet opéré par huit B24, de la station de chemin de fer de Thonburi qui avait tué 90 personnes et blessé 400. Il y en eut d’autres (le 14, le 29 juillet, etc.).

 

(Un rapport en décembre 1945 indiquera que 18 500 bombes avaient été largués durant le conflit et tués 8700 personnes et détruits 9600 bâtiments.)

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De toutes façons,  Pridi avait ordonné de ne pas déclencher les hostilités, surtout qu’entre le 24 et le 27 juillet une mission conjointe d’inspection de trois officiers thaïs et de trois japonais devait être  effectuée à  Tak, Sawankhalok, Phu Khieo, Udon, Khon Kaen et Ubon. La Force 136 et les groupes OSS s’étaient donc retirés en pleine jungle.

 

Le 15 juillet, une compagnie japonaise fut envoyée à Sakhon Nakon, et commença des patrouilles de nuit. Un bataillon d’infanterie devait suivre … Certes les Japonais surveillaient Pridi, les membres du gouvernement, les chefs de l’armée, les suspectaient de double jeu, mais n’avaient pris aucune mesure contre eux  en ce début d’août.

 

Le 6 août une bombe nucléaire rasait Hiroshima, et le 9 août Nagasaki. Le 15 août l’empereur Hiro Hito annonçait à la radio la reddition du Japon.

 

Reynolds n’avait signalé aucun acte de sabotage, ni de faits d’armes contre les Japonais.

 
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Pour rester dans le cadre de ce blog, nous nous sommes limités à l’analyse des points les plus importants de l’ouvrage de Reynolds  en essayant de comprendre que la Thaïlande se situait dans le jeu géostratégique des grandes puissances britannique, américaine, chinoise, distinguer les différents mouvements et les différents points d’opération, de décrire leurs rivalités, d’évaluer le nombre de résistants et celui des opérations menées et de nous demander enfin pourquoi la résistance n’a effectué aucune opération de sabotage, ni de guérilla contre les Japonais en Thaïlande.

La lecture de l’ouvrage de Reynolds dont la lecture est difficile (non pas parce qu’il est en anglais mais parce qu’il est assez décousu, un homme de terrain peut ne pas être un historien accompli) permettra à ceux qui sont intéressés de rentrer dans le vif du sujet de façon plus complète. Il est facilement accessible puisque numérisé sur le site

http://www.e-reading.club/bookreader.php/138836/Thailand%60s_Secret_War%3A_The_Free_Thai,_OSS,_and_SOE_during_World_War_II.pdf

 

 

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