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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 00:45
A 204 -  LE DICTIONNAIRE DE L’ « INSTITUT ROYAL » AU SERVICE DE LA LANGUE THAÏE, DU BON SENS … ET DE LA POLITIQUE.

Son histoire

 

Nous avons vu que les premiers érudits à s’être intéressé à la langue thaïe et à sa grammaire furent des étrangers, français essentiellement, ce qui est singulier d’ailleurs dans un pays où tous les monarques de la dynastie Chakri jusqu’au monarque actuel, furent de fins lettrés, écrivains, hommes de théâtre, musiciens (1).

 

Mais il manquait à la langue un thesaurus explicatif (2).

 

En 1873, certes, le révérend Bradley, missionnaire protestant, publie à Bangkok  un « Dictionary of the Siamese language » (อักชราภิธานศรับท์ approximativement « le sens des mots ») mais celui-ci, explicatif sur plus de 800 pages, est d’une consultation difficile pour des raisons difficiles à cerner (3)

A 204 -  LE DICTIONNAIRE DE L’ « INSTITUT ROYAL » AU SERVICE DE LA LANGUE THAÏE, DU BON SENS … ET DE LA POLITIQUE.

C’est à l’initiative du roi Prajadiphok que le ministère de l'Éducation (Krasuangsueksathikan กระทรวงศึกษาธิการ) publie en 1927 un premier dictionnaire normatif que nous n’avons malheureusement pas pu consulter. 

A 204 -  LE DICTIONNAIRE DE L’ « INSTITUT ROYAL » AU SERVICE DE LA LANGUE THAÏE, DU BON SENS … ET DE LA POLITIQUE.
Il avait surtout créé l’année précédente, le 19 Avril 1926, « la Société royale du Siam », dissoute le 31 mars 1933, recréée le 1er avril 1942 sous le nom de «  Société – ou institut - royale de la Thaïlande » (สำนักงาน าชบัณฑิตย ถาน Samnaknganratchabandittayasathan) qui a en charge les travaux académiques du gouvernement, l’établissement d’un dictionnaire normatif et officiel de mots thaïlandais n’était pas la seule de ses tâches (4).

 

A 204 -  LE DICTIONNAIRE DE L’ « INSTITUT ROYAL » AU SERVICE DE LA LANGUE THAÏE, DU BON SENS … ET DE LA POLITIQUE.

Le monarque n’a pas à cette occasion imité sinon singé les occidentaux en créant en quelque sorte une « académie siamoise » équivalente de l’ « académie française ». Son Institut est composé d’érudits choisis en fonction de leurs compétences et non de leurs autres qualités (5).

 

La méthode de travail de la Commission de révision du dictionnaire de l'Institut royal est restée pratiquement inchangée depuis plus de 70 ans. Un petit comité de chercheurs expérimentés nommés par le roi sur propositions du premier ministre se réunit une fois par semaine et travaille sur la précédente, entrée par l'entrée, sens par sens. Une fois la fin de l'alphabet atteint, une nouvelle édition est prête pour publication. L'édition de 1950 est une révision du dictionnaire de 1927. Les travaux ont commencé le 5 octobre 1932 quand cette tâche appartenait encore au ministère de l'Éducation (กรม ธรรมการ Kromthammakan). 

A 204 -  LE DICTIONNAIRE DE L’ « INSTITUT ROYAL » AU SERVICE DE LA LANGUE THAÏE, DU BON SENS … ET DE LA POLITIQUE.

Elle a ensuite été transférée à l'Institut royal en 1934 et la publication effectuée le 8 Mars 1950, fruit de 1.299 réunions au cours de plus de dix-sept. Réunions avaient eu lieu une fois par semaine jusqu'en 1942 puis deux jours par semaine. En 1949, quand le dictionnaire touchait à sa fin, le comité se réunit alors trois fois par semaine. Le comité initial se composait de sept membres en 1932, et à la publication en 1950 il y en avait quinze membres. 

A 204 -  LE DICTIONNAIRE DE L’ « INSTITUT ROYAL » AU SERVICE DE LA LANGUE THAÏE, DU BON SENS … ET DE LA POLITIQUE.
L'Institut royal a publié quatre éditions entièrement révisées du dictionnaire, et des réimpressions intermittentes avec des révisions mineures (1950 – 1980 – 1999 – 2011) (6). Le Dictionnaire est à ce jour le seul dictionnaire normatif et officiel de mots thaïs et sa publication doit être associée à un événement marquant (7).

 

L’utilisation judiciaire :

 

Les Tribunaux utilisent souvent le dictionnaire, car il faut tout de même parfois savoir ce que parler veut dire, et ce même si l'Institut royal a publié une déclaration solennelle selon laquelle le Dictionnaire « ne devait pas avoir de conséquences juridiques » (8).

 

Un cas amusant est celui d'un transsexuel qui avait demandé l'autorisation judiciaire de changer son titre de « Monsieur » en « Mademoiselle » en 1986. Cet individu avait fait valoir qu'il pouvait être considéré comme une femme, car il avait changé de sexe ayant « son organe sexuel » enlevé et avait « augmenté ses seins ». La Cour suprême de justice a statué en citant tout simplement l’édition de 1982 en précisant qu’une femme est «une personne susceptible d’avoir des enfants » et que le demandeur, quel que soit le sort réservé à ses attributs virils, ne pouvait donc être appelé « Madame ». Tel est en effet la définition que donne toujours le dictionnaire édition 1999, définition qui semble conforme au bons sens (9).

A 204 -  LE DICTIONNAIRE DE L’ « INSTITUT ROYAL » AU SERVICE DE LA LANGUE THAÏE, DU BON SENS … ET DE LA POLITIQUE.

Un autre cas a eu quelques échos dans la presse, celui de Samak Sundaravet (สมัคร สุนทรเวช), alors premier ministre qui fut accusé de « conflit d'intérêts » en 2008. La Commission électorale (คณะ กรรมการ การเลือกตั้ง Khanakammakankanlueaktang) et le Sénat (วุฒิสภา ไทย Wuthisapha  Thai) lui reprochèrent conjointement devant la Cour constitutionnelle (ศาล รัฐธรรมนูญ San  ratthathammanun) d’avoir travaillé pour une entreprise commerciale privée en cours de mandat contrairement aux dispositions de la Constitution du Royaume de Thaïlande de 2550 (2007) en son article 267 qui interdit à un agent public d'être employé quiconque et en particulier une entreprise commerciale. Samak fit valoir qu'il n'avait pas été payé mais seulement « défrayé » pour organiser deux émissions de cuisine et ne pouvait être considéré comme un « employé » au sens du Code civil et commercial ou du code du travail. La Cour a considéré que le terme « employé » dans la Constitution avait un sens général que le dictionnaire de 1999 définit l’ « employé » comme « une personne qui accepte de travailler pour une autre personne, indépendamment de la façon dont elle est appelée », l’a considéré comme coupable et mis fin à son mandat ministériel (10).

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Les critiques :

 

La décision de 1986 concernant Monsieur X ne semble pas avoir agité l’opinion publique en dehors du petit monde des personnes éventuellement concernées (11).

 

La décision « Samak » ?

 

Compte tenu des qualités du défendeur, elle a évidemment fait l’objet de critiques acerbes de ses partisans. Le texte de l’article 267 (version anglaise non officielle) est le suivant : « The provision of section 265 shall apply to the prime minister and ministers. Except for holding a position and performing duties according to the provisions of the laws, the prime minister or ministers are prohibited to hold a position in a partnership company, or business entreprise pursuing profits or income to be shared, or be an employee of any person ». Il reprend les incompatibilités visées par l’article 265 pour les députés et les sénateurs. La décision rejette l’argumentation un peu fallacieuse de Samak selon laquelle il n’était qu’un « invité » à l’émission et qu’il n’avait reçu que le remboursement de ses frais ce qui peut prêter à sourire : 80.000 baths pour quelques interviews donnés au Sakul Thai (sakunthai hebdomadaire สกุลไทยรายสัปดาห์), une autre de ses « casseroles » Il est certain, quelle que soit l’opinion que l’on peut avoir sur d’autres décisions de la cour constitutionnelle (12), qu’en allant faire sa cuisine devant des millions de téléspectateurs, Samak a donné des bâtons pour se faire battre. Sur le plan de la sémantique, l’interprétation que donne la cour du dictionnaire de l’institut était imparable.

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Les critiques d’ordre général :

 

En dehors de ces cas d’espèce, le contenu du dictionnaire a fait l’objet de critiques sur le fond même de son contenu :

 

La question s’est posée lors de l’édition de 1999 de l’insertion de mots « que rigoureusement ma mère m’a interdit de prononcer ici ». N’épiloguons pas. Si c’était peut-être inutile pour les Thaïs qui les connaissent depuis les cours d’école, ça ne l’est pas pour nous : une certaine littérature, les histoires drôles en particulier ou censées l’être (เรื่องตลก ruangtalok), sont souvent d’une épouvantable vulgarité, le dictionnaire nous sauve et ce d’autant plus que certains de ces mots n’ont pas en Isan la même connotation qu’en langage de Bangkok… Une salope à Bangkok peut devenir une jeune fille en Isan et que d’autres que l’on trouve dans la langue archaïque sont devenus aujourd’hui incorrects ou familiers. En cette hypothèse, le dictionnaire le précise aussi.

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La question s’est également posée lors de l’introduction de mots importés, essentiellement de l’anglais. La langue est suffisamment riche pour permettre la transcription de mots issus des nouvelles technologies, ainsi une calculatrice devient – quelle joli nom - une « machine à penser chiffre » (kruangkhitlék เครื่องคิดเลข). En ce qui concerne l’informatique,  les Thaïs, anglomaniaques forcenés, ont préféré pour l’ordinateur คอมพิวเตอร์ le « computer » anglais, pour notre arobase, @,แอด èt - qui est tout simplement la transcription du « at » anglais et la souris n’est pas le  « nou » thaï (หนู) mais une « mouce » (เมาซ์) anglaise. L’introduction de plus de 300 mots dans la dernière édition du dictionnaire a fait l’objet de vives critiques de la part de puristes. Là non plus, ne nous attardons, nous avons le « franglais », les Thaïs ont ce qu’ils appellent le « thinglish ». Certains érudits ont proposé de nouvelles graphies des mots thaïlandais empruntés à l'anglais qui sont écrits sans signes de tonalité (คอมพิวเตอร์ ou ค้อมพิวเตอร์ ?) D’autres érudits ont répondu que l'anglais n’était pas une langue tonale et que pour les mots importés, il n'était pas besoin de contenir des signes de tonalité. Querelles byzantines qui, avouons–le, nous dépassent un peu.
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Il est enfin sinon une critique, du moins un regret, l’absence de l’étymologie (essentiellement sanscrit-pali) alors qu’il y a probablement des trésors de découvertes à faire … pour notre propre langue (13).
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Il en est du dictionnaire de l’Institut comme la langue d’Esope en fonction de l’utilisation que l’on en fait : « la meilleure des choses. C’est le lien de la vie civile, la clef des sciences, avec elle on instruit, on persuade, on règne dans les assemblées... » et « la pire des choses, la mère de tout les débats, la nourrice des procès, la source des guerres, de la calomnie et du mensonge ».

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NOTES

 

(1) Première grammaire de Monseigneur Pallegoix (« Grammatica linguae thaie » en latin) publiée en 1850, premier dictionnaire de Monsieur Pallegoix («  สัพะพะจะนะพาไท » « DICTIONARIUM LINGUA THAI - SIVE SIAMENSIS - INTERPRETATION LATINA, GALLICA ET ANGLICA ») publié en 1854, sur cinq colonnes, thaï, prononciation, latin, français et anglais, près de 900 pages, nouvelle édition révisée par Monseigneur Vey comprenant une très solide introduction grammaticale, la colonne du latin a été supprimée (« Dictionnaire siamois, français, anglais ») publié à Bangkok en 1896 sur 1165 pages, « Dictionnaire français-siamois, précédé de quelques notes sur la langue et la grammaire siamoises », par M. E. Lunet de Lajonquière, 1904 dont les « quelques notes » sont en réalité une véritable grammaire. Nous ne citons que les ouvrages les plus marquants qui sont toujours – toutes proportions gardées – d’actualité.

ds des âges.

(2) Les premières grammaires françaises datent du XVIème et les premiers dictionnaires datent de la fin du XVIème et du XVIIème siècle.
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(3) Alors que la grammaire semble d’ores et déjà fixée lorsque Monseigneur Pallegoix nous l’enseigne en 1850, Bradley paraît l’ignorer : Tous les mots thaïs commencent par une consonne, il y en a 44 et il y a donc un alphabet des consonnes avec un ordre bien établi. Il y a également une liste des voyelles qui accompagnent les consonnes selon un ordre bien établi que Bradley ne respecte pas ce qui rend la consultation de son dictionnaire un véritable chemin de croix.

 

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(4) Nous avons vu qu’elle a élaboré un système officiel de la transcription – ou romanisation -  du thaï qui est ou devrait être systématiquement appliqué pour la transcription des noms propres (cartes géographiques en particulier, il a sur ce point été homologué en 2002 par l’ONU). Ne nous attardons pas sur ce système qui est bon pour ce à quoi il est destiné, la transcription des noms propres, bonne ou mauvaise, pour laquelle la reproduction des tonalités n’est pas une stricte nécessité. Que le panneau de circulation m’indique la route de Ranông ou de Ranong nous permets en tout état de cause de nous y retrouver sans savoir lire ระนอง.

 

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5) Nous avons à diverses reprises cité le nom du grand érudits Phraya Anuman Rajadhon (พระยาอนุมานราชธน) spécialiste du langage, des traditions populaires, de la tradition orale, des normes sociales et du système de valeurs des populations thaïes. Grand et farouche opposant au régime, il a participé activement à l’élaboration des éditions de 1950 et 1982 du dictionnaire.

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(6) L’Institut échappe au système de cooptation électif de l’Académie française qui a conduit depuis 1635 à l’élection purement politique et conjoncturelle de notables - ducs ou cardinaux – au XVIIème et au XVIIIème siècle en particulier, pratiquement illettrés. Sa lenteur est par ailleurs devenue proverbiale, la première édition a été publiée en 1694 (59 ans), la seconde en 1718, la troisième en 1740, la quatrième en 1762, la cinquième en 1798, la sixième en 1835, la septième en 1878, la huitième en 1935 et la dernière est toujours en cours, elle n’en était en 2014 qu’au mot « renommer » pour les fascicules déjà publiés.

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(7) L'édition 1982 a été en 1982, en commémoration du 200ème anniversaire de l'établissement de Bangkok comme capitale de la Thaïlande par le roi Rama Ier

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En 1996, en collaboration avec « Computer Technology Center » et « National Electronics » l’édition 1982 a également été produite en édition limitée de 12.000 CD-ROM pour célébrer le 50ème anniversaire du règne. L'édition 1999 a été publiée en 2003 pour commémorer le sixième cycle (72ème) anniversaire du roi et a été rapidement disponible en ligne. 

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L’édition publiée en 2012 est appelée édition 2011 pour commémorer le septième cycle (84ème anniversaire) du roi. Le 27 mai 2013, Yingluck Shinawat a annoncé l'abrogation de l'édition 1999 et son remplacement par l’édition 2011, mise en ligne en 2014 (Gazette du gouvernement du 13 Juillet 2013.) Les tirages sont considérables, 200.000 pour l’édition 1999, la moitié distribuée dans les établissements d’enseignement, l’autre moitié vendue à un prix dérisoire (600 baths pour un énorme volume de 1.500 pages superbement illustré).

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(8) ราชบัณฑิตยสถานชี้แจงเรื่องการให้คำปรึกษาความหมายภาษาไทยที่มีผลทางคดี (« Explication de l'Institut royal sur la fourniture de conseils juridiques concernant la langue thaïe dans les procès ») du 1er décembre 2011.

 

(9) Décision de la Cour suprême สำนักงานคณะกรรมการกฤษฎีกา เลขที่ฎีกา 157/2524 «  ผู้ร้องเป็นชายรับการผ่าตัดเปลี่ยนแปลงอวัยวะเพศ แต่ก็ไม่สามารถมีลูกได้ ไม่มีกฎหมายให้ผู้ร้องขอเปลี่ยนแปลงเพศโดยใช้สิทธิทางศาล ».

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(11) La question de la création juridique d’un « troisième sexe » a été débattue devant le Sénat en 2007. La conclusion fut que la constitution précise (ce qui semble une loi de la nature ?) qu’il n’existe que deux sexes (l’article 30 de la constitution précise « men and women shall enjoy equal rights ». Que l’on manifeste de la sympathie ou de la bienveillance à l’égard de ces personnes qui ne doivent évidemment pas faire l’objet de discriminations (l’article 30 de la constitution se situe dans le chapitre III « Rights and liberties of the thaï people », deuxième section « Equality » est une évidence, mais les principes universels restent les principes. Décider qu’en sus des hommes et des femmes il y a un troisième sexe serait engendrer un chaos juridique déclara en substance le sénateur Suphot  Khaimuk (สุพจน์ ไข่มุกด์) : Voir le procès-verbal du 11 juin 2007 (รายงานการประชุมสภาร่างรัฐธรรมนูญ ครั้งที่ 22/2550 วันจันทร์ที่ 11 มิถุนายน 2550).

 

(12) Voir notre article A 150 « La Cour Constitutionnelle de Thaïlande est-elle partiale ? ».

 

(13) Voir à ce sujet l’étude « เปรียบเทียบ ภาษาบาลีและภาษาละติน » (Comparaison entre le pali et le latin) de Mademoiselle Louise Moris (1994, ISBN 974-277-185-5) qui donne de nombreux exemples selon toute apparence incontournables, par exemple, le chiffre 7 (sept) qui est sapda en sanscrit-bali (สะปดา qui est aussi สัปดาห์ la semaine en thaï) est devenu septo en latin, shtatë en albanais, sept en français et เจ็ด (chét) en thaï. Certains y trouvent – ce n’est qu’une hypothèse - le signe de l’existence d’un langage commun à toutes les populations d’origine indo-européennes ou submergées par les immigrations indo-européennes, langage venu du fonds des âges ?

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Il avait surtout créé l’année précédente, le 19 Avril 1926, « la Société royale du Siam », dissoute le 31 mars 1933, recréée le 1er avril 1942 sous le nom de «  Société – ou institut - royale de la Thaïlande » (สำนักงานราชบัณฑิตยสถาน Samnaknganratchabandittayasathan) qui a en charge les travaux académiques du gouvernement, l’établissement d’un dictionnaire normatif et officiel de mots thaïlandais n’était pas la seule de ses tâches (4).

 

Le monarque n’a pas à cette occasion imité sinon singé les occidentaux en créant en quelque sorte une « académie siamoise » équivalente de l’ « académie française ». Son Institut est composé d’érudits choisis en fonction de leurs compétences et non de leurs autres qualités (5).

 

La méthode de travail de la Commission de révision du dictionnaire de l'Institut royal est restée pratiquement inchangée depuis plus de 70 ans. Un petit comité de chercheurs expérimentés nommés par le roi sur propositions du premier ministre se réunit une fois par semaine et travaille sur la précédente, entrée par l'entrée, sens par sens. Une fois la fin de l'alphabet atteint, une nouvelle édition est prête pour publication. L'édition de 1950 est une révision du dictionnaire de 1927. Les travaux ont commencé le 5 octobre 1932 quand cette tâche appartenait encore au ministère de l'Éducation (กรม ธรรมการ Kromthammakan). Elle a ensuite été transférée à l'Institut royal en 1934 et la publication effectuée le 8 Mars 1950, fruit de 1.299 réunions au cours de plus de dix-sept. Réunions avaient eu lieu une fois par semaine jusqu'en 1942 puis deux jours par semaine. En 1949, quand le dictionnaire touchait à sa fin, le comité se réunit alors trois fois par semaine. Le comité initial se composait de sept membres en 1932, et à la publication en 1950 il y en avait quinze membres. L'Institut royal a publié quatre éditions entièrement révisées du dictionnaire, et des réimpressions intermittentes avec des révisions mineures (1950 – 1980 – 1999 – 2011) (6). Le Dictionnaire est à ce jour le seul dictionnaire normatif et officiel de mots thaïs et sa publication doit être associée à un événement marquant (7).

 

L’utilisation judiciaire :

 

Les Tribunaux utilisent souvent le dictionnaire, car il faut tout de même parfois savoir ce que parler veut dire, et ce même si l'Institut royal a publié une déclaration solennelle selon laquelle le Dictionnaire « ne devait pas avoir de conséquences juridiques » (8).

Un cas amusant est celui d'un transsexuel qui avait demandé l'autorisation judiciaire de changer son titre de « Monsieur » en « Mademoiselle » en 1986. Cet individu avait fait valoir qu'il pouvait être considéré comme une femme, car il avait changé de sexe ayant « son organe sexuel » enlevé et avait « augmenté ses seins ». La Cour suprême de justice a statué en citant tout simplement l’édition de 1982 en précisant qu’une femme est «une personne susceptible d’avoir des enfants » et que le demandeur, quel que soit le sort réservé à ses attributs virils, ne pouvait donc être appelé « Madame ». Tel est en effet la définition que donne toujours le dictionnaire édition 1999, définition qui semble conforme au bons sens (9).

 

***

 

Un autre cas a eu quelques échos dans la presse, celui de Samak Sundaravet (สมัคร สุนทรเวช), alors premier ministre qui fut accusé de « conflit d'intérêts » en 2008. La Commission électorale (คณะ กรรมการ การเลือกตั้ง Khanakammakankanlueaktang) et le Sénat (วุฒิสภา ไทย Wuthisapha  Thai) lui reprochèrent conjointement devant la Cour constitutionnelle (ศาล รัฐธรรมนูญ San  ratthathammanun) d’avoir travaillé pour une entreprise commerciale privée en cours de mandat contrairement aux dispositions de la Constitution du Royaume de Thaïlande de 2550 (2007) en son article 267 qui interdit à un agent public d'être employé quiconque et en particulier une entreprise commerciale. Samak fit valoir qu'il n'avait pas été payé mais seulement « défrayé » pour organiser deux émissions de cuisine et ne pouvait être considéré comme un « employé » au sens du Code civil et commercial ou du code du travail. La Cour a considéré que le terme « employé » dans la Constitution avait un sens général que le dictionnaire de 1999 définit l’ « employé » comme « une personne qui accepte de travailler pour une autre personne, indépendamment de la façon dont elle est appelée », l’a considéré comme coupable et mis fin à son mandat ministériel (10).

 

Les critiques :

 

La décision de 1986 concernant Monsieur X ne semble pas avoir agité l’opinion publique en dehors du petit monde des personnes éventuellement concernées (11).

 

La décision « Samak » ?

 

Compte tenu des qualités du défendeur, elle a évidemment fait l’objet de critiques acerbes de ses partisans. Le texte de l’article 267 (version anglaise non officielle) est le suivant : « The provision of section 265 shall apply to the prime minister and ministers. Except for holding a position and performing duties according to the provisions of the laws, the prime minister or ministers are prohibited to hold a position in a partnership company, or business entreprise pursuing profits or income to be shared, or be an employee of any person ». Il reprend les incompatibilités visées par l’article 265 pour les députés et les sénateurs. La décision rejette l’argumentation un peu fallacieuse de Samak selon laquelle il n’était qu’un « invité » à l’émission et qu’il n’avait reçu que le remboursement de ses frais ce qui peut prêter à sourire : 80.000 baths pour quelques interviews donnés au Sakul Thai (sakunthai hebdomadaire สกุลไทยรายสัปดาห์), une autre de ses « casseroles » Il est certain, quelle que soit l’opinion que l’on peut avoir sur d’autres décisions de la cour constitutionnelle (12), qu’en allant faire sa cuisine devant des millions de téléspectateurs, Samak a donné des bâtons pour se faire battre. Sur le plan de la sémantique, l’interprétation que donne la cour du dictionnaire de l’institut était imparable.

 

Les critiques d’ordre général :

 

En dehors de ces cas d’espèce, le contenu du dictionnaire a fait l’objet de critiques sur le fond même de son contenu :

 

La question s’est posée lors de l’édition de 1999 de l’insertion de mots « que rigoureusement ma mère m’a interdit de prononcer ici ». N’épiloguons pas. Si c’était peut-être inutile pour les Thaïs qui les connaissent depuis les cours d’école, ça ne l’est pas pour nous : une certaine littérature, les histoires drôles en particulier ou censées l’être (เรื่องตลก ruangtalok), sont souvent d’une épouvantable vulgarité, le dictionnaire nous sauve et ce d’autant plus que certains de ces mots n’ont pas en Isan la même connotation qu’en langage de Bangkok… Une salope à Bangkok peut devenir une jeune fille en Isan et que d’autres que l’on trouve dans la langue archaïque sont devenus aujourd’hui incorrects ou familiers. En cette hypothèse, le dictionnaire le précise aussi.

 

La question s’est également posée lors de l’introduction de mots importés, essentiellement de l’anglais. La langue est suffisamment riche pour permettre la transcription de mots issus des nouvelles technologies, ainsi une calculatrice devient – quelle joli nom - une « machine à penser chiffre » (kruangkhitlék เครื่องคิดเลข). En ce qui concerne l’informatique,  les Thaïs, anglomaniaques forcenés, ont préféré pour l’ordinateur คอมพิวเตอร์ le « computer » anglais, pour notre arobase, @,แอด èt - qui est tout simplement la transcription du « at » anglais et la souris n’est pas le  « nou » thaï (หนู) mais une « mouce » (เมาซ์) anglaise. L’introduction de plus de 300 mots dans la dernière édition du dictionnaire a fait l’objet de vives critiques de la part de puristes. Là non plus, ne nous attardons, nous avons le « franglais », les Thaïs ont ce qu’ils appellent le « thinglish ». Certains érudits ont proposé de nouvelles graphies des mots thaïlandais empruntés à l'anglais qui sont écrits sans signes de tonalité (คอมพิวเตอร์ ou ค้อมพิวเตอร์ ?) D’autres érudits ont répondu que l'anglais n’était pas une langue tonale et que pour les mots importés, il n'était pas besoin de contenir des signes de tonalité. Querelles byzantines qui, avouons–le, nous dépassent un peu.

 

Il est enfin sinon une critique, du moins un regret, l’absence de l’étymologie (essentiellement sanscrit-pali) alors qu’il y a probablement des trésors de découvertes à faire … pour notre propre langue (13).

 

***

Il en est du dictionnaire de l’Institut comme la langue d’Esope en fonction de l’utilisation que l’on en fait : « la meilleure des choses. C’est le lien de la vie civile, la clef des sciences, avec elle on instruit, on persuade, on règne dans les assemblées... » et « la pire des choses, la mère de tout les débats, la nourrice des procès, la source des guerres, de la calomnie et du mensonge ».

 

NOTES

 

(1) Première grammaire de Monseigneur Pallegoix (« Grammatica linguae thaie » en latin) publiée en 1850, premier dictionnaire de Monsieur Pallegoix («  สัพะพะจะนะพาไท » « DICTIONARIUM LINGUA THAI - SIVE SIAMENSIS - INTERPRETATION LATINA, GALLICA ET ANGLICA ») publié en 1854, sur cinq colonnes, thaï, prononciation, latin, français et anglais, près de 900 pages, nouvelle édition révisée par Monseigneur Vey comprenant une très solide introduction grammaticale, la colonne du latin a été supprimée (« Dictionnaire siamois, français, anglais ») publié à Bangkok en 1896 sur 1165 pages, « Dictionnaire français-siamois, précédé de quelques notes sur la langue et la grammaire siamoises », par M. E. Lunet de Lajonquière, 1904 dont les « quelques notes » sont en réalité une véritable grammaire. Nous ne citons que les ouvrages les plus marquants qui sont toujours – toutes proportions gardées – d’actualité.

 

(2) Les premières grammaires françaises datent du XVIème et les premiers dictionnaires datent de la fin du XVIème et du XVIIème siècle.

 

(3) Alors que la grammaire semble d’ores et déjà fixée lorsque Monseigneur Pallegoix nous l’enseigne en 1850, Bradley paraît l’ignorer : Tous les mots thaïs commencent par une consonne, il y en a 44 et il y a donc un alphabet des consonnes avec un ordre bien établi. Il y a également une liste des voyelles qui accompagnent les consonnes selon un ordre bien établi que Bradley ne respecte pas ce qui rend la consultation de son dictionnaire un véritable chemin de croix.

 

(4) Nous avons vu qu’elle a élaboré un système officiel de la transcription – ou romanisation -  du thaï qui est ou devrait être systématiquement appliqué pour la transcription des noms propres (cartes géographiques en particulier, il a sur ce point été homologué en 2002 par l’ONU). Ne nous attardons pas sur ce système qui est bon pour ce à quoi il est destiné, la transcription des noms propres, bonne ou mauvaise, pour laquelle la reproduction des tonalités n’est pas une stricte nécessité. Que le panneau de circulation m’indique la route de Ranông ou de Ranong nous permets en tout état de cause de nous y retrouver sans savoir lire ระนอง.

 

(5) Nous avons à diverses reprises cité le nom du grand érudits Phraya Anuman Rajadhon (พระยาอนุมานราชธน) spécialiste du langage, des traditions populaires, de la tradition orale, des normes sociales et du système de valeurs des populations thaïes. Grand et farouche opposant au régime, il a participé activement à l’élaboration des éditions de 1950 et 1982 du dictionnaire.

 

(6) L’Institut échappe au système de cooptation électif de l’Académie française qui a conduit depuis 1635 à l’élection purement politique et conjoncturelle de notables - ducs ou cardinaux – au XVIIème et au XVIIIème siècle en particulier, pratiquement illettrés. Sa lenteur est par ailleurs devenue proverbiale, la première édition a été publiée en 1694 (59 ans), la seconde en 1718, la troisième en 1740, la quatrième en 1762, la cinquième en 1798, la sixième en 1835, la septième en 1878, la huitième en 1935 et la dernière est toujours en cours, elle n’en était en 2014 qu’au mot « renommer » pour les fascicules déjà publiés.

 

(7) L'édition 1982 a été en 1982, en commémoration du 200ème anniversaire de l'établissement de Bangkok comme capitale de la Thaïlande par le roi Rama Ier. En 1996, en collaboration avec « Computer Technology Center » et « National Electronics » l’édition 1982 a également été produite en édition limitée de 12.000 CD-ROM pour célébrer le 50ème anniversaire du règne. L'édition 1999 a été publiée en 2003 pour commémorer le sixième cycle (72ème) anniversaire du roi et a été rapidement disponible en ligne. L’édition publiée en 2012 est appelée édition 2011 pour commémorer le septième cycle (84ème anniversaire) du roi. Le 27 mai 2013, Yingluck Shinawat a annoncé l'abrogation de l'édition 1999 et son remplacement par l’édition 2011, mise en ligne en 2014 (Gazette du gouvernement du 13 Juillet 2013.) Les tirages sont considérables, 200.000 pour l’édition 1999, la moitié distribuée dans les établissements d’enseignement, l’autre moitié vendue à un prix dérisoire (600 baths pour un énorme volume de 1.500 pages superbement illustré).

 

(8) ราชบัณฑิตยสถานชี้แจงเรื่องการให้คำปรึกษาความหมายภาษาไทยที่มีผลทางคดี (« Explication de l'Institut royal sur la fourniture de conseils juridiques concernant la langue thaïe dans les procès ») du 1er décembre 2011.

 

(9) Décision de la Cour suprême สำนักงานคณะกรรมการกฤษฎีกา เลขที่ฎีกา 157/2524 «  ผู้ร้องเป็นชายรับการผ่าตัดเปลี่ยนแปลงอวัยวะเพศ แต่ก็ไม่สามารถมีลูกได้ ไม่มีกฎหมายให้ผู้ร้องขอเปลี่ยนแปลงเพศโดยใช้สิทธิทางศาล ».

 

(10) Décision du 19 novembre 2008  คำวินิจฉัยของศาลรัฐธรรมนูญที่ 12-13/2551.

 

(11) La question de la création juridique d’un « troisième sexe » a été débattue devant le Sénat en 2007. La conclusion fut que la constitution précise (ce qui semble une loi de la nature ?) qu’il n’existe que deux sexes (l’article 30 de la constitution précise « men and women shall enjoy equal rights ». Que l’on manifeste de la sympathie ou de la bienveillance à l’égard de ces personnes qui ne doivent évidemment pas faire l’objet de discriminations (l’article 30 de la constitution se situe dans le chapitre III « Rights and liberties of the thaï people », deuxième section « Equality » est une évidence, mais les principes universels restent les principes. Décider qu’en sus des hommes et des femmes il y a un troisième sexe serait engendrer un chaos juridique déclara en substance le sénateur Suphot  Khaimuk (สุพจน์ ไข่มุกด์) : Voir le procès-verbal du 11 juin 2007 (รายงานการประชุมสภาร่างรัฐธรรมนูญ ครั้งที่ 22/2550 วันจันทร์ที่ 11 มิถุนายน 2550).

 

(12) Voir notre article A 150 « La Cour Constitutionnelle de Thaïlande est-elle partiale ? ».

 

(13) Voir à ce sujet l’étude « เปรียบเทียบ ภาษาบาลีและภาษาละติน » (Comparaison entre le pali et le latin) de Mademoiselle Louise Moris (1994, ISBN 974-277-185-5) qui donne de nombreux exemples selon toute apparence incontournables, par exemple, le chiffre 7 (sept) qui est sapda en sanscrit-bali (สะปดา qui est aussi สัปดาห์ la semaine en thaï) est devenu septo en latin, shtatë en albanais, sept en français et เจ็ด (chét) en thaï. Certains y trouvent – ce n’est qu’une hypothèse - le signe de l’existence d’un langage commun à toutes les populations d’origine indo-européennes ou submergées par les immigrations indo-européennes, langage venu du fonds des âges.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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