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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 18:01
R 14 (A 46).  L'AGENT « ORANGE » EN ISAN (THAÏLANDE)  PENDANT LA GUERRE DU VIETNAM.

Nous écrivions en novembre 2011 dans notre article A 46 sur l’ « Agent orange » : « Nous reviendrons dans un futur article sur ces différents rôles de la politique américaine en Thaïlande ». Nous avons depuis lors tout au long de plusieurs articles parlé à la fois de l’aide américaine apportée à la Thaïlande (225 « L’aide américaine à la Thaïlande dans les années 1960  1970 » et de l’aide militaire apportée par la Thaïlande aux Etats-Unis (226 « la Thaïlande entre en guerre ouverte au Vietnam aux côtés des États-Unis »). Il nous a semblé judicieux de reprendre, 4 ans et demi plus tard, ce que nous avions écrit sur cet aspect « collatéral » de cette guerre.

 

Parmi les autres « retombées » américaines en Thaïlande : l'agent « orange » en Isan ? 

R 14 (A 46).  L'AGENT « ORANGE » EN ISAN (THAÏLANDE)  PENDANT LA GUERRE DU VIETNAM.

Nous signalions l’aide économique  massive américaine pendant la guerre du Viet-nam qui avait « profondément modifié non seulement l’Isan  mais toute la société Thaïlandaise ». Il ne faudrait pas oublier d’autres aspects de cette politique, à savoir l’aide aux différentes dictatures thaïlandaises, la lutte contre le « communisme » qui fut aussi la lutte contre l’opposition démocratique (cf. par ex. nos articles sur les groupes Caravan et Carabao, le rôle de la Thaïlande , dans le réseau mondial des bases militaires US dans le contrôle des activités humaines, économiques, sociales et politiques mondiales. 

 

Et aussi une autre « retombée » dont on a peu parlé : l’ « agent  orange ». 

R 14 (A 46).  L'AGENT « ORANGE » EN ISAN (THAÏLANDE)  PENDANT LA GUERRE DU VIETNAM.

Le 10 août 1961, les américains lancèrent  la plus grande guerre chimique de tous les temps, au mépris affiché de tout ce que les Conventions internationales comportent sur les « Lois de la guerre ». Les bombardements durèrent plus de 10 ans, détruisirent des centaines de milliers d’hectares et handicapèrent des centaines de milliers de personnes si elles avaient échappé à la mort. Des terres cultivables, des dizaines d’années après, sont toujours polluées. On ignore combien de générations futures souffriront des conséquences génétiques de cette guerre chimique.

R 14 (A 46).  L'AGENT « ORANGE » EN ISAN (THAÏLANDE)  PENDANT LA GUERRE DU VIETNAM.

Mais cela, nous direz-vous, a-t-il quelque chose à voir avec l’Isan ?

 

Les bombardements n’ont pas épargné le sud du Laos et la partie frontalière du Cambodge. Comme chacun sait, le nuage orange, si nuage il y avait, pouvait être poussé par les vents, mais tout comme celui de Tchernobyl, respectait les frontières.

Et l’immense talent des aviateurs-bombardiers américains (les Français l’ont apprécié pendant la guerre de 1939-1945) a évité toute erreur d’objectif. On ne peut pas sur le terrain délimiter avec certitude la frontière entre le Cambodge et le Siam mais on le pouvait certainement à 5.000 mètres d’altitude.

 

Et lorsque les avions partis d’Utapao ou d’Udonthani sans avoir pu lâcher leurs bombes sur le Vietnam revenaient au bercail, ne pouvant atterrir avec leur matériel de mort, ils le lâchaient de préférence au Laos.

R 14 (A 46).  L'AGENT « ORANGE » EN ISAN (THAÏLANDE)  PENDANT LA GUERRE DU VIETNAM.

Une chape de plomb a longtemps pesé sur cet aspect de la guerre  même si à l’époque les Soviétiques (qui firent de même sinon mieux en Afghanistan) le dénoncèrent avec véhémence.

 

Les bombardiers partaient des bases américaines de Thaïlande et de l’Isan, Don Muang, Udonthani, Utapao, Ubon, Korat et Nakhonphanom. Ils ne portaient pas seulement le défoliant chez l’ennemi. Pour faciliter leur travail, les jardiniers de l’US air force l’utilisaient d’abondance pour entretenir la végétation dans les périmètres clôturés et désherber le périmètre hors clôture pour prévenir d’éventuelles attaques. Naturellement, les fabricants du produit et le gouvernement américain, Kennedy en tête, affirmèrent solennellement que l’agent orange ne faisait que détruire la végétation et ne présentait aucun danger pour l’homme.

R 14 (A 46).  L'AGENT « ORANGE » EN ISAN (THAÏLANDE)  PENDANT LA GUERRE DU VIETNAM.

Les vétérans américains engagèrent procédures sur procédure, mais aucune décision de justice significative n’est tombée du siège de quelque tribunal que ce soit, même si des « accords amiables » ont été conclus. Ne parlons pas des procédures engagées en vain par les autorités vietnamiennes pour crime de guerre, elles sont évidemment tombées aux oubliettes des juridictions américaines qui ont considéré qu’un désherbant n’était pas un poison au sens des Lois internationales.

R 14 (A 46).  L'AGENT « ORANGE » EN ISAN (THAÏLANDE)  PENDANT LA GUERRE DU VIETNAM.

Nous ne faisons pas spécifiquement de l’anti-américanisme primaire. D’ailleurs, vous trouverez tous les renseignements que vous voudrez concernant les 80 millions de litres de « ce désherbant », que les Américains ont répandu par la voie des airs, sur de  nombreux sites Internet sérieux !

 

Combien de litres ont été utilisés pour désherber l’intérieur et le périmètre extérieur des bases, mystère. 180.000 millions de dollars d’indemnités ont été versés à ce jour aux vétérans mais le Gouvernement américain a été assez habile pour faire payer le fabricant, qui est (évidemment) : Montesanto

R 14 (A 46).  L'AGENT « ORANGE » EN ISAN (THAÏLANDE)  PENDANT LA GUERRE DU VIETNAM.

Mais quand nous trouvons sur les sites des anciens combattants du Vietnam le rappel  à tous ceux qui ont servi  entre  le 28 février 1961 et le 7 mai 1975 (quelle précision !) sur les bases de Thaïlande de leur droit à être indemnisés et leur indiquant la procédure à suivre, nous sommes irrémédiablement conduits à nous interroger sur le sort des Thaïs qui leur servaient « de domestiques » sur ces mêmes bases ou celui des habitants des régions frontalières mitoyennes des régions bombardées. Peut-être ont-ils été oubliés ?

 

Parmi tous les sites Internet que nous avons consultés, nombreux sont ceux qui donnent aux vétérans ayant servi en Thaïlande tous conseils utiles pour obtenir l’indemnisation de leur éventuel préjudice, aucun ne concerne les Thaïs mais nous avons probablement mal cherché ?


Ce poison est une substance cancérigène décrite comme «la molécule la plus toxique jamais synthétisée par l'homme ». Elle a –durant cette guerre- infiltré les eaux et le sol, et combien de mères l’ont transmis à  leur enfant  par le lait maternel. Selon les sources vietnamiennes, l’agent orange qui a détrempé la moitié sud du Vietnam pendant des années a directement tué ou blessé 400.000 personnes et aurait contribué à des malformations congénitales chez 500.000 enfants. Ses effets terrifiants se font encore sentir, non seulement chez les personnes âgées, dont les cancers et autres maladies sont souvent liées à l'agent orange, mais chez les enfants de deuxième et de troisième génération de la guerre, dont les corps et les esprits tordus et paralysés sont encore les témoins silencieux de ce fléau, y compris chez des jeunes Vietnamiens nés longtemps après la guerre.

 

Attention, ce film contient des images difficiles :

 

Quelques références :

 

veteransvoteyourcause.com/

http://www.veteranslawblog.org/agent-orange-thailand-exposure/

combat-monsanto.org/spip.php?rubrique9

http://www.publichealth.va.gov/exposures/agentorange/locations/thailand.asp


Pour comprendre un peu le réseau de « défense » des Etats-Unis :

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=5314

 

Selon les données de l’encyclopédie libre Wikipédia (données de février 2007 non mises à jour depuis lors), le système de défense étatsunien métropolitain (on estime à 6.000 le total des installations militaires aux USA eux-mêmes) et mondial fait appel à un personnel de 1,4 million de personnes dont 1 168 195 aux États-Unis et dans leurs territoires d’outre-mer. Selon la même source ils en déploient 325.000 à l’étranger dont 800 en Afrique, 97.000 en Asie (en excluant le Moyen-Orient et l’Asie centrale), 40.258 en Corée du Sud, 40.045 au Japon, 491 sur la base de Diego Garcia dans l’océan Indien, 100 aux Philippines, 196 à Singapour, 113 en Thaïlande, 200 en Australie et 16.601 sur des navires de guerre.


Entre 700 et 800 bases militaires dans le monde,  pour le contrôle des ressources énergétiques fossiles, le contrôle des ressources renouvelables stratégiques.

 

Les dépenses militaires des USA sont passées de 404 à 626 milliards de dollars – valeur équivalente du dollar de 2007 (données du « Center for Arms Control and Non-Proliferation » de Washington) entre 2001 et 2007 et devraient dépasser les 640 milliards en 2008. Imaginer aujourd’hui.


Voir aussi  Thaïlander : http://thailande-fr.com/culture/histoire/4891-la-cia-a-ordonne-la-destruction-de-videos-tournees-en-thailande
 

« Même si les gouvernements successifs de Bangkok l’ont toujours démenti, la Thaïlande a très probablement hébergé des prisons secrètes de la CIA, où des terroristes présumés en provenance des pays tiers ont été détenus, et torturés. Ces graves accusations, toujours fermement niées par les fonctionnaires thaïlandais, ont été révélées pour la première fois dans un article du Washington Post dès 2006, et plus tard confirmées par des responsables américains, lors de la controverse qui a éclaté sur l’usage de la torture sur des personnes soupçonnées de terrorisme. Les liens historiques sont anciens entre la première puissance mondiale, et son principal allié dans la région du Sud Est asiatique. La Thaïlande est devenue un allié officiel des États-Unis avec la signature de l’Organisation du traité de l’Asie du Sud-Est (OTASE) en 1954 dont le siège se trouvait à Bangkok. L’organisation était alors un des instruments de la politique américaine contre l’expansion du communisme en Asie du Sud suite à la guerre d’Indochine. Par la suite, la Thaïlande passera un accord secret avec les États-Unis en 1961, enverra des troupes au Vietnam et au Laos et autorisera les États-Unis à installer des bases aériennes dans l’est du pays (dont la principale est celle d’Udon Thani), d’où décolleront les bombardiers B-52 qui bombarderont le Nord Vietnam.

R 14 (A 46).  L'AGENT « ORANGE » EN ISAN (THAÏLANDE)  PENDANT LA GUERRE DU VIETNAM.

Il y a quelques années, la presse thaïlandaise avait pensé avoir localisé la prison clandestine de la CIA, justement sur la base aérienne d’Udon Thani, dans le nord-est du pays. L’armée avait alors ouverte cette base à la presse pour prouver qu’elle n’avait rien à cacher. Mais ensuite les journalistes ont révélé que le gouvernement thaïlandais a en effet loué aux États-Unis un immense terrain situé dans cette région, surveillé en permanence et sous haute sécurité. L’objectif public de cette location était l’installation d’une station de la radio américaine VOA (Voice of America). Mais la taille démesurée du terrain et le système de sécurité inhabituel pour une simple station de radio, avait attiré l’attention de la presse. »

Olivier Languepin avec Benoit Hervieu (Reporters sans frontières Amériques)

R 14 (A 46).  L'AGENT « ORANGE » EN ISAN (THAÏLANDE)  PENDANT LA GUERRE DU VIETNAM.

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de Barbeyrac Cécile 17/04/2016 14:30

L'horreur immense du prétendu pays civilisé: Les USA...

grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b 18/04/2016 00:01

Fetor americana