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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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21 février 2018 3 21 /02 /février /2018 22:08

 

Nous avons consacré trois articles à l’histoire des timbres-poste au Siam depuis les balbutiements et l’émission de vignettes essentiellement destinées aux courriers internes à la famille royale qui – lorsqu’elles sont authentifiées - ont pour les collectionneurs une grande valeur (1).

 

 

Ce furent ensuite les Anglais qui – dans un but essentiellement mercantile – s’emparèrent des services postaux (2).

 

L’adhésion du Siam à l’Union postale Universelle marqua l’impression des premiers timbres-poste siamois et la création d’un véritable service postal moderne (3).

 

L’histoire n’est pas seulement un témoignage de guerres, de conquête de territoires ou d’exploits militaires comme on le lit à longueur de pages dans les chroniques royales d’Ayutthaya compilées par Cushman dont nous avons parlé à de nombreuses reprises. Elle se fonde aussi – en particulier – sur les moyens de communication et leur histoire essentielle dans la vie d’un pays et dans celle de sa population : relations entre les individus, communications entre la capitale, les villes, les villages et les provinces, échanges de correspondances privées, administratives ou officielles. En ce sens le développement des techniques de communication fait partie intégrante de l’histoire de ce pays.

 

 

Cette histoire n’a pas commencé avec l’adhésion du Siam à l’U.P.U, il y eut des « services postaux » bien avant mais malheureusement tout ce qui est écrit se limite le plus souvent, et toujours encore, à leur aspect philatélique (4). Il est pourtant constant qu’un service postal existait au Siam depuis des siècles. Bien que les sources soient squelettiques, nous bénéficions d’un bel article d’un écrivain allemand, Paul Lindenberg après lequel rien de nouveau ne semble avoir été écrit bien qu’il date de 1944 (5).

 

 

Les courriers officiels

 

 

Il est singulier de noter, mais les sources sont peut-être aussi absentes, que les premiers royaumes thaïs ne semblent pas avoir utilisé un système cohérent de transmission des ordres ou directives comme ils étaient connus dès l’antiquité : transmission de signaux codés par sémaphore – tour de signalisation de Jules César dont il ne reste plus que la Tour Magne à Nîmes -

 

 

...ou feux tout au long de la grande muraille de Chine pour signaler les incursions tartares

 

 

... sans parler des signaux de fumée des tribus indiennes qui leur permirent d’anéantir l’armée du général Custer.

 

 

Le système des frères Chappe n’a rien fait d’autre que d’utiliser la technologie des romains en l’améliorant en procurant aux veilleurs des longues vues - instrument introduit au Siam avec les premiers européens (6). Les Chroniques d’Ayutthaya sont étonnamment muettes à ce sujet.

 

 

Les réformes administratives du roi Trailok (1448 – 1488) sont à l’origine du premier service – ou tout au moins du premier service connu. Nous savons qu’il fut un grand administrateur (7). Il créa cinq ministères civils dont l'un s'occupait particulièrement du transport des correspondances du gouvernement. Les Chroniques n’en soufflent mot. Ces correspondances étaient classifiées en deux catégories, ordinaire et urgente. Les messages ordinaires étaient transmis de province à province. Les courriers urgents étaient transmis par porteur spécial qui recevait au travers des provinces qu’il traversait les moyens de transport nécessaires.

 

 

Ce système fut amélioré par le Prince Damrong devenu ministre de l’intérieur près de 400 ans plus tard. Chacune des villes importantes du royaume étaient pourvues de courriers réguliers attitrés chargés d'expédier les messages de ville en ville et de les confier à de nouveaux courriers. Quand par exemple un message urgent était destiné à Khorat, l’estafette de Bangkok ne devait le transmettre qu'à Saraburi. Après avoir passé le message à un nouveau courrier ses fonctions prenaient fin. Les courriers successifs prenaient en charge le message jusqu’à à destination.

 

 

Il y a deux services, celui « du cheval » (ม้าใช้ – ma-tchaï : utiliser-cheval) et celui du « cheval rapide » (ม้าเร็ว -  ma-reo –cheval-vite)

 

 

Nous retrouvons le système des « relais de poste » comme il était connu en Europe au cours de XVe, XVIe et XVIIe siècles.

 

 

En ce qui concerne les messagers eux-mêmes, les gouverneurs de chaque ville devaient en désigner un certain nombre connaissant les itinéraires les plus rapides vers les villes voisines. Les villes importantes avaient également des courriers spéciaux versés dans le voyage avec les villes lointaines. Depuis la capitale, le gouvernement central entretenait un grand nombre de courriers pour se rendre dans toutes les villes entourant la métropole et un groupe de courriers spéciaux qui connaissaient les voies les plus rapides pour se rendre dans toutes les villes du royaume.

 

 

En ce qui concerne les routes, les itinéraires étaient bien signalés et connus de tous. Des bâtiments de repos étaient prévus le long des itinéraires, tenus en état par la population via le système des corvées. Les courriers officiels étaient traités avec respect et, lorsqu’ils portaient les lettres du roi, bénéficiaient d’un traitement spécial sur leur trajet. Pour les messages urgents et importants, des courriers spéciaux effectuaient seuls le voyage entier et il était du devoir des villes le long de la route de leur fournir de nouvelles montures et toutes autres facilités.

 

 

En dehors des nécessités administratives d’un bon gouvernement, il faut tenir compte du fait que le roi, ainsi que de nombreux nobles avaient jusqu’au milieu du XIXe siècle le monopole du commerce de la plupart des marchandises à l’exportation ou à l’importation exportées ou importées. Ils étaient donc tributaires d'un système fiable de transport des correspondances.

 

 

Cette activité commerciale de la part de l’entourage du roi, de sa famille et de la haute noblesse va se heurter à nombreuses difficultés lorsque les ambassades étrangères vinrent au Siam pour y conclure des traités de paix et surtout de commerce. Les négociants occidentaux s’intéressaient aux productions locales, cherchaient de nouveaux marchés pour leur propre production et, dans ce cadre, avaient nécessité de bénéficier d'un service de courrier sûr et fiable au demeurant contraire aux intérêts des détenteurs siamois des monopoles. Par ailleurs, les nécessités du commerce occidental ne pouvaient en aucun cas s'appuyer sur des chevaux, des bateaux à rames ou des radeaux, des chars à bœufs et des éléphants sur de mauvais chemins pour la distribution des lettres.

 

 

D'un autre côté, les commerçants étrangers intéressés à étendre leur activité dans tout le pays avaient, selon les premiers traités et pour une première période de dix ans, la seule possibilité de s’établir à Bangkok. Ils pouvaient circuler  librement mais étaient interdits d'acheter des terres ou des maisons en dehors de la capitale. Ils recherchaient donc un service postal régulier, fiable et rapide, car ils dépendaient de la ville la plus importante du pays, du port principal et de leurs représentants diplomatiques ou consulaires pour leur protection.

 

 

Le résultat de ces paramètres fut, à une époque relativement récente, la fixation de clauses spéciales dans les traités respectifs de paix et de commerce pour assurer un service de courrier selon la conception européenne d’un service postal. Nous trouverons donc dans le traité  conclu en 1826 « entre l'honorable compagnie et les majestés de l'Inde orientale le premier et le second roi de Siam », par le capitaine Burney pour le compte de l'East Indian Co un article XI qui assurait la possibilité et la liberté de transmission de lettres d'une partie du pays à l'autre (« for the secure transmission of letters from one part of the country to the other ») (8). Vingt-neuf ans plus tard, en 1855, sir John Bowring, alors gouverneur général de Hong Kong et ministre britannique auprès de la cour de Pékin, réussit à conclure un accord définitif, le fameux traité d'amitié et de commerce entre la Grande Bretagne et le Siam ratifié le 5 avril 1856. Son article XI reprend – mutatis mutandis – les dispositions du traité  Bumey.

 

 

Les courriers privés

 

Les personnes privées et les fonctionnaires pour leurs affaires personnelles avaient leurs propres moyens de communication. Ils utilisaient les servies de messagers privés tout comme les étrangers exerçant le négoce.

 

Le Siam se trouvait dans une situation assez similaire à celle de l’Europe au Moyen-âge : Les guildes ou associations commerçantes couvrant de vastes territoires employaient leurs propres messagers indépendants des organisations postales impériales ou royales et leur permettant d’échapper à la censure du pouvoir central. Les moines transportaient la correspondance de leurs ordres, les consignes pontificales  et pouvaient aussi se charger des messages des personnes privées. L'organisation postale des rois d'Angleterre, de France ou des princes italiens se révélait tout à fait incapable de revendiquer la prérogative d’assurer le service postal sur leur territoire respectif alors que ces organisations postales privées se révélaient extrêmement fiables.

 

 

Jusqu’à la fin du XVIIIe et peut-être encore le milieu du XIXe, en France tout au moins, les « personnes de qualité » n’utilisaient pas les postes royales pour distribuer leur courrier mais les services de leur « chasseur ». La profession ne subsiste plus que dans les hôtels de luxe.

 

 

Les messagers siamois susmentionnés étaient des esclaves ou parfois des employés libres de notables qui envoyaient des lettres à leurs proches ou écrivaient à des fins commerciales. Ils ne faisaient que travailler pour leurs maîtres entre autres occupations. Mais ils utilisaient les mêmes routes que les messagers officiels et bénéficiaient de l’accueil dans les hébergements de repos.

 

 

Le service avec les pays étrangers

 

Le lien entre le Siam et les pays étrangers se faisait alors principalement par mer, bien qu'il y ait aussi des possibilités de routes terrestres vers la Birmanie à l'ouest, la Chine au nord, l'Indochine à l'est et vers la péninsule Malaise au sud. Cependant, le courrier pour l’étranger consistait principalement en la correspondance de hauts fonctionnaires thaïlandais dans le cadre de leurs monopoles commerciaux et celle des étrangers qui habitaient près d'Ayuthya ou à proximité, ou plus tard dans ou près de Bangkok, le chemin par mer était le plus fréquenté.

 

 

A cette époque de nombreux navires britanniques, danois, portugais et français faisant escale à Bangkok ou à Penang. Les vaisseaux des rois thaïs et des nobles siamois transportaient des marchandises, mais aussi des courriers. S’agissant uniquement de voiliers, ils étaient soumis aux alizés, mousson du Nord-Est au printemps et de la mousson du Sud-Est en automne.

 

Mais nous n’avons aucun élément sur l'organisation de ce service postal entièrement soumis à des arrangements privés. Les marchandises et les courriers voyageaient au gré des vents, de la nationalité des navires, de leur destination. Les décisions du capitaine l’emportaient sur l'urgence des lettres.

 

 

Nous ne disposons d’aucun élément  pour les délais d’acheminement, aussi bien pour les correspondances transmises par les messagers privés ou par le gouvernement,

 

 

Cette situation rendant concrètement difficile l’exercice par les étrangers de leur activité va conduire directement et ensuite au premier traité de 1855 à un acte qui n’a pas la qualification juridique de traité, l’AGREEMENT SUPPLEMENTARY signé à Bangkok le 13 mai 1856.

 

Le nombre des commerçants britanniques et de leurs employés et l'extension des échanges rendit indispensable, et non pour la seule commodité des Britanniques, une extension et une amélioration des services postaux.

 

La seule source fiable que nous ayons sur la population occidentale au Siam provient du Bangkok Siam directory de 1914 qui nous indique – avec un flou non artistique qui n’existe pas pour les autres étrangers – qu’il n’y a que 17 Anglais enregistrés au consulat mais « probablement des centaines » qui – pour des raisons obscures – ne se font pas enregistrer.  

 

A ce stade, les moyens jusqu'ici utilisés pour le traitement du courrier depuis le Siam jusqu’à l'étranger, se révélaient absolument insuffisants, trop lents, trop espacés et sans aucune fiabilité. Mais aucun des trois accords susmentionnés ne traitait effectivement et formellement de la question de la transmission des correspondances. Il n’existe par ailleurs pas au Siam de véritable service postal au sens où nous l’entendons aujourd’hui hormis le système interne au Palais (1).

 

 

Le Consulat britannique va alors créer son propre service postal sur lequel nous n’ajoutons que quelques précisions par rapport à notre article  précédent (2).

 

Le service de Hong Kong : 1858 – 1885

 

Il a fonctionné avec l’accord du gouvernement siamois  de 1858 - 1862 en expédiant depuis le consulat britannique de Bangkok des correspondances d’abord sans apposition de timbres-poste partant de Bangkok jusqu’à Hong-Kong et de là vers leur destination finale. Il a fonctionné de 1863 jusqu’en 1883 avec apposition de timbres-poste de Hong-Kong portant un cachet de départ de Bangkok

 

 

... et de 1883 jusqu’en 1885 avec apposition de timbres-poste de Hong-Kong portant une surcharge BANGKOK. Cette utilisation a probablement été rarissime puisqu’on ne connait à ce jour aucune correspondance non timbrée. Une seule est partie de Bangkok pour les États-Unis avec un timbre de Bangkok non surchargé en 1884, découverte récemment, qui s’est vendue une somme pharaonique (2.900.000 baths) aux enchères de Sotheby à Hong-Kong, dument expertisés par les experts Sotheby qui n’ont pas la réputation de plaisantins.

 

L’authenticité de ceux décollés de la lettre qui portent le cachet de Bangkok est douteuse.  Il n’existe aucun exemplaire connu de timbres de Hong-Kong surchargés « BANGKOK », probablement oubliée des ingénieux faussaires qui pullulent dans le monde philatélique.

 

Les timbres des Établissements des détroits : 1882-1885

 

Ce seront toujours avec l’accord du gouvernement siamois de timbres des « établissements des détroits » (Straits Settlements) qui partiront du consulat de Bangkok vers Singapour puis de là vers leur destination finale. Ils sont surchargés de la lettre « B » après ne l’avoir pas été. Il est permis de se poser la question de savoir si ce service consulaire a fait l’objet d’une utilisation sérieuse jusqu’à ce que le Siam entre dans l’Union postale universelle et se dote d’un service postal moderne (3).

 

Qui avait intérêt à l’utiliser ?

 

Les Anglais, peut-être ? Mais si l’acheminement des courriers leur était assuré sinon garanti entre Bangkok et Hong-Kong puis entre Bangkok et Singapour, dans quels délais ? Ils devaient de là prendre la mer par voiliers pour rejoindre l’occident, mais là encore on peut s’interroger sur les délais qui étaient en fonction des saisons.

 

Les étrangers, nous connaissons leur nombre par la source suscitée (Bangkok Siam directory qui nous donne des chiffres de 1913). Il évalue l’ensemble de la population étrangère, Anglais compris, à « environ » 2000.  Pour ne parler que des adultes, il y a enregistrés dans les consulats 209 Français, 210 Allemands, 44 Hollandais, 83 Italiens, 120 Danois, 85 Portugais, 34 Austro hongrois, 219 Japonais, 23 Russes, 8 Norvégiens,  8 Belges et  7 Suédois. Qui aurait été assez inconscient ou assez fou pour confier son courrier au Consulat britannique dont on peut penser qu’il avait du secret des correspondances la même conception que celle de l’Angleterre victorienne ?

 

 

Par ailleurs pour les Français, ne parlons que d’eux, sur les 209 inscrits, il y a 44 missionnaires et un nombre indéterminé qui dépendaient de près ou de loin des services consulaires. Les premiers continuèrent de toute évidence à utiliser le passage de leurs supérieures hiérarchiques dans les missions pour leur confier leurs correspondances personnelles ou religieuses. Connaissant la haine toujours vigilante professée par les anglicans pour les « papistes », on peut les comprendre. Beaucoup d’autres devaient utiliser les services de la « malle diplomatique » pour faire passer leur correspondance en Europe.

 

 

Certes, le nombre incalculable de vignettes des Straits Settlements estampillées de la lettre B que l’on trouve en vente sur de nombreux sites Internet pour une poignée d’euros pourrait laisser penser que les Anglais résidant au Siam dans la seconde moitié de la fin du XIXe étaient des épistoliers aussi féconds que Voltaire ou Madame de Sévigné ? Ne leur prêtons cependant pas des talents littéraires qu’ils n’avaient certainement pas. Les correspondances ayant circulé selon cette procédure sont rarissimes et les collectionneurs se les arrachent à prix d’or

 

De Bangkok vers les U.S.A, 1884 - vendue 2.800.000 baths (Sotheby) :

 

 

A l’occasion d’une prestigieuse vente aux enchères en Australie en 2011 une maison réputée a mis en vente certains exemplaires pour une poignée de dollars en prévenant loyalement les acheteurs éventuels qu’il y avait doute, qu’ils étaient « suspects »  et nécessité d’un examen sérieux. Car en effet les faux pullulent.

 

Lot vendu 100 dollars, "authenticité improbable" : 

 

 

Que penser donc de ce service postal organisé par le consulat britannique de Bangkok ? Son utilisation fut très probablement marginale mais il dut permettre au petit personnel du Consulat d’améliorer son ordinaire par la vente des vignettes… et ultérieurement aux aigrefins nombreux sur internet de tenter d’améliorer le leur. Il dut aussi et très certainement permettre aux services du consulat de garder l’œil sur les correspondances destinées à l’étranger que des résidents avaient l’inconscience ou la stupidité de lui confier.

 

Le passage du Siam au système de l’Union postale universelle en 1883 mit fin à ce que nous ne craignons pas d’appeler – au moins partiellement - une pantalonnade et fit entrer le pays de plein pied dans un système de communication utilisé depuis près d’un demi-siècle dans les pays dit « civilisés ».

 

 

Avec le passage à l’ère informatique, la Thaïlande peut au XXIe donner à son tour des leçons aux pays occidentaux.

 

 

NOTES

 

 

(1) Voir notre article

http://www.alainbernardenthailande.com/article-a47-les-premiers-timbres-poste-siamois-85768666.html

 

(2) Voir notre article

http://www.alainbernardenthailande.com/article-a49-vous-saviez-que-le-consulat-britannique-avait-cree-un-service-postal-au-siam-85769462.html

 

(3) Voir notre article

http://www.alainbernardenthailande.com/article-a-48-1883-la-premiere-emission-officielle-des-timbres-poste-dethailande-85769097.html

 

(4) Par exemple « SIAM : Its Posts and Postage Stamps. A Handbook for Philatelists » par FRED J. MELVILLE (1906), « DESCRIPTIVE CATALOGUE OF THE POSTAGE STAMPS AND POST-AND LETTER-CARDS OF SIAM » de 1926 ou plus récent le « Thai Stamp catalogue » de 2008 qui n’y consacrent que quelques lignes dans l’introduction.

 

(5) « THE EARLY POSTAL HISTORY OF THAILAND » in Journal de la Siam society, volume XXXV de 1944.

 

(6) Chappe  construit ainsi 16 stations de Lille à Paris, 46 de Paris à Strasbourg, 55 de Paris à Ostende et en 1810, 124 postes d’Amsterdam  à Venise sur 1.200 kilomètres permettant de transmettre les ordres ou les informations 50 ou 100 fois plus rapidement qu’en diligence. Construire des tours sur les points élevés tous les 10 ou 15 kilomètres ne parait pas relever d’une technologie dont les Siamois étaient incapables puisqu’ils savaient construire des stupas de 50 ou 60 mètres de hauteur. Le passage au télégraphe électrique dans le courant du XIXe rendit rapidement ces procédés obsolètes.

 

 

(7) Voir notre article RH 23 : http://www.alainbernardenthailande.com/2017/11/rh-23-le-roi-boromatrailok-1448-1488-et-le-roi-intharacha-ii-1488-1491.html

 

(8) Le texte du traité Burney se trouve dans le second volume de l’ouvrage de Sir John Bowring « The Kingdom and people of Siam », 1857.

 

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