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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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21 mars 2018 3 21 /03 /mars /2018 22:01

 

Nous avons consacré de nombreux articles à ces ethnies ou minorités tribales, nombreuses en Isan. L’une des plus nombreuses, les Phutaï à laquelle nous avons consacré un article (1)  – probablement un demi-million de membres dans le nord-est voisine dans cette étonnante mosaïque avec une autre ethnie, les Yo à peine moins nombreux sur exactement la même aire géographique. Alors que pour leurs voisins, les sources sont nombreuses, les Yo semblent avoir intéressé plus volontiers les linguistes que les ethnologues. Nous donnons nos sources en fin d’article.

 

Carte d'implantation des Thai Yo (source : Ethnolinguistic maps of Thailand)

 

 

Carte d'implantation des Phutai (source : Ethnolinguistic maps of Thailand) :

 

 

Ils sont appelés  ไทญ้อ ou encore ไทย้อ -ไทญ่อ, une orthographe variable mais une même prononciation et une même transcription « YO ». La transcription « nyaw » que l’on retrouve sur certains sites anglophones est spécifiquement lao et non thaïe. Nous avons aussi trouvé la transcription « nyo » ou « nio ».

 

 

LA LOCALISATION (2)

 

Nous les trouvons sur les deux rives du Mékong, les provinces de Khammuan (คำม่วน) et Bolikhamsai (บอลิคำไซ) situées sur la rive gauche face à Nakhonphanom et côté thaï dans les provinces de Sakonnakhon (160.000), Nakhonphanom (près de 60.000), Mukdahan (quelques milliers), Yasothon (une centaine), Bungkan (environ 25.000), Kalasin (environ 20.000), Sakaeo, Nongbualamphu (environ 1.500), Amnatcharoen (une centaine) et Udonthani (environ 20.000). Ils seraient moins de 400.000 mais comme nous le verrons beaucoup moins de locuteurs. D’autres sources donnent une population native tantôt de 50.000 tantôt de 60.000, tantôt de 76.000 tantôt de 80.000 sur les deux rives du Mékong mais en tous cas les trois quarts en Thaïlande ? Cette localisation est – mutatis mutandis – confirmée par les sites thaïs que nous avons consultés.

La distinction qui est effectuée essentiellement sur des critères linguistiques est loin d’être évidente. Leur langue est proche de celle d’autres ethnies imbriquées dans une mosaïque linguistique, Phutai ou Saek en particulier et rien physiquement ne les différencie de leurs « cousins » Isan-lao … comme pourrait l’être un Suédois à Zanzibar.

Si à l’intérieur d’une province, ils se situent en général dans des districts et des villages bien précis, nous y rencontrons également d’autres ethnies. Dans la province de Kalasin par exemple -qui est la nôtre- la mosaïque est la même que dans tout l’Isan, et nous les rencontrons aux côtés de Phutaï, de So, de Kaloeng et de Thaïs du centre bien sûr, mais dans quatre districts seulement, celui de Huaymek, celui de Yangtalat, celui de Thakantho et celui de Naku, la province comprenant 18 districts.

 

Implantation dans la province de Kalasin (en jaune) - (source : Ethnolinguistic maps of Thailand)

 

 

Cette caractéristique est toutefois moins marquée dans la province de Sakonnakhon où ils sont aussi nombreux que les Phutaï. Ils font à eux deux le tiers de la population et nous les trouvons dans pratiquement tous les districts (15 sur 18).

 

Implantation dans la province de Sakonnakhon (en jaune) - (source : Ethnolinguistic maps of Thailand)

 

 

Dans la province de Nakonphanom, la seconde en peuplement, nous trouvons leurs villages dans 9 districts sur 12. Moins nombreux que les Phutaï, mais les deux groupes représentent également le tiers de la population.

 

Implantation dans la province de  Nakhonphanom (en jaune) - (source : Ethnolinguistic maps of Thailand)

 

 

LES ORIGINES ?

 

Elles restent incertaines et nous sommes dans le domaine des hypothèses ou des légendes. Nous en avons trouvé plusieurs plus ou moins similaires mais quelque peu contradictoires. Ils seraient originaires de la partie la plus septentrionale du Laos et du Tonkin et viendraient d'immigrés durant les migrations taï. Une légende voudrait qu’ils descendent  de la garde  personnelle d’ « un vieux roi du Laos  et de sa famille »  qui aurait émigré après avoir été chassé de son trône et forcé de se réfugier dans les régions voisines. Noble origine comme il se doit !

La Chine, plus précisément le Yunnan, est-elle leur patrie originelle, ayant progressivement migré vers le sud en raison de la pression exercée par les Chinois et soumettant en voyageant de de nombreux peuples tout au long du chemin ? Au dixième siècle, ils auraient déjà été installés en Thaïlande ? Cette hypothèse est moins incertaine.  

 

 

Leur implantation initiale après leur migration se serait située sur la rive gauche dans le muang lao de Chaiburi (ไชยบุรี) dans le district de Bolikhamsai

 

 

... et ensuite se seraient  réfugiés sur la rive droite d’abord dans le district de Tha Uthen (ท่าอุเทน) dans la province de Nakonphanom et ce sous le troisième règne qui a duré, rappelons-le, de 1824 à 1851.

 

 

C’est le règne d’Anouvong au Laos. Ils viendraient de la région de Hongsa (หงสา) au nord-ouest du Laos non loin de la frontière chinoise

 

 

... et de l’ancienne province de Lan Chang (จังหวัดล้านช้าง) anciennement tributaire du royaume de Luang-Prabang présentement lao et qui ne fut siamoise que de 1940 à 1946.

La première migration le long du Mékong daterait de 1808 sous le premier règne. Une première vague aurait descendu le Mékong et trouvé à Chaiburi un lieu où la terre était riche et les eaux fécondes. Après le sac de Vientiane par le général Bondindécha (บดินทรเดชา) en 1828, beaucoup quittèrent les muang du Laos ou ils vivaient – muang khamket  et muang Khammuan (เมืองคำเกิด - เมืองคำม่วน) pour traverser le Mékong et se réfugier sur la rive droite.

 

 

Les linguistes ont une autre version, apparemment plus vraisemblable au vu d’arguments purement linguistiques assez convaincants qui les font venir de la province de Nghé An sur la  côte centrale du nord du Viêt Nam sans plus de précisions sur une origine antérieure et sur une migration vers le sud le long du Mékong. Nous en dirons quelques mots en parlant de leur langage.

 

 

 

LEUR ASPECT PHYSIQUE

 

Bien que rien ne semble les distinguer de leurs voisins, un site Internet cite « un explorateur français » qui, le 23 janvier 2425 (1882), les aurait rencontré, probablement sur la rive gauche et nous apprend que leurs femmes sont les plus belles du Laos, portent des bracelets en argent et des jupes à carreaux de couleur rouge.

 

 

Les hommes ont une courte barbe et portent chemise en  soie ou en coton. Le site ne donne malheureusement ni le nom de cet explorateur ni l’ouvrage d’où est puisé cette citation ! De nos jours, les habits traditionnels que l’on ne voit plus guère que pour les fêtes sont pour les hommes une chemise verte, un sarong bleu foncé, une ceinture de soie rouge et des bracelets en argent et pour les femmes, une chemise rose ou rouge à parements noirs ou bleu foncé, une robe en soie bleue  et des colliers et bracelets en argent.

 

 

LEURS COUTUMES

 

Leurs activités

 

Leur économie est principalement agricole, riz, bananes, canne à sucre, ananas, tabac et cultures saisonnières ainsi que l'élevage. Pécheurs aussi, ils s’établissent volontiers près des cours d’eau, le Mékong bien sûr et deux affluents, la rivière Songkram et la rivière Chi (แม่น้ำสงคราม แม่น้ำชี). Ils sont en tous cas essentiellement agriculteurs et pour certains, orfèvres travaillant l’argent et l’or ce qui laisse à penser que certains pratiquent l’orpaillage dans les affluents du Mékong ?

 

 

Vie de famille

 

Les familles sont essentiellement monoparentales et vivent séparément tout en restant solidaires notamment en cas de maladie ou en festoyant ensemble. L’influence du père y est prépondérante. L’endogamie est la règle. Les héritages sont essentiellement transmis aux enfants mâles. Les femmes s’occupent de la maison et des enfants. Très structurée, leur société classe strictement les individus en fonctions de leur âge, de leur profession, de leur richesse.

 

 

Habitat

 

Ils installent de préférence leur habitat près d’une rivière. Le village prend alors un nom précédé de « tha » (ท่า) qui est un port. Nous pouvons citer Tha Uthen (ท่าอุเทน) sur les rives du Mékong dont nous avons parlé, lieu de leur implantation d’origine en Thaïlande, Tha Khonyang (ท่าขอนยาง) qui dépend de la province de Mahasarakham mais tout proche de Yangtalat oú l’implantation Yo est nombreuse, Tha Khantho (ท่าคันโท)  dans la province de Kalasin, Tha Lat  (ท่าลาด) près de Renu Nakhon (เรณูนคร) où ils sont aussi nombreux que les Phutaï de la province de Nakhon Phanom. Il y a plusieurs dizaines de « Tha » en Isan, nous ne les avons pas tous « expertisés » (3).

Leurs maisons ne différent pas de celles des Phutaï, un avant-toit adjacent à la cuisine et le grenier à riz sur pilotis derrière la maison. La toiture est en général de paille de vétiver (หญ้าแฝก) et aussi de tuiles ou de tôle ondulée ! Les murs sont en bambou ou en bois. Si plusieurs maisons se regroupent, cela devient un village appelé par eux « khoum » (คุ่ม le mot est intraduisible en thaï standard) et dès que possible y sera construit un temple qui va devenir le centre social de la communauté.

 

 

Croyances

 

Comme tous les Isan, ils pratiquent le bouddhisme Theravada agrémenté d’incontestables traces d’animisme. Les Phi sont évidemment omniprésents ! Leurs villages sont encore placés sous la protection d’un « esprit tutélaire » connu sous le nom de Phu Chao (ผู้เจ้า) que l’on pourrait traduire par « seigneur et maître ». Jusqu’à une date indéterminée, ils auraient conservé la coutume de récupérer les têtes des membres des tribus rivales comme un trophée et en conserver les crânes coupés comme des charmes pour une utilisation dans la magie noire. Ces pratiques, pour autant qu’elles aient existé,  ont heureusement disparu ! Il est d’ailleurs difficile de savoir d’où vient cette légende puisqu’un site Internet qui leur est consacré les caractérise par « l'honnêteté, l'amour, la paix et l'harmonie ». Voilà qui fait mentir le titre un peu provocateur donné à cet article !

 

 

LE LANGAGE

 

Il est un peu sommairement assimilé, sur de nombreux sites Internet, à celui des Phutaï, des Saek ou du Lao-Isan même s’il en est proche. Nous avons évoqué – en nous gardant n’étant linguistes ni l’un ni l’autre de doctes considérations celui des Puhtaï toujours bien vivant chez peut-être plus d’un demi-million de personnes sur les deux rives du Mékong (4). En ce qui concerne le langage Saek auquel nous avions également consacré un article (5), nous l’avions peut être enterré un peu rapidement puisque le professeur Jacques Pacquement (voir note 4) nous fit remarquer dans un commentaire à notre article que cette langue « justement est encore parlée ailleurs, par exemple dans de nombreuses localités du Laos et dans quelques villages de deux autres amphoe de Nakhon Phanom. S'il est exact qu'à Ban Atsamat, seuls quelques locuteurs de plus de 70 parlent encore le saek décrit par Gedney, en revanche dans certains villages au Laos et même dans le village de Ban Bawa Saek (amphoe Na Wa, Nakhon Phanom) la langue continue d'être parlée par toutes les générations, avec les traits mentionnés par le même Gedney… ». Nous l’en avons remercié et faisons ici amende honorable.

Mais d’évidence, la question se pose de la même façon pour le langage Yo parlé sur les deux rives du grand fleuve : le Laos par le biais de son Front lao d’édification nationale a une politique marquée de reconnaissance des minorités ethniques et de leur langage à l’inverse de la politique d’assimilation de la Thaïlande.

 

 

On ne peut toutefois pas faire de comparaison utile dans la mesure où presque la moitié de la population du Laos est composée de minorités ethniques. En 1894, le roi  Chulalongkorn a demandé à chaque citoyen du royaume de se qualifier de « thaï » lors du recensement et interdit l’utilisation d’une autre désignation ethnique. Lors du recensement de 1904 au demeurant, tout le nord-est a échappé aux investigations officielles (6). La balle est dans le camp des Universitaires.

En ce qui concerne le langage Yo, nous bénéficions d’une étude relativement récente  du professeur James R. Chamberlain de l’Université Chlalongkorn publié dans le Journal de la Siam society en 1991 (7). Le terme « Méne » utilisé dans son article est synonyme de « Niaw », il n’est pas thaï mais vietnamien. Il est étroitement lié au langage Tai Pao du Vietnam, d'où il vient peut-être.

 

L’étude du professeur Chamberlain a commencé au Laos par l’étude de tous les dialectes taï parlés dans la province de Kharnrnouan. Il a par la suite trouvé dans un camp de réfugiés proche de Vientiane des locuteurs du dialecte méne originaires du Vietnam et reconnu des éléments issus de la branche nord de la famille ethnolinguistique Taï, situés beaucoup plus au nord dans les provinces du Guizhou et du Guangxi dans le sud-est de la Chine. Certains de ses interlocuteurs lui ont indiqué avoir leur patrie ancestrale dans la province de Nghe An au Vietnam dont la capitale, Vinh, fut le point de départ de l’une des missions Pavie. Poursuivant ses recherches, notre universitaire trouve des analogies troublantes entre le dialecte nyaw de Tha Uthen et la dialecte mène Tai Pao de cette région du Vietnam. Il navigue alors dans la région de Nakonphanom ou coexistent des villages yo et des villages saek et constate entre les deux dialectes quelque similitudes mais de très nettes distinctions phonologiques. Par contre le Yo parlé dans le district de Tha Uthen est étroitement lié au Mène et au Tai Pao, qu’il démontre à l’aide de nombreux exemples. Il nous est difficile de pas béer d’admiration devant ce linguiste susceptible de maitriser au milieu de tous ces dialectes de subtiles nuances de tonalités et de non moins subtiles nuances dans la longueur de la prononciation des voyelles, les deux paramètres qui sont essentiels dans les langages thaïs (8). En tous cas la linguistique nous apporte quelques éclaircissements sur la possible origine des Yo du nord-est de la Thaïlande et de la rive gauche du Mékong.

 

 

Le langage reste probablement vivant chez les Yo tout au moins dans les villages où ils sont majoritaires, probablement plus au Laos, pouvant parler leur dialecte en dehors du contexte familial, et, pour les enfants en dehors des cours à l’école.

Ceci dit, n’oublions pas que le texte de Chamberlain a présentement plus de 25 ans, que l’étude de l’Université Mahidol Ethnolinguistic maps of Thailand  en a près de 15 et que nous n’avons pas trouvé de sources statistiques plus récentes. Depuis le pays a connu une évolution fulgurante. Il est permis de penser qu’en raison de l’influence des médias, télévision, et Internet accessible dans les villages les plus reculés, ce groupe linguistique s'intègrera de plus en plus dans la langue traditionnelle de l’Isan.  La plupart des membres plus jeunes de ce groupe tribal préfèrent être appelés Thai plutôt que par leur nom de groupe traditionnel. Si les Yo étaient et sont peut-être encore 4 ou 500.000 il y a 15 ans, le nombre de ses locuteurs semble devoir naviguer aux environs de 50.000. Leur langue est-elle en danger ?

Le mouvement pour protéger de l’extinction les langues dites « en voie de disparition » repose sur des métaphores trompeuses et une fausse sentimentalité. Les linguistes ont raison de les étudier mais que les locuteurs continuent à les utiliser ou qu’ils adoptent des langues plus utilisées est une décision dont ils sont seuls responsables. Les individus qui la parlaient cessent simplement de le faire, c’est un abandon de la langue et non sa mort. Les langues menacées ne sont pas des espèces en voie de disparition, elles sont abandonnées.

Les locuteurs constituent-ils un apport à la « diversité culturelle » ? On peut légitimement penser que parents et enfants préfèreraient apprendre la langue nationale du mieux qu’ils peuvent plutôt que d’errer éternellement dans leur langue maternelle. N’oublions pas que les communautés linguistiques peuvent être extrêmement restrictives et étouffantes. Devons-nous rappeler le rejet du breton par les paysannes bretonnes touchées par le travail ingrat de la ferme et cherchant une échappatoire à leur asservissante « identité bretonne ».

 

 

Et leurs frères ou leurs maris de retour en Bretagne après la Première Guerre mondiale furent aussi impatients de se défaire de leur patois breton qui leur ôtait toute perspectives d’avenir dans le monde extérieur. Quel sont celles des membres de ces minorités qui ne parleraient pas le « Thaï standard » appris à l’école ? Peut-on sérieusement parler d’ « apport culturel » pour ces ethnies dont la plupart des membres ne connaissent – malheureusement pour eux – d’autre culture que celle du riz ?

 

 

NOTES

 

(1) Voir notre article « Les Phutaï, une ethnie descendue du ciel » : http://www.alainbernardenthailande.com/2017/08/insolite-20-les-phutai-une-ethnie-descendue-du-ciel.html

 

(2) Au moins bénéficions-nous sur ce point d’une étude universitaire scientifique récente « Ethnolinguistic maps of Thailand » une publication en thaï mise à jour de façon  relativement récente (2004), de l’Université Mahidol assortie de nombreuses cartes. Une précédente édition a fait l’objet d’une analyse de Annick Levy-Ward et Sophie and Pierre Clement  « SOME OBSERVATIONS ON THE MAP OF THE ETHNIC GROUPS SPEAKING THAI LANGUAGES » publiée dans le Journal de la Siam Society, volume 76 de 1988.

 

(3) Le site https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_tambon_in_Thailand qui donne la liste de tous les sous-districts de Thaïlande est précieux d’autant qu’il est bilingue.

 

(4) Voir deux très intéressantes et solides études du grammairien, le professeur Jacques Pacquement, du département des sciences humaines et sociales de l’Université Ratchaphat de Roi-et (Mahawitthayalai Ratchaphat - มหาวิทยาลัยราชภัฏ) : «  Multilinguisme, plurilinguisme et compétence linguistique chez les Phu Thaï du centre du Laos et du nord-est de la Thaïlande : le cas des étudiants phu thaï de l’Université de Savannakhet » in SynergiesPays Riverains du Mékong n°4 - 2012 pp. 129-139 et « About some linguistic variations in Phu tai » in Journal of the Mekong societies (ความหลากหลายทางภาษาศาสตร์ของภาษาผู้ไท) volume 1 de 2011.

 

(5) Voir notre article « INSOLITE 12- LA LANGUE DES SAEK DE NAKHON PHANOM, UN VESTIGE DE LA PROTOHISTOIRE ? » :

http://www.alainbernardenthailande.com/2017/01/insolite-12-la-langue-des-saek-de-nakhon-phanom-un-vestige-de-la-protohistoire.html

 

(6) Voir notre article 195 « LA POPULATION DU SIAM EN 1904 : LE PREMIER RECENSEMENT DE 1904 » :

http://www.alainbernardenthailande.com/2015/08/195-la-population-du-siam-en-1904-le-premier-recensement-de-1904.html

 

(7) « MENE: A TAl DIALECT ORIGINALLY SPOKEN IN NGHÊ AN (NGHÊ TINH), VIETNAM - Preliminary Linguistic Observations and Historical Implication », numéro 79-2 de 1991, pages 104-123.

 

(8) Notons pour la curiosité que si nous avons quelques difficultés avec les 5 tons de la langue de notre pays d’adoption, il y a beaucoup mieux dans les langues à tons, 7, 8 et jusqu’à 11 pour un dialecte des Hmongs : voir « La langue Hmong », thèse de Barbara Niederer in Amerindia n° 26-27 de 2011-2012…. Difficile de comprendre la différence entre le « murmuré-chuchoté » et le « chuchoté- murmuré » !

 

 

QUELQUES SOURCES

 

 

L’ouvrage de Joachim Schliesinger « ethnic groups of laos volume 3  - Profile of Austro-Thai-Speaking Peoples » (édité en 2003, réédité en 2014) consacre aux « Tai Mene » du Laos deux pages (170-171) qui recoupent peu ou prou ce que nous avons dit sur leurs coutumes. Il estime le nombre de ceux du Laos à environ 30.000 sur la base du recensement de 1995. Le recensement de 2015 est à environ 50.000 (« Result of population and housing census – The 4th Population and Housing census »). Il situe leur implantation essentiellement dans les provinces de Khammuan et Bolikhamsai.

Ninjinda, Nantaporn a consacré en 1989 une thèse (en thaï) sur leur langage : « การศึกษาเรื่องศัพท์ภาษาญ้อในจังหวัดสกลนคร นครพนม และปราจีนบุรี » (Étude du vocabulaire linguistique yo à Sakon Nakhon, Nakhon Phanom et Prachin Buri). Elle est accessible en ligne et difficile d’accès :

http://www.thapra.lib.su.ac.th/thesis/showthesis_th.asp?id=0000000259

L’ouvrage de Michel Ferlus « Les dialectes tai du Nghệ An, Vietnam (Tay Daeng, ay Yo, Tay Muong) » de 2017 donne également une origine vietnamienne depuis la province Vietnamienne de Nghe An, peut-être la même que les Phu taï ?

 

Sources Internet

 

http://khmerling.blogspot.com/2008/02/nya-dialect-collecting-data.html

https://joshuaproject.net/people_groups/16148/TH

http://e3partners.org/blog/the-thai-nyaw-people/

http://www.globalprayerdigest.org/index.php/issue/day/Nyaw-People-of-Laos-and-Thailand/

https://www.revolvy.com/main/index.php?s=Nyaw%20people&item_type=topic

http://enacademic.com/dic.nsf/enwiki/1400761

https://en.wikipedia.org/wiki/Tai_Yo_language

https://th.wikipedia.org/wiki/ภาษาญ้อ (en thaï)

https://sites.google.com/site/thiyoy/phasa (en thaï)

https://www.baanmaha.com/community/threads/49024-ชนพื้นเมืองดั้งเดิม-จังหวัดนครพนม (en thaï)

 

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