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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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15 août 2018 3 15 /08 /août /2018 22:02

Enfin, d’après « Les chroniques royales d’Ayutthaya ».

 

Voilà plus de trois mois que nous avons délaissé « notre récit historique » de la Thaïlande, tant notre curiosité nous a entrainés vers d’autres sujets aussi divers que variés. Ce délai nous impose de rappeler où nous en étions.

 

Nous avions alors commencé le règne du roi Chakkrapat (1549-1568) après une introduction et l’évocation de la première année de son règne où le roi dut faire face aux attaques des « ennemis » birmans et cambodgiens. (Voir (1) pour relire ces deux articles.)

 

 

Nous avions noté alors que « Les Chroniques royales d’Ayutthaya » traduites par Cushman, en relatant les règnes des rois Chakkrapat et de Mahin changeaient de nature, puisque précédemment elles n’avaient consacré que 29 pages, aux règnes de 15 rois sur une période de 197 ans (1351-1548), alors qu’elles allaient attribuer 47 pages (et 59 chapitres) à ces deux rois, en changeant de style, en multipliant les points de vue, en proposant parfois de mini-récits, entre autre.

 

Nous avions annoncé dans notre introduction que leurs règnes seraient riches en événements guerriers contre les Khmers de Loveck en 1549, 1551, et 1556 lorsque les Annamites prirent leur capitale, et surtout les trois guerres contre les Birmans d’Hongsawadi : Si la 1ère guerre ne fut qu’une incursion en 1549, les deux suivantes eurent de graves conséquences : La 2e guerre de 1563-1564, avec la mort de la reine Suryothai, la capture des Princes Ramesuan et Mahin,

 

 

et surtout la 3e guerre de 1568-1569, avec la trahison du Prince Thammaracha de Phitsalunok, la chute d’Ayutthaya, l’annexion du royaume, le roi Mahin prisonnier et le Prince Thammaracha de Phitsalunok désigné par le roi birman de Hongsawadi comme le nouveau roi d’Ayutthaya, qui ne redeviendra indépendant qu’en 1584.

 

 

Nous avions alors commencé avec l’année 1549, où à peine intronisé, le nouveau roi d’Ayutthaya va devoir affronter les Birmans du royaume de Hongsawadi et les Cambodgiens du royaume de Lovek, qui informés des luttes de pouvoir et de l’instabilité politique, estimèrent la période favorable pour attaquer, après avoir rappelé ce que pouvaient représenter le royaume birman d’Hongsawandi et le royaume khmer de Loveck.

 

 

Mais finalement le roi d’Hongsawandi Tabinshwethi, bien qu’ayant mis en marche une forte armée (30 000 soldats, 300 éléphants, et plus de 2000 chevaux) ne fit finalement qu’une brève incursion, après avoir pris Kanchanaburi et ensuite Suphanburi, pour ne rester que trois jours aux portes d’Ayutthaya afin d’examiner son potentiel défensif et retourner à Hongsawadi par le même chemin.

 

 

De même le roi cambodgien de Loveck se contenta d’attaquer Prachinburi (Situé non loin de son royaume), de prendre tous les habitants, et de retourner en sa capitale, sans aller plus avant.

 

 

On peut se douter que le roi Chakkrapat avait alors en cette première année de son règne des désirs de revanche.

 

La guerre contre Loveck en 1551.

 

De fait, le roi estimant que le roi d’Hongsawady n’avait nulle velléité contre son royaume pouvait assumer sa vengeance en attaquant le royaume de Lovek par terre avec une armée de 50 000 soldats en passant par Pattabong et par mer en réquisitionnant des bateaux dans les cités du Sud et en naviguant par l’estuaire de Phutthaimat pour entrer dans le canal de Choengkrachum. Le roi de Loveck sachant que l’avant-garde siamoise était à 10 sen (le sen faisait 40 mètres) de la capitale et la principale armée à 150 sen, était en mesure de constater qu’il n’était pas en mesure de défendre sa capitale.

 

 

Il envoya alors un message de paix au roi d’Ayutthaya marquant son respect et son admiration, et demandant son pardon pour son action guerrière à Pracinburi. Il le suppliait de suspendre son attaque pendant trois jours afin qu’il puisse rassembler des présents royaux pour rendre hommage au roi glorieux. Le roi d’Ayutthaya accepta et trois jours plus tard, le roi de Loveck avec ses deux fils les Prince Sutho et Suthan, rendit hommage et offrit les cadeaux lors d’une audience royale. Le roi Chakkraphat accepta l’offre de paix à la condition de la reconnaissance de sa vassalité, de restituer les habitants enlevés à Pracinburi et de pouvoir repartir avec ses deux fils en otage, qui seraient considérés comme ses propres fils. Arrivé à Ayutthaya, le Prince Suthan se vit même confié le gouvernement de Sawankhalok.

 

 

En 1556, Chakkrapat dut de nouveau intervenir au royaume de Loveck, mais cette fois-ci contre les Annamites qui avaient envahi Loveck, vassalité oblige.

 

En 1556, le roi Chakkrapat apprit par une dépêche que Loveck que le Prince Satha (Qui est-il ? L’un des frères des Princes Suthan et Sutho ?) avait obtenu l’aide des Annamites (Quel roi ? Quel général ?) qui avaient pris la capitale, et que durant le combat, le roi khmer (Nom ?), le père des Prince Sutho et Suthan, avait été tué. Il se vit contraint de réagir pour reprendre la capitale d’un royaume vassal. Le conseil des ministres lui suggéra de mettre à la tête de l’armée le Prince Suthan, alors gouverneur de Sawankhalok, arguant qu’il pourrait recruter plus facilement des soldats khmers. En audience royale, le Prince Suthan fut très réticent, son horoscope lui promettant une issue fatale, mais Chakkrapat passa outre lui rappelant qu’il était désormais le nouveau roi.

 

Le Prince Suthan est donc à la tête d’une armée de 30 000 hommes, et est secondé par Phraya Montri, le représentant du roi, par Phra Maha Thep, chargé des approvisionnements, et par Phraya Yao commandant des forces navales. Mais celles-ci du fait de vents contraires ne purent rejoindre l’armée terrestre à temps, alors près de Loveck. Elle crut bon d’attaquer de nuit sans son aide. Le Prince Suthan fut tué lors de la bataille par les Annamites (ce qui confirmait son horoscope), et l’armée siamoise fut mise en déroute.

 

 

Pour le moins, on peut remarquer que le récit est très lapidaire, mais est-il vrai ? Nous allons voir que d'autres sources étrangères peuvent non seulement raconter différemment, mais disent l'opposé.

Prenons une source khmère, comme par exemple celle de Sangha Op, racontant dans son blog :« L’histoire des rois khmers du XIV au XVIe siècles », la guerre menée par le roi Chakkrapat au Cambodge. Nous avons alors une autre date, une autre histoire, où le roi du Cambodge sort vainqueur.

 

 

On apprend qu’on est alors sous le règne de Baram Khantey Moha Chanreachea ou Preah Chanreachea (1516-1567), mais qu’à partir de 1516, le Royaume khmer était divisé militairement et politiquement en deux parties, l’Est et l’Ouest. Le fleuve du Mékong était la ligne de démarcation de cette division politique. L'Est était défendu par Sdach Kân et l'Ouest était sous le contrôle de Preah Chanreachea. Tous les deux se proclamèrent roi du Kampuchéa et se battirent pendant plus d’une décennie pour devenir l’unique maître du pays. En 1528, Preah Chanreachea quitta Pursat pour s'établir à Longveak (ou Loveck), sa nouvelle capitale victorieuse.

 

 

Plus loin, l’histoire se situe dans la salle du trône de Chakkrapat, où pendant le Conseil des dignitaires, le roi se plaint de Preah Chanreachea  qui a été couronné roi du Krong Kampuchea, et qui après sa victoire a oublié de lui envoyer des tributs pour le remercier de lui avoir lui prêté 5 000 hommes, des chevaux, des éléphants de guerre et des vivres pour combattre contre Sdach Kân, usurpateur du trône khmer, et qui depuis n’a donné aucune nouvelle.

 

 

Il déclare alors qu'il est temps de lui donner une leçon de politesse par une incursion militaire. Mais les ministres  lui conseillèrent de lui demander une explication préalable et de lui envoyer une ambassade pour lui rappeler ses promesses.

 

 

Devant les trois ambassadeurs siamois, le Roi khmer contesta la version du roi Chakkrapat, prétendit qu’il ne l’avait jamais aidé à gagner la guerre ; qu’au contraire, pendant les 9 ans où il avait été réfugié, il ne fit rien malgré ses demandes de l’aider à reprendre son trône. Il lui reprocha également le passé, les actions des rois siamois successifs qui ont pratiqué une politique d'expansion territoriale, et qui ont annexé beaucoup de territoires de son royaume. Bref, il conclut : « Il n'est donc pas question pour moi de reconnaître la suzeraineté du roi Preah chao Chakkrapat sur mon royaume ». Il fit écrire cela dans une dépêche qu’il remit aux ambassadeurs.

 

Preah Chanreachea se doutait de la réaction du roi d’Ayutthaya, aussi convoqua-t-il les membres de son Conseil de guerre pour leur dire de se préparer et de prendre les devants. « Je partirai à Pursat avec une armée pour empêcher les troupes siamoises de pénétrer en profondeur dans notre territoire ».

 

 

On peut remarquer que la chronique scénarise les événements en faisant parler tantôt Preah Chanreachea, tantôt le souverain siamois.

 

Revenons au royaume d'Ayuthia, écrit la chronique. Après avoir lu la lettre du roi khmer, le souverain siamois se mit en colère. Il ordonna à ses généraux de lever une armée pour envahir le Kampuchea. En 1530 ( ?), l'année du tigre, le jour faste, il marcha à la tête de ses troupes pour punir Preah Chanreachea. Arrivé au district de Neang Raung dans la province de Moha Norkor, l'avant-garde siamois fut interceptée et attaquée par la garde provinciale khmère. Mais, la bataille ne dura pas longtemps, car les effectifs de l'armée khmère,  5 000 hommes, ne firent pas le poids contre les ennemis en force de tsunami. Le gouverneur khmer se vit donc obliger de battre en retraite et rejoignit Preah chanreachea à Pursat avec le reste de ses troupes. Après la victoire, le Roi siamois entra dans la cité de Moha Norkor pour visiter les temples khmers.

 

 

Ensuite la Chronique raconte la bataille qui verra la victoire de Preah chanreachea, enfin une partie puisque Sangha Op avoue : « Nous ne connaissons pas le détail de cette bataille, parce que dans les documents de la pagode de Kompong Tralanh Krom, le livre n° 17, qui la décrit a disparu. En revanche, nous pouvons la connaître avec les documents déposés à la bibliothèque royale sous le numéro K – 53-3.

 

 

Mais là, nous avons une autre version pour la cause de la guerre, puisque celle-ci est provoquée par le refus de Preah Chanreachea d’envoyer des éléphants de guerre au roi siamois. (Nous n’allons pas reprendre ici le récit de la guerre, car ce serait trop long dans le cadre du blog et de plus celui-ci est quelque peu confus.)

 

 

On y apprend que le roi d'Ayuthia conduisait lui-même une armée de 90 000 hommes commandée par le prince khmer, Ponhea Ong, fils de l'ancien roi khmer, Preah Sérey Reachea (1471-1485). (Capturé lors d’une guerre, son fils Ponhea Ong, avait été adopté par le roi siamois et nommé gouverneur de Phitsanulok ) Un autre corps d'armée siamois de 50 000 hommes, était commandé par le général San, et avait débarqué à Kampot par voie maritime. (On peut remarquer les différences avec le texte des « Chroniques d'Ayutthaya » (Date, nom,etc.) )

 

 

Preah Chanreachea s’organisa pour faire face à cette invasion étrangère. En quelques semaines, il put former une armée de campagne de 200 000 hommes qui quitta Longveak pour aller s'établir à Pursat. Une autre mobilisation permis de créer un autre corps d'armée de 60 000 hommes qui fit face aux Siamois à Kampot.

 

Mais, alors qu’on s’attendait au récit d’une bataille, on apprend que Preah Chanreachea découvre que le chef militaire des Siamois qui occupe déjà la province de Moha Norkor (Siem Reap) n'est autre que Ponhea Ong, son cousin.

 

Il va alors proposer un duel à dos d’ éléphant à Ponhea Ong avec pour enjeu le trône de Loveck s’il gagne, et le retrait de ses troupes s’il perd. Il lui accorde aussi la possibilité de désigner un champion.

 

 

La chronique raconte alors le duel en deux pages env., avec la description des armes, des cuirasses, des ornements, la position du cornac, les paroles échangées entre les deux protagonistes, les manœuvres de combat  et comment fut tué Ponhea Ong.

 

 

Après la victoire de leur roi, les soldats khmers s’engagèrent dans le combat avec ferveur et les Siamois battirent en retraite et quittèrent le Kampuchéa.

 

Et Sangha Op rajoute : « Comme son grand père, le roi Ponhea Yat, Preah Chanreachea inscrivait son nom sur la liste des rois vainqueurs des Siamois », rajoutant que Chay Lieng, un illustre écrivain khmer s’inspirera de cette histoire victorieuse pour écrire un roman célèbre dans les années soixante, dont le titre est « Preah Chanreachea ».

 

 

Nous étions là dans le roman « nationaliste » où il s’agissait de montrer un roi khmer glorieux vainqueur des Siamois. Une version qui n’avait aucune relation avec les « Chroniques royales d’Ayutthaya » et qui ne comprenait nulle référence aux Annamites.

 

Avec Wikipédia, on est encore dans une autre histoire.

 

Le nom de Ang Chan 1er apparait avec des dates de règne différentes, voyez plutôt :

 

« Ang Chan Ier (né en1476- ou 486, mort en 1555 ou 1566), prince Ponhea Chan, roi du Cambodge de 1505 à 1555 ou de 1516 à 1566) sous les noms de règne de « Candaraja Rajadhiraja » en 1516 et de « Paramaraja II  » après 1559. (?)

 

Est-ce le même que celui présenté par Sangha Op « Baram khantey Moha Chanreachea ou Preah Chanreachea (1516-1567) ?

 

Le site

 

http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/Monarques%20du%20Cambodge/fr-fr/

 

apporte des éléments de réponse avec aucun doute exprimé sur les dates ( !) en rapportant que Ang Chan 1er ou Paramaraja II avait le nom personnel de Ponhea Chan ou Chan Rachaet et avait régné de 1516 à 1566. Toutefois il signale que Srei Neay Kan ou Parama Bupati (Nom personnel : Sdech Kan) a usurpé le pouvoir en 1512 et qu’il y eut une guerre civile entre Ang Chan 1er et Neay Kan entre 1516 et 1529.

 

 

Bref, si vous vous y retrouver, vous avez d'énormes facultés de compréhension !

 

Revenons à la version de Wikipédia des « relations » entre le roi Chakkrapat et le roi khmer. On peut noter que contrairement aux « Chroniques royales d’Ayutthaya », le roi khmer est nommé. S’il est difficile de se reconnaître dans les dates divergentes, il est dit que vers 1525 que  « Ang Chan Ier rejette la suzeraineté du Siam imposée à son père ce qui entraîne une réaction immédiate des Thaïs du roi Ramathibodi (1491-1529) qui envahissent le Cambodge et subissent une lourde défaite à proximité d'Angkor alors que les « Chroniques d’Ayutthaya » n’en disent mot .

 

 

Par contre Wikipédia confirme le raid dans la province de Prachin, mais qu’il situe en 1533 (Au lieu de 1549 pour les Chroniques d’Ayutthaya) et ensuite plus rien n’est en phase (Le prince Ponhea Ong, élevé au Siam depuis sa naissance, qui veut en 1534 se rendre maître du nord du Cambodge et, qui est tué près de Pursat avec 10 000 Siamois. Ensuite on évoque une menace d’intervention en 1549 du roi Chakkrapat d’Ayutthaya qui lui demande de lui envoyer un éléphant blanc en signe d'allégeance. Et puis c’est tout, on ne connaîtra pas la suite donnée.

 

 

Comme Wikipédia donne la source de « Bernard Philippe Groslier avec la collaboration de C.R. Boxer Angkor et le Cambodge au XVIe siècle d'après les sources portugaises et espagnoles », nous avons voulu savoir si nous pouvions y trouver des éléments intéressants susceptibles de nous apprendre des faits nouveaux. (3)

 

Déjà d’entrée, on apprend que les chroniques cambodgiennes n’ont été rédigées qu’au XIXe siècle à partir de traditions orales et de textes anciens préservées à Oudong. Chroniques qui ont été jugées sévèrement quand elles n’ont pas été rejetées en bloc par les historiens modernes, mais qui sont les seules dont nous disposons pour écrire l’histoire du Cambodge au XVe et XVIe siécle. (1431 à 1594). Trois chronologies sont proposées, celle de Gamier, d’ Adhemar Beclere et celle de Moura, qu’Etienne Aymonier et Georges Maspéro ont préférée.

 

La lecture est rébarbative, car les dates, les noms, les faits divergent souvent et concernent davantage les spécialistes et leurs querelles.

 

 

Pour notre sujet, on peut retenir un extrait qui nous dit que Ang Chan aurait repoussé les Siamois en 1510 (Garnier : 1540) qui avaient envahi la province d’Angkor. Il est dit ensuite que les Annales siamoises reconnaissent un raid cambodgien en 1431 (Nous avions vu 1449 dans les « chroniques d’Ayutthaya » !) sur la province de Prachin et que les Siamois auraient cherché leur revanche vers 1532 ou 1540 (Là, où nous avons lu 1551 dans « les chroniques d’Ayutthaya ») en envahissant le Cambodge par terre et par mer, troupes commandées par le prince cambodgien Phrea Ang, ou Ong. Ce fut une victoire complète pour les Siamois, alors que la version Moura, à l’inverse prétend que la victoire fut pour Ang Chan et qu’Ong fut tué près de Pursat en 1534. Garnier est aussi pour la victoire cambodgienne, mais date le fait en 1555.

 

Alors victoire ou défaite, c’est selon.

 

(« Les Chroniques royales d’Ayutthaya » évoquent bien un prince cambodgien à la tête d’une armé siamoise, mais il s’agit du prince Suthan pour une guerre qui a lieu en 1556 (Cf. Ci-dessus)

 

Et puis l’écrit part sur la redécouverte d’Angkor puis sur la succession de Ponhea Yat selon la chronique de Garnier, puis celle d’Ang Chan, puis la découverte du Cambodge par l’Occident, avec quelques tentatives des missionnaires portugais, puis on rappelle que des commerçants et des aventuriers portugais sont à Lovek dès 1553, peut-être avant, mais on sait peu de choses sur eux. Par contre à la fin du XVIe, certains vont exploiter les témoignages des aventures de deux héros, le Portugais Diogo Veloso et l’Espagnol Bias Ruiz. Diego Veloso qui dit avoir vécu 10 ans au Cambodge est né en 1559 (ou 1560) y serait arrivé vers 1580-81 …

 

Bref, les « les sources portugaises et espagnoles » ne sont d’aucune utilité pour notre période.

 

En ayant évoqué différentes sources, nous n'avons pas amélioré notre compréhension des guerres mené par le roi Chakkrapat contre les Khmers en 1551 et 1556 d'après les « Chroniques royales d'Ayutthaya », mais nous avons appris à nous méfier de tout récit historique.

 

 

 

NOTES ET RÉFÉRENCES.

 

(1) RH 28. INTRODUCTION AUX RÈGNES DU ROI CHAKKRAPAT (1549-1568) ET DU ROI MAHIN (1568-1569)

http://www.alainbernardenthailande.com/2018/03/rh-28.introduction-aux-regnes-du-roi-chakkrapat-1548-1568-et-du-roi-mahin-1568-1569.html

 

RH 29. EN 1549, LE ROI CHAKKRAPAT DOIT FAIRE FACE AUX ATTAQUES DES « ENNEMIS » BIRMANS ET CAMBODGIENS.

http://www.alainbernardenthailande.com/2018/03/rh-29.en-1549-le-roi-chakkrapat-doit-faire-face-aux-attaques-des-ennemis-birmans-et-cambodgiens.html

 

(2) Blog de Sangha Op : http://www.op-sangha.fr/:

Le blog est essentiellement en khmer avec quelques traductions en français. L’auteur précise en son avertissement, que le texte est inspiré des documents de M. Eng Soth, historien khmer, intitulé « Documents sur des héros khmers », publié en langue khmère dans les années 1970.

 

(3) Bernard Philippe Groslier avec la collaboration de C.R. Boxer, Angkor et le Cambodge au XVIe siècle d'après les sources portugaises et espagnoles, Presses universitaires de France, Paris 1958,

https://archive.org/stream/in.ernet.dli.2015.531059/2015.531059.angkor-et_djvu.txt

 

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