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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 13:14

 

PROLOGUE

 

Nous avons précédemment conté l’histoire d’amour de Phra Suthon (พระสุธน) et de Manora (มโนราห์) (1). Ils étaient, avions nous dit, la réincarnation dans leur nouvelles vie de Phrarotsén (ou Phrarot – พระรถเส่น -พระรถ) et de la belle Méri (เมรี). Cette histoire vient, comme la précédente, des tréfonds de la mémoire collective et fait l’objet d’une immense « littérature populaire » comme nous le verrons. Elle est parfois connue sous le nom de « légende des douze princesses » (nithan nangsipsongนิทานนางสิบสอง). Elle est tout comme la précédente répandue dans tout le légendaire de la région. Nous avons en outre la chance d’en avoir deux versions traduites par des érudits d’une époque où cette littérature n’était pas considérée avec condescendance : Auguste Pavie nous en a donné en 1898 une version khmère sous le titre « Les douze jeunes filles – Histoire de Rothisen » (2). Les illustrations dont il nous dote « ont été faites d’après les textes », probablement des gravures murales de temples. Louis Finot en 1917 dans son monumental article sur la littérature du Laos nous donne un excellent résumé de la version venue de la rive gauche du Mékong (3). L’un et l’autre ont eu connaissance de textes sur manuscrits de latanier provenant de collations tardives d’une tradition orale venue des tréfonds de la mémoire populaire et ont probablement la même origine, les textes provenant des Pannasajataka (ปัญญาสชาดก) bien antérieurs au bouddhisme.

 

Manuscrit siamois reproduit par Pavie  :

La version que nous vous donnons est la version thaïe qui ne diffère des versions khmères et laos que par les noms propres : Rothisen et Néang-Kangrey chez les Khmers, Phuthasen et Kankhari au Laos. Nous avons puisé dans quelques petits ouvrages de littérature populaire dont il nous est difficile de donner les références puisque tous publiés sans nom d’auteur-traducteur et sans références ISBN. Les versions sont toutes plus ou moins similaires.

 

 

L’ambiance est totalement différente de l’histoire plus édifiante des amours de Phra Suthon et de sa belle Kinari Manora. Si l’histoire repose également sur une histoire d’amour, elle baigne dans une abominable cruauté au sein du royaume des ogres féroces.

 

 

L’HISTOIRE

 

Il y avait autrefois un commerçant très riche. Il avait pour nom Non (นนท์). Il subit des revers de fortune qui le conduisirent à la plus extrême pauvreté. Lui et son épouse, Phrammani (พราหมณี) se trouvèrent dans l’impossibilité de nourrir leurs douze filles.

 

Les illustrations de ce chapitre sont extraites de l'oeuvre d'Auguste Pavie (2) :

 

 

Ils durent se résigner à les abandonner dans la forêt où elles errèrent en pleurant conduites par la plus jeune appelée Phao (เภา).

 

 

C’est alors qu’une géante nommée Santhamala (สันธมาลา) les rencontra, les prit en pitié et les adopta comme ses filles. Mais peu de temps plus tard elles se rendirent compte après avoir visité une grotte profonde au fond de laquelle se trouvaient des ossements humains que leur mère adoptive était en réalité une ogresse qui se repaissait de chair humaine. Elles décidèrent alors de s’échapper pour ne pas avoir à lui servir de garde-manger ce qui causa à l’ogresse une colère épouvantable.

 

 

En chemin elles rencontrèrent une jeune homme, le prince Phrarotsit (พระรถสิทธื) qui régnait en son pays. Il en tomba amoureux et les épousa toutes les douze. Tout le monde était heureux. Mais le malheur allait bientôt s’abattre sur eux comme la foudre. L’ogresse avait appris qu’elles étaient devenues les épouses du prince Rotsit. Elle se rendit alors dans son royaume et prit la forme d’une jeune fille superbe. Le prince en tomba alors éperdument amoureux et en fit sa première épouse.

 

 

Elle utilisa alors des artifices pour qu’elle puisse lui donner une fille appelée Méri (เมรี). Elle fit enfermer toutes les sœurs dans une grotte profonde après leur avoir fait arracher les yeux et ordonné qu’elles soient privées de nourriture jusqu’à ce que mort s’en suive.

 

 

Toutefois, elles étaient entrées déjà enceintes et durent manger leur progéniture pour survivre.

 

 

Seule Phao put cacher son fils qu’elle avait appelé Phrarotsén (พระรถเส่น). Celui-ci grandit. Ayant trouvé un artifice pour sortir de la grotte, il avait élevé un coq qui gagnait tous ses combats lui procurant des gains substantiels lui permettant d’aller nourrir dans le plus grand secret sa mère et ses tantes dans leur grotte.

 

 

Le roi en entendit parler et l’invita au palais où ils s’affrontèrent aux jeux de dés dans lesquels le monarque était particulièrement habile. Mais l’ogresse découvrit, ce qu’elle ignorait jusqu’alors, que douze les sœurs étaient encore vivantes. Elle imagina un stratagème : elle feignit une maladie et dit au roi que seul un certain fruit poussant dans le royaume des ogres pourrait la guérir. Seul Phra Rotsén - dont elle avait appris qu’il était en réalité le fils de Phao, car il ressemblait étrangement à sa mère -  était en mesure d’aller le chercher. Le roi céda à son caprice. Santhamala écrivit donc dans la langue des ogres une lettre à sa fille Méri qui vivait alors au royaume des ogres : « Si ce jeune homme arrive dans le royaume le matin, dévore-le le matin; mais s'il arrive dans la nuit, dévore-le la nuit ».

 

 

En chemin, Phra Rotsén rencontra un vieil ermite qui lui donna l'hospitalité. Il lui donna aussi un cheval volant et pendant qu’il dormait, le sage homme qui connaissait la langue des ogres modifia le sens de la lettre en remplaçant les mots « dévorer » par « épouser ».

 

 

Quand Phra Rotsén arriva au royaume des ogres il alla donner la lettre à Méri. Celle-ci après l’avoir lue tomba immédiatement amoureuse de ce beau jeune homme et l’épousa selon les instructions de sa mère. Ils vécurent alors heureux. Mais Phra Rotsén se souvenait de sa mère aveugle et de ses tantes toujours enfermées dans une grotte obscure. Méri lui avait appris qu’une pièce secrète du palais contenait les yeux de sa mère et de ses tantes.

 

 

Il l’endormit alors en lui faisant boire du vin drogué, s’empara des yeux des douze sœurs et repartit sur son cheval volant.

 

 

Lorsque Méri se réveilla, elle chercha son mari et le vit au loin dans les airs. Elle se transforma alors en géant, pouvoir qu’elle tenait de sa mère et qu’ont tous les ogres et le suivit en pleurant. Comme elle se rapprochait, Phra Rotsén lança un rameau magique qui transforma l'espace qui les séparait encore en un lac profond et une haute montagne. Voyant son mari s'échapper, Méri pleura de désespoir, lui demandant de s'arrêter. Phra Rotsén fut ému mais lui répondit qu’il reviendrait après avoir rempli sa mission et il s’envola la laissant en larmes au bord du lac. Arrivé dans son pays, il se rendit au palais, tua l’ogresse, se rendit dans la caverne pour replacer les yeux de sa mère et de ses tantes au moyen d’un onguent magique. Elles quittèrent la grotte pour revenir au palais retrouver leur rang.

 

 

Phra Rotsén préféra retourner vivre avec Meri qui l'attendait. Mais celle-ci était morte de chagrin et avait tant versé de larmes qu'elle était devenue aveugle. Avant sa mort, elle avait solennellement promis qu'elle suivrait Phra Rotsén dans chacune de ses futures réincarnations. Quand il arriva au royaume des ogres, il était trop part. Il mourut à son tour de chagrin en tenant le corps de sa femme dans ses bras en faisant la même promesse. Leurs âmes s’envolèrent ensemble jusqu’à leur prochaine renaissance où ils furent à nouveau réunis.

 

Dessin de Mademoiselle Amélie Strobino (2) :

 

 

LA DIFFUSION

 

 

Cette triste histoire a toujours une diffusion énorme. Elle est probablement beaucoup mieux connue des Thaïs que la littérature contemporaine dont les auteurs, aussi talentueux soient-ils, ne connaissent jamais de tirages dépassant les quelques milliers d’exemplaires (4). L’impact de cette littérature populaire a fait l’objet d’une étude en thaï en 2013 de Madame Nammon Yuin (น้ำมนต์ อยู่อินทร์) (5). Ces contes dans l’étude desquels elle inclut le nôtre sont – nous dit-elle - nés d'une tradition orale de situations d’abord récitées puis écrites sur des livres en feuilles latanier et ensuite diffusées d’abondance lors du développement de l’imprimerie sous les rois Rama IV et plus encore Rama V ce qui en a encore développé la diffusion.

 

Edition non datée (début du siècle dernier ?) : 

 

 

Ils se sont également répandus sous forme de pièces de théâtre, de ballets, de chansons

 

 

et ensuite encore via les nouveaux médias, cinéma et la télévision dès ses débuts.

 

Deux affiches de films : 

 

 

 

 

La multitude de ces formes de diffusion s’explique, nous dit-elle, car ces histoires correspondent tout simplement aux goûts populaires dont le merveilleux et le mystère ne sont jamais absents. Elle nous donne de toutes les formes de reproduction de ces œuvres une liste significative de leur impact, jusqu’à des jeux de carte (6).

 

 

Les formes audiovisuelles sont omni présentes sur Youtube, une chaine fort prisée des Thaïs, ce qui laisse à penser que ces histoires ne sont pas sur le point de tomber en désuétude. Il est impossible de faire l’inventaire d’une foultitude de petits livres de douze ou quinze pages : Pavie a traduit une version cambodgienne mais il nous donne la reproduction photographique du manuscrit de la même histoire en thaï qui fait sept pages. Le coût de ces petites brochures est dérisoire. Ils sont toujours, il faut le signaler, écrits dans un thaï très académique, ce ne sont pas des mangas encombrés d’onomatopées. Nous vous en donnons quelques reproductions ci-dessous.

 

 

LES ORIGINES ? MIGRATION DES MYTHES OU TRADITION PRIMORDIALE ?

 

 

Notre précédent article nous avait conduit à nous interroger – au vu de coïncidences au moins troublantes – sur les origines des mythes homériques et sur une possible interpénétration des deux cultures, la culture védique ou brahmanique et celle des Athéniens de l'époque hellénistique. Nous voilà ici dans le domaine des géants, des ogres et des ogresses. Nous connaissons les géants de la Bible, décrits dans la Genèse (7) dont la datation reste sujette à querelles d’experts (1500 ans avant Jésus-Christ ? Plus probablement 800 ou 900 ans avant Jésus-Christ ?). Sans être bienfaisants, ils ne sont pas toutefois malfaisants.

 

 

Nous allons retrouver le mythe homérique de Cronos dévorant ses enfants

 

 

et l'ogre Polyphème d’Ulysse, fils de Cyclope.

 

 

Les écrits homériques sont probablement de la même époque. Nous retrouvons les ogres des Contes de Perrault dont on ne sait trop dans quelles sources il a puisé, celui du Petit Pousset bien sûr mangeur de chair fraiche.

 

 

Ils savent aussi changer de forme tel celui, stupide, du Chat botté qui a le pouvoir,  tel Protée, de prendre une forme quelconque. Le Chat botté le mange après l'avoir mis au défi de se transformer en souris (8).

 


 

N’oublions pas le mythe du rameau d’or  magique de l’Énéide.

 

 

Ces curieux rapprochements observés, cette ressemblance foncière entre les mythes, les légendes, les contes, pourquoi nous apparaissent-ils partout si semblables, ont été le point de départ de fort érudites études. Ces histoires de fées, d’ogres et d'ogresses, ces monstruosités absurdes et cruelles se retrouvent aux quatre coins du monde. Viennent-elles d’un centre unique ou quelles furent leurs migrations ?

 

 

Nos contes siamois (ou laotiens ou cambodgiens) ont incontestablement une origine indienne datant de l’époque védique dont les écrits antérieurs aux écrits brahmaniques datent d’au moins 1500 ou 2000 ans avant Jésus Christ, beaucoup plus selon certains érudits indiens. De là sont-ils passés vers l’Est lors des grandes migrations indo-européennes que l’on date de 1800 ans avant Jésus-Christ, vers l’est en direction de l’Iran, l'Anatolie, le proche Orient, le monde celtique, Rome, la Grèce (9), la Germanie  et plus tard bien sûr vers l’Asie du sud-est lors de la diffusion missionnaire du Bouddhisme ?

A 272 - พระรถเส่น - เมรี - L’HISTOIRE DE PHRA ROTSÉN ET DE MÉRI : LA PRÉCÉDENTE VIE DE PHRA SUTHON ET DE MANORA – UNE LÉGENDE POPULAIRE DE LA THAÏLANDE

Mais quid du chemin qui aurait conduit ces mêmes contes en Afrique et en Amérique chez les Cherokees, dans de nombreuses tribus indiennes et en Amérique du sud ? Faut-il faire référence alors à la notion de tradition primordiale, connaissance universelle d'origine non-humaine, développée à l'époque contemporaine et en Occident par l'œuvre de René Guénon pour lequel la tradition primordiale est védique (10) ?

 

 

Nous croyons pouvoir appliquer à tous ces peuples et à toutes ces légendes ce qu’écrivait Philon de Biblos vers la fin du Ie siècle dans son fragment de Sanchoniaton disant des Grecs: « ils ont altéré et exagéré toutes les histoires anciennes, n'ayant cherché qu'à divertir par leurs récits, et dès lors ils ont dénaturé ces mêmes histoires. C'est de là qu'ils ont forgé des théogonies (récits mythologiques), des gigantomachies (combat de géants), des titanomachies (combats de Titans) et tant d'autres inventions sous lesquelles ils ont étouffé la vérité  » (11).

 

 

L’adéquation de ces vieilles légendes avec une quelconque vérité historique ou protohistorique reste toutefois à démontrer et ne l’a en réalité jamais été. Le meilleur sinon le seul exemple était celui de la découverte de Troie par Schliemann, amateur éclairé, qui fut persuadé d’avoir découvert le site de l’antique cité homérique. Les recherches contemporaines réalisées au début de ce siècle semblent démontrer qu’il n’y a pas corrélation entre les découvertes d’un conflit dont les traces subsistent et le récit rapporté par Homère ?

 

 

Nous en revenons aux conclusions de Madame Nammon Yuin selon laquelle ces histoires correspondent tout simplement aux goûts populaires des Thaïs dont le merveilleux et le mystère ne sont jamais absents.

 

 

NOTES

 

(1) Voir notre article A 271 « L’HISTOIRE DE PHRA SUTHON ET DE MANORA – UNE LÉGENDE POPULAIRE DE LA THAÏLANDE ».

(2) Auguste Pavie « Contes populaires du Cambodge, du Laos et du Siam » pp. 48-69, 1903.

 

 

Il s’agit d’un tirage à part extrait de « MISSION PAVIE INDO-CHINE 1879-1895 ÉTUDES DIVERSES – I - RECHERCHES SUR LA LITTÉRATURE DU CAMBODGE, DU LAOS ET DU SIAM », 1898. L’ouvrage a fait l’objet d’une réédition en 2016 (Éditions Ozanne - ISBN : 9782880864385) superbement illustrée par Amélie Strobino.

 

 

(3) Louis Finot « Recherches sur la littérature laotienne » In : Bulletin de l'Ecole française d'Extrême-Orient. Tome 17, 1917. pp. 133-135.

(4) Voir notre article 23 : « NOTRE ISAN : INTRODUCTION À LA LITTÉRATURE THAÏLANDAISE ? » : http://www.alainbernardenthailande.com/article-23-notre-isan-la-litterature-thailandaise-1-79537350.html

(5) น้ำมนต์ อยู่อินทร์ : พัฒนาการของนิทานจักรๆ วงศ์ๆ สู่ภาพยนตร์แนวแฟนตาซีในสังคมไทย In « The Journal » (Vol.9 n°1 de 2013, pp. 27-62 (phatthana kankhongnithanchakchakwongsuphapphayonnaeofaentasinaisangkhomthai -Développement des contes fantastiques dans la société thaïe et de leur narration  dans les films). L’auteur est maître de conférences en langue et littérature thaïe à l’Université Mahidol, département des arts libéraux.

(6) Nous avons ainsi relevé pour cette histoire aux moins deux films cambodgiens (Puthisen Neang Kong Rey en 1968 et Rithisen Neang Kong Rei  en 2000). Du côté thaï, nous ne sommes pas en reste : Phra Rotmeri rue Nangsipsong (พระรถเมรีหรือนางสิบสอง) - Phra Rotmeri (พระรถเมรี) de 1981  - de nombreuses pièces de théâtre (Lakon – ละคร) intitulées Nangsipsong (นางสิบสอง) en 1983, en 1987, en 2000, une autre intitulée Phra Rothasen (พระรถเสน) – des dessins animés, des spectacles de danses et de chanson.

(7) « Les géants étaient sur la terre en ces temps-là. Il en fut de même après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu’elles leur eurent donné des enfants, ce sont ces héros qui furent fameux dans l’antiquité » (Genèse VI)

(8) Il est probable que Perrault a puisé dans un vieux folklore initialement transmis par tradition orale bien antérieur à l’expansion du christianisme.

(9) On suppose que les Achéens indo-européens ont envahi la Grèce à cette époque et, ce n’est qu’une hypothèse parmi beaucoup d’autres, qu’Homère qui aurait vécu au VIIIe siècle avant Jésus-Christ aurait été originaire de Smyrne en Anatolie.

(10) Sans entrer dans le détail d’une littérature érudite qui est volumineuse, citons deux articles de l’orientaliste belge, Charles Martens : « L'origine des Contes populaires » In : Revue néo-scolastique, 1 année, n°3, 1894. pp. 235-262 et « L'origine des contes populaires (suite) »  In : Revue néo-scolastique 1 année, n°4, 1894. pp. 359-384. Les écrits de Guénon ne sont pas d’accès facile. Ceux de Georges Dumézil, ethnologue parlant à peu-près toutes les langues anciennes connues  (« Étude de mythologie comparée indo-européenne » publié en 1934) ne le sont pas moins.

(11) Cité par l'abbé Jules Corblet « Parallèle des traditions mythologiques avec les récits bibliques », 1845.

 

 

 

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