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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 22:07

 

 

Nous avons vu dans quelles conditions les Français quittèrent le Siam après l’échec de la double ambassade de Louis XIV, la mort du Roi Naraï et la révolution qui conduisit Phetracha sur le trône. Cette épopée siamoise a donné lieu, nous le savons aussi, à une abondante littérature : nous lui devons en particulier les souvenirs des participants directs, Chaumont, La Loubère, le père Tachard, l’abbé de Choisy, le chevalier de Forbin, Desfarges, mais aussi des missionnaires Van Vliet, Gervaise et Jacques de Bourges, le père jésuite d’Orléans. L’ambassade siamoise avait quant à elle passionné les mémorialistes de l’époque, le Duc de Saint-Simon ou le Marquis de Dangeau. Elle eut également les honneurs de la presse, celle « qu’il fallait avoir lu », le Mercure galant, ancêtre du Mercure de France devenu très rapidement mensuel.

 

Tout ce que la France compte d’érudits s’en faisait assurer le service et  entre 1678 et 1714 (Louis XIV mourut en 1715), 102 articles concerneront  directement ou indirectement cette épopée. Le « Journal des scavans » qui alors est annuel consacrera 5 numéros à l’aventure siamoise de 1687 à 1691.

 

 

Il nous a intéressé de savoir ce que les Français purent écrire sur le Siam entre leur départ massif jusqu’à une date que nous limitons à 1860, après qu’eut été signé le traité franco-siamois de 1856 changeant la donne et marquant le retour de notre pays en Asie du sud-est tout en suscitant une abondante production littéraire et journalistique. Nous bénéficions à ce sujet d’un fort bel article de Madame Sunanta Panyarith (1). Nos sujets se recoupent sans se contredire mais nous l’abordons d’une façon différente de la sienne.

 

Après le départ des Français

 

La politique étrangère de Louis XV se désintéressa de l’Asie, tournée vers l’Europe et l’Amérique et se termina par la désastreuse guerre de 7 ans  et la perte de notre colonie du Canada mais le maintien essentiel pour l’époque, de nos « îles à sucre » dans les Antilles,

 

 

de quelques comptoirs végétant aux Indes et des comptoirs du Sénégal en Afrique, destinés à fournir la main d’œuvre gratuite aux plantations de Saint Domingue.

 

 

Celle de Louis XVI sera également tournée vers l’Amérique et favorisera l’indépendance américaine par une guerre dont le coût ruina le pays.

 

 

La révolution empêtrera la France dans son bourbier révolutionnaire et n’aura pas de souci asiatique, ayant surtout à faire face à l’Europe coalisée contre elle. La république n’avait, comme on le sait, pas besoin de savants et encore moins d’explorateurs.

 

 

Bonaparte eut également à faire face à la coalition de l’Europe contre son pays. A-t-il eu un rêve asiatique ? Il l’a prétendu à Sainte-Hélène. Il est possible qu’après la campagne d’Egypte -un désastre militaire- il ait pensé que l’Inde n’était pas loin et qu’il aurait pu voler vers Damas, Alep, se joindre aux chrétiens de Syrie, aux Druzes et aux Arméniens et atteindre les Indes se prenant pour Alexandre le Grand. Ce rêve s’il a bien existé n'allait pas  jusqu’au Siam et s’est écroulé le 22 août 1799 lorsqu’il dut quitter piteusement l’Égypte après la Syrie dont la conquête lui aurait ouvert la route terrestre de l’Inde.

 

 

Sous le règne de Louis XVIII, la France panse ses plaies, retrouve le « concert des nations », engage une campagne victorieuse en Espagne en en 1823, une simple promenade militaire et joue un rôle décisif dans l'indépendance de la Grèce. Charles X par la prise d'Alger met fin à la peste de la piraterie barbaresque et à la traite des Blancs qui sévissaient depuis des siècles.

 

 

 

Les écrits du XVIIIe siècle

 

Nous n’avons rencontré que peu d’écrits sur le Siam et tous ne sont pas de bonne venue.

 

Engelbert Kaempfer, Hollandais qui passa deux mois seulement au Siam en 1689-1690 avant de partir pour le Japon fut traduit en français en 1729 et donne une brève vision du pays avant de consacrer le reste de son ouvrage au Japon.

 

 

En 1761, le 17e volume de l’ « Histoire générale des voyages » nous donne une bonne synthèse de l’histoire du pays au vu d’une solide compilation des écrits français du siècle précédent.

 

 

François Turpin avait écrit en 1771 un ouvrage en deux volumes probablement purement, honteusement et simplement plagiés d’un manuscrit que lui avait confié le vicaire apostolique du Siam, Monseigneur Brigot (2).

 

 

Nous avons parlé des âneries écrites sur le Siam dans l’«Encyclopédie » de d’Alembert dans une version de 1781. Signées du chevalier de Jaucourt, celui-ci, payé à la page pour rédiger des articles sur des sujets dont il ignorait tout ne donne comme source que le seul Kaempfer dont il n’avait probablement pas ouvert une page en signalant que les auteurs et mémorialistes du siècle précédent qu’il n’avait manifestement pas lus n’étaient pas dignes d’intérêt. Il y a dans l’Encyclopédie le meilleur et le pire. Jaucourt est le plus souvent responsable du pire (3).

 

 

Dans le 52e volume de son « Histoire universelle » publié en 1783, le mystérieux Psalmanazar consacre plus de 400 pages au Siam arrêtée en 1767 (4). Il s’agit d’un monumental ouvrage de compilation où nous retrouverons cités tous les mémorialistes du siècle précédent : Jean Struys que nous avons découvert il y a peu et bien d‘autres auxquels nous n’avons pas eu accès, le Portugais Mendez-Pinto et d’autres Portugais ou Anglais dont nous n’avons pas pu retrouver trace numérisée des écrits. Il écrit d’ailleurs non sans raisons

 

« … combien peu les Européens connaissent les autres nations et sont peu curieux de s’informer de l’état des arts et des sciences parmi elles … ».

 

Il est certes d’indigestes compilations, il en est de brillantes qui valent mieux que le plagiat !

 

 

Citons enfin, nous sommes aux débuts du XIXe siècle, les souvenirs de Georges Finlayson « Mission to Siam and Hue, the capital of Cochinchina – The years 1821-1822 ». Sa mission était à la fois diplomatique et naturaliste mais présent sur place et non compilateur, il put nous doter de judicieuses constatations. Son ouvrage  publié à Londres, ne semble pas avoir été traduit en français mais connu certainement un grand retentissement en France, objet de louanges dans la presse érudite de l’époque « Ce journal est un véritable trésor d'observations … » (5).

 

 

Tout au long du XVIIIe siècle, nous allons encore trouver 24 numéros du « journal des scavans » consacrés au Siam, essentiellement des rappels historiques ou des analyses de la littérature elle-même déjà consacrée à ce pays. Le rythme siamois ne s’est pas affaibli au Mercure de France ancien Mercure galant puisque nous  trouvons de 1715 à la fin du siècle environ trois douzaines de livraisons de la revue consacrées directement ou indirectement au Siam, rien d’inédit le plus souvent, mais des analyses des ouvrages littéraires que nous connaissons mais aussi un sujet sur lequel nous allons revenir, celui de « Missions ».

 

 

Les missions et leur retour.

 

Les Missionnaires écrivirent beaucoup sur le sujet après l’arrivée de Monseigneur de la Motte en 1662 marquant le début des Missions étrangères au Siam.

 

 

Il s’agit essentiellement de correspondances destinées au siège de Paris, comptes rendus des voyages, difficultés du développement de l’évangélisation, rapports avec les autorités locales, rapports avec les envoyés français des deux ambassades. Elles couvrent – des centaines de lettres -  la période allant jusqu’à la révolution de 1688 et les persécutions qui s’ensuivirent et la période postérieure à la persécution jusqu’en 1696 et ensuite de 1697 jusqu’en 1811. Ces documents souvent précieux car reflétant une vision lucide en dehors de tout souci « médiatique » restèrent toutefois confinés dans les Archives de la MEP de Paris jusqu’à leur publication à l’usage du public par Adrien Launay en 1929 seulement, en deux épais volumes, 1662-1696 et 1697-1811.

 

 

Ce n'est qu'avec Charles X, qui appuyait les missionnaires, que l'on vit  se multiplier l’intérêt pour les pays exotiques où ils exerçaient leurs activités. Après sa chute en 1830, la Monarchie de Juillet encouragea les voyages de circumnavigation et d'exploration sans être hostile aux Missionnaires et développa la curiosité pour les pays lointains. Mais si les Français s'intéressèrent à l'Egypte, à l'Afrique du Nord et à l'Océanie, ils ne s’intéressaient guère au Siam en dehors des routes maritimes vers ce qu’il restait de nos comptoirs des Indes. Nous n’avons plus d’Ambassade au Siam depuis longtemps. Sans que nous ayons l’intention d’écrire leur histoire, il n’existe en réalité aucune agence de presse. L'Agence Havas sera opérationnelle à partir de 1835 seulement, mais elle ne couvre que l’Europe et n’a ni les moyens ni l’intention de créer un bureau d’information à Bangkok. Tout ce que l’on trouve sur le Siam jusqu’en 1830, nous apprend Madame Sunanta Panyarith, est de seconde main : elle cite un article de Geoffroy Saint-Hilaire paru dans le Moniteur du 29 octobre 1829 qui annonçait l'arrivée en France de deux jumeaux siamois attachés par le ventre (6). Nous trouvons un article similaire dans « l’écho du monde savant » (7). Nous vous épargnons de citer les journaux français qui se firent l’écho de l’exhibition de cette double bête de cirque.

 

 

De notre côté, nous avons trouvé avec amusement rien de mieux que de nombreux articles du Figaro  (et de toute la presse parisienne) tout au long de l’année 1829 et des années suivantes consacrés à un indigeste mélodrame-ballet qui connut un phénoménal succès dans tout Paris pendant des années, « l’éléphant du roi de Siam » joué sur diverses scènes, sur un livret de Ferdinand Laloue, une musique de Degroot et des ballets d’un certain Honoré, tous bien oubliés. Il mettait en scène un éléphant dressé dont nous ne savons d’où il venait. Tout ce beau monde – bien qu’ayant joué devant la fine fleur de la société parisienne – est tombé dans un oubli qui semble mérité (8).

 

 

Plus sérieusement, le début du XIXe siècle vit toutefois apparaître plusieurs revues d'intérêt général qui ont certainement exercé leur influence sur la connaissance du Siam par le public érudit. Les Nouvelles Annales des Voyages du grand géographe Malte-Brun à partir de 1819 s’intéresse à la géographie et à l’histoire du monde entier.

 

 

Il consacre un premier article au Siam en 1825 suivi de plusieurs autres les années suivantes. Le « Bulletin de la société géographique de Paris » revue de voyages et de géographie parait à partir de 1822 et consacrera plusieurs articles au Siam.

 

 

La Revue des deux mondes qui s’intéresse à tout parait à partir de 1829 mais nous n’y trouvons pas d’article sur le Siam pour la période qui nous intéresse.

 

 

Nous voyons surtout apparaître les « Annales de l’association de la Propagation de la Foi » à partir de 1822 qui consacreront des dizaines de numéros aux missions de Siam, non seulement à leurs difficultés et leur progrès  mais aussi aux  considérations générales sur le pays.

 

 

Elles deviendront en 1834 les « Annales de la Propagation de la Foi » toutes aussi riches en nouvelles du Siam et pas seulement de ses missions, avec les correspondances personnelles des missionnaires à leur famille transmise à la revue, récits à thème des missionnaires, notes géographiques prises lors de tournées pastorales ou lors de reconnaissances en vue d'implanter une église, ou encore des monographies.

 

On pense à  Monseigneur Pallegoix en particulier arrivé au Siam en 1830 et dont nous connaissons le parcours. Il est permis de penser que ces revues bénéficièrent du soutien financier du gouvernement de Charles X, devenu d’une piété exemplaire après une jeunesse agitée et à partir de 1830 celui de la reine Marie-Amélie tout aussi pieuse que son époux Louis-Philippe ne l’était pas. Elles bénéficièrent aussi du versement par les fidèles de ce qui était un véritable impôt volontaire : payement de la place du missionnaire sur le pont du navire et redevance pour lui assurer « le manteau de l’apôtre et le pain noir du prophète, lui prépare un asile et lui permet d’avoir un tombeau ». Nous partageons en tous cas avec Madame Sunanta Panyarith la certitude que ce sont les missionnaires qui fournirent le plus grand nombre de renseignements sur le Siam dans la première moitié du XIXe siècle, ceux-ci   constituant  alors la majorité des Français s'y rendant. 

 

 

Le développement des relations maritimes dû à l’arrivée des bateaux à vapeur remplaçant les navires à voile incita peut-être les journaux à s’intéresser plus avant au Siam mais il n’y avait toujours pas de correspondants et les informations restaient rares.

 

L’arrivée de l’ambassade de Montigny, la signature du traité de 1856 entre la France et le Siam, le début de la conquête de l’Indochine en 1858 au motif de protection des Chrétiens martyrisés, le protectorat sur le Cambodge en 1867 marquant la politique engagée par Napoléon III en Asie-du-sud-est changèrent évidemment la donne. De nouvelles revues furent créées qui s’intéressèrent plus sérieusement au Siam. En 1859 Léon de Rosny crée la « Revue orientale et américaine »,

 

 

Edouard Charton crée le « Tour du Mondenouveau journal des voyages » en 1860, la première revue populaire surabondamment illustrée de gravures sur bois. Mais restons-en là puisque nous limitons notre propos à la date de 1860 consécutive au premier traité d’ « amitié » de 1856.

 

Les revues et les articles se multiplient, les ouvrages sur le Siam aussi. Il faut toutefois signaler que la plupart n’émanent pas d’observateurs directs. L’ouvrage de Monseigneur Pallegoix publié en deux volumes en 1854 est le fruit de son expérience depuis son arrivée au Siam 24 ans auparavant. Il avait d’ailleurs été précédé en 1853 par un « Mémoire sur la mission de Siam » dont le contenu déborde largement les limites du titre (9).

 

 

Les voyages de Mouhot, le découvreur d’Angkor, de 1858 à 1861, dont seize mois au Siam, autre témoin oculaire – nous ne débordons pas de notre limite temporelle – firent l’objet de notes et de dessins ramenés après sa mort par ses guides fidèles, mises en forme par son frère et publiées une première fois en anglais en 1864  sous le titre « TRAVELS IN THE CENTRAL PARTS OF INDO—CHINA (SIAM), CAMBODIA, AND LAOS ».

 

 

Il ne faut pas s’en étonner puisque son voyage avait été financé par la Société royale de géographie de Londres, ville où, marié à une anglaise, il vivait, après qu’il ait essuyé un refus du gouvernement français. Ils furent ensuite publiés en français d’en 1868 sous le titre « Voyage dans le royaume de Siam, de Cambodge, de Laos et autres parties centrales de l'Indo-Chine » après l’avoir été en plusieurs livraisons dans « Le tour du monde » de 1863.

 

 

Nous débordons un peu notre limite temporelle avec la « Notice sur le royaume de Siam » paru en 1867 d'Amédée Gréhan qui accompagnait Montigny lors des discussions sur le traité de 1856. Il y eut d’autres visiteurs et témoins oculaires mais plus tardifs, le Comte de Ludovic de Beauvoir, Doudart de Lagrée et Francis Garnier pour n’en citer que quelques-uns. Citons les Anglais, Crawfurd qui écrit en 1830 et Bowring qui écrit en 1857 mais visita le Siam quelques années auparavant.

 

 

Pour les autres, contentons-nous de citer Madame Sunanta Panyarith « …Quant aux autres livres, ils se contentèrent de pieusement citer et de dévotement reproduire le contenu des écrits publiés précédemment, ce qui conduisit à consolider dans l'opinion les images qu'avaient donné de la Thaïlande les auteurs antérieurs et à faire obstacle à leur renouvellement ; c'est ainsi que le même chiffre de population figurait sur des publications datées de 1854 et de 1868, comme si la démographie n'avait pas évolué en quatorze ans. La stabilité des images trouvait aussi sa source dans le fait que les auteurs de seconde main empruntaient beaucoup de leur matière aux publications anglaises. Or, comme celles-ci ne leur parvenaient qu'avec un certain retard, le décalage entre la de l'original et la citation qui en était faite enlevait à cette dernière toute valeur d'actualité… »

 

 

D’autres Français se rendaient au Siam, ce sont les marins et les commerçants. Ils ne nous ont laissé que fort peu d’écrits. Madame Sunanta Panyarith cite toutefois le cas d’un capitaine qui a publié dans les « Nouvelles Annales des Voyages » en 1820 (10). Les marins écrivent sur leur livre de bord mais rarement leurs mémoires. Quant aux commerçants, ils s’occupent de leurs livres de compte beaucoup plus que de nous décrire le pays où ils exercent leur négoce. Nous en avons un bon exemple, même s’il est tardif : Le traité de 1856 reconnut aux Français la liberté du commerce dont ils bénéficiaient en réalité plus ou moins déjà. Cette liberté sera confirmée par le traité de 1893 qui prévoiyait pour les Français, la possibilité d’installer des « établissements commerciaux » ou « agences commerciale » sur la rive droite du Mékong. Seront ainsi créés tout au long du Mékong d’amont en aval des établissements à Chiangkhan, Nongkhai, Saniabouri, embouchure du Namkhan, Mukdahan, Kemmarat et Pak moun (11). Ces établissements étaient « destinées exclusivement à faciliter la navigation commerciale ». On pouvait donc y trouver des dépôts de bois de chauffage  (sans rire !) et de charbon; des dépôts de matériel, tels que bois de charpente, fers, bambous, dynamite, etc. ; des magasins pour les marchandises en transit ; des logements pour les passagers et pour les équipages des pirogues et des chaloupes ; des logements et bureaux pour le personnel des Compagnies de navigation et des travaux publics ; des établissements commerciaux à la condition expresse qu'il ne s'y fasse aucun commerce de spiritueux, d'opium, d'armes et de munitions ». Ils ont de toute évidence fonctionné compte tenu du trafic commerciale sur le Mékong et de toute évidence encore généré des montagnes de documents administratifs, commerciaux, fiscaux et douaniers. Nous n’en avons trouvé trace nulle part. Pour les documents commerciaux, il en est une raison qui nous semble évidente, les commerçants, au-delà des délais de prescription (5 ans) se débarrassent tout simplement des documents qui les encombraient. Sur le plan administratif, fiscal et douanier, ces établissements dépendaient des circonscriptions voisines du Laos français. Leur activité a certainement également généré des documents dont nous ignorons totalement aujourd’hui dans quels fonds d’archives ils se trouvent ?

 

 

Restent enfin les diplomates mais ceux-ci ont été absents du Siam jusqu’à la signature du traité Montigny. Ils sont évidemment liés au devoir de réserve et à l’obligation de discrétion. Nous bénéficions toutefois de brèves généralités descriptives sur le pays non dépourvues d’intérêt, celles des consuls Heurtier et de Castelnau (12). La « Revue des deux mondes » publie les « Souvenirs d’une campagne dans l’Extrême-Orient » du diplomate E. du Hailly, ambassadeur de Napoléon III qui sont pour l’essentiel dans la seconde livraison un rappel historique des rapports franco-siamois bien ficelés, une bonne compilation, et une partie descriptive sans que les sujets « sensibles » y soient abordés (13). Rappelons enfin que l’ouvrage de Gréhan dont nous venons de parler est l’œuvre d’un diplomate.

 

 

Le développement des bateaux à vapeur a facilité l’arrivée des voyageurs curieux, c’est une évidence mais tout reste relatif. Le voyageur parisien doit quitter Paris pour Marseille, les trains mettent à cette époque au moins 12 heures. Il est conseillé de passer une nuit à Marseille pour surveiller l’embarquement des bagages (Le passager de 1ère classe a tout de même droit à 250 kilos). De là après de nombreuses escales, le navire conduira notre voyageur jusqu’à Singapour en 26 jours. Il en faut 29 pour atteindre Saigon. De Singapour, le voyage en « steamer » jusqu’à Bangkok prend de trois à quatre jours. Il en faut un ou deux de plus depuis Saigon. Il faut donc largement plus d’un mois pour atteindre Bangkok. Ces données sont celles d’un Guide Madrole de 1902 (14) mais n’oublions pas que le canal de Suez n’a été ouvert qu’en 1869.

 

 

Henri Mouhot quitta Londres le 27 avril 1858 et arriva à Singapour le 3 septembre pour atteindre Bangkok le 12. Il y a évidemment quelque progrès puisque l’abbé Choisy en particulier nous donne la chronologie de son voyage : départ le 3 mars 1685 et atteint la côté de Bangkok le 15 septembre.

 

 

L’obstacle de la langue : Une fois arrivé au Siam, le voyageur ordinaire se heurte à de nombreuses difficultés, avec la méconnaissance de la langue tout d’abord. Avant la publication des ouvrages de Monseigneur Pallegoix rien n’avait été écrit : sa grammaire est de 1850 en latin certes mais il est permis de penser que les voyageurs de cette époque connaissaient le latin, et son dictionnaire de 1854, fruits de 24 ans de travail.

 

Et pourtant pour pénétrer la réalité d'un pays il ne suffit pas d’avoir visité les villes et les lieux touristiques, encore faut-il sinon parler du moins comprendre sa langue et éventuellement la lire. L’apprentissage de la langue était un préalable nécessaire aux missionnaires qui débarquaient dans le pays. Tous apprenaient le thaï et beaucoup le pali, la langue sacrée des temples (15). S’il leur fut un temps interdit d’enseigner en thaï aux Siamois, c’est qu’ils en connaissaient la langue. Les voyageurs qui se cantonnaient dans les villes y trouvaient des citadins qui connaissaient une ou parfois plusieurs langue vernaculaires, le thaï bien sûr, le portugais, et de plus en plus l’anglais privilégié par les rois successifs. Ces voyageurs ne pouvaient avoir de contacts qu’avec une minorité parlant une autre langue que le thaï, essentiellement celle qui parlait anglais. Quant aux voyageurs qui pouvaient s’intéresser aux contacts avec la population, il leur fallait utiliser les services d’interprètes, passant par exemple du français au portugais que certains connaissaient, le truchement passant à son tour du portugais au thaï. Ce fut le cas des ambassades, mais l’incertitude était telle que tous les traités passés avec le Siam, que ce soient les Anglais ou les Français prirent soin de préciser qu’en cas de difficulté d’interprétation, seule la version anglaise ou française ferait foi.

 

 

Ce sont encore les missionnaires qui vont nous donner une leçon de modestie que l’on trouve rarement chez les voyageurs et encore moins lorsqu’ils sont devenus des touristes :

 

 

Ainsi  le père Picot, des Mission étrangères qui invité à loger dans une maison appartenant au gouverneur de Trang nous confie :« J'acceptais cette invitation pour être plus à portée des personnes que je voulais voir et connaître » (16). 

Le père Pierre Clémenceau, des Mission étrangères, arrivé au Siam à la fin de l’année 1831 écrit à ses parents, parlant de la population : «  En France, où presque tout le monde est chrétien, on ne se fait pas une idée du malheureux sort des pauvres idolâtres ; pour le bien connaître, il faut avoir passé parmi eux plusieurs années … » (17).

Monseigneur Jean-Paul Courvézy, des Mission étrangères, arrivé au Siam dans le courant de l’année 1832 écrit dans une très longue lettre du 27 mai 1833 « Je suis trop peu de temps ici, pour pouvoir vous écrire des choses intéressantes et curieuses du pays; je vois que rien n'y ressemble à ce qui est en Europe » (18).

                                                

 

Il est aussi l'obstacle purement géographique qui sera surmonté par les missionnaires : L’ouvrage de Mouhot débute par cette citation de Malte-Brun (19). : « Les vastes régions qui sont sous la qui figure d'une double péninsule, s'étendent entre le golfe du Bengale et la mer de Chine, ne sont guère connues que par leurs côtes, l'intérieur présentant un champ de conjectures inutiles et fastidieuses ».

 

Beaucoup de voyageurs – la plupart - n'ont connu du Siam que des zones géographiques limitées, les villes et essentiellement Bangkok. Rarissimes sont ceux qui pénètrent dans le pays intérieur, le pays réel dont 90% de la population est paysanne. Dans les villes, on rencontre des citadins et probablement beaucoup plus de Chinois que de vrais Thaïs. Les trajets des voyageurs furent et restent une arrivée à Singapour, plus facile à atteindre que Saigon et ensuite la voie de mer jusqu’à Pak-Nam et Bangkok ou la voie de terre le long de la péninsule malaise. Le point d’arrivé reste Bangkok. Une fois dans la capitale, les visites obligées concernent évidemment les cités historiques qui en sont proches, Ayutthaya ou  Chantaburi.

 

 

Isabelle Massieu a ainsi visité le Siam, tapis rouge déroulé, accueil officiel à Bangkok, accueil non moins officiel au palais royal de Huahin, huit jours au Siam avant de rejoindre Singapour pour continuer son périple. De retour en France, après le voyage entrepris au Tibet (courageusement et peut-être à la recherche du Yéti ?) Isabelle Massieu multipliera les conférences ou les articles devant toutes sortes de sociétés savantes concernant en particulier sa connaissance approfondie du Siam sur lequel elle émet de très doctes considérations fruit d’un séjour d’une semaine (20).

 

 

Si un long séjour ne garantit pas avec certitude le sérieux d’un récit, il faut tout de même admettre que ce ne sont pas ceux dont le séjour avaient été le plus bref qui émettaient les plus judicieux.

 

Que valent ces témoignages qui laissent à penser que les villes du Siam sont séparées par des espaces sans intérêt ?

 

 

Mouhot par exemple en bon naturaliste s’est intéressé à la nature encore sauvage qu’il traversait, fréquenté des auberges sordides, subit des incidents de route et pu se faire une opinion directe sur la réalité siamoise. Mais plus qu’un simple voyageur, il était un véritable explorateur chargé d’une mission officielle par les Anglais qui dura trois ans dont la moitié passée au Siam.

 

 

Il faut bien dire en effet à la décharge des visiteurs temporaires que les difficultés pour circuler à l’intérieur du pays rendaient bien évidemment toute exploration difficile voire impossible en saison des pluies : Absence de route mais chemins de terre impraticables en saison des pluies, circulation en char à bœuf, moins vite qu’un homme au pas, ou en barge sur les cours d’eau. Nous savons qu’il y a à peine un siècle, alors qu’il y avait déjà une infrastructure routière et ferroviaire, pour aller seulement visiter Phimai, site khmer majeur de la Thaïlande, il fallait depuis Bangkok au moins 10 jours  (21).

 

Citons, bien qu’il ait été exceptionnel, le voyage du Major Seidenfaden : Nous sommes en 1907. Le Siam vient de céder à la France une partie de ses provinces Cambodgiennes. Battambang, Siemréap et Sisophon  Il faut rapatrier au Siam le vice-roi Phraya Chum Apaiwong Katthathorn. Depuis Battambang jusqu’à Prachinburi où le prince doit s'installer, il y a environ 300 kilomètres. La voie de terre est choisie, 22 cours d’eau sans ponts seront à traverser dont la plupart n’étaient pas guéablespar ce convoi exceptionnel de 1700 chars à bœufs transportant tous les impedimenta du souverain. Tous les chars à bœufs durent, un par un, être descendus à la force des bras avec des cordes jusqu'au fond et remorqués de la même façon sur l’autre rive. Il fallut parfois construire des ponts de fortune (22).

 

 

 

Ces obstacles ne repoussèrent toutefois pas les missionnaires, déjà présent à Bangkok, dans tout le delta du Maenam, Ayutthaya, Chantaburi, Petriu, Trang, Korat, Ubon, Nakonchaisi, Kalasin, Sakonnakhon allèrent jusqu’à Chiangmai, Chiangrai et les tribus karens de la frontière birmane. Ces déplacements que nous faisons aujourd‘hui avec facilité, dans la première moitié du XIXe siècle bien peu de voyageurs les accomplirent, quelques explorateurs, de hardis commerçants souvent aventuriers et beaucoup de missionnaires.

 

 

Que devons-nous conclure de ces explications ?

Les voyageurs

 

Les voyageurs ne font que passer sans avoir tous les scrupules et l’humilité de Monseigneur Courvézy. Certains nous rappellent curieusement ces touristes qui ne sont plus des voyageurs et qui, après un séjour organisé traditionnel de trois semaines, Bangkok, Ayutthaya, Chiangmai, Pattaya éventuellement et les « îles paradisiaques du sud » reviennent en France pérorer sur la Thaïlande au vu le plus souvent d’extrapolations et de généralisation hâtives.

 

 

A cette époque l’exotisme était à portée de main, des crocodiles dans la Chaophraya, des éléphants partout, des oiseaux multicolores, plus intéressants que les êtres humains avec lesquels tout contact est impossible.

 

Les explorateurs

 

Sur la période qui nous concerne, le seul explorateur est Henri Mouhot qui nous expose clairement l’objet de son voyage « ... Étudier les meurs intéressant de toutes les créatures dont Dieu a parsemé la surface du globe ».  La question du langage ne se posera pas, il nous dit « L'un de mes domestiques était Cambodgien, l'autre Annamite, chrétiens tous deux et connaissant quelques mots de latin et d'anglais, qui, joints au peu de siamois que j'avais déjà pu apprendre, devaient me suffire pour me faire généralement comprendre ».  Nous savons aussi que les contacts avec les indigènes chrétiens seront facilités puisque ceux-ci connaissent le latin que leur ont appris les missionnaires qui ont eux-mêmes appris le thaï.  Jusqu’à sa mort en 1861, il arpentera le Siam, le Cambodge et le Laos souvent à pied. Sa description de la société siamoise, depuis le roi, la haute administration, les mandarins et le « menu peuple » est instructive. Toutes ses explorations portent sur des terra incognita pour les Européens. Les sciences naturelles lui sont chères, ses trouvailles sont surabondantes bien qu’elles excèdent nos compétences. Lui aussi nous dit :«  On a répété souvent que l’on ne peut pas juger d’un pays où l’on a fait que passer ; que ceux-là seuls pourraient le faire qui y ont séjourné longtemps ». Modeste aussi, quand il ne sait pas, il le dit et fait référence à Monseigneur Pallegoix qu’il a rencontré à Bangkok et qui lui a permis de rencontrer le roi, et de temps à autre à Bowring sur les questions historiques. Son apport à la connaissance du Siam « profond » est fondamental pour les Thaïlandais d’aujourd’hui eux-mêmes même s’ils lui reprochent une vision trop superficielle du bouddhisme et d’avoir fréquenté plus volontiers les gens du peuple et les Missionnaires que l’élite cultivée partout où il allait. Il est incontestablement l’un des rares témoignages de la société siamoise de cette époque peut-être plus précieux que les documents primaires thaïs. Ses illustrations dans « Le tour du monde » de 1893 sont pour les thaïs eux-mêmes des documents exceptionnels, l’usage des illustrations photographiques ne se répandra que quelques dizaines d’années plus tard (23).

 

 

Les commerçants

 

Nous en avons dit quelques mots plus haut. Le commerce français n’a jamais prospéré au Siam et les efforts de « la Compagnie française des Indes orientales » furent un échec certain après le bref épisode franco-siamois au temps du roi Naraï. Qui d’autre qu’un aventurier peut venir faire du négoce en ce début du XIXe siècle au Siam surtout face, ou en concurrence, avec les Anglais et les Hollandais qui sont des mercantis dans l’âme ? Nous en avons un magnifique exemple avec « le roi des Sédangs » qui, quelques années plus tard il est vrai, tout en s’autoproclamant roi se livra à toutes sortes de trafics, or et métaux précieux, armes, et opium (24). Qu’il nous soit permis de citer ce que disait Louis-Ferdinand Céline sur ces commerçants des colonies même s’il y a son grain de perfidie favori (25). Ces commerçants-là n’écrivent pas leurs souvenirs.

 

 

Les diplomates et les fonctionnaires.

 

Nous en avons dit quelques mots. En dehors de la correspondance purement interne, ils nous ont dotés de quelques ouvrages, celui de Gréhan en particulier, intéressant tout en restant dans le langage diplomatique et d’ailleurs publié 10 ans après la fin de sa mission officielle.

 

 

Nous connaissons une notable exception, elle est tardive, celle de ce jeune diplomate, Raphaël Réau, présent au Siam entre 1894 et 1900. La correspondance avec sa famille a été publiée par son petit-fils en 2003.

 

 

Nous lui avons consacré trois articles (26). Il a appris la langue, il a voyagé, ses souvenirs, quoique trop souvent empreint de l’incontestable forfanterie d’une jeune fonctionnaire, ne sont pas sans intérêt. Ses rapports vénaux avec les Chinois de Bangkok ne le font toutefois pas échapper aux malveillantes observations de Céline sur les fonctionnaires coloniaux associés aux commerçants (25).

 

 

Les missionnaires

 

Ils occupent de toute évidence une place à part. Ils sont d’abord les plus nombreux, des dizaines et des dizaines sur notre période sont venus au Siam. Les motifs qui les conduisent à faire ce long voyage n’ont rien à voir avec ceux des autres visiteurs, ils suivent le conseil du Christ et viennent, abandonnant père et mère, « évangéliser les nations » et – autre but fondamental des Missions étrangères – créer autant que faire se peut un clergé local. Ils viennent au Siam pour y vivre et y mourir, nul espoir de retour. Ils ont appris la langue et sont en contact avec la population souvent la plus misérable, esclaves compris (26). Ils n’ont aucune appréhension à affronter ce qu’a connu Mouhot et pire encore puisque beaucoup ont payé de leur sang. Enfin, ils écrivent beaucoup. Est-ce à dire que cette correspondance, soit avec leur famille soit avec la hiérarchie, soit entre eux de mission à mission mérite mieux que celles des autres écrivains dont nous venons de parler ? Bien évidemment non. Mais si une lettre de deux pages peut être plus intéressante qu’un prétentieux discours en un volume, certaines ont été publiées : celles publiées par Launay en 1929 sont essentiellement d’ordre administratif interne mais n’ont pas fait l’objet d’une étude synthétique et analytique à ce jour. Les correspondances publiées dans les Annales ne sont qu’une infirme partie de celles qui somnolent dans les Archives des Missions étrangères puisque, nous apprend leur site, elles contiennent des milliers de documents inexploités, 600 mètres linéaires d’archives dont une partie doit concerner le Siam (28).

 

 

NOTES

 

(1) Sunanta Panyarith «  « La Thaïlande dans les publications françaises du début du XIXe siècle » In : Revue française d'histoire d'outre-mer, tome 72, n°267, 2e trimestre 1985. Celle-ci est l’auteur d’un mémoire universitaire « La Thaïlande devant l'opinion française de 1900 à 1909 ». Tours, 1974,  et d’une thèse de doctorat « Le Siam dans l’opinion française 1815-1868 » Paris, 1980

 

(2) Voir sur le site des archives des Missions étrangères

https://archives.mepasie.org/fr/fiches-individuelles/brigot

 

(3) Voir notre article A 43. « L'Encyclopédie, Voltaire et le Siam ».

http://www.alainbernardenthailande.com/article-a-44-l-encyclopedie-voltaire-et-le-siam-83570407.html

 

(4) On sait peu de choses sinon rien sur Georges Psalmanazar, probablement le pseudonyme d’un Français né dans la région d’Avignon qui édita ensuite depuis Londres et sur souscription une monumentale histoire universelle en 126 volumes manifestement une œuvre collective dont tous les tomes n’ont pas la même qualité.

 

(5) « Bulletin de la société de géographie » janvier et février 1826.

 

(6) « Le Moniteur universel » fut longtemps l’organe officiel du gouvernement français. Nous n’y avons pas accès puisque la numérisation sur Gallica, le site de la Bibliothèque nationale est partiellement verrouillée, on ne sait pourquoi.

 

 

(7) Journal du 4 décembre 1835

 

(8) La première mention est du 6 juillet 1829.

 

(9) Il a fait l’objet de tirages à part mais fut publié dans les « Annales de la propagation de la foi » volume 26 de 1854, pp. 13-47.

 

(10) Année 1820, volume 4 mais la livraison concernée n’est pas numérisée et nous n’avons donc pas pu la consulter.

 

(11) Voir « Annuaire générale de l’Indochine française » de 1907.

 

(12) « Nouvelles annales de voyage » tome III de 1859, pp 225-232.

 

(13) Numéros des 15 août et 15 septembre 1866, pp 383-411.

 

(14) Claudius Madrolle « De Marseille à Canton, guide du voyageur - Indo-Chine, canal de Suez, Djibouti et Harar, Indes, Ceylan, Siam, Chine méridionale » publié par le Comité de l'Asie française 1902.

 

 

(15) Voir dans le « Bulletin de la société des Missions étrangères de Paris » de 1939 l’article signé « Un missionnaire » : « L’étude de la langue indigène en mission ».

 

(16) « Annales de l'Association de la propagation de la foi » tome 6 de 1825 pp. 72-82.

 

(17) « Annales de la Propagation de la Foi », tome 16 de 1844, p. 279.

 

(18) «  Annales de la Propagation de la Foi », tome 7 de 1834, pp. 390-396.

(19)  Citation extraite – nous dit-il - du « précis de la géographie universelle », livre CLI édition, 1813.

 

(20) Voir notre article A 192 – « A LA DÉCOUVERTE DU SIAM PAR MADAME MASSIEU, UNE « AVENTURIÈRE FRANÇAISE » DE LA FIN DU XIXÈME » « http://www.alainbernardenthailande.com/2015/08/a-la-decouverte-du-siam-par-madame-massieu-une-aventuriere-francaise-de-la-fin-du-xixeme.html

 

(21) Voir notre article INSOLITE 15 « UNE EXCURSION A PHIMAI … IL Y A UN SIÈCLE ».

http://www.alainbernardenthailande.com/2017/01/insolite-15-une-excursion-a-phimai-il-y-a-un-siecle.html

 

(22) Voir notre article «  LA « LONGUE MARCHE » D’ERIK SEIDENFADEN, DANOIS GENDARME ET ÉRUDIT AU SERVICE DU SIAM »

http://www.alainbernardenthailande.com/2016/11/la-longue-marche-d-erik-seidenfaden-danois-gendarme-et-erudit-au-service-du-siam.html

 

(23) Voir le mémoire de maitrise de Mademoiselle Waraporn Kor Sri Suwan « La société Thaïe et les Siamois au milieu du XIXe d’après Henri Mouhot », Université Silpakorn, 2002.

Mouhot mourut à 35 ans sans avoir accompli tous ses projets de voyage, victime d’épuisement, marche, climat, moustique, sangsues, nourriture locale sans avoir pu retourner dans son Jura natal « vivre entre ses parents le reste de son âge ». Notre ami Jean-Michel Strobino lui a consacré deux articles :

INVITÉ 2 « HISTOIRE DE LA SÉPULTURE D’HENRI MOUHOT ET DE SON MONUMENT FUNÉRAIRE 1861-1990 » :

http://www.alainbernardenthailande.com/2015/07/histoire-de-la-sepulture-d-henri-mouhot-et-de-son-monument-funeraire-1861-1990.html

INVITÉ 2 (SUITE) « Le MONUMENT FUNÉRAIRE D’HENRI MOUHOT VU PAR LE « BANGKOK POST »… RENDONS À  CÉSAR CE QUI APPARTIENT  À  CÉSAR »

http://www.alainbernardenthailande.com/2018/04/invite-2-suite-le-monument-funeraire-d-henri-mouhiot-vu-par-le-bangkok-post-rendons-donc-a-cesar-ce-qui-appartient-a-cesar.html

 

 

(24) Voir notre article « UN FRANÇAIS, « MARIE Ier », ROI « IN PARTIBUS » DES MOÏS ET DES SÉDANGS, « GLORIA IN EXCELSIS MARIA » !

http://www.alainbernardenthailande.com/2016/10/un-francais-marie-ier-roi-in-partibus-des-mois-et-des-sedangs-gloria-in-excelsis-maria.html

 

(25) « Dans cette colonie de la Bambola-Bragamance, au-dessus de tout le monde, triomphait le Gouverneur. Ses militaires et ses fonctionnaires osaient à peine respirer  quand il daignait abaisser ses regards jusqu’à leurs personnes. Bien au-dessous encore de ces notables les commerçants installés semblaient voler et prospérer plus facilement qu’en Europe. Plus une noix de coco, plus une cacahuète, sur tout le territoire, qui échappât à leurs rapines. Les fonctionnaires comprenaient, à mesure qu’ils devenaient plus fatigués et plus malades, qu’on s’était bien foutu d’eux en les faisant venir ici, pour ne leur donner en somme que des galons et des formulaires à remplir et presque pas de pognon avec. Aussi louchaient-ils sur les commerçants. L’élément militaire encore plus abruti que les deux autres bouffait de la gloire coloniale et pour la faire passer beaucoup de quinine avec et des kilomètres de Règlements ».

 

 

(26) Voir :

144. « Raphaël Réau, Jeune diplomate français au Siam. (1894-1900) »

http://www.alainbernardenthailande.com/article-144-raphael-reau-jeune-diplomate-au-siam-1894-1900-123941699.html

145. « La vision du Siam de Raphaël Réau, jeune diplomate français à Bangkok. (1894-1900) »

http://www.alainbernardenthailande.com/article-145-la-vision-du-siam-de-raphael-reau-jeune-diplomate-fran-ais-a-bangkok-1894-1900-123999177.html

A 200 - « QUELQUES COMMENTAIRES À PROPOS DE RAPHAËL RÉAU, JEUNE DIPLOMATE QU SIAM (1894-1900) »

http://www.alainbernardenthailande.com/2015/12/a-200-quelques-commentaires-a-propos-de-raphael-reau-jeune-diplomate-au-siam-1894-1900.html

 

(27) « … religion de cardeurs, de cordonniers et de foulons, les plus ignorants et les plus rustiques de tous les hommes » écrivit Celse cité par Origène dans son traité « Contre Celse ».

 

(28) https://archives.mepasie.org/fr/decouvrir-nos-fonds/manuscrits :

1) « Un premier ensemble de 1303 volumes d'archives anciennes (de 1660 à 1940) contient des lettres reliées des missionnaires classées par missions ou thèmes (ex : séminaire, voyages, procure de Rome, etc.) et par ordre chronologique. La plupart des registres disposent d'une table analytique réalisée par le P. Launay qui décrit chaque lettre contenue dans le volume ».

2) « Un deuxième ensemble rassemble majoritairement des lettres, cette fois-ci non reliées et classées par ordre alphabétique par nom de missionnaires et par mission ».

 

 

 

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