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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 22:18

 

Ou Somdet Maha Tammarachathirat 1er (Somdet Phra Sanphet I) สมเด็จพระมหาธรรมราชาธิราช (สมเด็จพระเจ้าสรรเพชญ์ที่  (1569-29 juillet 1590 ?)

 

 

Nous venons d'apprendre dans l'article précédent que le royaume d'Ayutthaya tombait fin septembre 1569 après 9 mois de combats menés par le roi birman d'Hongsawadi Bayinnaung, avec la participation siamoise très active de Maha Thammaracha, alors Prince de Phitsalunok. Cette chute entrainait  la capture du roi Mahin et de toute la famille royale ainsi que celle de tous les habitants de la capitale, l'annexion du royaume et l'intronisation de Maha Thammaracha effectué par le roi birman  comme le nouveau roi du royaume d'Ayutthaya. Il avait alors 54 ans. (D'autres sources disent 52 ; Son fils Naresuan 14)

 

 

 

« Les royales chroniques d'Ayutthaya » en son chapitre trois vont consacrer 45 pages à son règne, en remarquant que sur 51 scènes, 12 sont centrées explicitement sur Naresuan sans compter les multiples autres occurrences. Il est vrai que Naresuan sera celui qui va reconquérir l'indépendance du royaume d'Ayutthaya  en 1584 et qui depuis, est devenu une légende et un héros national. (Cf. Nos articles (1)) Nous avons déjà consacré trois articles à son règne. (Cf. (2))

                                                 

 

La 1e scène  a pour titre l'exil et la mort du roi Mahin.  Elle nous rappelle que le roi d'Hongsawadi, après avoir intronisé le roi Thammaracha, avait pris soin d'ordonner à Phra Sunthon Songkram de rester auprès de lui comme « conseiller » et de demeurer dans la capitale avec trois mille soldats pour en assurer la défense.

 (Vous vous en souvenez, Phra Sunthon Songkram et Phraya Chakkri et  le Prince Ramesuan, fils du roi Chakkarapat, avaient été emmenés en otages à Hongsawadi,  après la 3ème guerre contre les Birmans, dite « Guerre pour 2 éléphants blancs ». Cf. Notre article RH 32.)

 

 

 

 Après l'intronisation, le roi d'Hongsawadi demanda au nouveau roi Thammaracha, d'aider le roi Mahin à réunir toutes ses concubines, servants et possessions. Puis le roi d'Hongsawadi, en procession, prit le chemin de Kamphaenphet, mais quand ils atteignirent la frontière à Khraeng (?), le roi Mahin se sentit mal; Lakwaithammu (?) alla informer le roi de Hongsawadi. Celui-ci lui envoya ses médecins en leur disant « Si le roi Mahin trépasse, vous serez puni de mort». Le matin suivant, le roi de Hongsawadi lui rendit visite et lui dit «Faites un petit effort pour prendre les médicaments et quelque nourriture. Ne perdez pas courage, nous partirons ensemble». Le roi de Hongsawadi campa 18 jours (ou 12, c'est selon ) mais le roi Mahin mourut. Le roi de Hongsawadi entra dans une vive colère et ordonna que les douze médecins, birmans, thaïs et môns soient punis. Après la cérémonie de la crémation royale, le roi de Hongsawadi choisit une escorte de gardes birmans, môns et laos pour ramener les cendres du défunt, ses concubines et tous ses biens jusqu’à Ayutthaya. Puis il rentra à Hongsawadi.

 

Le nouveau roi Thammaracha allait alors réorganiser son royaume et procéder aux nouvelles nominations. (30 lignes leur sont consacrées)

 

Le roi Thammaracha, prit conseil (moines avisés, professeurs brahmanes) pour former son gouvernement (ministres, conseillers en intégrant des membres de la famille royale et des nobles expérimentés). Les Chroniques donnent le nom de quelques-uns, comme celui connu de Phra Sunthon Songkram (Déjà auprès du roi Chakkrapat) et n'hésita pas à reconduire certains en leur fonction, comme Phra Si Akkarat, ministre du Trésor. Il en promut d'autres en leur donnant un titre supérieur ((Khun, Luang, Phra, Phraya). Et Il réorganisa l’armée et les Provinces. Il procéda à la désignation des nouveaux chefs militaires, des gardes royaux, des hauts fonctionnaires nobles et civils ; Et enfin, il nomma des nouveaux chefs (Ou rois) aux cités et/ou royaumes « frontières ».

 

 

Le royaume en voie de réorganisation doit faire face, dès le début du règne, à une guerre menée par le royaume de Lawaek (Cambodge) en 1570. (Plus de 60 lignes)

 

(Le roi précédent Chakkrapat avait subi une incursion des Khmers en 1549, les avait attaqués et vassalisés en 1551, et avait subi une défaite en 1556 contre les Annamites qui avaient pris leur capitale) (3)

 

 

Le roi apprit l'attaque khmère par un rapport envoyé par le gouverneur de Nakhon Nayok, qui l'informait qu'une armée de 30 000 hommes avait déjà atteint la province. Il consulta alors tous les dignitaires de haut rang.

 

Le Phraya Phetracha, ministre de la capitale (?) rappela que  la capitale et la métropole venaient juste d’être reconstruites ; que les troupes étaient épuisées, en petit nombre, et pas assez nombreuses pour défendre leurs positions. De plus, le roi d'Hongsawadi était retourné en sa capitale en emportant nombre de leurs canons et en avait caché beaucoup d'autres. Bref, la capitale n'était pas en état de se défendre et il invitait le roi à se rendre à Phitsalunok pour échapper en premier lieu à l’ennemi. Tous les ministres et officiels présents approuvèrent et le roi ordonna à Khun Thep Arachun de préparer les barges royales et les troupes et de prévenir les concubines. Toutefois, Khun Thep Arachun demanda au roi l'honneur de rester défendre la métropole royale et d’être le premier à affronter l’ennemi, sachant lui dit-il, que « si nous abandonnons la métropole royale, le roi de Hongsawadi serait bien fondé à nous le reprocher ». Le roi lui donna son accord.

(On apprend que Phra Phetcharat, gouverneur de Phetchaburi -que le roi avait déchargé de ses fonctions- avait préparé un complot, réunissant des hommes, originaires du sud afin d’attaquer le convoi royal lorsqu’il se rendrait à Phitsanulok.)

 

Mais de suite après, nous sommes avec le roi de Lawaek qui est déjà avec son armée au bord de la capitale, et a établi son camp aux environs du village de Khatum ( ?).

 

 

Le roi Thammaracha ordonna à la ville de Nakhon Phrom ( ?) et aux 3.000 soldats d'Hongsawadi (laissés par le roi birman), de prendre position sur les murs et autour de la métropole royale, ainsi qu'à ceux qui étaient venus des provinces. (Aucune n'est citée)

 

 Le roi de Lawaek s’avançait par ailleurs avec son armée et fit halte à Sam Phihan ( ?), puis ses troupes se postèrent entre deux monastères, celui de Rong Khong et celui de Kuti Thong, avec trente éléphants et 3000 hommes au monastère de Phra Meru Rachikara. Le roi du Lawaek envoya cinq bateaux pour traverser la rivière et attaquer le prince Sanuk qui défendait les murs.

 

Le roi Thammaracha s'y rendit en palanquin et envoya ses hommes les affronter. L'ennemi était en train de vaincre, lorsque le roi ordonna de tirer au canon « carong (?)» contre les éléphants ennemis, toujours à Sam Phihan. Et Phra Champathirat, chef de l’avant-garde du roi du Lawaek fut tué sur son éléphant. Le roi du Lawaek se retira alors avec ses troupes à Kathum. Il lança trois jours plus tard d’autres attaques, sans succès. Il termina la campagne et retourna à Nakhon Nayok où il captura de nombreux otages dans les villages traversés, puis retourna à Lawaek. (Un peu sommaire, non?)  

RH 34. 1584, AYUTTHAYA PROCLAME SON INDÉPENDANCE DURANT LE RÈGNE DU ROI THAMMARACHA (1569-1590) ET LE RÔLE JOUÉ PAR SON FILS, LE PRINCE NARESUAN.

Ensuite, on apprend que le roi Thammaracha nomme son fils Naresuan comme le nouveau roi de Phitsalunok (1571?). Il avait alors 16 ans. Et il garde son jeune frère le Prince Ekathotsarot auprès de lui.

 

Les Chroniques ne disent pas que Naresuan avait jusque-là passé 6 ans en la capitale birmane comme « otage » auprès du roi Bayinnaung et qu'il avait été pour cette occasion échangé contre sa sœur Suphan Thevi.

 

 

Les Chroniques évoquent ensuite en une quinzaine de lignes, une participation du roi Thammaracha et du roi Naresuan à une guerre du roi d'Hongsawadi contre le royaume lao de Lan Chang. Il s'agit ici, peut-être de l’expédition lancée par Bayinnaung depuis Phitsanulok, qui aurait eu lieu en 1572 et qui se termina par un échec, dû à la fois au courage des Laos, à l’arrivée de la saison des pluies et à une défection involontaire de Naresuan atteint de la variole.

 

 

Les « Chroniques royales d'Ayutthaya » relatant le règne du roi Thammaracha vont se poursuivre en 46 scènes disparates censées se lire chronologiquement, mais que nous préférons présenter en séquences en les situant dans un cadre géopolitique, qui donne sens à l'enchainement et à la compréhension des événements les plus importants.

 

En effet, la mort du grand roi birman Bayinnaung en 1581 va modifier l’équilibre géopolitique de la Région, avec sa succession et les révoltes au sein du royaume d'Hongsawadi, ainsi que d'autres révoltes au sein du royaume d'Ayutthaya comme celle en 1581 de Yan Phichian, qui sera mâté à Lopburi par le chef des ministres Chaophraya Chakri (pp.81-82), et une migration de Shans (Thai Yaï) de Kamphaenphet vers Phitsalunok que Naresuan devra gérer à son retour (p.88), après avoir combattu les Birmans et proclamé l'indépendance d'Ayutthaya en 1584.

 

 

Cet événement provoquera la réaction des Birmans, pas moins que 4 guerres menées au temps du règne du roi Thammaracha alors que Somdet Phra Naresuan est roi de Phitsalunok, et 7 autres guerres menées contre les Birmans, alors que Naresuan est devenu roi en 1590 (1590-1605). (5) Ces guerres par le jeu des vassalités entraineront Chiang Mai et Lang Chang dans certaines d'entre elles ; Lawaek modifiera alors sa politique extérieure et se rapprochera d'Ayutthaya (Offre d'alliance (p.95), l'alliance (p.97), l'alliance renforcée (p.101), qui prendra la forme d'un soutien militaire (p.103) puis le conflit avec Naresuan (p.111), avec le plan de revanche de Lawaek (p. 112) puis la guerre (p.118). Autant dire que les relations ont évoluées en fonction des circonstances et du conflit majeur entre le royaume birman et le royaume d'Ayutthaya.

 

Revenons en 1581. Le roi birman Bayinnaung meurt, Naresuan, à la demande du roi Thammaracha, doit aller assister au couronnement du nouveau roi birman Nondabayin  à Hongsawadi ; Il s'agit là de renouveler le contrat de vassalité. Le film « La légende du roi Naresuan » nous montre cette cérémonie où les 20 États vassaux sont nommés (Dont Ayutthaya, Phitsalunok, Chiang Mai) et où on remarque l'absence de la cité de Khang ; ce qui équivaut à une déclaration de guerre. (1)

 

 

Les Chroniques, quant à elles, ne disent rien sur cette cérémonie, mais signalent que les cités de Khang et de Rum ont déclaré leurs indépendances, et que Naresuan va demander l'accord à son père pour qu'il puisse apporter son aide à Hongsawadi pour mâter les dites cités et aussi pour en savoir plus sur les « affaires » d'Hongsawadi. Une scène raconte cet épisode guerrier (pp.85-86), où Naresuan va montrer ses qualités de chef et de guerrier redoutable.

 

 

Et puis en 1584, tout va basculer.

 

Pendant les batailles gagnées contre les cités de Khang et de Rum, le nouveau roi d'Hongsawadi avait pu mesurer le danger que représentait désormais Naresuan, aussi va-t-il planifier un stratagème pour l'éliminer, à l'occasion des velléités d'indépendance d'Ava, pourtant gouverné par son oncle. Le roi d'Hongsawadi envoya Nanthasu et Ratcha Songkram avec 10 000 hommes à Phalangette pour constituer la base arrière et se dirigea avec son armée vers Ava. Pendant ce temps, l'Uparat resté à la capitale envoya un message à Naresuan qui était à Phitsalunok pour lui « demander » de venir avec son armée pour soutenir l'armée birmane dans son attaque. C'est ce qu'il fit, avec une armée de 100 000 hommes, dit-on, 800 éléphants de guerre et 15 000 chevaux. (Nous avons maintes fois signalé l'impossibilité de tels nombres), en se dirigeant dans un premier temps vers Phalangette … Les Chroniques racontent alors le stratagème pour attaquer et tuer Naresuan (p.88), mais déjoués par ceux à qui le roi d'Hongsawadi ( Phraya Kiat et Phraya Ram) avait confié cette mission mais qui choisirent de le trahir et qui informèrent Naresuan. (Trahison ou vengeance ? Les Chroniques omettent de dire que Phraya Kiat et Phraya Ram étaient môns. Cf. Infra, la version du Prince Damrong)

 

 

1584. Une date historique fondamentale. Le royaume d'Ayutthaya retrouve son indépendance.

 

Naresuan ne pouvait plus qu'annoncer de façon solennelle à ses chefs de guerre et à ses guerriers « le divorce » d’entre les deux royaumes jusqu’à la fin des temps.

 

« Parce que le roi de Hongsawadi n'a pas respecté la fidèle amitié et la tradition royale parce qu’il a rejeté l'harmonie et la vertu, parce qu’il s’est comporté sournoisement pour amener le malheur sur nous, la capitale et la métropole royale d’Ayutthaya et le royaume de Hongsawadi ne formeront plus un seul royaume en or comme par le passé, mais ils seront complètement divorcés les uns des autres à partir de ce jour jusqu'à la fin du kalpa. » (Un « kalpa» est une notion astronomique et temporelle sanskrite qui nous semble correspondre à 311 milliards d’années, autant dire jusqu’à la fin des temps)

 

 

Mais quand Naresuan proclame l'indépendance, il est encore en « terre ennemie » et doit se replier sur Ayutthaya. Il est impératif qu'il puisse faire passer son armée saine et sauve sur la rivière Sithong, pour éviter d’être défait par l’armée de Hongsawadi.

 

« La Légende du roi Naresuan » consacrera un tiers du film à la bataille du pont de Sithong, où Naresuan réussira à sauver son armée. Le réalisateur lui fera dire ses paroles :« Mon pays va être de nouveau libre et autonome…la guerre recommencera …il faut prendre des forces …la victoire est loin d’être assurée ».

 

Cette “proclamation” effectivement n'était pas l'indépendance et on peut se douter que le royaume d'Hongsawadi allait réagir et de multiples citées siamoises en profiter pour se révolter.

 

Après avoir franchi la rivière Sithong, Naresuan retourna à Ayutthaya pour rendre compte à son père Thammaracha des événements et de la trahison du roi d'Hongsawadi. Thammaracha aurait pu reprocher à son fils d'avoir outrepassé ses droits en proclamant l'indépendance, mais au contraire il accusa le roi d'Hongsawadi d'avoir perdu toute vertu, toute honnêté, pour devenir cupide. Il récompensa Phraya Kiat et Phraya Ram et les familles môns qui les accompagnaient et les autorisa à s'installer au village de Khamin.

 

 

Une autre version bien souvent différente de cet événement par le Prince Damrong.

 

Le Prince Damrong dans son livre « Our Wars with the Burmese, Thai-Burmese Conflicts, 1539-1767 », va consacrer en son chapitre cinq, 28 pages à la proclamation de l'indépendance, et 20 pages aux trois autres guerres contre les Birmans menées par Somdet Phra Naresuan et encore 7 autres en tant que roi. (5) (6)

 

Le Prince Damrong dit explicitement que son travail est différent des chroniques anciennes traditionnelles qui se contentaient de raconter les exploits des rois, les guerres, les successions, les signes astrologiques des grands événements naturels (tremblement de terre, éclipse), alors qu'il s'agit pour lui de raconter l’histoire nationale, les histoires du peuple, et dans son livre, plus que les guerres entre rois thaïs contre rois birmans, celles entre deux nations, deux ethnies, deux peuples. Une histoire nationale avec ses héros, dont le roi Naresuan est l'un des plus grands, puisqu'il a reconquis l'indépendance du royaume d' Ayutthaya en 1584, après 15 ans de vassalisation par les Birmans. (Remarquez que Damrong dit « indépendance du Siam »)

 

Mais de fait, si le Prince Damrong intitule son chapitre « Quand Somdet Phra Naresuan proclame l'indépendance du Siam. L'année du singe , B. E. 2127 (A.D . 1584)», il explique auparavant en 13 pages (pp.65-78), dans quel état était le royaume d'Ayutthaya (Il dit le Siam) lorsque le Somdet Phra Maha Thammarachathirat devint roi et donne quelques informations biographiques sur Naresuan avant 1584.

 

 

ll rappelle que le roi d'Hongsawadi, après sa victoire (1569) avait pris tous les trésors et les habitants d'Ayutthaya ; que le roi khmer avait profité de cette désolation , pour envahir le royaume avec 10 000 soldats jusqu'à la banlieue de la capitale, qu'il eut peur d'affronter ; Il ne prit que quelques biens et des habitants en retournant dans son pays. Le roi Thammracha s'employa alors à renforcer les défenses de la capitale (extension de canal, construction de nouveaux forts, réorganisation de l'armée (hommes, éléphants, chevaux, armes (canons), munitions). On apprend que le roi Thammaracha a eu 3 enfants avec Phra Wisut Kasattri (Fille du roi Chakkrapat), la fille aînée Phra Suphanna Tewi, le second Naresuan, nommé « le Prince noir » par le peuple, qui fut « otage » à Hongsawadi, après la guerre dite des éléphants blancs, il avait alors 9 ans, et y resta pendant 6 ans, jusqu'à ce que le roi Thammracha le nomma Uparat (successeur) et Prince de Phitsalunok, pour gouverner les provinces du Nord, à savoir Phichit, Sukhotai, Sawankhalok, Phichai, Phetchabun, Kamphaengphet, Nakhon Sawan, et enfin le troisième, Phra Ekathotsarot, nommé « le Prince blanc » par le peuple, restant en la capitale du fait de son jeune âge.

 

 

Ensuite Damrong fait un petit historique sur l'importance stratégique de Phitsalunok et de ceux qui l'ont gouverné lors des règnes précédents pour rappeler que Phra Maha Thammaracha fut nommé roi de Phitsalunok, considéré comme un royaume vassal d'Ayutthaya et que le roi Chakkrapat lui donna sa fille Phra Wisut Kasattri, non comme récompense (Ce que disent les Chroniques), mais pour assurer « diplomatiquement » son propre gouvernement. Il rappelle également que la 1ère fois que le roi d'Hongsawadi Bayin Naung envahit le Siam, il eut soin de soumettre Kamphaengphet et Sukhotai, rendant les habitants des provinces du nord favorables à l'ennemi. On peut comprendre la raison de la décision du roi Thammaracha de nommer son fils Prince (ou roi) de Phitsalunok.

 

 

 

Il a donc 16 ans quand il s'installe à Phitsalunok pour gouverner. Il dut choisir et former, de nouveaux servants du même âge, qui devinrent commandants de division et de régiments quand la guerre éclata contre Hongsawadi. Mais auparavant, très vite, il est mobilisé avec son père pour soutenir le roi d'Hongasawadi dans son attaque de Lan Chang, mais touché par la variole il ne peut combattre et doit retourner en sa capitale. Peu après (Quand?), on raconte un épisode peu clair, où il participe à une « bataille navale » avec son frère contre le gouverneur Chantu, un Chinois d'un muang khmer (Lequel?) qui résidait à Ayutthaya, et qui réussit à s'enfuir. Mais la première expérience face à l'ennemi fut contre une force khmère conduite par Phra Thatsaracha et Phra Surinracha qui avait capturé des habitants de Nakhon Ratchasima et dont l'avant-garde tomba dans une embuscade, et fut mise en déroute avec de nombreuses pertes. Naresuan put à cette occasion prendre conscience de sa bravoure et de ses capacités guerrières. (p. 78).

 

Cette « introduction » de 13 pages nous amène en 1581, à la mort du roi d'Hongsawadi Bayin Naung, dont la succession est assurée par son fils alors Uparat, Nanda Bayin. Celui-ci envoya alors une « lettre » à tous ses vassaux, pour les « inviter » à venir à Hongsawadi pour lui renouveler leur vassalité.

 

 

Naresuan avait alors 26 ans. Il demanda à son père l'autorisation de le représenter afin qu'il puisse évaluer la nouvelle situation des Birmans et des Mons. Lors de la cérémonie où toutes les principautés vassales étaient rassemblées, le nouveau roi d'Hongsawadi apprit la révolte de Khang. Il fut en colère et mobilisa à cette occasion les jeunes leur donnant l'honneur de se joindre à son fils, nommé Uparat. Trois forces furent formées, un commandée par l'Uparat donc, une autre par Phra Sangkhathat et enfin la troisième siamoise, commandée par Naresuan.

 

 

Les trois chefs convinrent du fait que Khang était situé sur une colline, et qu'il valait mieux l'attaquer tour à tour séparément. L'Uparat attaqua le premier mais échoua, Phra Sangkhathat attaqua le lendemain mais échoua également. Pendant ce temps, Naresuan avait eu le temps d'inspecter le tour de la cité et découvrit un autre endroit pour attaquer. Il divisa ses forces en deux et déclencha l'attaque de nuit. Tous les habitants de Khang étaient concentrés sur le front précédent et ne virent pas la 2éme force arriver dans leurs dos. Ce fut la victoire pour Naresuan qui put capturer le Sawbwa (Prince, roi ?) de Khang.

 

L'Uparat et Phra Sangkhathat haïrent à ce moment-là Naresuan. Au retour à Hongsawadi, même le roi n'en fut pas satisfait, mais il n'en dit mot. Le Prince Damrong rajoute un « accrochage » entre l'Uparat et Naresuan qui aurait gagné un combat de coq contre lui et auquel l'Uparat aurait dit « Le coq du prisonnier de guerre est vraiment un bon combattant ». A quoi, Naresuan gardant son sang-froid aurait répliqué « Ce coq n'a pas combattu seulement pour de l'argent, mais pour son pays. »

 

Ensuite, on apprend que le roi birman a ordonné à Nanthasu et Ratcha Songkhram de mobiliser des Birmans et des Shans pour construire une route en territoire siamois et d' installer des magasins de vivres à Kamphaenphet en vue -soi-disant- de préparer une future attaque contre Lan Chang. Mais Naresuan ne fut pas dupe et savait que le temps était venu et qu'il devait se préparer, surtout qu'il avait appris durant son séjour à la capitale birmane que nombre de vassaux n'attendaient qu'une opportunité pour se révolter, ainsi que les Mons, les Shans et les Arakanese.

Révolte d'Ava.

 

 

Le défunt roi Bayin Naung avait réorganisé son royaume en nommant son plus jeune frère vice-roi de Toungo, un autre frère vice-roi de Prome, son fils vice-roi de Chiang Mai et son beau-fils vice-roi d'Ava. Bayin Naung après avoir nommé son fils aîné Uparat, lui avait donné en mariage sa petite fille qui était la fille du défunt vice-roi d'Ava. Quand Nanda Bayin succéda à son père, il prit une nouvelle femme ; ce qui entraina une querelle avec sa femme, qui était, on s'en souvient, la fille du vice-roi d'Ava, qui déboucha sur une révolte. Il tenta de s'allier avec Thammaracha et les vice-rois, mais les vice-rois de Prome, Toungoo et Chiang Mai arrêtèrent les messagers et restèrent fidèles au roi birman.

 

 

Ce fut une mobilisation générale avec les vice-rois de Prome, Toungoo, Chiang Mai, Lan Chang et le roi d'Ayutthaya, que Naresuan remplaça, contre Ava.

 

Mais le roi d'Hongsawadi constatant que les forces de Naresuan n'étaient pas à l'heure au rendez-vous fixé, comme les autres forces craignit une attaque de Naresuan sur ses arrières et demanda à l'Uparat de rester à Hongsawadi, de le combattre et d'essayer de le tuer, s'il arrivait. (Version très différente que celle des Chroniques)

 

Le Prince Damrong confirme les craintes du roi d'Hongsawadi en nous confiant qu'effectivement Naresuan vit dans la révolte d'Ava, l'opportunité pour redevenir indépendant, surtout qu'en cas de victoire du roi birman, il devinait qu'il en profiterait pour attaquer Ayutthaya. Il s'était déjà préparé pour cela. (Rappelez-vous la construction de la route et des vivres déposés à Kamphaengphet).

 

Naresuan partit donc avec sa force en mars 1583 en marchant lentement pour arriver en juin 1584 (?) à la frontière de Kraeng placée entre les territoires môns et siamois. Il marchait d'autant plus lentement qu'il voulait connaître le résultat de la bataille d'Ava, pour agir en conséquence.

 

Pendant ce temps l'Uparat birman qui gardait la capitale conçut un plan avec deux nobles môns nommés Phraya Kiat et Phraya Ram pour attaquer et tuer Naresuan. Il leur demanda de se rendre à Kraeng, de former une force pour attaquer Naresuan de front pendant qu'il l'attaquerait sur ses arrières. Mais les deux nobles môns dévoilèrent le plan à leurs partisans môns, ainsi qu'au chef des moines Phra Maha Khanchong, car les Môns détestaient les Birmans qui les avaient opprimés dans de multiples occasions. Ils convinrent de prévenir Naresuan lorsqu'il arriverait et de se joindre à lui. Ce qui fut fait.

 

Naresuan réunit alors un Conseil avec tous les commandants de son armée et demanda au chef des moines Phra Maha Khanchong, ses assistants et à Phraya Kiat et Phraya Ram et d'autres môns d'y assister. Il expliqua à toute l'assemblée le complot du roi d'Hongsawadi et proclama l'indépendance du Siam. (Nul discours n'est cité) La majorité des Mons se joignirent à lui. Naresuan fit arrêter les officiels birmans et prépara son armée à Kraeng avant de se diriger sur Hongsawadi en juin.

 

 

L'Uparat informé du retournement de Phraya Kiat et Phraya Ram renonça à sortir ses forces et prépara la défense de sa capitale. Naresuan avait traversé la rivière Satong (Sittang) et s'approchait d'Hongsawadi. Mais il apprit la victoire du roi birman à Ava et qu'il était en train de revenir vers sa capitale. Il jugea alors qu'il ne pouvait vaincre cette fois et décida le retour. Il divisa ses forces et marcha alors en arrière emmenant avec lui les 10.000 familles siamoises qui étaient prisonnières des Birmans.

 

L'Uparat l'apprenant envoya une force en avant-garde commandé par Surakamma et suivit avec l'armée principale. L'avant-garde arriva en contact avec les forces siamoises à la rivière Satong, mais Naresuan avait déjà franchi la rivière avec les familles. Mais les forces siamoises restèrent sur la rive pour affronter les forces birmanes de Surakamma.

 

Ils tirèrent avec leurs armes à feu mais ne pouvaient atteindre les Birmans car la rivière était large à cet endroit. Mais Naresuan avec un fusil au long canon tira et tua Surakamma, qui s'affaissa sur le dos de son éléphant. Ses soldats paniqués battirent en retraite et rejoignirent l'armée de l'Uparat, qui décida de retourner en sa capitale.

 

 

Naresuan quant-à lui, prit le chemin de Khaeng, félicita le chef des moines Phra Maha Khanchong, Phraya Kiat et Phraya Ram et les nobles môns et leur proposa de lui faire l'honneur de s'installer au Siam avec leurs familles. Il rassembla les forces de Phraya Kiat et Phraya Ram avec les siennes et passa sur le territoire des Mons au sud, pour rejoindre l'avant-poste des 3 pagodes et aller directement à Ayutthaya. Arrivé, il informa son père, le roi Thammaracha de la nouvelle situation et de l'aide que lui ont apportée le moine Phra Maha Khanchong, Phraya Kiat et Phraya Ram et les Môns qui les ont suivis (Combien étaient-ils?). Ils furent récompensés et autorisés à s'installer près des temples Wat Khamin et Wat Khun Sean près du palais de Naresuan, qui leur faisait confiance pour défendre la capitale face à l'ennemi.

 

 

Des Shans demandent « l'hospitalité » à Phitsalunok, une nouvelle occasion pour Naresuan de réaffirmer la nouvelle indépendance d'Ayutthaya.

 

Auparavant, Naresuan avait appris avant d'atteindre Khraeng qu'une partie des Shans (Combien?) qui avaient été mobilisés par le roi birman pour construire une route en territoire siamois et installer des magasins de vivres à Kamphaenphet, avaient fui vers l'est et étaient allés directement à Phitsalunok en demandant l'hospitalité. Les Birmans Nanthasu et Ratcha Songkhram avaient demandé leur retour aux autorités en place qui leur répondirent qu'il fallait attendre Naresuan. Ils les menacèrent alors de faire prisonniers les Siamois qui étaient à Kamphaengphet pour les donner en otages aux Shans fidèles. Naresuan fut informé de cet événement une fois arrivé à Ayutthaya. Il envoya alors une lettre à Nanthasu et Ratcha Songkhram dans laquelle, il leur disait qu'il était normal qu'une nation indépendante ait le droit, selon les traditions, d'accorder sa protection à un peuple opprimé. Puis il envoya en avant-garde Phraya Chaibun (Gouverneur de Chaibun) et Khun Phra Si à Kamphaengphet et les suivit ensuite avec l'armée principale. En recevant la lettre Nanthasu et Ratcha Songkhram comprirent que les Siamois s'étaient révoltés et qu'ils ne pouvaient rester en territoire siamois et ils décidèrent leur retraite à Kamphaengphet. Mais quand l' avant-garde de Phraya Chaibun et de Khun Phra Si arriva, ceux-ci avaient déjà fui. Ils se lancèrent alors à leur poursuite, avec le soutien des Shans de Chi et de Longchae principalement, qui firent alors allégeance à Naresuan. Ils rejoignirent les Birmans au tambon de Mae Raka. Les Birmans résistèrent, on vit Nanthasu et Ratcha Songkhram combattre à dos d' éléphants, mais ils furent mis en déroute. L'avant-garde les suivit jusqu'à leur frontière puis s'en retourna.

 

 

La révolte de Sawankhalok et de Phichai.

 

Alors que l'avant-garde de Phraya Chaibun et de Khun Phra Si se dirigeait vers Phitsalunok, Naresuan avait tenté de mobiliser toutes les forces du nord pour aller combattre Nanthasu et Ratcha Songkhram et dans ce cadre avait envoyé un décret aux Phrayas de Sawankhalok et de Phichai. Mais ceux-ci estimèrent que les forces birmanes étaient supérieures et virent là une occasion de se révolter. Ils décidèrent de réunir leur force et leur peuple à Sawankhalok et de préparer leur défense, en attendant le soutien des Birmans d'Hongsawadi ou -en cas de défaut- de Chiang Mai. Les fonctionnaires civils restés fidèles à Naresuan furent emprisonnés.

 

Naresuan apprit la révolte alors qu'il était à Tak poursuivant les forces de Nanthasu et Ratcha Songkhram. Il revint alors à Sukhotai et dressa un camp provisoire. Il prit conscience que tous les Siamois n'étaient pas encore unis et étaient encore effrayés par le roi d'Hongsawadi. Il procéda alors à une nouvelle cérémonie d'allégeance avec le roi Somdet Phra Ruang, les militaires et les officiers civils pendant laquelle tous firent le serment de combattre l'ennemi et de défendre l'indépendance retrouvée du Siam. (Il n'est pas inutile de rappeler ici que le Siam en tant que tel n'existe pas à cette époque) Ensuite le Prince Damrong raconte en une page la prise de la ville, l'exécution des Phayas de Sawankhalok et de Phichai, et la décision d'emmener toute la population à Phitsalunok.

 

 

Après sa victoire et de retour à Phitsalunok, Naresuan envoya Khun Inthondecha au nord et près de Chiang Mai avec une petite force pour s'informer de la situation. Il apprit que le roi d'Hongsawadi était en train de mobiliser une grande armée pour attaquer le Siam à la saison sèche.

 

Naresuan jugea que les populations du nord ravagées et harassées par les multiples guerres ou incursions précédentes étaient effrayées par le roi d'Hongsawadi et de plus en nombre insuffisant et il décida qu'il valait mieux préparer la défense du Siam à sa capitale d'Ayutthaya. Sa position entourée par l'eau était forte, et il était plus facile de s'y approvisionner en munitions et vivres. Il vint s'installer à Ayutthaya, emmena avec lui tous les hommes valides, confiant les autres à leur destin. Une nouvelle guerre se préparait. Nous étions en l'année du singe en 1584.

 

Le Prince Damrong racontera dans le chapitre suivant la guerre contre le gouverneur de Bassein à Suphanburi. (pp. 94-98), puis au chapitre 7, celle contre le vice-roi de Chiang Mai à Ban Saket en 1585 et puis au 8ème, celle du roi de d'Hongsawadi contre la capitale d'Ayutthaya en 1586 … Que de batailles à raconter.

 

La fin du règne du roi Thammaracha sera mouvementée, comme nous le verrons dans notre prochain article.

 

 

4NOTES ET RÉFÉRENCES.

 

(1) A55. Comprendre le film thaï, La Légende du Roi Naresuan, par le jeu des muang. http://www.alainbernardenthailande.com/article-a55-comprendre-la-legende-du-roi-naresuan-par-le-jeu-des-muang-99434799.html

70. Le roi Naresuan, un héros national ?

(1555- règne de 1590 à 1605)

http://www.alainbernardenthailande.com/article-70-naresuan-un-heros-national-1555-regne-de1590-a1605-115599436.html

 

(2) 61. « Le roi d’Ayutthaya Thammaracha, roi et/ou vassal des Birmans ? (1569-1590).

http://www.alainbernardenthailande.com/article-61-le-roi-thamaracha-roi-ou-vassal-des-birmans-1569-1590-113404975.html

 

62. Le prince Naresuan roi de Phitsanulok, 1571. 

http://www.alainbernardenthailande.com/article-62-le-prince-naresuan-roi-de-phitsalunok-1571-113405170.html

 

63. Ayutthaya retrouve son indépendance en 1584 et la fin du règne de Thammaracha (1590)

http://www.alainbernardenthailande.com/article-63-ayutthaya-retrouve-son-independance-en-1584-et-la-fin-du-regne-de-thammaracha-1590-113596550.html

 

  1. Y-a-il confusion de dates dans les Chroniques? Celles de 1680 la situent exactement en 1570, toutes les autres en 1557, serait-ce celle de 1556 ?

 

  1. La cérémonie du couronnement, comprend l’appel des 20 états vassaux qui ont fait allégeance : « Siriké-étaya, Ksaeé, Yongraï, Prié, Batmo, Wattana, Chiengmaï, Na-a-ka-a, Lang chong, Tangoo, Veu-a-noï, Vena-a naï, Chantoung, Tan-o-sri, Tawaï, An-goua, Mo-yang, Mo- kong, Ayutthaya, Phisalunok ».

 

  1. Prince Damrong Rajanubhab, In « Our Wars with the Burmese, Thai-Burmese Conflicts, 1539-1767 », (White Lotus, 2001), consacre 110 pages, 11 chapitres, relatant les 11 guerres entre les Birmans et Naresuan, dont les 4 guerres menées au temps du règne du roi Thammaracha alors que Somdet Phra Naresuan est roi de Phitsalunok, à savoir le Ch.5, la proclamation de l'indépendance en 1584 (28p.). Ch.6, La bataille contre le gouverneur de Bassein à Suphanburi en 1584 (4p.). Ch.7, La bataille contre le vice-roi de Chiang Mai à Ban Saket en 1585 (7p.). Ch.8, Le roi d'Hongsawdi qui tente de conquérir la capitale d'Ayutthaya. (7p.)

Et ensuite, les 7 autres guerres menées contre les Birmans, alors que Naresuan est devenu roi en 1590 (1590-1605)106. « Nos guerres contre les Birmans » (1539-1767), du Prince Damrong.

  1. Cf . Nos articles 106 et 107 :

 

http://www.alainbernardenthailande.com/article-106-nos-guerres-contre-les-birmans-1539-1767-du-prince-damrong-120857499.html

 

107. Le Prince Damrong explique les guerres entre les Siamois et les Birmans, entre 1539 et 1767.

http://www.alainbernardenthailande.com/article-107-le-prince-damrong-explique-les-guerres-entre-les-siamois-et-les-birmans-entre-1539-et-1767-121187300.html

 

 

 

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