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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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19 novembre 2018 1 19 /11 /novembre /2018 22:05

 

 

QUELQUES CHIFFRES

 

La ville de Khonkaen au sein de la province du même nom qui n’en était alors pas une était incluse lors de l’organisation administrative de Rama V dans le cercle d’Udonthani (มณฑล monthon). Ce cercle recouvrait quatre mueang (เมอืง), Udonthani proprement dit qui s’appelait Makhaeng (หมากแข้ง), Sakonnakhon, Khonkaen et Loei. La province de Khonkaen fut créée en 1917.

Le district actuel de Khonkaen (อำเภอ) se nommait alors Phralap (พระลับ) et retrouva son nom actuel de Khonkaen en 1938.

 

 

La région du nord-est fut ignorée du premier recensement de 1904 sauf la province de Korat (1). Nous connaissons le recensement de 1909 qui attribue au cercle d’Udon, 630.681 habitants. Au recensement de 1947, il y avait dans la province de Khonkaen, 590.368 habitants répartis entre 7 amphoe  (compris celui de Khonkaen) et 58 tambon (ตำบล) mais nous n’en avons pas la ventilation. Au recensement de 2014, elle comprenait 1.790.914 habitants répartis en 29 amphoe et 198 tambon. Le district de Khonkaen proprement dit (เมืองขอนแก่น) était peuplé de 396.510 habitants. La ville proprement dite (ในเมือง) en comprenait 118.203. C’est encore une ville à l’échelle humaine.

 

 

LES ORIGINES

 

Revenons rapidement sur l’histoire de la ville. En dehors d’établissements sporadiques de tribus à l’époque pré ou protohistorique ...

 

 

et d’une présence khmère aux XIe et XIIe siècles (2), sa fondation est attribuée à  Chaoratchakhruluang (เจ้าราชครูหลวงเอง) désigné premier gouverneur de la ville  qui aurait accueilli et installé 330 personnes conduite par un moine nommé Phraratsarathammuni ou Luangphokanha (พระราชสารธรรมมุนี - หลวงพ่อกัณหา).

 

 

Le pilier fondateur se situe au cœur de la ville (ศาลเจ้าพ่อเทพารักษ์หลักเมือง). L’étymologie nous explique peut-être d’où venaient ces premiers « migrants ». Est-ce une légende ?

 

 

Nous vous avons parlé du chedi de Khamkaen  (Phrathat Khamkaen - พระธาตุ ขามแก่น) situé à une quinzaine de kilomètres  à vol d’oiseau au nord-est de Khonkaen, ville  district de Namphong (น้ำพอง) dans l’enceinte du wat chediphum (วัดเจดีย็ภูมิ) où de saintes reliques de Bouddha furent ensevelies à l’emplacement d’un tamarinier miraculeux (3).

 

 

Kham (ขาม) est une abréviation fréquente dans le langage parlé de makham (มะขาม) comme nous l’indique le dictionnaire de l’Académie royale, le tamarin et kaen (แก่น) c’est le cœur de l’arbre. Khamkhaen qui est donc tout simplement un tamarinier. Le village qui aurait été construit autour du temple au XIIIe siècle en portât donc le nom (2). Au fil des siècles, il est possible et même probable que kham (ขาม) soit devenu par déformation khon (ขอน). La tonalité des deux syllabes est la même (neutre) et la différence à l’oreille entre le A long et le O ouvert long est loin d’être évidente pas plus que la prononciation finale du M que l’on peut confondre avec un N. Que khon signifie « tronc d’arbre » enlève tout sens au nom actuel de la ville, ce qui ne perturbe pas les Thaïs qui sont réfractaires à la pratique de l’étymologie. On trouve parfois dans quelques guides touristiques et élémentaires une référence à la flûte de pan siamoise, le khaen (แคน), c’est pure fantaisie, la prononciation de แก่น n’est pas celle de แคน. Toujours est-il que c’est le Phrathat Khamkaen  sur le tronc d'un tamarinier  qui symbolise la province sur son sceau officiel et son drapeau.

 

 

LA RAISON DE CETTE MIGRATION ?

 

Elle nous parait simple, la recherche tout simplement d’une implantation en un lieu favorable, ce qui était évidemment le cas du site. Il y a deux lacs naturels dans la ville actuelle, le bung thungsang (บึงทุ่งสร้าง) au nord qui s’étend sur 270 hectares

 

 

et le bung kaennakhon (บึงแก่นนคร) qui fait près de 100 hectares à deux kilomètres seulement au sud. Nous savons que la présence de l’eau, source de vie était essentielle  dans le choix de l’implantation des villages (4). Selon Pranom Tansukanun et Monsicha Bejarananda (ปรานอม ตันสุขานันท์ - มนสิชา เพชรานนท) le premier établissement était situé sur les rives du lac sud et fut promu en 1797 au rang de « mueang khonkaen » (5). Déplacée plusieurs fois en raison d’épidémies ou de pénuries alimentaires, elle trouva son emplacement définitif en 1899 près du grand lac du sud.

 

 

UN LONG SOMMEIL

 

Faute de la moindre photographie de l’époque, nous avons une description de Khonkaen en 1927 « Khon Kaen, siège d'un Ampheu, a l'allure d'un grand village, bâti des deux côtés d'une large avenue plantée d'arbres. Les bâtiments administratifs sont tous eu bois, les anciens sont couverts en tôles ondulées ou en tuiles de  bois, les nouveaux en tuiles de ciment confectionnées sur place » (6). Il s’agit probablement de l’avenue Maliwan (ถนนมะลีวรรณ) qui traverse la ville d’ouest en Est en son milieu. Nous reviendrons plus bas sur le désenclavement mais nous savons déjà que ce village est relié par câble avec Korat sur la ligne télégraphique qui pousse jusqu’à Nongkhai, le téléphone s’arrêtant à Khonkaen et qu’il disposait d’un « aéroport » en réalité d’une modeste piste, depuis 1914 (5).

 

Khonkaen ressemblait probablement à Sakonkhon (photograhie des années 20)

 

 

Mais la ville fut longtemps ignorée des visiteurs et explorateurs.

 

Pour Aymonier en 1897, ce n’est qu’un point sur une carte (7).

 

 

Nous avons trace d’un passage des missionnaires en 1907, simple signalement d’un passage sur la route de la mission du Laos, un long voyage en char à bœufs depuis Korat  (8).

 

 

Dans son monumental ouvrage de la même année, Lunet de Lajonquière décrivant les monuments khmers du cercle d’Udon ignore les monuments cambodgiens du district de Khonkaen. Il est d’ailleurs possible qu’ils étaient à cette époque envahis par la jungle ou aient été utilisés comme carrière de pierres par les habitants (9).

 

Pour Madrolle  en 1925, la ville est simplement citée comme point de passage sur la route en direction du Laos (10). Nous en avons la description deux ans plus tard ci-dessus. Il n’y a évidemment pour le voyageur curieux « rien à voir » et surtout pas la moindre possibilité d’hébergement.

 

Nous savons aussi qu’au cours de la période 1893-1907 la France créa des consulats en sus de celui de Bangkok mais essentiellement dans les villes proches de l’Indochine ou du Laos pour y enregistrer nos protégés. Dans l’Isan ce furent Makhaeng (Udon), Korat et Ubonrachathani. Il n’y avait probablement pas de protégés potentiels dans le village et aucun Français n’y apparaît au moins en 1913 (11).

 

Le vice-consulat de Korat

 

 

 VERS LE DÉSENCLAVEMENT

 

Ce n’est pas dire que les Français se désintéressaient de Khonkaen ,mais tous n’étaient pas des voyageurs curieux ou des archéologues. Et pourtant Khonkaen a une position stratégique, située à vol d’oiseau à 150 kilomètres de Nongkhai aux portes du Laos et face à la capitale, à 200 kilomètres de Mukdahan face à Savannakhet sur l’autre rive du Mékong et à 250 kilomètres de Nakonphanom face à Thakkek également sur l’autre rive du Mékong et à 200 kilomètres de Korat, alors la ville la plus importante de l’Isan. Les Français y sont fortement (et militairement) implantés depuis 1893. Mais  Khonkaen est littéralement enclavée, reliée par des pistes impraticables en saison des pluies, que ce soit vers Korat puis Bangkok au sud, vers Nongkhai au nord et vers Nakonphanom ou Mukdahan à l’est (12).

 

Rama V entreprit des travaux gigantesques pour créer le réseau ferroviaire du Siam à partir de 1887 dans le souci évident et centralisateur de relier la capitale aux provinces. Pour ne parler que de l’Isan, Korat sera ainsi reliée à Bangkok en novembre 1900 et la liaison ferroviaire en restera longtemps là. La prolongation vers le nord et l’est, en dehors du coût financier, entraînait, au moins jusqu’en 1914, le risque évident et immédiat d’une invasion militaire de la France réclamée plus ou moins ouvertement  à cor et à cri par le parti colonial. Rama V savait l’importance majeure des chemins de fer dans une logistique guerrière (13). La question d’un risque d’invasion militaire du pays disparut après la guerre mais demeurait celle du coût des travaux de construction des voies ferrées.

 

 

Le transport aérien commencé probablement dès la fin de la grande guerre reposait sur des aéroports dont le coût de construction était dérisoire compte tenu des exigences des appareils de l’époque (14). Il y eut ainsi des aéroports à  NongkhaiLoessSakhonakhonNakhonphanomKhonkaen,  Mahasarakham, Kalasin, RoïétChayaphum, BuriramSisaket, KhoratSurin et Ubon.

 

Les transports aériens ne concernaient que des services internes au Siam  (courriers et éventuellement médicaments) et non  le transport des marchandises et des personnes.

 

 

Hors tout souci d’invasion militaire, les Français avaient le souci d’exporter leur production du Laos. Or la voie du Mékong était capricieuse et  insuffisante. La solution la plus commode s'avérait celle par voie de terre via une voie ferrée rejoignant le Siam via Nongkhai, Khonkaen, Korat et Bangkok et éventuellement Thakkek ou Savannakhet et Khonkaen.. Mais le financement ne  pouvait se faire comme avant-guerre par les Anglais et encore moins par les Allemands et les Français que le conflit avait rendu exsangue. La balle était donc du côté siamois, qui  avait besoin  d’un service de transport des marchandises et des personnes.

 

Il fallut attendre le mois de mars 1930 pour qu’un décret royal autorise l'extension de la ligne de Korat à Khonkaen sur Nongkhai  d'une part et Nakhon Panom : 140 km de Khonkaen à Nongkhai par Udon et 215 de Khonkaen à Nakhon Panom.  Les travaux devaient se terminer en 1937-38 (15). Huit ans de travaux furent ensuite annoncés pour les deux voies (16).

 

En réalité, la ligne de Korat à Khonkaen fut ouverte le 1er avril 1933,  celle de Khonkaen à Udon le 24 juin 1941. Le déroutement ultérieur fut plus lent, le 13 septembre 1955 Udon est reliée à Natha (นาทา) à l’extrême sud de la province de Nongkhai et le 31 juillet 1958 la ligne depuis Natha rejoint Nong Khai.

 

 

Les lignes projetées vers l’est, Nakhon Panom, ne furent jamais réalisées probablement faute de moyens financiers. Le sujet revient de temps à autre à l’ordre du jour. A cette date, il semble que le réseau routier, tout au moins les routes principales, celle qui traverse Khonkaen du nord au sud, de Bangkok à Nongkhaï et celle qui la traverse d’ouest en Est de la frontière birmane aux rives du Mékong étaient d’ores et déjà macadamisées.

 

 

LE RȎLE DU MARÉCHAL SARIT  THANARAT 

 

 

Nous avons longuement parlé du Maréchal Sarit Thanarat (สฤษดิ์ ธนะรัชต์), premier ministre du 9 février 1959 jusqu’à sa mort prématurée le 8 décembre 1963. Personnage controversé, adulé ou vilipendé, il reste toujours à ce jour le plus jeune « field marshall » de sang roturier non sorti du sérail dans l’histoire de l’armée thaïe. Il est encore à ce jour le seul premier ministre de sang partiellement Isan-Lao par sa mère. Il se considère comme Isan, il parle la langue dont il a conservé l’accent et il s’en flatte. Il bénéficie enfin d’une incontestable amitié de la part du couple royal et très certainement de l’ « oreille » du monarque (17). Il est à l’origine de la création de l’Université de Khonkaen, qui ne vit le jour qu’un an après sa mort en 1964. Elle fut la toute première Université d’état créée en dehors de Bangkok.  Le choix de l’Isan fut un choix de passion, le choix de Khonkaen en raison de sa position centrale fut un choix de raison. Khonkaen lui doit son surnom de « porte d’accès à l’Isan » (ปสระตูสู่อีสาน). 

 

 

Un premier projet datant de 1941 avait été arrêté par la guerre. Sarit reprit l’idée en 1962. En 1963, la décision fut prise d’établir le campus à environ quatre kilomètres du centre au nord-ouest de la ville environ sur environ 300 hectares. Il en occupe actuellement 900 et regroupe 40.000 étudiants et enseignants dans une ville de moins de 120.000 habitants. La création de l’Université avait été précédée de la transformation de la piste d’atterrissage en un véritable aéroport en 1962.

 

Le sceau de l'Université porte le chedi de That Phanom

 

 

L’Université est une véritable ville dans la ville.

 

Plan de Pranom Tansukanun et Monsicha Bejarananda  (5)

 

 

Les démarches entreprises avant sa mort par Sarit pour obtenir des subventions du Conseil International des musées permirent en 1966 le déblocage de fonds pour la construction du Musée national de Khonkaen (พิพิธภัณฑสถานแห่งชาติ ขอนแก่น) qui fut inauguré par le Roi en 1972 (18).

 

 

La création de l’Université fut pour l’essentiel à l’origine de l’expansion exponentielle de la ville à partir des années 60, elle est due en grande partie à Sarit. Sa statue, toujours fleurie, est érigée  au centre du « Ratchada Memorial Park » de Khonkaen (สวนรัชดานุสรณ์).

 

 

NOTES

 

(1) voir notre article

http://www.alainbernardenthailande.com/2015/08/195-la-population-du-siam-en-1904-le-premier-recensement-de-1904.html)

 

(2) La  présence khmère dans la région est attestée par la présence du temple de Ku Prapachai (กู่ประภัชัย) à 5 kilomètres au nord de Khamkaen

 

 

et du Ku Puainoi  (กู่เปือยน้อย) à 60 kilomètres au sud de Khonkaen.

 

 

Voir :  Roger Billard  et J. C. Eade « Dates des inscriptions du pays khmer » in: Bulletin de l’École française d'Extrême-Orient, Tome 93,  2006. pp. 395-428. - Claude Jacques « Le pays Khmer avant Angkor » in : Journal des savants, 1986, n° pp. 59-95* - Du même « Épigraphie de l'Inde et de l'Asie du Sud-Est » In: École pratique des hautes études. 4e section, sciences  historiques et philologiques, Livret 3. Rapports sur les conférences des années 1983-1984 et 1984-1985-1987 pp. 169-170 – Du même «  Recherches archéologiques franco-thaï dans la Thaïlande du Nord-Est. Les fouilles de Muang-Champasi » In : Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 138 année, N. 1, 1994. pp. 43-67;

 

(3) Voir notre article

http://www.alainbernardenthailande.com/2018/02/a-253-des-reliques-de-buddha-et-de-leur-bon-usage.html

Le souverain Khmer de Nakhon Phanom y fit étape en compagnie de « neuf moines éclairés » porteurs de reliques de Bouddha (qu’il était probablement allé quérir aux Indes ?) en route vers le Phra That Phanom pour les y ensevelir. Arrivés à destination, la dernière pierre du sanctuaire avait déjà été posée. Sur le chemin du retour, un tamarinier qu’ils avaient vu mort avait miraculeusement repris vie. Ils décidèrent d’y bâtir un stupa pour y enfermer les reliques entourées d’un trésor. Le nom de la ville construite ultérieurement dans les environs au XVIIIe siècle, Kham Kaen devint par la suite Khon Kaen. Telle est la légende dont nous n’avons trouvé trace en particulier sur les panneaux explicatifs à l’intérieur du temple, il en est peut-être des sources écrites ? En tous cas, le lieu reçoit de longues théories de pèlerins des environs pour lesquels il est plus facile d’accès que That Phanom. 

 

(4) Voir notre article A 278  - « LES MAISONS TRADITIONNELLES DU NORD-EST DE LA THAILANDE– UN ASPECT DE LA VIE DANS NOS VILLAGES EN 1950. (บ้านแบบดั้งเดิมของอีสาน   - ปี 2493) »

 

(5) « The Life of Khon Kaen – Cognition or Morphology ? Lessons from a Regional City of Thailand » (ชีวิตเมืองขอนแก่น: การเรียนรู้สภาพแวดล้อมหรือ สัณฐานวิทยา ? บทเรียนจากเมืองหลักของภาคในประเทศไทย) in : Journal of Mekong Societies, Vol.8 n° 1, janvier – avril 2012, pp. 19-46

 

(6) « Le constructeur de routes du Laos français sur les pistes du Laos siamois en 1927 », article signé Mariage in « Éveil économique de l’Indochine » du 11 septembre 1932.

 

(7) « VOYAGE DANS LE LAOS », tome II, 1.897  p.13

 

(8) « SOCIÉTÉ  DES  MISSIONS-ÉTRANGÈRES Compte rendu des travaux de l'année 1907 ».

 

(9) « Inventaire descriptif des monuments du Cambodge » tome II, p.97s.

 

(10)  « Indochine du Nord :  Tonkin, Annam, Laos, Yunnan, Kouang- Tchéou Wan » (2e édition, 1925)

 

(11) Le « Directory for Bangkok and Siam  » nous donne la liste (noms et adresses) des Français enregistrés dans nos divers consulats, ils sont 240, aucun à Khonkaen et pour l’Isan, trois missionnaires dans la province d’Udon et le district de Sakonnakhon. Il s’agit des prêtres des missions étrangères implantés dans le diocèse de Tharae (ท่าแร่) créé en 1899. Le district de Tharae situé à une vingtaine de kilomètres de Sakon comprend une très forte minorité catholique.

 

Inauguration de la cathédralle en 1899  :

 

 

(12) Nous avons un aperçu de ces difficultés de transports dans les années 20 dans notre article :

http://www.alainbernardenthailande.com/article-a-44-chemin-de-fer-et-service-aerien-dans-les-annees-20-en-isan-83836332.html

 

(13) La guerre de Sécession a mis en exergue le rôle déterminant des chemins de fer dans le domaine des transport de troupes : Un réseau bien développé au Nord face à une quasi absence dans les États sécessionnistes contribuera pour une grande partie à la défaite du sud. Les transports massifs de troupes par voie ferroviaire avaient déjà joué un rôle capital lors de la guerre de Crimée.

 

(14) Les services officiels utilisaient des Puss Moth De Haviland

 

 

et des Fairchild.

 

 

Les services étaient utilisés de façon massive, courriers postaux (les premiers timbres-poste de la pose aérienne ont été imprimés en 1925), courriers officiels, transports de médicaments. Voir les « Annales de philatélie » de 1939.

Emission du 1er janvier 1925

 

 

(15) « Éveil économique de l’Indochine » du 20 avril 1930.

 

(16) « Éveil économique de l’Indochine » du 28 janvier 1934.

 

(17) Nous lui avons consacré trois articles :

http://www.alainbernardenthailande.com/2016/03/222-1-le-gouvernement-du-field-marshal-sarit-9-fevrier-1959-8-decembre-1963.html

http://www.alainbernardenthailande.com/2016/03/222-2-quelques-reflexions-sur-le-regime-du-field-marshal-sarit-premiere-partie.html

http://www.alainbernardenthailande.com/2016/03/222-2-quelques-reflexions-sur-le-regime-du-field-marshal-sarit-fin.html

Les liens d’amitié entre Sarit et le roi étaient si étroits que le monarque ordonna 21 jours de deuil officiel, et fit conserver sa dépouille sous patronage royal pendant cent jours et qu’il assista avec son épouse à sa crémation le 17 mars 1964.

 

 

(18) « Bulletin  d'information du Conseil  international des musées », numéros 5-6 de 1966 et 1 de 1973.

 

 

 

 

  

 

 

 

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commentaires

Sylvie 20/11/2018 09:28

Article très intéressant, comme toujours. Grâce à vous, on en apprend un peu plus à chaque lecture. Merci !

grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b 20/11/2018 11:55

Notre seul souci est d'intéresser nos lecteurs !