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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 22:23

 

 

Nous avons rencontré Kermit Krueger, cet américain qui fut volontaire bénévole du Corps de la paix (Peace corps volonteer) et travailla au Collège de formation des enseignants à Mahasarakham de septembre 1963 à décembre 1965. Celui-ci eut l’heureuse initiative de demander à chacun de ses élèves d’écrire en anglais une histoire du folklore local relative à leur village ou district d’origine jusque-là transmise par expérience ou tradition orale. La plupart ont été numérisés sur le site https://isaanrecord.com/. Quelques-unes de ces traditions (ประเพณี prapheni) nous ont intéressé et au premier chef celles qui appellent la pluie, dans une région essentiellement agricole,  vouée pour l’essentiel à la culture du riz mais aussi vouée à une sécheresse endémique. Ces récits datent de plus de 50 ans, à une époque où les travaux proprement titanesques de construction de barrages de retenue d’eau en Isan à la fois pour assurer la production hydroélectrique et l’irrigation (Ubonrat (อุบลรัตน์)

 

 

ou la seule irrigation Lampaodam  (ลำปาวดำ)) n’étaient ni entreprises ni même envisagées. Comment alors faire venir la pluie ?

 

 

Magie, superstition, rituels religieux sinon chamaniques ? Ces gamins nous en ont livré quatre. Tous ces rituels n’ont pas disparu, l’un d’entre eux est devenu attraction touristique, les autres sont restés plus confidentiels, l’un d’entre eux a disparu pour des raisons qui nous semblent évidentes. Par-delà la description un peu sommaire qu’en ont faite ces gamins, nous avons  cherché de plus amples précisions, que nous vous  livrons. (Étant précisé que la plupart de ces sources sont en thaï.)

 

 

LE FESTIVAL DES FUSÉES

 

 

Le « Festival des fusées » (Bun Bangfaiบุญบั้งไฟ) reste une tradition toujours vivace, le rituel le plus  connu,  dans l’ensemble des provinces du nord-est et plus particulièrement celle de Yasothon où il perd au moins pour partie son caractère de rituel magique pour devenir un spectacle touristique sinon commercial. A l’origine, il est une probable offrande au Dieu de la pluie, Phraya Thaen (พระยาแถน), qui n’a pas sa place dans l’hagiographie bouddhiste ! Il s’agit donc probablement d’un très vieux rituel animiste bien antérieur au bouddhisme. Nous l’avons très longuement étudié dans un précédent article auquel il nous suffit de vous renvoyer. Il contient lui-même de nombreuses références.

 

 

LE BOUDDHA NOIR THAUMATURGE DE KALASIN

 

 

Une cérémonie traditionnelle vient de la province de Kalasin (ฏาฬสินธุ์) : le « temple du milieu de la ville »  (วัดหลางเมือง Wat Klangmuang) ainsi nommé parce qu’il se situe au cœur même, abrite une très vénérée statue de Bouddha noir appelée « Luang Pho Ong Dam » (หลวงพ่อองค์ดำ). Il était initialement situé dans un temple de Phu Laenchang (ภูแล่นช้าง), sous-district (tambon) de Na Kham (นาขาม), district (amphoe) de Na Khu (นาคู), dans la province de Kalasin.

 

Son histoire commence sous le premier règne de la présente dynastie (Rama Ier – 1782-1809). C’est sous ce règne que commence l’histoire de la province de Kalasin. Elle prend corps en 1793 quand un groupe de 4.000 personnes ayant quitté la Principauté de Vientiane ou plus probablement la région de Savanakhet (สะหวันนะเขต) pour on ne sait quelles raisons décidèrent de s'installer dans un petit village du nord-est appelé Ban Kaengsamrong (บ้าน แก้งสำโรง), leur chef en fut nommé gouverneur. L’un des migrants de Phu Laenchang, un moine bouddhiste appelé Miyakhukio (มีญาคูกิว) avait mené du cuivre et de l’étain depuis le Laos (la région de Savanakhet est riche en mines de ces métaux) pour fondre, en 1810, une statue de Bouddha en bronze avec l’aide d’un artiste fondeur venu du Lanna (ล้านนา). Mais il manqua de cuivre et retourna en chercher. En raison probablement d’un simple phénomène d’oxydation la statue devint noire, et fut consacrée au temple de Na Kham et reçut son nom officiel de Phraphut Samritnirarokhantarai (พระพุทธสัมฤทธิ์นิรโรคันตราย) que l’on peut traduire approximativement par « Bouddha de bronze miraculeux » et familièrement de Luang Pho Ong Dam que l’on peut traduire plus ou moins bien par le saint noir. La position est celle de la victoire sur Mara le démon (ปางมารวิชัย).

 

 

Soigneusement poli, sa largeur à la base est de 41 cm et sa hauteur de 75. La statue comporte sur sa base une inscription en caractères laos archaïques de Luang Prabang que nous sommes incapables de déchiffrer mais qui rappellerait ses vertus charismatiques. Le gouverneur de Kalasin, en 1894  en inspection à Na Kham fit connaissance avec cette superbe statuette et voulut la faire venir dans sa capitale pour asseoir son prestige malgré l’opposition des habitants. Il lui fallut utiliser la menace et 5 éléphants vinrent chercher la sainte statue. Son caractère miraculeux se manifesta alors en déclenchant une pluie miraculeuse. Les miracles se multiplièrent : Luang Pho ong fut invoqué par les couples stériles. En cas de sécheresse, tous les villageois faisaient défiler la statue en ville pour appeler la pluie. Dès que la statue sortait du temple, le ciel se couvrait et la pluie tombait. La procession se déroulait lors des fêtes de Songkran ou en cas de sécheresse.

 

Le département des beaux-arts de Bangkok manifesta le désir de l’emmener au Musée national mais se heurta à l’opposition de la hiérarchie religieuse tout autant qu’à celle des habitants de la province. Lors des défilés de 1994, 1996 et 2001 les fidèles s’aperçurent que la statuette était une réplique : L’abbé du temple avait en effet fait construire un cloître soigneusement sécurisé pour y placer la véritable relique afin que les pieux bouddhistes puissent lui rendre hommage. Il semblerait que depuis lors, la cérémonie de la procession dans la ville ne soit plus pratiquée.

 

 

 

LA CÉRÉMONIE DE LA « PROCESSION DE LA CHATTE »

 

 

Un autre rituel, magique assurément, est propre à la province de  Chaiyaphum mais se retrouve dans bien d’autres régions de l’Isan, Khorat en particulier. Il y a de nombreuses années, dans un petit village, vivait un jeune homme nommé Siang Bua. Il était affligé car il ne pleuvait pas et il craignait que sa récolte de riz ne se perde. Évidemment, il s’interrogeait « Que faut-il faire pour que tombe la pluie ? ». Il questionna tous les anciens du village, tous pauvres et incultes, et nul ne put lui donner la réponse. Il se décida à la chercher lui-même. Il se rendit d’abord chez le chef de village : « Nous attendons la pluie mais elle ne vient pas. Nous devons implorer le Dieu de la pluie ». Le chef du village convoqua alors les habitants : « Nous devons prier le dieu de la pluie. Siang Bua croit que si nous ne prions pas, toutes nos récoltes mourront et nos familles mourront de faim ». Tout le village se mit alors à prier mais Siang Bua n’était pas dans la foule. Il apparut soudain portant un grand panier contenant une grosse chatte. La population fut stupéfaite : « Qu'est-ce que tu fais ? Nous prions comme tu nous l’as dit et tu joues avec une chatte ? ». Il leur répondit alors  « Que ceux qui veulent la pluie me suivent et que les autres rentrent chez eux. Nous allons passer devant toutes les maisons du village, chacun prendra un verre d’eau et le versera sur la chatte ». Ainsi firent-ils, Siang Bua et ses hommes firent le tour du village, dans chaque maison un habitant versait une tasse d'eau sur la chatte et bientôt les pluies commencèrent. Ainsi naquit ce rituel que la population utilise en cas de sécheresse. Ils l'appellent la procession de la chatte (แห่นางแมว - hae nangmaeo). C’est la cérémonie de la procession de la chatte (ประเพณีแห่นางแมว - prapheni haenangmaeo). Peut-on trouver une quelconque logique dans cette cérémonie d’aspersion de ce malheureux animal ?  Pourquoi une femelle et pas un mâle ? Probablement parce que la femelle est symbole de fertilité. Comme chacun sait, les chats sont, de tous les animaux domestiques, ceux qui détestent le plus l’eau. Quand il pleut, si un chat est mouillé, il miaule à mort. Ces miaulements brisent alors les nuages et tombe la pluie ! 

 

 

La cérémonie se déroule comme suit : Il faut d’abord choisir de une à trois chattes de préférence de couleur grise (couleur des nuages !) ou noire (pour les Thaïs, le chat noir est bénéfique) et les placer dans un panier en bambou ou en rotin muni d'une couverture. Deux bâtons permettront à deux hommes de porter la cage contenant les matous sur leurs épaules. Il faut aussi cinq paires de bougies et cinq paires de fleurs. Avant de mettre la chatte dans la cage, le plus âgé des organisateurs supplie le ou les chattes « Seigneurs chattes donnez-nous la pluie ». La chatte est elle-même ornée d’un collier de fleurs. La procession avance dans le village en danses et en chansons. Plus les chattes sont aspergées, et plus elles miaulent ! On pense que la pluie va tomber de 3 à 7 jours après la procession. A la fin de la cérémonie, la chatte est relâché mais si le lendemain il ne pleut toujours pas, une nouvelle cérémonie aura lieu et le lendemain encore jusqu'à ce qu’enfin arrive la pluie.

 

Notons que cette cérémonie a, au moins pour les incrédules, le mérite de renforcer les sentiments communautaires dans les villages puisque tous les habitants y participent.  

 

Fim tourné en 2014 dans un village  non identifié de la province de Khorat :

LA MORT DU COBRA ROYAL

 

 

 

Ce rituel dont les élèves de Kermit Krueger connaissaient encore l’existence il y a plus de 50 ans nous semble avoir aujourd’hui totalement disparu tant en raison de son danger que de son caractère sanguinaire et éventuellement sacrilège. Nous n’avons en tous cas trouvé aucune  source qui y fasse référence. Il met en scène le cobra royal (งูจงอาง - ngu chongang) un animal certes impressionnant mais qui, comme la plupart des animaux, n’attaque l’homme que lorsqu’il est attaqué ou pense qu’il va l’être. Il n’est pas agressif et évite la confrontation. Il est omniprésent en Thaïlande dans les forêts, les montagnes ou les plaines mais loin de l’agitation des lieux habités. Par ailleurs, ovipare, il est le seul serpent qui construit un nid pour y déposer des œufs. La femelle se love autour de broussailles sèches (feuilles de bambou en général) et en les resserrant, créant un cercle grâce à son grand corps, elle obtient alors un amas de branchages arrondi qui se réchauffe en se décomposant, ce qui assure aux œufs une température stable. Elle pond entre 20 et 40 œufs au printemps, deux mois après l'accouplement ; les œufs mettent entre 60 et 80 jours pour éclore. La mère couve, mais elle quitte le nid peu avant l’éclosion car les cobras royaux sont cannibales par instinct, y compris à l’égard de ses congénères. La mère le sait et veut ainsi éviter de manger sa progéniture d’autant que, couvant depuis deux mois, elle n'a pas mangé et est affamée. Le mâle pour sa part garde le nid jusqu'à l'éclosion des petits, patrouillant dans une vaste zone alentour. Les cobras royaux restent en couple monogame depuis l’accouplement jusqu’à l’éclosion des œufs. Que ce soit la mère lorsqu’elle couve ou le père qui monte la garde autour du nid, ils sont irritables et agressifs et peuvent alors attaquer sans avoir provoqués.

 

 

Ce rituel est probablement le fruit des constatations des paysans de certaines régions de l’Isan (lesquelles ?) depuis des siècles. Certains attribuent la sécheresse à la faute du cobra royal : Il est capable de manger ses œufs mais seulement en période de sécheresse ? Quand il ne pleut pas, ils pensent que le cobra a fait cesser les pluies pour que ses œufs éclosent ? Le serpent doit  donc être tué avant que les pluies ne commencent. Il ne faut évidemment pas chercher là une quelconque logique scientifique ! Mais le rituel nécessite une main d’œuvre abondante et audacieuse : Un homme monte un cheval et traverse les champs à la recherche d’un nid de serpent et des œufs lorsque la mère vient de la quitter avant l’éclosion, repéré par le père qui patrouille. Lorsqu'il a trouvé, il doit prendre un œuf dans le nid, n’oublions pas qu’il est surveillé par le père attentif à sa progéniture. En même temps, d'autres ont fait sur un grand feu bouillir une marmite d’eau. L’homme à cheval se précipite suivi par le serpent qui veut récupérer son œuf, soit pour le manger soit par sollicitude paternelle ? S’il réussit à échapper au cobra, arrivé près du feu, il y jette l’œuf, le serpent saute dans la marmite dans laquelle il finit ainsi tristement ses jours ! Et enfin les pluies vont commencer. Il faut, admettons-le, une certaine dose de courage sinon d’inconscience pour provoquer deux animaux (père et mère) susceptibles de se déplacer en tant que de besoin à 35 kilomètres/heure, rendus fous-furieux comme tous les animaux dont on attaque la progéniture, que ce soit une poule ou un éléphant. Qui peut avoir l’audace de plonger la main dans un nid de cobra pour y voler un œuf ? Nous n’avons malheureusement pas d’autres sources que ce qu’on écrit les élèves de Krueger.

 

 

Quelques réflexions issues toutefois de nos esprits cartésiens :

 

Les fusées

 

Leur envoi vers le ciel a-t-il une influence sur la possibilité qu’elles fassent tomber la pluie. Ne revenons pas sur ce que nous avons écrit (voir nos sources). On continue au XXIe siècle à envoyer vers les nuages des fusées à l’iodure d’argent.

 

 

 

Le Bouddha thaumaturge

 

La question des miracles attribués à Bouddha sont en contradiction avec la réponse que celui-ci, sollicité de faire des miracles, aurait faite : « je les déteste, les rejette et les méprise ». On trouve la citation partout sans qu’en soit jamais donnée l’origine ce qui laisse planer sur son authenticité un doute pesant. A-t-il accompli des miracles de son vivant ? Il n’y en a pas eu de témoignages directs comme par exemple ceux des contemporains du Christ. On connaît le bouddhisme beaucoup mieux que Bouddha. Ceux qui lui sont attribués ont été inclus dans des sutras des siècles après sa disparition. Si la question divise les savants érudits et exégètes du bouddhisme, une foule de Thaïs y croient avec la foi du charbonnier. Il suffit pour s’en convaincre de voir les foules qui croient aux miracles et qui font pèlerinage dans les deux lieux les plus sacrés du bouddhisme en Isan, Khamchanot (คำชะโนด)

 

 

ou Thatphanom (ธาตุพนม)

 

 

sans parler de dizaines d’autres de moindre importance. C’est peut-être bien là que se situe le miracle ! L’Église catholique de même vénère un nombre incalculable de Saint thaumaturges, et certains font toujours l’objet d’un culte le plus souvent local et sont censés apporter la pluie : ne citons que Saint-Agricol, évêque d’Avignon, mais il y en a bien d’autres.

 

 

Combien de pèlerinages encore en période de sécheresse pour implorer une vierge locale capable de donner la pluie ?

 

 

 

La procession de la chatte

 

Il s’agit probablement de la survivance de très anciens rites chamaniques. Dans toutes les civilisations anciennes, se sont concentrées sur le chat nombre de  nombreuses superstitions et l’animal fut associé aux cérémonies magiques ou religieuses. Les catholiques fêtent le 24 juin saint Jean-Baptiste qui annonça la venue du Christ et le baptisa. Dans un temps qui n’est pas si ancien, peut-être bien  encore dans nos campagnes très reculées jusqu’à la moitié du siècle dernier, des chats noirs, incarnation du diable, étaient brûlés vifs dans les « feux de la Saint-Jean ». Leurs cendres recueillies par les spectateurs étaient censées porter bonheur. Voilà un rite plus cruel que celui qui consiste à les arroser d’abondance pour que leurs miaulements suscitent la venue de la pluie.

 

 

Siang Bua était-il porteur d’une très ancienne tradition chamanique à lui transmise depuis la nuit des temps ? Par ailleurs cet animal est au centre de multiples superstitions ailleurs que chez les Thaïs, ainsi chez les Occidentaux ils sont souvent considérés comme maléfiques (pensons au Chat Noir d’Edgar Poe !)

 

 

ou dans d’autres civilisations (Égypte ancienne) où il était déifié.

 

 

 

Le cobra royal bouilli dans sa marmite.

 

Ce rituel autrement plus féroce que l’arrosage d’un chat noir nous laisse perplexe d’autant que le bouddhisme ne considère pas le cobra comme un animal maléfique, bien au contraire puisqu’il est considéré comme un symbole et un objet de vénération. Ne voit-on pas parfois, lorsqu’un cobra se hasarde à traverser une route, une file de véhicules arrêtés pour la laisser terminer sa course.

 

 

Faut-il voir dans cette cérémonie féroce la subsistance de très anciennes  croyances incontestablement animistes ou chamaniques venues de la nuit des temps et bien antérieures à l’indianisation de la région ? Si ce rituel était encore présent dans les mémoires il y a quelques dizaines d’années, ce ne pouvait être que dans des régions totalement à l’écart de bouddhisme, probablement dans des zones tribales ?

 

Il est un autre cérémonial, qu'on ne  trouve que dans le sud musulman, est celui qui consiste à égorger tout vif un cobra pour recueillir son sang, le mélange à de l’alcool de riz en fait un breuvage aux vertus aphrodisiaques (?).

 

 

Ainsi donc ces rituels font arriver la pluie et nos paysans de l’Isan auront suffisamment de nourriture pour manger pendant un an. Et s'ils ne réussissent pas ???

 

 

SOURCES

 

Sur les textes

Voir notre article

A 295 - LES SOUVENIRS D’UN VOLONTAIRE DE LA PAIX AMÉRICAIN À MAHASARAKHAM… ET LE PASSAGE DE LA CIA EN 1963.

Les écrits des élèves (en bon anglais) :

https://isaanrecord.com/2016/04/21/special-isaan-folk-tales-part-eleven/

 

Sur le festival des fusées

Voir notre article A 233 - LE FESTIVAL DES FUSÉES EN ISAN, RITUEL MAGIQUE OU TECHNOLOGIE D’AVANT-GARDE POUR PROVOQUER LA PLUIE ? :  http://www.alainbernardenthailande.com/2017/07/a-233-le-festival-des-fusees-en-isan-rituel-magique-ou-technologie-d-avant-garde.html

 

Sur le Bouddha noir de Kalasin :

Voir notre article  A 266 - LE XYLOPHONE DE KALASIN (PONG LANG - โปงลาง) – SYMBOLE EMBLÉMATIQUE DE LA PROVINCE : http://www.alainbernardenthailande.com/2018/07/a-266-le-xylophone-de-kalasin-pong-lang-symbole-emblematique-de-la-province.html

Voir notre article A 237 - LES SOIXANTE-SIX REPRÉSENTATIONS RITUELLES DE BOUDDHA : http://www.alainbernardenthailande.com/2017/08/a-237-les-soixante-six-representations-rituelles-de-bouddha.html 

https://th.wikipedia.org/wiki/พระพุทธสัมฤทธิ์นิโรคันตรายhttps://sites.google.com/site/watklangkalasin/prawati-phraphuthth-samvththi-ni-r-ro-khan-tra-y

 

Sur la procession de la chatte

https://ประเพณี.net/ประเพณีแห่นางแมว/ http://www.sac.or.th/databases/rituals/en/detail.php?id=9 

https://ประเพณี.net/ประเพณีแห่นางแมว/

« FERTILITY RITES IN THAILAND »  par Phya Anuman Rajathon, in Journal of the Siam Society; vol. 42 de 1960. Selon lui, le rituel est surtout occasion de beuveries et de débordements sexuels ?

 

 

 

 

 

 

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