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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 22:09

 

Les « Chroniques royales d'Ayutthaya » consacrent de nombreuses pages aux conflits, révoltes et guerres que  le roi Narai dut affronter au long de son règne. Le royaume d'Ayutthaya, en effet, doit être perçu comme le muang (ou mueang) principal d'un système composé d'autres mueang qui doit se préserver et se défendre, mais qui aspire à s'agrandir en intégrant d’autres mueang ou peuples autochtones dans un rapport de vassalité ou  d'alliances ou par la conquête (renversement des alliances, guerre contre l’ennemi « extérieur ») qui lui donne, par les populations déplacées, des esclaves, source de pouvoir et de richesse. Un système donc  en équilibre fragile dans un jeu géopolitique qui va surtout profiter des périodes instables (guerres, crise de succession) pour se repositionner

 

 

 

Aussi dès la fin de son intronisation et de la cérémonie funéraire de son  prédécesseur, « le roi Naraï doit faire face aux rumeurs, complots et trahisons. ». Un chapitre est consacré aux « rumeurs malveillantes propagées par Mistress Kaen » (p. 234) et 9 pages aux menaces de complots et de trahisons, qui donne à penser que la légitimité du trône est encore chancelante (pp. 235-243). On apprend avec imprécision, comme  toujours dans les Chroniques, que  le prince de Phatthalung a fomenté un complot armé, qui fut étouffé et dont les responsables (Qui?) furent punis de la peine capitale et exécutés par décapitation en grand public, après avoir subi le supplice du pal. Qu'« Un peu plus tard » (quand ?) une tentative d’assassinat fut déjouée qui causa grande frayeur au roi. « Plus tard » encore, le roi est avisé par des espions, qu’une embuscade a été  projetée,  à l’occasion de la  cérémonie religieuse brahmanique de la fête de Tri Yampawaï. Le complot fut déjoué, mais  les comploteurs se soumirent, rendirent hommage au roi qui les fit bénéficier -  cette fois- de sa grâce royale. « Un autre jour », les mêmes espions l’avisent d’un nouveau complot. Ce complot était cette fois manifestement soigneusement préparé. La contre-attaque le fut aussi : le roi feint d’en être avisé non pas par son réseau d’espions mais par une pythonisse du temple. Mais ils tombèrent dans l’embuscade tendue par le roi. Mais une fois encore, Naraï leur fit grâce de la vie.  (In  Notre article 95 (1))

 

 

 

Les Chroniques suivantes vont indiquer un autre rôle du roi, qui est sollicité pour répondre à des querelles familiales entre roitelets ou chefs de tribus, ou bien encore ici  le chapitre intitulé « Le Cambodge et le Vietnam » (p. 247), avec quelques conséquences « L’immigration de Mingkabao » (S’agit-il d’une personne ou d'un groupe de Mingkabau, une population musulmane, qui subsiste encore aujourd’hui ?) et une autre immigration de princes venus du Cambodge (p. 248).

 

 

 

« Neak Chan qui était l’un des fils du roi, avait été installé pour gouverner le pays. Mais lui-même et son plus jeune frère, Naek Prathum, commencèrent à se quereller. Naek Prathum envoya alors une lettre au prince du Vietnam (pour lui demander de s’emparer (recevoir ou conquérir selon les versions, la nuance est de taille) du pays. Celui-ci ordonna à un dénommé Chiang Thu de partir avec une armée à la conquête du Cambodge et de s’en revenir avec Naek Chan qui était à la tête du Cambodge après s’être emparé des richesses et des armes. Il renvoya ensuite Naek Chan dans son pays. Celui-ci, arrivé à Campa  y rencontra « à la fois son destin et son frère ». Il prit alors la tête de 773  parents et amis et s’en alla vivre à Phutthaï (Banthaï, Pathai ou Phet selon les versions). » Il est dit ensuite qu'ils émigrèrent avec leur famille au Siam  et vinrent se placer sous la protection du roi. Celui-ci manifesta sa royale bonté en les comblant de cadeaux et en leur attribuant des terres pour qu’ils puissent vivre à leur aise. (In 96)

 

 

 

L’IMMIGRATION DEPUIS LE CAMBODGE

 

 

L’année de la chèvre, première de la décade (8), un certain nombre de princes, leur entourage et leurs troupes (en tout 2.215 personnes) vinrent à leur tour se placer sous la protection du roi Naraï. Tous, avec en tête le patriarche Sakhon, lui-même apparenté au roi Naek Chan, trois de ses neveux, ne trouvaient en effet point de port d’attache. Le roi manifesta à nouveau sa royale bonté en les comblant de présents. Le patriarche, pour sa part, reçut l’autorisation de s’installer au temple du moine couché. Les autres notables et leur suite purent s’installer où bon leur semblait.

 

 

 

 

Un noble fut alors chargé d’aller apporter ce témoignage à Naraï : « Vous avez accordé votre protection au roi Naek Chan qui m’a mandaté pour aller vous rendre hommage avec cinq compagnons. Nous sommes venus à pied en passant par la forêt et Nakhon Nayok. J’ai perdu trois de mes compagnons en chemin. Nous avons rencontré en route trois moines qui nous ont appris que vous aviez reçu l’onction royale. Je m’en retournerai en aviser Naek Chan ». (In 96)

 

 

Les Chroniques vont noter que de nombreux princes étrangers vont manifester leur fidélité au monarque par des cadeaux somptueux. Celui-ci répondit en faisant à son tour des cadeaux de toutes sortes, ainsi les princes Mariala, puis Kaduksa, comme ensuite  d’autres princes ou commerçants de la ville de Machalipatam et le prince de Nakhonrachasima.

 

 

 

Les Chroniques vont ensuite dans le chapitre « Chiangmaï demande assistance » (p. 250)  nous apprendre qu’en 1022 (ou 1122, c’est selon), année du rat, deuxième décade, une lettre du prince Saen Luang de Chiangmaï avisa le roi Naraï qu’un prince de la ville chinoise de Ho (ou Huay), constituait une armée pour s’emparer de Chiang Mai, pour ensuite traiter la défection et l'attaque de Chiang Mai  (pp. 286-289), suivies de la  capture de Chiang Mai par les Siamois (pp. 291-299). Ensuite nous aurons les Birmans (et les Môns) qui  envahissent Kanchananburi  (pp. 263-267). la guerre de 1662 (résumé pp. 278-280) ; Lampang et Thoen (pp. 251-252), Sukhotai (p. 253), Chine ( ?) (p. 256) ; Révolte et rebellions : Martaban (p. 258), Ram, Goldie à Phetburi (p. 269), mais dans son incohérence habituelle, sans expliquer la relation de ces événements entre eux.

 

 

 

Nous avons rendu compte de tous ces événements guerriers dans notre article 96 de « Notre Histoire ». (2) Aussi avons-nous choisi de vous présenter la version du Prince Damrong, (L'un des érudits les plus influents de son époque, et le « père de l'histoire thaïlandaise ») (3) qui dans « Our Wars with the Burmese, Thai-Burmese Conflicts, 1539-1767 » nous expose trois guerres qui vont s'enchaîner entre les Siamois et les Birmans durant le règne du roi Naraï, entre 1662 et 1664 :

 

 

 

 

« 19. Quand les Siamois attaquent le Muang de Chiang Mai, L'année du tigre, B.E. 2205 (A.D. 1662) »; « 20. Quand les Birmans attaquent le Muang Sai Yok en territoire siamois, L'année du lièvre, B.E. 2206 (A.D. 1663) »; «  21. Quand les Siamois attaquent la Birmanie, l'année du dragon majeur, B.E. 2206 (A.D. 1664) ».

(Vous remarquerez ci-dessous que le Prince Damrong ne fait aucune référence au sacré, aux dieux et aux esprits.)

 

Le Prince rappelle qu'en 1662 Chiang Mai était sous la coupe des Birmans et que le roi d'Ava avait placé sa famille pour gouverner le Muang. Mais la prise du pouvoir en Chine par les Mandchous avait provoqué la fuite du roi de Chine qui était allé se réfugier en Birmanie et avait été accueilli par le roi d'Ava. Les Hos (Mandchous) l'avaient alors poursuivi et attaquer Ava en mars 1662. (Le récit est simpliste, mais les événements sont complexes. Cf (4) et (5))

 

 

 

Phra Saen Muang, le chef de Chiang Mai ayant été informé que les Hos allaient également les attaquer envoya une lettre au roi d'Ava pour qu'il lui envoie des troupes pour assurer sa défense. Mais le roi d'Ava estimant que ce serait une grande attaque, avait au contraire demandé aux troupes birmanes en garnison à Chiang Mai de venir le rejoindre. En effet, les Hos avaient déjà pris de nombreuses cités avant d'encercler la capitale d'Ava, qu'ils avaient prise après sept tentatives. 

 

 

 

 

Phra Saen Muang ayant appris qu'Ava était tombée, envoya une lettre au roi d'Ayutthaya par les soins de son ambassadeur Saen Surin Maîtri, avec de nombreux présents, pour lui demander son aide. Le roi Naraï vit là une bonne occasion de  reprendre Chiang Mai. Il organisa ses forces en confiant à Phraya Ram Decho 1000 soldats pour son avant-garde, à  Phraya Siha Dechochai l'armée principale composée de 4000 hommes. Il compléta avec une compagnie d'auxiliaires mon commandée par Saming Phra Ram et une compagnie commandée par Saming Phrataba fut envoyée en premier en décembre. Le roi Naraï, quant-à lui, fit son camp  en appui en janvier à Phitsalunok.

 

 

Mais entre-temps, le chef de Chiang Mai fut effrayé d'apprendre  que les Hos, faute de vivres, avaient préféré  se retirer. Il envoya alors un message secret à Saen Surin Maîtri  pour qu'il quitte alors les forces siamoises. Cela parut suspect à Phraya Siha Dechochai qui était sur le chemin de Muang Kamphaenphet. Il envoya un message au roi Naraï qui était toujours basé à Phitsalunok et qui prit conscience que le chef de Chiang Mai avait changé d'avis. Il donna tout pouvoir à Chaophraya Kalahom avec 10.000 soldats pour attaquer Chiang Mai. Mais après avoir pris de nombreux muang, Chaophraya Kalahom ne put prendre Chiang Mai.

 

 

 

Mais en cette même année 1661, un événement important se produisit à Ava puisqu'après le départ des Hos,  une révolte éclata à la capitale à cause du comportement du roi qui avait vendu ses concubines, pendant laquelle il fut arrêté et exécuté. Il fut demandé à son plus jeune frère (Le vice-roi de Prome) de devenir le nouveau roi sous le nom de Maha Thiha Thudhamayaza. Le roi Naraï vit là une grande occasion d'attaquer de nouveau Chiang Mai et en cette année 1662, ordonna une conscription de 40 000 hommes.

 

 

 

 

Naraï eut des difficultés avec  son commandant en chef  Chaophraya Kalahom et il le remplaça  par Chaophraya Kosathibodi, secondé par Khun Lek.  Chaophraya Kosathibodi fut très réticent car il n'était pas au gouvernement et estimait que cela serait préjudiciable pour asseoir son autorité. Le roi insista et lui donna son épée royale, mais Kosathibodi lui demanda qu'il puisse avant prouver sa valeur en construisant des palissades à Phaniat. Ainsi fut fait. Mais le superintendant constatant que celles-ci n'étaient pas bien placées, corrigea les erreurs. Kosathibodi lors de son inspection s'aperçut qu'on avait modifié son plan. Il fit exécuter le superintendant et exposa sa tête sur un bambou afin que tout le monde puisse la voir. Désormais il était craint. Le roi Narai mit en place son dispositif d'attaque et en décembre ordonna la marche vers Chiang Mai. En janvier, le roi Naraï allait suivre avec une armée de 60 000 hommes.

 

 

 

Le chef de Chiang Mai en fut informé et envoya une lettre au roi d'Ava pour lui demander son soutien. Il organisa sa défense depuis Nakhon Lampang jusqu'à sa cité. Les forces siamoises mirent 7 jours pour capturer  Nakhon Lampang et se dirigèrent sur Chiang Mai. La tactique de Chang Mai était d'attaquer les forces siamoises pour se replier à chaque fois. Sur place, Kosathibodi fit alors ériger un mur de terre sur le côté sud  plus haut que le mur de la cité et y plaça des canons. L'armée de Narai en fut informée alors qu'il avait  atteint Nakhon Lampang. Il demanda à son armée de rejoindre au plus vite Chiang Mai qu'il atteignit en mars. 7 jours plus tard, il ordonnait l'attaque de Chiang Mai, qui fut prise. Le chef de Chiang Mai et de nombreux nobles furent capturés et présentés au roi. Les sources birmanes racontent que les forces birmanes étaient arrivées avant l'attaque de Chiang Mai, mais qu'ils furent défaits et battirent en retraite.

 

 

 

 

Le roi Naraï resta 15 jours à Chiang Mai pour mettre en place la nouvelle administration. Il fit du plus vieux noble le nouveau chef de Chiang Mai, mais en laissant Phraya Siha Decho Ratcha Dechochai avec son armée pour assurer la « sécurité ».

 

 

(Le Prince Damrong ne dit pas  que les Siamois ne purent s'y maintenir très longtemps car en 1664, la Birmanie décida de mettre fin à l'autonomie du Lanna en remplaçant sa noblesse par des fonctionnaires birmans et en 1701 elle annexa directement Chiang Saen. (Pour l'histoire du Lanna, voir le blog « Merveilleuse Chiang-Mai » (4))

 

 

 

Le roi retourna à sa capitale avec des captives, des éléphants, chevaux, armes et munitions et un bouddha fameux. Mais il est dit que pendant son séjour il eut une relation avec une jeune servante, qui devint enceinte. Le roi ne pouvait la reconnaître, aussi l'offrit-il à Phetracha qui était le fils de son ancienne nourrice. La servante donna naissance à un garçon que Phetracha nomma Nai Dua. Il sut qu'il était le fils du roi, ce qui le rendit arrogant et hautain. (Nous verrons par la suite comment Phetracha conquit le trône d'Ayutthaya et fit de son “fils”, alors Sorasak, son héritier.)

 

 

« 20. Quand les Birmans attaquent le Muang Sai Yok en territoire siamois, L'année du lièvre, B.E. 2206 (A.D. 1663) »

 

 

Cette guerre doit être vue en relation avec l'attaque d'Ava par les Hos. Auparavant le roi d'Ava avait nommé son oncle Min Nandameik comme son Uparat et l'avait nommé gouverneur de Martaban et des provinces Mon environnantes. Et lorsque les Hos avaient attaqué Ava, le roi avait demandé à son oncle de lever des forces Mon pour venir défendre la capitale. Mais un grand nombre de Mon s'enfuit et Min Nandameik ne put venir à Ava qu'avec 3000 soldats Mon. Après le retrait des Hos,  Min Nandameik revint à Martaban et décida de punir les Mon qui avaient fui. Les premiers arrêtés furent brûlés vivant. Les Mon en furent effrayés et 5000 d'entre eux organisèrent une force et attaquèrent Martaban et firent prisonnier  Min Nandameik.

Ensuite, le Muang d'Hongsawadi souleva une force et se dirigea vers Martaban. Les Mon qui avaient pris Martaban estimèrent qu'ils ne pourraient pas résister à la force birmane. Ils décidèrent avec leur famille (Ils étaient 10 000 env.) d'émiger au Siam en prenant Min Nandameik avec eux, avec l'intention de demander au roi d'Ayuttaya de devenir ses sujets.  Le roi les accueillit généreusement. Nombre d'entre eux purent rejoindre des résidents Mon.  Les chefs des Samings obtinrent des postes d'honneur et le droit de gouverner les Mon, qui obtinrent terres et maisons à Sam Khok, situé entre la la capitale et Nonthaburi près du monastère de Tongpu. Entre-temps  Min Nandameik, malade, mourut.

 

 

 

 

Le roi d'Ava vit là une menace et leva une armée de 10.000 hommes qu'il mit sous le commandement de Tinkabo (commandant de la cavalerie ) qu'il envoya en avant-garde et une  armée principale de  20 000 hommes sous le commandement de Mang Suraracha.

 

 

Arrivé à Martaban, Mang Suraracha envoya une lettre au gouverneur de  Kanchanaburi lui demandant de libérer Min Nandameik et de livrer les Mon qui s'étaient révoltés. En cas de refus, il promettait d'entrer au Siam et d'aller les prendre. La nouvelle était arrivée à Chiang Mai et   Phraya Siha Decho Ratcha Dechochai en informa le roi Naraï. Celui-ci lui répondit en lui ordonnant de rejoindre l'avant-poste de Mae Lamao avec ses forces. S'il constatait que les Birmans n'avaient  pas choisi ce chemin, il devait alors combattre les Birmans à Kanchanaburi. Le roi ordonna la conscription de  30 000 hommes qu'il plaça sous le commandement de Chaophraya Kosathibodi et de Khun Lek. Le gouverneur de Phetchaburi avec 5 000 hommes partit en premier. L'armée devait rejoindre les  Trois Pagodes pour affronter les Birmans. Mais Chaophraya Kosathibodi qui avait rassemblé ses hommes au Tambon de Pak Phraek  apprit que les Birmans avaient déjà passé les Trois Pagodes et  que l'avant-garde avait déjà atteint Muang Sai Yok.

 

 

 

L'armée placée à Din Daeng transporta les provisions le long de la route que les Siamois devaient emprunter et  Chaophraya Kosathibodi s'empressa pour aller prendre la défense de Kanchanaburi et envoya une force pour intercepter l'ennemi au Tambon Tha Kradan et à l'avant-poste de Kram Chang sur le pont de la rivière Kwae Yai. Pendant ce temps  Phraya Siha Decho Ratcha Dechochai avait atteint Muang Tak et apprenant que les Birmans étaient déjà passés par les Trois Pagodes se précipita via Kamphaengphet et Nakhon Sawanet Uthai Thani pour  rejoindre le district de Kanchanaburi. Arrivé à Muang Sisawat, il envoya un message à Chaophraya Kosathibodi  attendant ses ordres.

 

 

 

Chaophraya Kosathibodi ordonna l'attaque du campement des Birmans, après avoir informé l'armée venant de la capitale d'attaquer sur le front de Sai Yok. Phraya Siha Decho Ratcha Dechochai, quant-à lui, devait descendre sur Sangkhla et attaquer l'arrière de l'armée birmane qui était à Din Daeng et marcher sur Sai Yok. Le combat dura trois jours. Mais quand les Birmans apprirent que les Siamois étaient à l'arrière de leur armée, ils prirent peur et quittèrent Muang Sai Yok.  Les forces de Chaophraya Kosathibodi et de Decho Ratcha Dechochai attaquèrent les Birmans le long de leur retraite et beaucoup furent tués ou arrêtés. A Din Daeng, Min Suraracha, le commandant en chef des Birmans tenta en vain une résistance, mais il fut tué  par un tir, ce qui précipita la fuite du reste de son armée. Les forces siamoises la poursuivirent jusqu'à la frontière et retournèrent ensuite à la capitale, avec le butin saisi (Eléphants, chevaux, munitions et provisions).

 

 

 

« 21. Quand les Siamois attaquent la Birmanie, l'année du dragon majeur, B.E. 2206 (A.D. 1664) »

 

 

En introduction le Prince Damrong tient à préciser qu'il y a deux versions de cette guerre. Dans l'histoire des Birmans, il est dit que les Siamois avaient attaqué Martaban et Tavoy, mais ils furent vaincus et battirent en retraite. Dans l'histoire royale siamoise, il est dit que les Siamois avaient marché sur la capitale Ava, mais qu'ils durent renoncer à prolonger le combat, faute de provisions, et se retirèrent. Le Prince Damrong reconnait qu'il est difficile de décider où se situe la vérité, pour ajouter aussitôt que les Birmans mentent. Il en donne la raison. 

 

 

Les Siamois, avant d'attaquer Ava, aurait dû s'assurer le contrôle des provinces Mon et prendre  de multiples cités comme Prome, Toungoo, comme l'avait fait auparavant le roi Naresuan avant d'attaquer Hongsawadi. En fait, durant le règne du roi Naraï, seuls les Mon de Martaban se sont révoltés contre les Birmans et ont émigré ensuite au Siam en obtenant la protection du roi. Ceux qui sont restés sont demeurés  sujets des Birmans.

 

 

L'Histoire des Môn raconte que les Siamois n'ont pas attaqué Ava, mais Pagan seulement. Le Prince Damrong estime que les Siamois n'ont poursuivi les Birmans que lorsque les Birmans sont entrés sur le Territoire siamois  pour récupérer les Mon qui avaient émigrés au Siam. (Ce qui a été raconté dans la guerre précédente!) Par contre, ensuite le Prince Damrong raconte ce qui serait une autre guerre (Sans donner de date) avec une armée de 60 000 hommes, sous le commandement de Chaopraya Kosathibodi et khun Lek marchant dans trois directions : Praya Ram Decho avec les forces de Chiang Mai devant prendre le chemin de Papun puis Kamphaengphet, pour s'assurer du contrôle des provinces du Nord avec l'avant-poste de Mae Laman;  Puis Phraya Siha Decho Ratcha Dechochai ayant en  charge les forces avancées avec comme second Phraya Surin Pakdi, en charge du commissariat et  Phraya Sura Songkhram en charge des forces arrières devant passer par les Trois Pagodes. Les Mon sous le commandement de Phraya Kian et Saming Phra Ram devaient attaquer Tavoy pour éviter que ce Muang attaque l'arrière de l'armée siamoise. Toute l'armée siamoise devait se rassembler à Martaban.

 

 

 

 

Ensuite elle se dirigea vers Hongsawadi, en prenant les cités sur son chemin: Sittang, Syriam, Rangoon, Hongsawadi, puis Prome. Le roi d”Ava envoya une armée à Pagan sous le commandement du gouverneur de Salay. Mais  les Birmans ne purent stopper les Siamois tant ils étaient en grand nombre. Aussi Salay Min se replia dans les forts qui entouraient Pagan.

 

 

Phraya Siha Decho Ratcha Dechochai mena alors de nombreuses attaques qui causèrent la mort de nombreux Birmans et firent de nombreux prisonniers. Salay Min usa alors d'un stratagème en plaçant des hommes en arrière d'un fort et en opposant une faible résistance aux Siamois.  Phraya Siha Decho Ratcha Dechochai  tomba dans le panneau et toutes sa compagnie  fut prise au piège.  Phraya Siha Decho Ratcha Dechochai fut même fait prisonnier, mais il put s'échapper. (Les Chroniques royales racontent en détails les circonstances magiques de sa libération. Cf. Article précédent)

 

 

 

L'armée de  Chaopraya Kosathibodi avait atteint Pagan, mais il ne put la capturer, faute de vivres, et la saison des pluies arrivant. Il pensa à la retraite, mais craignit que les Birmans  les pourchassent. De plus, il craignait également la colère du roi Naraï. Il proposa dans une  lettre, aux Birmans de venir les affronter, mais  ceux-ci virent là un piège.  Chaopraya Kosathibodi usa alors d'un autre stratagème en faisant croire à la retraite de ses troupes. Les Birmans sortirent de la cité pour attaquer le camp siamois, mais tombèrent sur de forces dissimulées qui  en tuèrent en grand nombre. Les Birmans retournèrent alors dans leur cité. Chaopraya Kosathibodi envoya  une lettre pour les ridiculiser et le soir leva son camp et se retira. Les Birmans croyant à un autre stragème ne bougèrent pas. Ainsi finit la guerre de 1664 contre les Birmans.

 

 

Il faudra attendre 1759 pour que les Birmans attaquent de nouveau la capitale d'Ayutthaya.

 

 

 

Nous avions remarqué dans notre article 96 que  « derrière cette longue liste de guerres, d’alliances ou de renversement d’alliances, de révoltes, de complots, de sièges et d’invasions présentée de façon apparemment désordonnée la manière dont Naraï réussit à faire de son royaume le plus grand de la péninsule indochinoise dans le dernier tiers du XVIIème siècle. La synthèse que n’en font pas les annales, l’a été par le missionnaire Nicolas Gervaise, resté quatre ans au Siam dont il écrit, le premier en français, l’histoire recueillie de la bouche de « mandarins » avec lesquels il s’était lié d’amitié. » (6)

 

 

 

Les Chronique royales  seront par contre muettes sur la conspiration des Macassars (ou Makassar) de 1686 .

 

 

Le comte de Forbin dans ses  « Mémoires (1656-1733) » raconte comment, selon lui il sauva le royaume de Siam, lors de la conjuration des Macassars de 1686 (population musulmane venue de l'archipel des Célèbes).(7)

 

Le Prince Daï  avec 300 de ses hommes  avait fui les Hollandais - qui avaient conquis les Célèbes  à la fin des années 1660 - et « s’étaient réfugiés dans un camp octroyé par Naraï », nous dit Forbin. Il avait ensuite prévu de s’associer avec trois petits Etats voisins  musulmans, Camboye, Malaga et Chiampa, pour s’emparer du royaume et tuer les chrétiens.

 

 

M. Constance avait ordonné à Forbin d’arrêter et de faire prisonnier un navire de commerce de Macassars composé de 53 hommes d’équipage, alors qu’il leur avait donné leur passeport de sortie. Ce double jeu avait abouti à un  combat où Forbin reconnaissait dans la journée la perte de 370 de ses hommes pour seulement 17 Macassars et une poursuite de deux semaines, semée de tueries civiles, pour venir à bout des survivants.

 

 

Voici le témoignage de Forbin, retranscrit dans « Mémoires de Siam » (8)

 

 

« J'étais si frappé de tout ce que j'avais vu faire à ces hommes qui me paraissaient si différents de tous les autres, que je souhaitai d'apprendre d'où pouvait venir à ces peuples tant de courage, ou pour mieux dire tant de férocité. Des Portugais qui demeuraient dans les Indes depuis l'enfance et que je questionnai sur ce point, me dirent ces peuples étaient habitants de l'île de Calebos, ou Macassar ; qu'ils étaient mahométans schismatiques et très superstitieux ; que leurs prêtres leur donnaient des lettres écrites en caractères magiques qu'ils leur attachaient eux-mêmes au bras, en les assurant que tant qu'ils les porteraient sur eux, ils seraient invulnérables ; qu'un point particulier de leur créance ne contribuait pas peu à les rendre cruels et intrépides. Ce point consiste à être fortement persuadé que tous ceux qu'ils pourront tuer sur la terre, hors les mahométans, seront tout autant d'esclaves qui les serviront dans l'autre monde. Enfin, ils ajoutèrent qu'on leur imprimait si fortement dès l'enfance ce qu'on appelle le point d'honneur, qui se réduit parmi eux à ne se rendre jamais, qu'il était encore hors d'exemple qu'un seul y eût contrevenu. » [...]

 

 

Dès le lendemain de notre déroute, ayant encore assemblé tous les mandarins, je leur avais distribué des troupes avec ordre de se tenir sur les avenues pour empêcher que les ennemis qui avaient gagné les bois ne revinssent sur le bord de la rivière y jeter de nouveau l'épouvante, car c'est ce qu'il y a de plus habité dans le pays et l'endroit où ils pouvaient faire le plus de ravage.

 

Quinze jours après, j'appris qu'ils avaient paru à deux lieues de Bangkok ; j'y courus avec quatre-vingts soldats que j'embarquai dans mon balon, le pays étant encore inondé. J'arrivai fort à propos pour rassurer les peuples ; j'y trouvai plus de quinze cents personnes qui fuyaient comme des moutons devant vingt-quatre ou vingt-cinq Macassars, qui étaient encore attroupés.

 

 

A mon arrivée, ces furieux abandonnèrent quelques balons dont ils s'étaient saisis et se jetèrent à la nage ». (…) et [se réfugièrent dans un bois] où voyant qu'il était impossible de les forcer, je retournai à Bangkok. [...]

 

 

 Au bout de huit jours, quelques paysans effrayés vinrent m'avertir que les ennemis avaient paru sur le rivage, qu'ils y avaient pillé un jardin d'où ils avaient enlevé quelques herbes et une quantité assez considérable de fruits.

 

 

J'y allai avec environ cent soldats armés de lances et de fusils ; j'y trouvai plus de deux mille Siamois qui s'étaient rendus sur le lieu. On me fit remarquer l'endroit où les Macassars avaient mangé et couché.

 

Lassé de me voir mener pendant si longtemps par une poignée d'ennemis, je résolus d'en voir le bout. Je partageai les deux mille hommes que j'avais en deux corps, que je postai à droite et à gauche, et je me mis avec mes cent hommes aux trousses de ces bêtes féroces. Je suivis dans l'eau la route qu'ils s'étaient ouverte à travers les herbes. Comme ils mouraient presque de faim, ne se nourrissant depuis un mois que d'herbes sauvages, je vis bien qu'il était temps de ne les plus marchander, surtout n'ayant avec moi que des hommes frais et dont je pouvais tirer quelque parti. Dans cette pensée, je leur fis doubler le pas ; après avoir marché environ une demi-lieue, nous aperçûmes les ennemis et nous nous mîmes en devoir de les joindre.

 

Je les serrais de fort près. Pour m'éviter, ils se jetèrent dans un bois qui était sur la gauche, d'où ils tombèrent sur une troupe des miens qui, du plus loin qu'ils les aperçurent, firent une décharge de mousqueterie hors de la portée et se sauvèrent à toutes jambes. Cette fuite ne me fit pas prendre le change ; je joignis encore les ennemis et je mis mes soldats en bataille. Comme nous avions de l'eau jusqu'à mi-jambe, les Macassars ne pouvant venir à nous avec leur activité ordinaire, gagnèrent une petite hauteur entourée d'un fossé, où il y avait de l'eau jusqu'au cou.

 

Je les investis, et m'approchant jusqu'à la distance de dix à douze pas, je leur fis crier par un interprète de se rendre, les assurant que s'ils se fiaient à moi je m'engageais à leur ménager leur grâce auprès du roi de Siam. Ils se tinrent si offensés de cette proposition qu'ils nous jetèrent leur lance contre, en témoignage de leur indignation ; et se jetant un moment après eux-mêmes dans l'eau, le Krit aux dents, ils se mirent à la nage pour venir nous attaquer.

 

Les Siamois encouragés et par mes discours et par mon exemple, firent si à propos leur décharge sur ces désespérés qu'il n'en échappa pas un seul. (…)

 

Telle fut la fin de cette malheureuse aventure qui, pendant un mois, me causa des fatigues incroyables, qui faillit me coûter la vie, qui me fit périr tant de monde, et qui n'aurait jamais eu lieu sans la jalousie d'un ministre aussi méfiant que cruel. »

 

Forbin informa Constance que le prince des Macassars, après la conspiration découverte, s'était retranché dans son camp.

 

 « M. Constance, résolu de l'attaquer, avait ramassé plus de vingt mille hommes à la tête desquels il avait mis quarante Européens, Français, Anglais et Hollandais. Avec ces troupes, il entreprit de forcer les retranchements des ennemis. Ceux-ci firent d'abord semblant de fuir ; Constance y fut trompé, et les croyant en déroute, il commanda aux Siamois de les poursuivre. Ses gens les chargèrent d'abord et les suivirent en assez bon ordre ; mais peu à peu s'étant débandés, les Macassars firent tout à coup volte-face et les chargèrent à leur tour si vigoureusement, qu'ils tuèrent d'abord dix-sept des Européens et plus de mille Siamois. M. Constance faillit à y périr et ne se sauva qu'en se jetant dans la rivière, où il se serait noyé sans le secours d'un de ses esclaves.

 

La quantité de corps morts que la rivière emportait, et qui passèrent devant Bangkok furent les premiers courriers qui nous annoncèrent cette défaite, après laquelle le ministre ne se trouva pas peu embarrassé. Il fit faire plusieurs propositions au prince des Macassars, qui ne voulut jamais rien entendre. Enfin, n'y ayant plus d'autre parti à prendre, il se résolut à une seconde attaque, à laquelle il se prépara pendant deux mois, et dont il se tira avec plus d'honneur, ayant pris des mesures plus justes que la première fois. L'expérience qu'il avait faite lui ayant appris qu'il avait affaire à des gens dont il ne lui serait pas aisé de tirer parti s'il les attaquait à force ouverte, il s'avisa d'un stratagème qui lui réussit et auquel il fut redevable de la victoire.

 

Comme le pays était inondé, en sorte qu'on était obligé de marcher dans l'eau jusqu'à mi-jambe, il fit faire des claies de cannes, où l'on avait posé fort près l'un de l'autre de gros clous à trois pointes, qui traversaient la claie, et s'élevaient par-dessus à la hauteur d'un demi-pied. Ces machines qui marchaient devant les troupes furent plongées dans l'eau, en sorte que ne paraissant plus, et les Macassars à leur ordinaire venant tous à la fois à la charge, tête baissée, et sans voir où ils mettaient les pieds, se trouvaient pris pour la plupart, tellement que ne pouvant plus ni avancer ni reculer, on en tua debout à coups de fusil un nombre très considérable.

 

Ceux qui échappèrent s'étant retranchés dans des maisons de cannes ou de bois auxquelles on mit le feu, n'en sortirent qu'à demi brûlés, et se laissèrent assommer sans qu'aucun demandât quartier ; aussi ne sauva-t-on la vie qu'à deux jeunes fils du prince, qui furent amenés à Louvo. On les a vus depuis en France servir dans la marine, ayant été amenés dans le royaume par le père Tachard. ».

 

 

De même, si les Chroniques royales vont évoquer le conflit entre Luang Sorasak et Chaopraya Wichachaiyen (Phaulkon ou Constance), et de celui-ci contre Phetracha dans la conquête du pouvoir avec un roi malade et impuissant, il ne sera rien dit sur ce qu'on va appeler la révolution de 1688, et la guerre menée contre les Français qui seront forcés de fuir le royaume, pour n'y revenir que 150 ans plus tard. Ce sera l'objet de notre prochain article.

 

 

 

NOTES ET REFERENCES.

 

 

(1) 95. Le roi Naraï face aux rumeurs, complots et trahisons.

http://www.alainbernardenthailande.com/article-95-le-roi-narai-face-aux-rumeurs-complots-et-trahisons-119291013.html

 

(2) 96. Naraï assoit son autorité sur son royaume.

http://www.alainbernardenthailande.com/article-96-le-roi-narai-assoit-son-autorite-sur-son-royaume-119969502.html

 

(3)  106. « Nos guerres contre les Birmans » (1539-1767), du Prince Damrong.

« Our Wars with the Burmese, Thai-Burmese Conflicts, 1539-1767 ».*

http://www.alainbernardenthailande.com/article-106-nos-guerres-contre-les-birmans-1539-1767-du-prince-damrong-120857499.html

 

Et 107. Le Prince Damrong explique les guerres entre les Siamois et les Birmans, entre 1539 et 1767.

http://www.alainbernardenthailande.com/article-107-le-prince-damrong-explique-les-guerres-entre-les-siamois-et-les-birmans-entre-1539-et-1767-121187300.html

 

Avec une préface de l’éditeur Chris Baker, qui en sa page 9 précise que le livre du Prince Damrong, aussi intitulé Thaï Rop Phama, publié en 1917, est sans doute le 1er livre d’histoire de type occidental ; et sûrement le plus populaire. Il a été étudié par tous les élèves de Thaïlande et repris dans des nouvelles, poèmes, chansons, pièces de théâtre, et films, voire des BD. L’héroïsme de la reine Suryothai, avec le duel à éléphant à Nong Sarai, « la déclaration d’indépendance » du roi Naresuan, la résistance du village de Bang Rachan  et la seconde chute d’Ayutthaya sont devenus la substance de l’histoire nationale thaïe

**Cf.http://en.wikipedia.org/wiki/Damrong_Rajanubhab

 

 

 

S. A. R. le Prince Ditsawarakuman, ou le Prince Damrong Rajanubhab (สมเด็จ พระเจ้า บรม วงศ์ เธอ พระองค์เจ้า ดิ ศ วร กุมาร กรม พระยา ดำรง ราชา นุ ภาพ;) (21 Juin 1862 - 1 Décembre 1943), fils du roi Mongkut., demi-frère du roi Chulalongkorn.

Vice-commandant en chef de l'armée en 1887, ministre de l'Éducation, ministre de l'Intérieur en 1894. Il est considéré comme le fondateur du système éducatif et du système de santé  thaïs  et de l'administration provinciale moderne. Il fut le premier président de l'Institut royal de la Thaïlande.

(4) Pour l'histoire du Lanna, Cf. l'excellent blog « MerveilleuseChiang-Mai » https://www.merveilleusechiang-mai.com/histoire-du-lanna-n-1

 

(5) Cf. « Les Mandchous: des nomades devenus maîtres de la Chine », par  Jean-Pierre Duteil

https://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/pdf/pdf_les_mandchous_des_nomades_devenus_maitres_de_la_chine.pdf

 

(6) « Histoire naturelle et politique du royaume de Siam », chez Claude Barbin, MDC. LXXXIII.

(7) Mercure de France, 2007 (poche)

 

(8) In « Mémoires de Siam » : 4ème partie

LE CHEVALIER DE FORBIN ECRASE LA REVOLTE DES MACASSARS.

http://www.rencontredespaces.net/renespace/voyages/ASIE%20SE/Thailande/m%C3%A9moires%20de%20Siam/mapage.noos.fr/memoires-de-siam/forbin_memoires4.html

Cf. Aussi « La conspiration des Makassar à Ayuthia en 1686 : ses dessous, son échec, son leader malchanceux. Témoignages européens et asiatiques », de Christian Pelras, Archipel, 1998, pp. 163-198

https://www.persee.fr/doc/arch_0044-8613_1998_num_56_1_3484

 

 

 

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