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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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Pourquoi ce blog ?

  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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Merci d’être venu consulter ce blog. Si vous avez besoin de renseignements ou des informations à nous communiquer vous pouvez nous joindre sur alainbenardenthailande@gmail.com

29 juillet 2019 1 29 /07 /juillet /2019 22:07

 

La région fut peuplée depuis des temps reculés comme l’atteste le site archéologique de Ban Chiang daté de l’âge du bronze (1).

 

 

La présence massive de gisements de sel notamment à proximité de Ban Chiang l’explique pour partie (2)

 

Mine à ciel ouvert proche de Ban Chiang :

 

 

Elle devint définitivement siamoise en 1826 lorsque le roi Anouvong (เจ้าอนุวงศ์) dernier roi de Wieng Chang (Vientiane) d‘abord allié avec le Siam dans ses guerres avec la Birmanie puis rebellé dans le but d'obtenir une plus grande indépendance de son royaume. Ses tentatives d’invasion du Nord-Est furent alors repoussées.

 

 

En 1885, le prince Prachak (Chao Borom Wong Thoe Kromluang Prachak Sinlapakhom เจ้าบรมวงศ์เธอกรมหลวงประจักษ์ศิลปาคม), l’un des fils de Rama IV doit batailler avec un seigneur de guerre chinois qui sévissait dans le Nord-Est.

 

 

À la suite de sa victoire, il fut nommé gouverneur du Nord et installa son administration à Nong Khai (หนองคาย) sur les rives du Mékong avant de devoir l’installer plus au sud.

 

 

On néglige le plus souvent de parler de ce que la ville « doit » à la France au profit de ce qu’elle doit aux Américains !


Udonthani n'a jamais existé : 

 

 

LES FRANÇAIS À L’ORIGINE DE LA CRÉATION D’UDONTHANI

 

C’est en effet - aussi paradoxal que ce soit - la politique coloniale de la France qui fut à l’origine bien involontaire de la transformation d’un petit village en une gigantesque métropole :

 


La prise de contrôle des Français sur la rive gauche du Mékong en 1893 va changer la donne. Non seulement le traité de cette année-là dépossède le Siam des territoires de la rive gauche (Laos) et même d’une province de la rive droite aujourd’hui lao sous le nom de Xayabuli mais crée sur une largeur de 25 kilomètres sur la rive droite une zone démilitarisée ce qui rend sa gestion par le Siam pratiquement impossible. C’était une annexion déguisée du cours du Mékong et de la bande démilitarisée. Le Prince dut alors déplacer ses troupes et son administration à 50 kilomètres vers le sud. Il s’installa dans un petit village qu’il repeupla, nommé Banduea Makkhaeng (บ้านเดื่อหมากแข้ง) aujourd’hui le quartier de Makkhaeng au centre de la ville (3).

 

 

Elle devient pour les Thaïs Udonthani (อุดรธานี) « la Cité du Nord » et resta Makeng pour les Français qui y installèrent un vice-consul à partir de 1897, un dénommé Caillat qui n’a pas laissé la moindre trace dans l’histoire de notre diplomatie. En 1899 enfin fut créé le monthon (cercle) d’Udonthani aussi appelé monthon Laophuan (มณฑลอุดร ou มณฑลลาวพวน) mais ce dernier qualificatif semble aujourd’hui tombé en désuétude (4). Notre propos n’est toutefois pas d’écrire l’histoire d’Udonthani (5).

 

 

 

LES AMÉRICAINS Á L’ORIGINE DE LA PROSPÉRITÉ D’UDONTHANI


 

L’arrivée des Américains dans les années 60 va de plus changer la donne. (6) Leur implantation géographique y fut double :

 

 

Sur le site de l’aéroport au premier chef, situé sur l’emplacement de l’aéroport actuel, existant d’ailleurs depuis le début des années 20 (7). Il fut au demeurant copieusement arrosé des bombes françaises lors de la guerre de 1941 entre la France et le Siam le 28 novembre 1940..

 

 

Un autre site plus confidentiel sinon secret fut créé en 1964 à une dizaine de kilomètres au sud de la ville au bord de la route nationale, appelé camp Ramasun (ค่ายรามสูร) à Nong Sung (อำเภอโนนสูง) (8).


 

 

Le nom est symbolique, Ramasun est dans la mythologie du Ramakian le dieu de la foudre armé d’une hache volante qu’il jette pour frapper ses ennemis.

 

 

Il est au demeurant difficile de savoir ce qu’y s’y tramait exactement : Si le président Obama a déclassé les archives de la CIA, usant des mêmes manœuvres que son prédécesseur, à savoir que tout ce qui peut intéresser les activités tant de la base aérienne que de la base secrète fut systématiquement caviardé.

 

 

Cette station était probablement une station radar, une station d'écoute radio, une station de brouillage des émissions ennemies et une station d’émission des propagandes de « the voice of america » au profit de l’Agence de sécurité nationale (NSA), de la C.I.A, de l’armée de terre et l'armée de l'air américaine tout au long des années 1966-1976. (9)

 

 

Au lendemain des attaques terroristes du 11 septembre, le camp fut soupçonné de loger l’une des prisons secrètes de la CIA, ou « sites noirs », bien que le gouvernement thaïlandais et les dirigeants militaires aient démenti ces accusations. Implantée au milieu des champs avec son cercle d’antennes radio Wullenweber spectaculaire elle fut surnommé par les Thaïs « la cage à éléphants » en raison de sa taille et de son apparence (10).

 

 

Dotée de structures permanentes entièrement climatisées, équipée de son propre cinéma, d'une piscine

 

 

... d'installations sportives intérieures et extérieures,

 

 

.... d'une centrale électrique et d'un réseau d'alimentation en eau, la station Ramasun a été conçue et construite pour être autonome et permettre au personnel américain de se sentir aussi bien que chez lui.

 

 

En 1976, un an après la fin de la guerre du Vietnam, la station fut cédée au gouvernement thaï, qui ne parvint pas à en trouver un usage immédiat. Le camp fut laissé à l’abandon aux mains de la nature, livré aux chauves-souris et surtout à la rapacité des habitants qui ont rapidement récupéré tout ce qui pouvait être enlevé et vendu.

 

 

L'armée royale thaïe a finalement pris possession du terrain et tout ce qui restait des bâtiments, transformant l'essentiel en base du bataillon d’un régiment d'infanterie. Des passionnés d’histoire et des artistes locaux ont pu convaincre le commandant du régiment de transformer certaines parties de la base en musée ouvert au public depuis 2018. Un groupe artistique nommé « espace noir » (noir row art space) y a organisé en juin de cette année une exposition des œuvres de ses membres.

 

 

L’actuel musée est associé aux souvenirs et à l'histoire associée de la base à l'époque de la guerre du Vietnam conservés en vie à travers les vestiges du camp. Deux artistes locaux, Chavalit Phiangphor et Nithiwit Thaninsurawut, qui furent contemporains de la station Ramasun lorsqu’elle était opérationnelle sont venus parler de leurs souvenirs dans un entretien de juin 2019 baptisé « Souvenirs du camp Ramasun: la vie avec les GI d'Udonthani » (11).

 

 

Le premier est maintenant âgé de 70 ans et magistrat à la retraite. Il venait juste de terminer ses études secondaires lorsqu’il fut embauché comme assistant personnel du directeur du programme d’enseignement à distance de l’Université du Maryland à la station Ramasun. Il devint ainsi le seul thaï à obtenir un baccalauréat de l’Université du Maryland alors qu’il travaillait dans cet établissement. Le second était un jeune adolescent grandi dans un quartier du centre-ville d'Udonthani fréquenté par les Américains. Les films projetés en anglais pour les Américains dans les cinémas de la ville suscitèrent sa passion pour la celluloïde et le vinyle et le conduisirent à créer une entreprise de matériel photographique et à devenir animateur de radio.

 

 

Leur aperçu de la manière dont cet avant-poste américain avait touché la vie des habitants et avaient mis la ville sur la voie de ce qu'elle est aujourd'hui mérite d’être rappelée. Nous avons non plus une vision chiffrée et statique mais tout simplement humaine.

 

 

Nous sommes loin du G.I. angélique défenseur en terre d’Asie de la civilisation occidentale et chrétienne, ce qui ne nous les rend d’ailleurs pas antipathiques. Ils viennent d’un pays où tout s’achète et tout se vend.

 

 

Le plus jeune, Nithiwit Thaninsurawut, actuellement âgé de 60 ans, nous dit : « Je n'étais qu'un gamin à l'époque. Ma mère possédait une pharmacie qui, pour une raison quelconque, était populaire auprès des GI ». Il ajoute «Je me souviens de la ville animée par des colporteurs de nourriture, des gens vendant toutes sortes de choses et des taxis tricycles qui allaient et venaient à toutes les heures de la journée». « Il y avait 1.200 membres du personnel militaire et de la NSA en poste à la station Ramasun. Ils faisaient les « trois huit » ce qui signifiait qu’à tout moment il y avait des Américains en vadrouille prêts à se rendre en ville pour se reposer et se détendre. Cela a eu pour effet de transformer certaines parties de la ville en fête ouverte 24h / 24 ». « De nombreux bars à bière ont ainsi été ouverts. Ils vendaient la boisson dans les petites bouteilles préférées des Américains (les boites métalliques), jouaient de la musique qui leur était familière et permettaient à de nombreux soldats américains de rencontrer leurs amies, parfois appelées familièrement en thaï « mia chao » ou « épouses de location » (เมียเช่าmiachao).

 

 

 

Comme toutes les installations militaires américaines d'une certaine taille, la station Ramasun possédait ce que les Américains appellent un Post Exchange (P.X.) qui leur vendait une grande variété de produits américains importés et exempts de taxe, nourriture, articles de papeterie vêtements, électronique et appareils ménagers. Beaucoup de Thaïs pouvaient y acheter ce qu’ils voulaient en demandant à un Américain (désintéressé ?) de le faire pour eux. Commerce illicite ?

 

 

Si l’un d’entre eux, lorsqu’on lui pose la question, joue les vertus effarouchées, l’autre nous dit « J’ai commencé ma collection de disques et de films grâce au PX. La grande majorité des gens se moquait bien de l'illégalité, et je ne sais pas ce que les autorités américaines en ont pensé, mais nous avons toujours réussi à obtenir les marchandises ». Selon lui les magasins de matériel audiovisuel et de caméras ne fonctionnaient qu’à travers le PX leur permettant de disposer de matériel plus récent et moins chers qu’à Bangkok.

 

 

S’il y avait 1.200 Américains travaillant au sein de la station, il y avait 1.400 Thaïs travaillant dans des fonctions subalternes. L’un des deux travaillait en col blanc à la dactylographie et percevait alors un salaire de 8.000 bahts par mois. À cette époque, les Thaïs occupant des emplois similaires à Udon touchaient environ 1.000 bahts par mois. Pour donner une comparaison significative, un bol de nouilles coûtait alors 5 bahts. Actuellement (2019) le salaire moyen est de 250 à 300 baths par jour.

 

 

Le fait que la plupart des membres du personnel américain n’effectuait des tournées que d'un an – même si d’autres prolongeaient leur séjour d'un ou deux ans de plus – cela assurait un roulement constant de jeunes étrangers insouciants qui venaient de quitter l'avion avec de l'argent à dépenser.

 

 

Tous deux s’accordent à dire que l’on pouvait vendre « n'importe quoi aux G.I ». « C'était comme s'ils étaient en vacances ». Par ailleurs, ce roulement d’Américains en va et vient alimenta le marché des biens d’occasion à Udon, effets personnels trop volumineux pour être emportés aux États-Unis, matériel audio, collections de disques, instruments de musique et objets personnels jusqu’aux véhicules personnels et même leurs armes qui continuent encore à alimenter le marché parallèle !.

 

 

 

Les réactions des locaux furent pragmatiques ; faut-il s’en étonner ? Désintéressés ou simplement assez mal informés sur la politique de la guerre pour avoir une opinion à ce sujet, l’un d’entre eux nous dit « Ma grand-mère m'a toujours dit que la politique n'était pas notre affaire, elle a transformé la maison qu’elle possédait en ville en un petit hôtel avec des chambres individuelles louées à des Américains qui souhaitaient avoir un point de chute en ville ».

 

 

Le souvenir laissé à ses deux « survivants » reste positif : « Grâce aux films hollywoodiens destinés à divertir le personnel américain, tant dans le cinéma du camp que dans la ville, nous avions l’occasion de regarder les derniers films en anglais et de nous tenir au courant des dernières tendances occidentales mieux qu’à Bangkok ». « Nous étions fous d’Amérique. Les lunettes de soleil aviateur (les Ray-Ban),

 

 

les jeans, les chaussures (les rangers),

 

 

la musique, nous étions tellement branchés !. Nous avions de meilleurs équipements sonores que partout ailleurs. Nos musiciens avaient de vraies guitares et des amplificateurs américains. Nous avions une musique meilleure que celle que l'on pouvait entendre dans d'autres villes. Udon était un endroit extraordinaire pour les jeunes lorsque les Américains étaient ici ».

 

 

Cette présence américaine à Udonthani a donné aux habitants une vision d'un autre monde. Elle les a confrontés à une autre culture. Ceux qui travaillaient dans le camp ou à la base aérienne connurent un lieu de travail occidental. Ceux de l'extérieur apprirent à commercer et à travailler avec des « farangs ».

 

Le premier complexe hotelier pour Américains terminé en 1968, Charoen hotel avec ses annexes (salles dee réunion, salles de massage, bars et  karaokés, dancings) est toujours en place   

 

 

La plupart y ont acquis quelques connaissances en langue anglaise. Le départ des Américains fut à l’origine d’un marasme économique au moins local. Beaucoup durent partir à la recherche de travail et de moyens de subsistance adaptés à leurs horizons ainsi élargis, ne pouvant plus jamais revenir en arrière. Nous les retrouverons à Pattaya, dans la province balnéaire de Chonburi qui continua à être une plaque tournante pour divers types d’activités militaires américaines après la fin de la guerre du Vietnam.

 

 

D'autres mirent à profit leurs connaissances pour faire partie de la diaspora thaïlandaise au cours des booms de la construction en Arabie saoudite et à Singapour dans les années qui suivirent. Actuellement, les familles les plus riches d’Udonthani et les entreprises les mieux établies doivent leur succès actuel aux dépenses de guerre américaines. Mais quarante-trois ans après le départ des Américains, leur présence à Udonthani n’est plus que l’ombre de ce qu’elle fut. Elle ne dirige plus l'économie ni la culture populaire ni l'imagination des jeunes et à la mode comme il fut autrefois.

 

 

Mais même controversée, « la cage à éléphants » reste un symbole de la ville tout autant que les canards géants en caoutchouc du lac Nong Prajak (หนอง ประจักษ์)

 

 

ou la faïence de Ban Chiang.

 

 

Si la ville doit en grande partie sa prospérité à la présence militaire américaine pendant la guerre du Vietnam, il est juste de rappeler d’abord qu’elle dut sa seule existence à la France.

 

 

NOTES

 

 

(1) Voir notre article 9 « La civilisation est-elle née en Isan ? »

http://www.alainbernardenthailande.com/article-la-civilisation-est-elle-nee-en-isan-71522720.html


 

(2) Voir nos deux articles

« LA LÉGENDE INSOLITE DE LA DÉCOUVERTE DES VERTUS DU SEL PAR LES HABITANTS DE L’ISAN (NORD-EST DE LA THAÏLANDE) »

http://www.alainbernardenthailande.com/2019/02/la-legende-insolite-de-la-decouverte-des-vertus-du-sel-par-les-habitants-de-l-isan-nord-est-de-la-thailande.html

A 300 « LA LÉGENDE INSOLITE DE LA DÉCOUVERTE DU SEL PAR LES HABITANTS DE L’ISAN (NORD-EST DE LA THAÏLANDE) »

http://www.alainbernardenthailande.com/2019/02/a-300-la-legende-insolite-de-la-decouverte-du-sel-par-les-habitants-de-l-isan-nord-est-de-la-thailande.html

L’exploitation de gisements de potasse découverts depuis le début du siècle se heurte à des préoccupations environnementales. La potasse (KCl) voisine souvent avec le sel (NaCl).

 

(3) หมากแข้ง est la forme Isan-lao de มะแข้ง une espèce de petite aubergine.


 

(4) Il vise l’ethnie Laophuan des rives du Mékong et dont une partie de la population suivit le prince dans son départ vers le sud.

 

 

(5) Notre vocation n’est pas d’être guides touristiques mais ne manquons pas de signaler les très belles salles consacrées à l’histoire de la région dans le Musée de l’histoire du pays d’Udon (Udonthani City Museum – พิพิธภัณฑ์เมืองอุดรธานี). Les salles consacrées à la fondation de la ville par le prince se distingue par une curieuse particularité : il n’affiche pas comme dans beaucoup d’autres deux tarifs, celui destiné aux êtres humains (les Thaïs) et les autres (nous) puisque l’entrée y est gratuite.

 

 

(6) Voir nos articles :

 

15 « Le débarquement des Américains en Isan ! » :

http://www.alainbernardenthailande.com/article-14-le-debarquement-des-americains-en-isan-73255213.html

 

37 « Découvrir l'Isan. Les Américains débarquent en Isan ! » :

http://www.alainbernardenthailande.com/article-37-decouvrir-l-isan-les-americains-debarquent-en-isan-85622786.html

 

225 « L’AIDE AMÉRICAINE À LA THAÏLANDE DANS LES ANNÉES 1960-1970 ».

 

Nous n’en avons pas écarté un aspect moins sympathique :

 

R 14 (A 46) « L'AGENT « ORANGE » EN ISAN (THAÏLANDE) PENDANT LA GUERRE DU VIETNAM » :

http://www.alainbernardenthailande.com/2016/04/r-14-a-46-l-agent-orange-en-isan-thailande-pendant-la-guerre-du-vietnam.html

 

 

Le blog de notre ami Patrick en fait une rapide synthèse notamment à la suite de la découverte en 2013 du mystérieux tunnel  qui aurait abrité la prison secrète de la CIA :

http://udonthani-en-isan.over-blog.com/article-thailande-histoire-la-presence-americaine-a-udonthani-118517997.html

 

 

La version la plus plausible est que ce monde souterrain abritait le gigantesque réseau de câbles nécessaires au fonctionnement du système Wullenweber. Ils firent probablement le bonheur des « pilleurs d’épave » qui mirent le site à sac après le départ des Américains et avant sa reprise par l’armée thaïe. Ces schémas extraits d’un manuel d’utilisation vous en démontrent la complexité.

 

 

Les progrès technologiques ont rendu ce système né de la technologie allemande pendant la dernière guerre (39-45) complétement obsolète et toutes les installations ont été démantelées depuis le début de ce siècle.

 

(7) Le service aérien postal et médical tournait à plein à partir de 1922, la ligne KoratNongkhai passait par les escales de Roiet et Makeng, nous sommes au temps de l’aéropostale (voir « Éveil économique de l’Indochine » du 15 novembre 1925 et notre article Isan 29 « Chemin de Fer et service aérien dans les années 20 en Isan » :

http://www.alainbernardenthailande.com/article-a-44-chemin-de-fer-et-service-aerien-dans-les-annees-20-en-isan-83836332.html

 


 

(8) Sa localisation actuelle est 17° 17’ 30’’ nord et 102° 52’ 26’’ est, très exactement à 10 kilomètres de l’entrée sud de la ville


 

 

(9) Au lendemain des attaques terroristes du 11 septembre 2001, le camp fut soupçonné de loger l’une des prisons secrètes de la CIA comme beaucoup de « sites noirs » bien que le gouvernement thaï et les dirigeants militaires aient démenti ces accusations.

 

(10) Le système Wullenweber d’origine allemande est un type de réseau d'antennes circulaires ou dipôles circulaires utilisé pour la radiogoniométrie, la triangulation, la radionavigation, la collecte de renseignements, la recherche et le sauvetage.

 

 

(11) Ces entretiens sont disponibles sur le site :

https://isaanrecord.com/2019/06/22/recollections-camp-ramasun-udon-thani-gis/


Le sceau de la province représente le Prince Prachak : 

 

 

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