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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 22:50
Carte du monde connu, reconstituée d’après la Géographie de Ptolémée (Ulm, 1482)

Carte du monde connu, reconstituée d’après la Géographie de Ptolémée (Ulm, 1482)

Nous avons parlé des premières cartes du Siam, œuvre des Portugais partis sur les mers à la conquète du monde au début du XVIe siècle (1).

 

 

Destinés aux navigateurs plus qu’aux explorateurs ces documents appelés portulans sont plutôt des instructions nautiques utilisées jusqu’au XVIIIe siècle, servant essentiellement à repérer les ports et connaître les dangers qui peuvent les entourer (courants, hauts fonds). Ils comportent des caractères graphiques spécifiques : les lignes de vents (rhumb qui représentent les caps à suivre avec la boussole) qui quadrillent les surfaces, l'alignement perpendiculaire des noms de lieux colorés différemment selon leur importance et des roses des vents permettent en outre de repérer la route et de déterminer le cap. Ils sont considérés par les royaumes du Portugal et d'Espagne comme des secrets d'État.

 

 

La première « carte » répertoriée est datée de 1517

La première « carte » répertoriée est datée de 1517

La cartographie des zones non côtières interviendra dans les décennies suivantes, œuvres des explorateurs et des missionnaires, nous en avons également parlé (2).  

 

 

Celle du pays que nous appelons actuellement le Laos en dehors des routes maritimes, fut plus tardive. Elle a fait l’objet d’un très bel article au titre évocateur de notre contributeur Jean Michel Strobino publié dans la revue Philao (Bulletin de l’association internationale des collectionneurs de timbres-poste du Laos) du 4e trimestre 2019 (3). Nous le reproduisons avec son amicale autorisation et celle de Madame Dominique Geay-Drillien, rédactrice en chef. Nous les en remercions.

 

 

 

Le Laos tel que nous le connaissons aujourd’hui ne s’est pas toujours appelé ainsi ni limité au territoire qu’il occupe actuellement. Le pays est apparu assez tard sur les cartes du monde et a porté différents noms au fil du temps et au gré des vicissitudes de l’histoire.   Lorsque les cartes géographiques dites « modernes » font leur apparition entre le XIIIe et le XVe siècle, la connaissance de notre monde est encore très limitée. La plupart d’entre elles ont toujours pour modèle la carte générale du monde établie à l’Antiquité par le Grec Ptolémée vers 150 après J.-C.

 

 

 

 

A partir du XVème siècle la cartographie gagne en précision et en étendue de surface couverte, au rythme des grandes explorations maritimes du monde. Chaque découverte de nouveaux territoires est l’occasion de repousser toujours plus loin les limites du monde connu : Amérique en 1492, franchissement du cap de Bonne Espérance en 1498, Brésil en 1500, Japon en 1543. La première circumnavigation du globe est accomplie en 1530 par l’expédition maritime de Magellan. Ainsi, atlas et planisphères s’enrichissent régulièrement de nouveaux noms de contrées et localités, toujours plus lointaines, qui remplacent progressivement le terme Terra incognita qui désignait les régions encore inexplorées.

 

Les quatre cartes qui suivent donnent un aperçu des progrès continus apportés dans la manière de représenter notre Terre, au fur et à mesure du développement des connaissances géographiques.

 

Globe Erdapfel de Martin BEHAIM, entre 1492 et 1493 (Musée de Nuremberg) : c’est le plus vieux globe connu et la dernière représentation cartographique du monde tel qu’on le connaissait avant la découverte de l’Amérique. On notera que le Japon (Cipangu) est placé à la longitude actuelle de la Nouvelle-Orléans aux Etats-Unis et séparé de l’Europe seulement par l’Océan Atlantique. Cette erreur fut capitale car, en montrant que la distance à parcourir pour atteindre l’Asie par l’ouest était assez faible, elle encouragea Christophe Colomb à tenter le voyage, sans imaginer qu’il allait découvrir un nouveau continent.

Globe Erdapfel de Martin BEHAIM, entre 1492 et 1493 (Musée de Nuremberg) : c’est le plus vieux globe connu et la dernière représentation cartographique du monde tel qu’on le connaissait avant la découverte de l’Amérique. On notera que le Japon (Cipangu) est placé à la longitude actuelle de la Nouvelle-Orléans aux Etats-Unis et séparé de l’Europe seulement par l’Océan Atlantique. Cette erreur fut capitale car, en montrant que la distance à parcourir pour atteindre l’Asie par l’ouest était assez faible, elle encouragea Christophe Colomb à tenter le voyage, sans imaginer qu’il allait découvrir un nouveau continent.

Planisphère de WALDSEEMULLER, Saint-Dié 1507 : c’est la première carte sur laquelle apparaissent le continent américain et le terme America pour le désigner. C’est aussi la première carte réalisée grâce à la technique de l’imprimerie.

Planisphère de WALDSEEMULLER, Saint-Dié 1507 : c’est la première carte sur laquelle apparaissent le continent américain et le terme America pour le désigner. C’est aussi la première carte réalisée grâce à la technique de l’imprimerie.

 Planisphère d’Abraham ORTELIUS, Anvers 1570 : considéré comme le premier atlas moderne. Tous les continents sont désormais représentés bien que leurs contours ne soient pas encore très précis.

Planisphère d’Abraham ORTELIUS, Anvers 1570 : considéré comme le premier atlas moderne. Tous les continents sont désormais représentés bien que leurs contours ne soient pas encore très précis.

Planisphère de V.-A. Malte-Brun, Paris 1875 : au XIXème siècle, grâce à l’évolution rapide des connaissances géographiques, la représentation de notre monde prend enfin une forme définitive (à noter l’originalité de cette représentation inhabituelle centrée sur le Pacifique).

Planisphère de V.-A. Malte-Brun, Paris 1875 : au XIXème siècle, grâce à l’évolution rapide des connaissances géographiques, la représentation de notre monde prend enfin une forme définitive (à noter l’originalité de cette représentation inhabituelle centrée sur le Pacifique).

Au cours du XVIe siècle, les grandes explorations menées par les royaumes de Portugal et d’Espagne sont principalement maritimes, se limitant à décrire le littoral des continents qu’elles longent. Une fois accomplie la reconnaissance des zones côtières, l’étape suivante consiste à pénétrer au cœur des continents pour en étudier la géographie exacte mais aussi y propager la foi chrétienne, conquérir militairement de nouveaux territoires ou rechercher de nouveaux débouchés commerciaux. Ainsi à partir du XVIIe siècle d’intrépides explorateurs, missionnaires, militaires ou marchands vont s’aventurer loin à l’intérieur des terres et découvrir des contrées et peuples encore inconnus, donnant l’occasion aux cartographes de compléter sans cesse leurs travaux.

 

Les régions de l’Asie centrale et orientale, situées en dehors des routes maritimes classiques, vont donc faire leur apparition plus tardivement sur les cartes du monde, à mesure de leurs découvertes par les Occidentaux. Pour mémoire, c’est en 1572 seulement que le Mékong est décrit pour la première fois dans Les Lusiades, récit épique du grand écrivain portugais Camões, suite à son naufrage dans le fleuve en 1560 (4).

Carte des Indes orientales tirée de l’atlas d’Abraham ORTELIUS, Anvers édition de 1592. Le Laos, qui n’a pas encore été exploré à cette époque, ne figure pas sur la carte.

Carte des Indes orientales tirée de l’atlas d’Abraham ORTELIUS, Anvers édition de 1592. Le Laos, qui n’a pas encore été exploré à cette époque, ne figure pas sur la carte.

Le Laos quant à lui, petit royaume enclavé et difficile d’accès, n’apparaît pas avant le milieu du XVIIème siècle sur les planisphères et ce n’est qu’à la fin du XVIIIème siècle qu’il figure enfin sous son appellation définitive.

 

Cette sélection de documents donne un aperçu de l’évolution de la cartographie du Laos et des différents termes qui ont été utilisés pour désigner le pays, depuis les plus anciennes représentations.

Carte de l’Annam, Rome 1646

Carte de l’Annam, Rome 1646

Cette intéressante Carte de l’Annam est l’une des toutes premières à mentionner le Laos.   

 

Elle provient de l’ouvrage du père jésuite Alexandre DE RHODES intitulé Relazione de' felici successi della Santa Fede predicata da' Padri della Compa-gnia di Giesu nel regno di Tunchino (Rome, 1646) qui contient un volume traduit en français en 1651 dont elle est tirée : Histoire du Royaume de Tunquin et des grandes progrez que la prédication de l’évangile y a faits en la conversion des infidèles, depuis l’année 1627 jusques à l’année 1646.    

 

 

 

Alexandre DE RHODES, missionnaire de la Compagnie de Jésus, a séjourné à plusieurs reprises en Cochinchine et au Tonkin entre 1624 et 1645 et a décrit avec beaucoup de précision dans sa relation de voyage ces régions encore peu explorées. C’est au cours d’une rencontre faite à la cour de Tonkin avec un «ambassadeur du Roy de Laos» qu’il apprend l’existence du Laos. Ainsi, sans s’y être lui-même rendu, il situe approximativement le pays dans sa Carte de l’Annam. Curieusement orientée vers l’ouest et rédigée en latin, celle-ci indique au sud (donc à gauche) la Cocincina, au nord (à droite) le Tvnkin et à l’ouest (dans la partie supérieure) le LAORUM PARS qui signifie «pays, contrée des Laos».

 

Le père Alexandre DE RHODES est surtout connu pour avoir mis au point la première transcription phonétique et romanisée de la langue vietnamienne appelée Quốc ngữ (écriture nationale). Il porta un amour passionné pour l’Indochine comme il l’avoue lui-même dans son récit : «Je quitterai de corps la Cochinchine mais, certes, pas de cœur, aussi peu que le Tonkin. A la vérité, mon cœur est tout entier en tous les deux et je ne crois pas qu'il en puisse jamais sortir».

Carte du Royaume d’Annam, comprenant les Royaumes de Tvmkin et de la Cocinchine, par SANSON D’ABBEVILLE, Paris 1653.

Carte du Royaume d’Annam, comprenant les Royaumes de Tvmkin et de la Cocinchine, par SANSON D’ABBEVILLE, Paris 1653.

Cette carte, éditée à Paris chez Pierre MARIETTE, a été réalisée par Nicolas SANSON D’ABBEVILLE, célèbre cartographe et géographe royal, sur la base des informations et documents fournis par les missionnaires Jésuites. Son auteur s’est apparemment inspiré de la carte d’Alexandre DE RHODES qu’il a enrichie de nombreuses nouvelles contrées. Elle gagne en précision et en facilité de lecture grâce à une orientation au nord (comme le veut l’usage) et à l’emploi du français.

 

Comme pour la carte de DE RHODES, celle de SANSON D’ABBEVILLE désigne le Laos par le nom de ses habitants, retranscrit sous deux formes francisées assez proches : LES LAOS (pluriel de LAO) et LES LAYES.

 

A l’époque, ces transcriptions étaient couramment employées l’une comme l’autre et c’est sans doute pour cette raison que le cartographe les a fait apparaître simultanément sur sa carte, séparée seulement par un «ou».

En agrandissant la carte on remarque, en regard des deux transcriptions, des mentions complémentaires sur le pays empruntées certainement au récit du père Alexandre DE RHODES.  Légende de gauche : LES LAYES ce fut en ce désert que mourut le Père Jean-Baptiste Bonel de la Compagnie de Iesus allant porter la foy aux Laos ou Layes. Légende de droite : LES LAOS qui sont un grand Royaume.

En agrandissant la carte on remarque, en regard des deux transcriptions, des mentions complémentaires sur le pays empruntées certainement au récit du père Alexandre DE RHODES. Légende de gauche : LES LAYES ce fut en ce désert que mourut le Père Jean-Baptiste Bonel de la Compagnie de Iesus allant porter la foy aux Laos ou Layes. Légende de droite : LES LAOS qui sont un grand Royaume.

A l’exception de ce rare document dans lequel les deux transcriptions figurent côte à côte, SANSON D’ABBEVILLE utilisera le terme Layes plutôt que Laos dans les nombreuses cartes de l’Asie qu’il réalisera tout au long de sa carrière, comme on peut le constater dans les deux exemples suivants :

Mention «Layes», détail de la carte Partie Méridionale de l’Inde en deux presqu’isles, l’une deçà et l’autre delà le Gange, par SANSON D’ABBEVILLE, Paris 1654.

Mention «Layes», détail de la carte Partie Méridionale de l’Inde en deux presqu’isles, l’une deçà et l’autre delà le Gange, par SANSON D’ABBEVILLE, Paris 1654.

 Mention «Layes», détail de la carte Asie, par SANSON D’ABBEVILLE, Paris 1650.

Mention «Layes», détail de la carte Asie, par SANSON D’ABBEVILLE, Paris 1650.

A la fin du XVIIème siècle, le terme Layes va progressivement disparaître au profit de Laos, transcription phonétiquement la plus proche du mot laotien désignant les habitants du pays. Cependant son orthographe est encore variable et tout au long du XVIIIème siècle le mot figurera dans les cartes d’Asie tantôt sous une forme substantive au pluriel, Laos, tantôt sous une forme adjective au singulier, Lao, selon que le cartographe fait référence au Royaume des Laos (les habitants) ou au Royaume Lao (c'est-à-dire laotien).

 

Les exemples de cartes qui suivent montrent ces différences de terminologie

Mention «Lao Royaume» dans la Carte du Royaume de Siam et des pays circumvoisins, par P. DU VAL, Paris 1686.

Mention «Lao Royaume» dans la Carte du Royaume de Siam et des pays circumvoisins, par P. DU VAL, Paris 1686.

 Mention «Royaume des Laos» dans la carte Les Isles Philippines, celle de Formose, le sud de la Chine, les Royaumes de Tunkin, de Cochinchine, de Cambodge, de Siam, des Laos, par Rigobert BONNE hydrographe du Roi, Paris (milieu du XVIIIème siècle).   Cette carte est une des premières à faire apparaître la capitale Luang-Prabang sous l’appellation Lan-tchang, du nom du premier royaume laotien, le Lane Xang ou Million d’éléphants (1353 - 1707).

Mention «Royaume des Laos» dans la carte Les Isles Philippines, celle de Formose, le sud de la Chine, les Royaumes de Tunkin, de Cochinchine, de Cambodge, de Siam, des Laos, par Rigobert BONNE hydrographe du Roi, Paris (milieu du XVIIIème siècle). Cette carte est une des premières à faire apparaître la capitale Luang-Prabang sous l’appellation Lan-tchang, du nom du premier royaume laotien, le Lane Xang ou Million d’éléphants (1353 - 1707).

Si la forme adjective est peu utilisée, la forme substantive Royaume des Laos se retrouve dans la plupart des cartes du XVIIIème siècle, avec quelques variantes selon les documents : Royaume de Laos et même Royaume de Lao.

Le cartographe Rigobert BONNE utilisera même deux orthographes différentes (voir ci-dessus et ci-dessous).

 Mention «Royaume de Laos», détail de la Carte Hydro-Géo-Graphique des Indes Orientales en deçà et au-delà du Gange avec leur Archipel, de Rigobert BONNE hydrographe du Roi, Paris chez Lattré graveur, 1771.

Mention «Royaume de Laos», détail de la Carte Hydro-Géo-Graphique des Indes Orientales en deçà et au-delà du Gange avec leur Archipel, de Rigobert BONNE hydrographe du Roi, Paris chez Lattré graveur, 1771.

Autant la forme Royaume des Laos est grammaticalement correcte puisqu’elle correspond au «Royaume dont les habitants sont les Laos», autant les deux autres le sont moins. Le remplacement de l’article pluriel «des» par «de» rend en effet l’expression Royaume de Laos incompréhensible, et encore plus si Laos est écrit au singulier comme c’est le cas dans Royaume de Lao ! (voir les exemples ci-dessous)

Mention «Royaume de Laos», détail de la Carte des Royaumes de Siam, de Tunquin, Pegu, Ava, Aracan de Jacques-Nicolas BELLIN, tirée de l’Atlas en 20 volumes de l’Histoire générale des Voyages de l’abbé Alexandre François PREVOST D’EXILES, Paris chez Didot, 1757. Luang-Prabang est ici orthographiée Lan-chang

Mention «Royaume de Laos», détail de la Carte des Royaumes de Siam, de Tunquin, Pegu, Ava, Aracan de Jacques-Nicolas BELLIN, tirée de l’Atlas en 20 volumes de l’Histoire générale des Voyages de l’abbé Alexandre François PREVOST D’EXILES, Paris chez Didot, 1757. Luang-Prabang est ici orthographiée Lan-chang

Mention «Royaume de Lao», détail d’une carte du milieu du XVIIIème siècle. On notera avec intérêt qu’au regard de Lan-tchang, le cartographe a rajouté la mention «Capitale des Layes ou Laos» (comme sur la carte précédente

Mention «Royaume de Lao», détail d’une carte du milieu du XVIIIème siècle. On notera avec intérêt qu’au regard de Lan-tchang, le cartographe a rajouté la mention «Capitale des Layes ou Laos» (comme sur la carte précédente

 

La diversité de formulations, plus ou moins incorrectes, utilisées par les cartographes au cours du XVIIIème siècle pour désigner le Laos, devient vite une source de malentendu. Dans cette confusion étymologique on assiste à un glissement progressif du sens de Laos qui, en plus des habitants, va aussi désigner par extension le territoire qu’ils peuplent.

 

A partir du XIXème siècle les cartographes utilisent ce nouveau sens et la forme Royaume du Laos (le pays) remplace désormais Royaume des Laos (les habitants) dans la plupart des documents géographiques.

 

Laos est ainsi définitivement adopté comme appellation officielle du pays, cette dernière étant toujours en vigueur de nos jours.

Mention «Laos», dans la carte Les Indes Oriental et leur archipel, issue de l'Atlas général à l'usage des collèges et maisons d'éducation de Jean-Baptiste NOLIN, Paris 1791.

Mention «Laos», dans la carte Les Indes Oriental et leur archipel, issue de l'Atlas général à l'usage des collèges et maisons d'éducation de Jean-Baptiste NOLIN, Paris 1791.

 

NOTES

 

 

(1)  Voir notre article H 7 « LES PORTUGAIS, PREMIERS CARTOGRAPHES DU SIAM » : 

http://www.alainbernardenthailande.com/2017/01/h-7-les-portugais-premiers-cartographes-du-siam.html

 

 

(2) Voir notre article H  8 « Les cartographes français du Siam »

 

http://www.alainbernardenthailande.com/2017/01/h8-les-cartographes-francais-du-siam.html).

 

(3) Les contributions de Jean-Michel Strobino à notre blog :

Invité 1- LAOS : LE CHEMIN DE FER DES CANONNIÈRES. Un Article De Jean-Michel STROBINO.

http://www.alainbernardenthailande.com/2015/05/invite-1-laos-le-chemin-de-fer-des-canonnieres-un-article-de-jean-michel-strobino.html

INVITÉ 2 - HISTOIRE DE LA SÉPULTURE D’HENRI MOUHOT ET DE SON MONUMENT FUNÉRAIRE 1861-1990

 

http://www.alainbernardenthailande.com/preview/cf568b79340400caf89c9c9b98a4887d4d018bae

INVITÉ 2 (SUITE) - LE MONUMENT FUNÉRAIRE D’HENRI MOUHIOT VU PAR LE « BANGKOK POST »… RENDONS DONC Á CÉSAR CE QUI APPARTIENT A CÉSAR

http://www.alainbernardenthailande.com/preview/93c78282bdd082f3e387f117681e1105d8b4e2b9

DES HOLLANDAIS DU WAT PA KE DE LUANG PRABANG AUX HOLLANDAIS DU TEMPLE DE THAT PHANOM EN ISAN (NORD-EST)

http://www.alainbernardenthailande.com/preview/12f6ba1082f1180ad6990a16622649a38133cf2d

NOUVELLES TROUVAILLES AU FIL DU MEKONG - PAR JEAN-MICHEL STROBINO

http://www.alainbernardenthailande.com/preview/532921619e12136b61e9e7cd574076c5f6812d9b

A 191 – LE COMMANDANT JULES DIACRE (1864 – 1903) UN HÉROS OUBLIÉ DU MÉKONG.

http://www.alainbernardenthailande.com/preview/427fa76639f758ab42ee6ffc2c378f0f0473566a

(4) Nous reviendrons dans un autre article sur cette première et poétique description du grand fleuve que nous devons à Jean-Michel Strobino qui lui a consacré un article « Camões, Les Lusiades et le Mékong «portugais» » in  Philao n° 96 que l’on peut consulter sur le site

https://www.academia.edu/11781164/CAMOES_les_Lusiades_et_le_Mékong_portugais_

 

 

(5) Issu d’une famille marrane originaire non de l’île de Rhodes mais de Rueda en Navarre, réfugiée à Avignon lors des persécutions espagnoles contre les juifs, Alexandre de Rhodes est né à 1591 et entra dans la Compagnie de Jésus dans le but de participer à l’évangélisation de l’Asie.

 

 

Il s’est distingué pour avoir mis au point la première transcription phonétique et romanisée de la langue vietnamienne: le quôc-ngu  qui est toujours l’écriture nationale et avoir rédigé le Dictionarium Annamiticum Lusitanum et Latinum, dictionnaire trilingue vietnamien-portugais-latin édité à Rome en 1651 par la Congrégation pour la propagation de la foi. N’oublions pas que le portugais était à cette époque la lingua franca de la région.

 

 

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