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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 22:06

 

 

Le méga-barrage de Xayaburi de 1,285 mégawat, long de 820 mètres, situé sur le Mékong au nord du Laos  a été mis en service le mardi 29 octobre 2019. (1)

 

 

 

 

(Le choix de cet emplacement est la conséquence des délimitations frontalières  de 1893 : La province est la seule du Laos située sur la rive droite du fleuve, La Laos y a donc la souveraineté sur les deux rives sans que la construction du barrage pose de difficultés en droit international. )

 

 

 

Le barrage a été construit par CH. Karnchang (CKP) (2), l'une des plus grandes compagnies thaïlandaises  de production et de distribution d’électricité  et a été financé par 6 banques thaïlandaises (Siam Commercial Bank, Kasikorn Bank, Bangkok Bank, Krung Thai Bank, TISCO) et la banque de Thaïlande d'export-import (EXIM). Elle en détient elle-même 37.5% via Xayaburi Power Co avec  Natee Synergy Co holding 25%, Electricite du Laos (EdL) 20%, Electricity Generation Plc 12.5%, et autres 5%. Le  budget serait évalué à  4,5 milliards de dollars (4 milliards d’euros environ).

 

 

 

 

L'Autorité productrice d'électricité de Thaïlande (EGAT) s'est engagée à acheter 95 % de son électricité. (3)

 

 

Il s'inscrit dans la volonté politique et économique du Laos qui va exporter l'électricité produite à la Thaïlande et qui entend valoriser au maximum son considérable potentiel hydraulique, une manne financière cruciale pour un pays parmi les plus pauvres du monde. Mais cette énergie hydraulique, si nécessaire pour les besoins financiers du Laos et électriques pour les habitants de Thaïlande a un impact social et environnemental, et perturbe les écosystèmes en amont et en aval des barrages  (notamment la migration des espèces aquatiques) et est  accusé de vider l’eau du Mékong.

 

 

 

 

Toutefois, cet impact social et environnemental doit se comprendre dans une problématique plus globale des demandes en électricité des habitants des pays concernés, en sachant qu'il est le 44e barrage hydraulique mis en service sur le Mékong.

 

 

 Nous avions dans notre article (A 250) publié le 07/02/2018, essayer d'exposer « la problématique des barrages sur le Mékong entre la Chine et les cinq autres pays en aval: Myanmar (ou Birmanie), Laos, Thaïlande, Cambodge et Vietnam ». (Cf. (4))

 

 

 

 Certes  la Chine est en position de dicter sa loi aux autres pays, d'une part parce que  la portion chinoise du Mékong depuis sa source au Tibet est situé en amont  et s'écoule sur 2.130 kilomètres, soit près de la moitié de la longueur totale du fleuve, et d'autre part parce que les  « les cours d’eau sont devenus pour les élites chinoises des objectifs stratégiques, des intérêts vitaux de la nation. La Chine semble désormais bien décidée à faire respecter son droit à disposer de ses ressources territoriales, et ce dans la plus totale indépendance : l’eau qui se trouve sur le territoire chinois appartient à la Chine. (Alexandre Heim, dans  « La Chine, son eau et ses voisins »). On connait la puissance et la détermination chinoise pour ce qu'elle considère comme « ses affaires intérieures ».

 

 

 

Mais nous avions noté que  les autres États du Mékong agissaient de façon similaire, à la mesure de leurs moyens et en fonction de leur situation économique et de la géolocalisation de leur potentiel hydroélectrique et surtout  … des financements chinois.

 

 

Ainsi pour le Laos et la Thaïlande, avions-nous dit : « l’État laotien a pour ambition de devenir le premier pays producteur d’électricité de la région du Bas-Mékong, et à cette fin, déroule une liste de 25 installations hydroélectriques opérationnelles (6.093  MW), ce qui représente 26,5 % du potentiel techniquement exploitable, 10 en cours de construction (3.447 MW), dont deux sur le cours principal inférieur du Mékong, Xayaburi  et Don Sahong (En construction depuis 2016), 62 en phase de planification ou en étude de faisabilité (12 398 MW), soit au total 87 projets pour près de 22.000 MW.  […]

 

 

 

 

Ainsi la Thaïlande,  outre le gaz importé du Myanmar, tire en grande partie son énergie de barrages situés au Laos. Elle doit acheter la majorité de l'électricité générée par le futur barrage de Xayaburi, projet de 3,8 milliards de dollars dont Vientiane a annoncé la suspension en attendant de répondre aux inquiétudes de ses voisins (graves incidences sur la pêche et la production de riz),  mais dont les travaux préparatoires ont commencé. On peut prévoir de nombreux reports, manifestations, études complémentaires, mais il est difficile de croire que le Laos va renoncer au barrage de Xayaburi et aux 7 autres prévus en sachant que cette ressource est vitale pour son avenir en considérant que leurs productions devrait être de 38.000 mégawatts en 2020, soit une capacité 15 fois supérieure à ses besoins nationaux. » (Nous sommes en 2018

 

 

En effet, le Laos et CH. Karnchang (CKP) et les banques thaïlandaises n'ont pas renoncé et le méga-barrage de Xayaburi a donc été mis en service ce 29 octobre 2019. D'ailleurs, au début de l'année 2019,  le gouvernement laotien se donnait comme projet  d'achever 12 projets de barrages hydroélectriques  en construction d'une capacité totale de 1.950 MW. Lors de la sixième session de l’Assemblée nationale du Laos (VIIIe législature), le ministre laotien de l'Énergie et des Mines, Khammani Inthilath, rappelait que « le Laos compte actuellement 61 centrales électriques d'une puissance totale de 7.200 MW, dont 53 centrales hydroélectriques, une centrale thermique, deux centrales alternatives et cinq centrales solaires. ». Il précisait qu'il accordait une attention particulière à la sécurité. (Bien entendu)  (5)

 

 

 

Nous avions fait la remarque de la nécessité pour chaque pays d'assurer son développement  et de fournir l’électricité et l’eau à sa population qui lui est nécessaire. Si le plus souvent les médias se sont focalisés sur les barrages construits sur le Mékong, il ne faut pas oublier que l’hydroélectricité est une énergie renouvelable et n’occupe qu’une faible part (Sauf au Vietnam) dans la production de l’électricité nationale de chacun des six pays, et qu’elle est de plus moins « polluante » que les autres énergies comme le charbon et moins dangereuse que le nucléaire.

 

D'ailleurs,  la part de l’hydroélectricité pour la Thaïlande ne représente  que 3,2 % (dont  0,7 % d’hydroélectricité nationale) de  sa production d'électricité.

 

(90,9 % d'énergies fossiles (gaz naturel : 68,3 %, charbon et lignite : 21,6 %, pétrole : 1 %) et 9,1 % d'énergies renouvelables : biomasse 4,7 %, solaire photovoltaïque 0,8 %, éolien 0,2 % ) »

 

 

 

Mais ces barrages ont non seulement un coût financier, mais aussi un coût social et environnemental.

 

 

 

Ainsi pour le barrage de Xayaburi, 2100 personnes ont été déplacées et les 200 0000 personnes qui vivent près du barrage craignent -à raison- que des dizaines d'espèces de poisson, dont le mythique poisson chat géant,

 

 

 

... vont être bloquées dans leurs migrations, même si  des dispositifs comme les passes à poissons soient installés ;  ainsi que le flot des sédiments et  nutriments si nécessaires pour l'agriculture. « Les pêcheurs sont les plus touchés par ces aménagements. Ils doivent même se reconvertir. "Nous ne pouvons plus pêcher. L'eau disparaît et nous ne savons pas où sont passés les poissons. J'attrapais entre 30 et 40 kg de poissons, mais plus maintenant. Ce n'est même pas suffisant pour nourrir notre famille", déplore Duan Vilaiporn, pêcheur thaïlandais. » (France-info) Les riverains sont d'autant plus inquiets que l'ouverture du barrage Xayaburi  survient au moment où le fleuve atteint son plus bas niveau  historique dû à un manque de pluie.  « Sur des images prises  dans la province thaïlandaise de Nong Khai, frontalière du Laos, on peut voir que le fleuve flirte dans cette région avec « des niveaux historiquement très bas », relève Pianporn Deetes, de l'ONG International Rivers. « La sécheresse à elle seule n'explique pas la brutale chute du niveau de l'eau. Nous constatons ce phénomène depuis juillet, ce qui coïncide avec les tests effectués sur le barrage de Xayaburi », à quelque 300 kilomètres en amont, dit-elle encore à l'AFP. » (1.3)

 

 

 

A ces inquiétudes légitimes s'ajoute le souvenir de la rupture du barrage de Xe Pian-Xe Nam Noy dans le sud du Laos  le 23 juillet 2018, qui a englouti sept villages, et fait sans doute plus d'une centaine de victimes. (6) Le gouvernement laotien avait alors  essayé de rassurer, promis que toutes les mesures seraient prises pour que les barrages en cours de construction fassent désormais l’objet d’un rapport pour évaluer la solidité de leurs constructions.

 

 

 

Mais que valent les craintes et les intérêts vitaux des riverains face à la nécessité du gouvernement laotien d'augmenter les investissements étrangers et ses devises (l'hydroélectricté est la 2ème source en devises derrière le tourisme) pour assurer son développement. D'autant plus que ses voisins ont toujours besoin de plus d'électricité et que «Le gouvernement a vendu le nord du Laos à la Chine», comme le signalait déjà le regretté Arnaud Dubus en 2015. Son reportage est saisissant : « Dans la «zone économique spéciale du Triangle d’or», située en territoire laotien, dans le district de Ton Pheung, la seule langue parlée est le chinois, toutes les horloges sont à l’heure de Pékin et le yuan est la monnaie de choix. [...] La zone spéciale de Ton Pheung est l’exemple le plus extravagant d’un phénomène plus large, à l’œuvre depuis une petite dizaine d’années, qui a rarement été analysé dans sa globalité : la pénétration spectaculaire des Chinois, aux niveaux humain, économique et social, dans toute la partie nord du Laos. [...] Début 2014, la Chine est devenue le plus gros investisseur étranger au Laos avec 4,5 milliards d’euros d’investissements cumulés, dépassant la Thaïlande et le Vietnam. Les Chinois dominent les secteurs minier, agricole et hydroélectrique. Et ce chiffre ne prend pas en compte la myriade de petits entrepreneurs chinois qui s’implantent, souvent en louant des terrains aux Laotiens dans le cadre de contrat à longue durée. » (Cf. L'article (7))

 

 

 

Dans ce contexte, on comprend  « que les petites voix des ONG environnementales sont inaudibles pour le régime laotien (notamment Cambodian Rural Development Team, Forum on Cambodia, the Northeastern Rural Development, Thailand’s Community Resource Centre, Earth Rights International, Rainforest Rescue, International Rivers, WWF). D’autant plus que « la Banque mondiale et l’Agence américaine pour le développement international ont promu l’hydroélectricité comme une source d’énergie propre et durable », souligne le site spécialisé dans les questions asiatiques, « The diplomat ». (8)

 

 

 

Ce n'est pas le Mekong River Commission (MRC) (9) qui empêchera le gouvernement communiste du Laos, de poursuivre la construction des autres barrages prévus, et ceci d'autant plus qu'ils répondent aux besoins électriques des pays membres du MRC et sont financés entièrement par les investisseurs étrangers, notamment chinois et thaïlandais. 

 

 

 

Notes et références.

 

(1) 1.1 Barrage de Xayaburi au Laos : symbole d’une nouvelle donne énergétique

mer 30 Oct 2019 https://lenergeek.com/2019/10/30/barrage-xayaburi-hydraulique-laos-mekong/

 

1.2 Laos: un méga-barrage sur le Mékong qui inquiète les ONG, Par RFI Publié le 30-10-2019 Modifié le 30-10-2019 à 06:32

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20191030-laos-xayaburi-mega-barrage-mekong-inquiete

 

1.3 « Laos : mise en service d'un méga-barrage hydroélectrique controversé sur le Mékong », AFP. Parue le 29 oct. 2019 - 13h56

https://www.connaissancedesenergies.org/afp/laos-mise-en-service-dun-mega-barrage-controverse-sur-le-mekong-191029-0?utm_source=newsletter&utm_medium=fil-info-energies&utm_campaign=/newsletter/le-fil-info-energies-29-oct-2019 In « Connaissances des énergies » (CDP) https://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/hydroelectricite

 

(2) CKP ?

 

 

La société publique CK Power Limited (la «société» ou «CKP») a été fondée par CH. Karnchang Public Company Limited Group («CH. Karnchang Group»)  constistuée le 8 juin 2011 concentre ses investissements sur les activités de production et de distribution d’électricité produite à partir de divers types de sources d’énergie.

 

La société investit actuellement dans des sociétés exerçant leurs activités de production et de distribution d’électricité dans trois types de projets d’électricité, à savoir les projets hydroélectriques, les projets de cogénération et les projets d’énergie solaire, répartis en six filiales et sociétés associées, comme suit:

 

 

 

Investissement dans des projets énergétiques de trois filiales, comprenant:

  1. Nam Ngum 2 Power Company Limited («NN2»), en tant que société principale de la Société, dont les actions sont détenues par la Société, représentant 46 pour cent, via SouthEast Asia Energy Limited;
  2. Bangpa-in Cogeneration Limited («BIC»), dont les actions sont détenues par la Société à hauteur de 65%;
  3. Bangkhenchai Company Limited («BKC»), dont les actions sont détenues à 100% par la Société.

Investissement dans des projets énergétiques de trois entreprises associées, comprenant:

  1. Xayaburi Power Company Limited («XPCL»), dont les actions détenues par la Société représentent 37,5%
  2. Chiangrai Solar Company Limited («CRS»), dont les actions sont détenues à 30% par la Société;
  3. Nakhon Ratchasima Solar Company Limited («NRS»), dont les actions sont détenues à 30% par la Société.

La majorité des projets énergétiques investis par la société ont déjà commencé leurs activités commerciales. Les projets en construction comprenaient le projet d'énergie hydroélectrique de Xayaburi (le «projet Xayaburi») dans le cadre de l'exploitation de XPCL pour la distribution de l'électricité produite à l'autorité thaïlandaise de production d'électricité et à l'électricité du Laos, la mise en service commerciale étant prévue pour fin 2019; et six projets solaires sur les toits et les fermes solaires de BKC destinés à la production et à la distribution d'électricité aux opérateurs du secteur privé, dont la construction a débuté au troisième trimestre de 2018, et qui prévoit de commencer la distribution commerciale d'électricité en 2019.

 

 

 

(3) EGAT ?

 

 L'Electricity Generating Authority of Thailand ou EGAT est une entreprise d'État qui possède et opère la majorité de la capacité de production électrique de la Thaïlande ainsi que le réseau électrique national. L'EGAT est dirigée par le ministère de l'Énergie. L'essentiel de l'énergie de l'EGAT est vendu à la Metropolitan Électricity Authority  (MEA) qui alimente la région de Bangkok et la Provincial Électricity Authority (PEA) qui alimente le reste de la Thaïlande. (Wikipédia)

 

(4) A 250. LA PROBLÉMATIQUE DES BARRAGES SUR LE MÉKONG  ENTRE LA CHINE ET LES CINQ AUTRES PAYS EN AVAL : MYANMAR, LAOS, THAÏLANDE, CAMBODGE ET VIETNAM. http://www.alainbernardenthailande.com/2018/02/a-250.la-problematique-des-barrages-sur-le-mekong-entre-la-chine-et-les-cinq-autres-pays-en-aval-myanmar-laos-thailande-cambodge-et Publié le 07/02/2018

 

(5) In https://www.lecourrier.vn/le-laos-achevera-12-projets-de-barrages-hydroelectriques-cette-annee/587408.html

 

(6) http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20180725-effondrement-barrage-laos-premier-bilan-131-disparus

 

(7) https://www.liberation.fr/planete/2015/10/19/le-gouvernement-a-vendu-le-nord-du-laos-a-la-chine_1403150

 

(8) https://thediplomat.com/2018/04/laos-new-hydropower-dams-old-mekong-worries/

 

(9) « Ancien Comité du Mékong, crée en 1957 sous l’égide des Nations unies, dont la vocation était de diriger des études techniques de mise en valeur du bassin du fleuve (Affeltrenger, 2008), le Mekong River Commission (MRC) existe sous sa forme actuelle depuis le traité fondateur de 1995. Formé par les pays du bassin inférieur, c’est-à-dire le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam (la Chine et la Birmanie ayant choisi de rester observateurs), le MRC travaille à améliorer la connaissance du fleuve (données et publications), à une planification intra régionale durable et à une coopération efficace entre ses quatre membres. » In https://cqegheiulaval.com/la-politique-hydroelectrique-unilaterale-du-laos-marque-t-elle-la-fin-de-la-commission-du-mekong-et-des-ambitions-de-cooperation-regionale/

 

 

 

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commentaires

Cécile de BARBEYRAC 21/11/2019 15:43

On n'a pas fini d'en entendre parler... de ces graves problèmes de l'eau et de la propriété des grands fleuves. Alors merci pour cet article...