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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 22:49

 

L’observatoire de Namur porte le nom du père Jésuite Antoine Thomas, un enfant de la ville qui fut le premier à réaliser des observations astronomiques au Siam en 1681.

 

 

Ne le qualifions pas  de « Belge » puisque la Belgique n’existait pas à cette date, Namur- aujourd’hui capitale de la Wallonie - appartient alors aux Flandres espagnoles et les écrits de contemporains le qualifient de « Flamand de nation »,  mais il était francophone.

 

 

Il méritait de ne pas tomber dans l’oubli. Si nous lui devons les premières observations astronomiques effectuées au Siam, dans un registre différent, on peut lui attribuer aussi la conversion de Phaulkon à la religion catholique romaine, un aspect bien oublié de ceux qui lui ont consacré d’érudites études.

 

 

Nous disposons de deux sources principales, sur les observations astronomiques proprement dites, une étude du professeur Laurent Hennequin  d’une remarquable technicité, datée de 2004 (1) et un scrupuleux travail universitaire de Maxime Toussaint daté de 2018 et fruit de méticuleuses recherches d’archives (2).  L’un et l’autre citent une volumineuse bibliographie. Son œuvre missionnaire est décrite dans les mémoires du Père Bouvet reprises par Monseigneur Pallegoix (3).

 

 

 

LES OBSERVATIONS ASTRONOMIQUES ET LA DÉTERMINATION DE LA LATITUDE ET LA  LONGITUDE D’AYUTTHAYA.

 

On lit souvent que les premières observations astronomiques occidentales furent effectuées par les Jésuites envoyés au Siam par Louis XIV, alors qu'en réalité la primeur des découvertes lui revient et que son œuvre au Siam est trop souvent passée sous silence au profit de ses aventures chinoises.

 

 

Sa vie avant le départ pour le Siam

 

Né le 25 janvier 1644, troisième enfant d’une famille bourgeoise nombreuse et aisée, Antoine Thomas passa son enfance à Namur. Habitant rue de la Croix, il fait ses humanités au collège des jésuites à Namur de 1652 à 1660 et entra dans la Compagnie de Jésus le 8 septembre 1660.

 

 

Il passa les deux années de noviciat à Tournai.  Nous le retrouvons ensuite étudiant – probablement les mathématiques et l’astronomie - dans les universités alors sous directions des jésuites de Douai et de Lille entre 1662 et 1665. N’oublions pas que ces deux villes sont alors dans les Flandres espagnoles. Avant qu’il ne soit ordonné prêtre en 1674, tout en étudiant la théologie et la philosophie, il enseigne dans divers collèges de la Compagnie à Armentières, Namur, Huy et Tournai.

 

 

Tout au long de ces années, il aurait répété  « Je ne me suis jamais appliqué aux mathématiques que parce qu’elles pouvaient m’être utiles pour la prédication de l’Évangile »

 

 

 

Le père Jean Paul Oliva, général des jésuites, lui donnera finalement l’autorisation de partir évangéliser le Japon, ce qui était son rêve. Trois ans après son entrée au  noviciat en effet il avait manifesté déjà un goût pour les Indes et désirait y partir en mission. Le général lui répondit  alors qu’il était  trop tôt et  qu’il devait  approfondir ses connaissances.

 

 

 

C’est probablement à cette époque qu’il écrivit son monumental traité de mathématiques en latin  et un recueil de ses cours de mathématiques qui fut publié en deux volumes à Douai en 1685: «Synopsis Mathematica complectens varios tractatus quos huius scientiae tyronibus et Missionis Sinicae candidatis breviter et clare concinnavit».

 

Il dut séjourner quelque temps au Portugal oú il apprit la langue avant de s'embarquer le 4 avril 1680 sur le San Antonio en compagnie de 19 autres religieux. Il  fut hébergé chez la duchesse d’Aveiro née Maria-Guadalupe de Lancastre.

 

 

missions du Japon était apparentée à la famille royale de Bragance ainsi que son époux issu d’une branche illégitime. Il porte les armes royales avec la brisure de batardise.

 

 

Après une escale à Goa où il arriva le 26 octobre 1680, et rapporta quelques observations astronomiques pour déterminer la latitude de divers lieux,

 

 

il arriva à Ayutthaya le 1er septembre 1681 où les Jésuites disposaient d'une résidence depuis 1655. La suite de ses pérégrinations à partir de son arrivée à Macao le 4 juillet 1682 excède le cadre de notre blog.

 

 

Le séjour au Siam

 

Il resta huit mois au Siam, dus aux hasards des calendriers de la navigation en attente d’un départ pour Macao au cours desquels il effectua les observations astronomiques qui nous intéressent. Profitant en particulier des circonstances météorologiques, la période la plus favorable à l’observation des étoiles se situant en décembre et en janvier.

 

La détermination de la latitude

 

Son premier travail – sinon le plus facile en tous cas le moins ardu -  va consister à déterminer la latitude d’Ayutthaya, ce qu’il appelle «la hauteur du pôle», la position précise d’un point sur le globe terrestre, la terre étant présumée sphérique à l’équateur et aux pôles. Elle est déterminé en coordonnées sphériques et en degrés par l’angle ayant pour côté la ligne équatoriale et de l’autre la ligne fictive partant du contre de la terre jusqu’au lieu situé. Il le fit avec des procédés d’une simplicité toute biblique, la construction d’un gnomon comme il nous le dit.   (Cité par Hennequin) (1)

 

«Je me suis servi pour prendre la hauteur méridienne du Soleil, d'un Gnomon d'environ quarante pieds Romains: je l'ai fait, en avançant sur le haut de la muraille de notre Chapelle un ais percé; & mettant sur cet ais une plaque de fer parallèle au plan de l'horizon, percée au milieu d'un petit trou rond, par où passait le rayon du Soleil, qui allait tomber sur un autre ais qu'on avait mis au pied de la muraille parallèle au plan de l'horizon, par le moyen d'un canal plein d'eau; de sorte que la ligne méridienne tracée sur cet ais faisait un angle droit avec un fil qui tombait à plomb du centre du petit trou par où passait le rayon qui formait l'image du Soleil sur cet ais».

 

Précisions qu’un ais est une planche et que les 40 pieds romains de 29,5 cm font un peu moins de 12 mètres de hauteur

 

Shéma du Professeur Hennequin :

 

 

 

Le tout fut effectué à l’œil nu, la verticalité est facile à trouver avec un fil à plomb et l’horizontalité avec un  plan d’eau. Naturellement – physique élémentaire – plus le gnomon est élevé et plus la précision sera grande. Celui de l’église Saint-Sulpice de Paris est élevé de 24,5 mètres.

 

 

Il effectua donc deux relevés, les 14 octobre

 

et 30 décembre 1681, 

 

la première date est proche de l’équinoxe et la seconde du solstice d’hiver et aboutit à une moyenne de 14° 18' 20" depuis son point d’observation, la maison de la Compagnie de Jésus. Tout dépend en effet de l’endroit précis où furent effectuées ces expériences.

 

Des constatations ultérieures effectuées par d’autres jésuites dont le père Thomas Goüyé en 1688 le précisent; «Ce que le Père Thomas appelle Faubourgs de Juthia, où il a fait l'Observation, est le Bantel, ou le Camp des Portugais, qui est éloigné  de la Ville d'une grande demi lieue du côté du Midi: ainsi l'on peut déterminer la hauteur de Juthia [Ayutthaya] de 14° 20' 40(4). Si l’on prend les coordonnées de l‘enceinte de la ville telles qu’elles résultent de Google Earth, l’angle sud-ouest est à 14° 20' 30" (point A  sur la vue aérienne) et l’angle extrême nord-est est à 14° 21' 56"  (point B sur la vue aérienne), 1 degré 26 minutes d’écart entre les deux points sur cette diagonale qui est longue d’un peu moins de 4 kilomètres.

 

 

Or la cité des jésuites portugais était selon La Loubère à deux lieux au sud (pour C sur la vue aérienne ci-dessus) ce qui confirme mutatis mutandis la justesse des mesures du jésuite.  Le camp des jésuites et surtout leur église est bien situé sur le plan de La Loubère en I. 

 

 

Ses vestiges sont situés effectivement à environ 2 kilomètres plein sud du centre de l’enceinte

 

 

Hennequin s’étonne de l’utilisation de la méthode du gnomon plutôt que celle des vérifications par la hauteur de l’étoile polaire qui étaient également connues et tout aussi précises? Pour lui, il s’agit du procédé préconisé par l'Académie des sciences de Paris dans son projet de réforme de l'astronomie, pour ainsi disposer  de relevés effectués selon les mêmes principes dans les deux hémisphères. Soit. Il en est peut-être une autre raison, c’est que le père Thomas dormait la nuit et quand il ne dormait pas, il consacrait son observation aux étoiles!

 

 

La détermination de la longitude

 

Elle passe par de méticuleuses observations des étoiles entre décembre 1681 et février 1682 en particulier les satellites de Jupiter dont le mouvement était connu depuis longtemps. La raison en est simple, elle est de déterminer la longitude d'Ayutthaya, étape suivant la détermination de la latitude. L'observation des étoiles fixes constituait en effet l'une des méthodes parmi d'autres connue depuis les temps anciens pour déterminer la longitude d'un lieu, à condition de disposer au préalable de sa latitude.

 

Hennequin cite Jean-Dominique Cassini, de l'Académie des sciences et directeur de l'Observatoire de Paris: «Si deux astronomes étant en deux pais différents observent au même instant à quelles étoiles répondent les lieux où ils sont, la situation de ces étoiles étant connue, on aura la véritable longitude des lieux auxquels elles répondent. Mais la difficulté est de savoir si ces deux observations ont esté faites au même instant».

 

 

 

Ce ne sont pas les observations du père Thomas sur le mouvement des astres,  ce sont les observations sur l’éclipse de lune survenue à Paris le 21 février au soir et à Ayutthaya le 22 février 1682 au matin qui permettront d’effectuer ces comparaisons. Le père Thomas ne put toutefois pas tirer les conséquences de ses observations en raison de son départ vers la Chine.

Elles permettront de déduire la longitude de la capitale, non pas directement puisqu’à elles seules elles n'avaient guère de signification, ne pouvant être exploitées que si elles étaient comparées à d'autres observations de la même éclipse en un autre endroit, permettant de déterminer la différence de longitude entre les deux lieux. Or, cette éclipse avait pu être observée à l'Observatoire de Paris, créé en 1667 pour, entre autres choses, tenir le relevé de ces phénomènes célestes, de sorte à interpréter les rapports envoyés des pays proches ou lointains et établir les différences de longitude. Le père jésuite Goüyé disposait des relevés de l’observation de la même éclipse à Paris, ce qui lui permit d'établir la comparaison et d’en tirer la différence des méridiens. Pour lui, la différence de longitude était de 6 h 32' 42", ce qui donne en degrés une distance de 98° 10' 30" entre Paris et Ayutthaya. La longitude de Paris étant  alors  de 22° 30, donc la longitude d’Ayutthaya est de 120° 40' 30".

 

Shéma du Professeur Hennequin :

 

Il ne s’agit ni du méridien de Greenwich évidemment ni de celui de Paris. En France, la convention était de prendre comme méridien d'origine l'extrémité ouest de l'île de Fer, l'île la plus occidentale des Canaries, où Ptolémée avait établi un premier méridien, qui avait été adopté par les Rois de France pour éviter toute confusion et qui fut confirmé par un Edit de Louis XIII de 1632 (5). En prenant Greenwich pour méridien d'origine, on obtient le résultat  de 100° 50', ce qui est proche de la valeur 100° 33' donnée par la géographie moderne au centre de l’enceinte de la capitale.  

 

 

Ainsi se terminèrent les observations astronomiques du Père Thomas avant qu’il ne parte évangéliser la Chine faute d’avoir pu joindre le Japon. Il y connut la gloire et y mourut prématurément en 1709 (6).

 

 

 

Si la méthode utilisée pour déterminer la latitude fut simple mais efficace, le détail des manipulations et observations auxquels dus se livrer le père Thomas fut en réalité beaucoup plus complexe que le bref résumé que nous fîmes mais toujours avec des moyens rudimentaires. Elles nécessitent toutefois des connaissances approfondies en cosmographie avec lesquelles Hennequin jongle mieux que nous!

 

Le père Thomas  parvint à apporter une contribution décisive pour résoudre un des problèmes les plus délicats pour la géographie de l'époque, à savoir déterminer la longitude d'un lieu. Si la détermination de la latitude était relativement aisée, celle de la longitude posait de réelles difficultés. On ne disposait en effet pas, avant l'invention du chronomètre d’appareils précis pour la mesure du temps qui puissent être utilisés sur un navire et qui supportent un long voyage sans se dérégler.

 

 

Les Anglais et les Hollandais offraient des sommes énormes, cent mille écus nous dit l’abbé de Choisy, à qui permettrait de déterminer la longitude d’un lieu inconnu.

 

Toutes les cartes étaient alors fausses, certaines donnant à Ayutthaya une longitude de 145°.

 

 

 

 

Á l'occasion de la visite de Louis XIV à l'Observatoire de Paris  le 21 mai 1682 et de la présentation du planisphère au roi, il apparut que les observations qui étaient redevables au missionnaire se trouvaient en effet les seules mentionnées: «Siam, Capitale du Royaume de même nom, avait été placé dans ce planisphère plus occidental de 23 degrés que dans les cartes hydrographiques imprimées dans ce temps-là. Cette position si différente fut absolument  confirmée par l'observation d'une éclipse de lune faite à Siam et  à Paris le 21 Février de cette année 1682». 

 

 

 

 

L’ŒUVRE RELIGIEUSE DU PÈRE THOMAS

 

Si l'œuvre astronomique au Siam du père Thomas semble s'achever avec l'observation de cette éclipse, il serait injuste de ne pas parler de son œuvre religieuse puisqu’il obtint, le 2 mai 1682 le retour au catholicisme du favori du roi Naraï, Constance Phaulkon, qui  avait embrassé la religion anglicane.

 

Nous connaissons la version  de Monseigneur Pallegoix, elle vaut d’être citée:

 

« M. Constance était né de parents catholiques; mais l’éducation qu’il avait reçue parmi les Anglais, auxquels il s'était donné à dix ans, l'avait  insensiblement engagé à suivre la religion anglicane. II y avait vécu jusqu'alors, et le capitaine de la factorerie anglaise, qui avait aperçu en lui quelque penchant à retourner à la foi de ses pères, n'avait rien omis pour le retenir dans l'erreur. Heureusement, pour l'en tirer, le père Antoine, Jésuite flamand passant par la Siam pour aller dans les missions portugaises du Japon ou de la Chine, eut avec lui quelques conversations dans lesquelles, ayant adroitement fait tomber le discours sur la controverse, M. Constance y prit tant le plaisir, qu'il invita lui-même le Père à le venir voir plus souvent, afin qu'ils pussent avoir ensemble de plus amples conférences. Les premières qu'ils eurent furent sur la présence réelle de Jésus- Christ dans l'Eucharistie, de laquelle deux ou trois entretiens convainquirent aisément un homme qui cherchait de bonne foi la vérité. Quelque occupé que fût M. Constance auprès du roi et du premier ministre, il ne laissa pas; quand il fut à la cour, de ménager du temps pour traiter de religion avec son docteur. Ils parlèrent du Pape, du chef de l'église anglicane, et de l'origine de cette dernière puissance dont le Père lui fit voir si manifestement l'abus, qu'il en demeura persuadé.  Il en était là quand il tonba malade; et il n'avait   pas si bien pris son parti, qu'il n'eût peut-être encore dû être  quelque temps à se déclarer, si la crainte de mourir hors de l’Église n'eût hâté sa détermination. S'étant donc enfin résolu, il fit venir le Père pendant la nuit, et, après lui avoir raconté l'occasion de sa chute dans l'hérésie, il exposa la situation présente de son cœur et de son esprit. Comme rien ne pressait encore, quoique le  mal parût assez dangereux, on ne conclut rien ce jour-là; mais le lendemain, quoiqu'il y eût une diminution fort sensible, le malade déclara au Père qu'il voulait rentrer dans l'Église, le priant de vouloir bien lui servir de guide et de directeur dans cette grande action, et l'assurant qu'il trouverait en lui une docilité parfaite pour tout ce qu'il  lui prescrirait.....  Les choses étant ainsi disposées, M. Constance fit son abjuration le 2 mai 1682, dans l'église des jésuites portugais établis à Siam au quartier de leur nation.

 

 

Le Père Bouvet, de la première ambassade, est plus sobre: «Depuis que par un coup tout particulier de la divine Providence ayant ouvert les yeux aux vérités de la religion Catholique, dont le père Thomas Jésuite qui travaille à présent avec succès à la Chine, eut soin de l'instruire dans une maladie dangereuse qui le fit rentrer en lui-même, fit il y a cinq ou six ans solennellement abjuration de son hérésie entre les mains de ce Père, dans notre église de Siam et son bien et son crédit à l'avancement de la religion qu'il venait d'embrasser».

 

Compte tenu de la complexité sinon de la duplicité du personnage, il est permis de se poser des questions sur la sincérité de ce retour à la religion catholique? Fut-il sensible aux leçons d'apologétique du missionnaire-astronome? Ses projets de lier le Siam à la France dont le monarque était tombé en dévotion ne nécessitait-ils pas qu'il abandonne la foi anglicane pour rejoindre celle de Louis XIV? Son dessein enfin de faire entrer la belle et très pieuse Maria Guyomar de Pina dans sa couche ne se heurta-t-il pas à ses exigences de passer auparavant devant l'autel? Le mariage eut en tous cas lieu peu de temps après l'abjuration.

 

 

NOTES

 

(1) Laurent Hennequin «Les premières observations astronomiques occidentales par le père Thomas de la Société de Jésus au  Siam à la fin du XVIIe siècle». In : Aséanie 13, 2004. pp. 63-101. Hennequin est enseignant à l’Université Silpakorn de Bangkok.

 

(2) Maxime Toussaint «Le rêve japonais d'Antoine Thomas (1644-1709) : étude à travers sa correspondance et ses mémoires», publication de la Faculté de philosophie, arts et lettres, Université catholique de Louvain, 2018.

http://hdl.handle.net/2078.1/thesis:14239

 

(3) Monseigneur Pallegoix «Description du royaume thaï ou Siam», volume II pp.   394-398

 

(4) Thomas Goüyé « OBSERVATIONS PHYSIQUES ET MATHEMATIQUES pour servir à l’histoire naturelle et à la perfection de l’astronomie et de la géographie Envoyées de Siam à l’’académie Royale des Sciences à Paris, par les Peres Jésuites Français qui vont à la Chine en qualité de Mathématiciens du Roy», 1688.

 

(5)  Voir de Lucie. Lagarde «Historique du problème du Méridien origine en France » In: Revue d'histoire des sciences, tome 32, n°4, 1979. pp. 289-304;

 

(6) Il y devint pendant vingt ans un conseiller proche de l’empereur Kangxi qui, au-delà des problèmes scientifiques, le consultait fréquemment sur des questions morales et religieuses. En 1692, malgré l’opposition de certains mandarins ,  le père Thomas en obtient un «édit de tolérance» qui donnait aux missionnaires une liberté quasi totale de prêcher la foi chrétienne. Il fut alors désigné supérieur provincial des jésuites de 1701 à 1704. Il mourut le 28 juillet 1709, à Pékin.

 

 

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