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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 22:49

 

LE DRAPEAU BOUDDHIQUE 

 

C'est au Sri-Lanka, à la fin du XIXe siècle, que le drapeau bouddhique fut inventé. Il est l'œuvre d'un Occidental, le colonel Henry Steel Olcott. Colonel en retraite de l'armée américaine, il avait découvert le bouddhisme lors du premier « Parlement International des Religions » qui s'était tenu à San Francisco. Profondément impressionné par la doctrine bouddhiste, il se rendit à Ceylan (actuel Sri-Lanka) dans les années 1880. Il y développa une intense activité pro-bouddhique, aidant les laïcs cinghalais dans leur lutte contre la tutelle coloniale des Britanniques...  Le drapeau bouddhique joua ainsi un rôle non négligeable comme signe de reconnaissance de la nouvelle communauté bouddhiste cinghalaise nationaliste !

 

 

Ce n'est que le 26 mai 1950 qu'il sera finalement adopté à l'unanimité par vingt-six délégations représentant l'ensemble des communautés bouddhistes asiatiques, lors d'un rassemblement œcuménique à Colombo (capitale du Sri-Lanka). Il est depuis lors largement utilisé dans tous les pays bouddhistes.

 

 

Les six couleurs qui le composent rappellent la symbolique de l'arc-en-ciel... L'arc-en-ciel, pont entre le monde terrestre et céleste, est aussi une représentation symbolique de l'unité dans la diversité et, par là-même, symbole de tolérance. Les couleurs des six bandes qui le composent, cependant, ne reprennent pas les tonalités de l'arc-en-ciel mais celles traditionnellement associées à l'aura du Bouddha : bleu, jaune clair, rouge, blanc et orangé, la sixième bande étant la réunion des cinq couleurs précédentes.

Suivant les enseignements Bouddhiques ces cinq couleurs représentent cinq sources de perfectionnement indispensables à la pratique bouddhique :

 

- la couleur bleue est le symbole de la méditation

- la couleur jaune clair symbolise la « pensée juste »

- la couleur rouge représente l'énergie spirituelle

- la couleur blanche est celle de la « foi sereine »

- la couleur orangée, symbole de l'intelligence, est un composé des quatre couleurs précédentes, tout comme l'intelligence est considérée comme la synthèse des qualités que ces couleurs symbolisent.

- la sixième bande, enfin, est l'association des cinq précédentes et symbolise ainsi la non-discrimination.

Chaque couleur correspond également à un fait des vies antérieures du Bienheureux.

 

- Le Bleu : le Boddhisattva (futur Bouddha) naquit en tant que roi Sri Bhirah et fit don  de ses yeux à Indra (Dieu Suprême) qui prit l'aspect d'un brahmane (1ère caste dans la hiérarchie hindouiste).

- Le Jaune : le Boddhisattva nommé Vini Pandita, sacrifia sa propre chair à Indra qui avait pris l'aspect d'un géant orfèvre, afin qu'il en fasse des feuilles d'or pour couvrir la statue du Bouddha.

- Le Rouge : un jour, un serpent venimeux mordit la mère du Boddhisattva, Botum Manob. Alors, le Boddhisattva s'arracha le cœur et en fit des médicaments pour la guérir.

- Le Blanc : le Boddhisattva, Sri Vessantara (Phra Vêt), donna son éléphant blanc aux habitants d'un autre pays pour les soulager de la famine, car la présence de cet éléphant apporta la pluie.

- L'Orange : le Boddhisattva, Vicathara, fit don de sa chair à un géant en échange de la     vie de sa mère.

- L'Eclat du diamant (mélange des cinq précédents couleurs) : parmi ses vies antérieures,  le Boddhisattva incarna la vie d'un lapin, Soma Pandita, et éprouva le besoin de faire un grand don. Alors, Indra l'aida à réaliser son vœu. Il se transforma en un vieux brahmane affamé ; ce qui permit au Boddhisattva de faire don de sa vie comme nourriture à l'attention du vieux brahmane.

 

Curieusement, le drapeau bouddhique ne figure sur aucun timbre du Laos et sur aucune carte postale ancienne. J’ai cependant trouvé dans mes photos personnelles ce drapeau représenté, en compagnie de celui de la RDPL, sur la pancarte d’entrée du Vat Manorom à Luang Prabang (1).

 

 

 

LA ROUE DE LA LOI  

 

 

La roue est un symbole solaire particulièrement présent dans les images  Bouddhiques. Bien avant de s’illustrer dans ce contexte, elle fut en Inde associée au dieu Vishnu, garant de la stabilité et de  la continuité de l’ordre cosmique. Elle fut aussi très tôt désignée comme l’emblème le plus précieux du monarque universel, s’imposant comme symbole de gloire et d’autorité, de puissance liée une fois encore à la pérennité de l’ordre et du mouvement du monde. Le dharma-cakra (ธรรมจัก) est la roue de la Loi, la roue du Dharma.

 

Le Dharma désigne communément pour les bouddhistes l’ensemble des enseignements du Bouddha. Il désigne ainsi ce qu’est la sagesse, la discipline mentale et la conduite éthique. La notion de dharma recouvre aussi l’ensemble des phénomènes et la chaîne des causes et des effets qui régit leurs interactions dans le cycle du samsâra : le cycle ininterrompu des renaissances. Plus largement encore, le Dharma désigne la notion de réalité ultime qui s’impose par-delà l’erreur des perceptions coutumières. Lorsqu’après avoir atteint l’Eveil Shakyâmuni décida de transmettre son expérience, d’enseigner les vérités qu’il avait formulées, il mit en marche la roue de la Loi. Il initia une nouvelle dynamique spirituelle et transmit les Quatre nobles vérités lors du sermon de Sârnâth. Ces quatre nobles vérités concernent la vérité de la souffrance et le rejet de l’idée d’un soi permanent ; la vérité des désirs comme origine de la souffrance ; la vérité du nirvâna comme extinction des désirs et de l’illusion d’un soi permanent ; la vérité du chemin à huit branches comme huit prescriptions relatives à l’éthique, la discipline mentale et la sagesse. Dans l’iconographie bouddhique, la roue compte parmi les huit symboles de bon augure. Flanquée de deux gazelles, elle commémore le sermon de Sârnâth, et devient ainsi un des symboles les plus glorieux du bouddhisme. On rencontre souvent la roue de la Loi sur la paume des mains ou sur la plante des pieds des images de Bouddha comme on peut le voir,  sur la photo que m'a communiquée Sengdeuane Rattanasamay.

 

 

La roue de la Loi a peu de place dans la philatélie lao. Je l’ai cependant trouvée sur le cachet premier jour d’une série de timbres sur Pravet Sandone et sur un timbre de la RDPL  (2).

« Ce paragraphe a été presque entièrement copié sur le site du Musée Guimet » nous dit Philippe Drillien.

 

LES TAMBOURS

              

Au Laos, il existe plusieurs sortes de tambours, mais, à ma connaissance, deux, seulement, ont une  fonction religieuse, un peu comme celle de nos églises (3) :

 

Le tambour de midi (Kong Phène) est monoxyle, comme tous les tambours de pagode. C’est une portion de tronc d’arbre cylindrique, d’environ un mètre de diamètre, évidée intérieurement  et pourvue, à ses deux extrémités, d’une peau de buffle tendue sur lesquelles les moines frappent  avec un maillet de bois à tête recouverte d’étoffe pour annoncer l’heure de la prière. Suivant  la tradition, les matériaux servant à sa fabrication ainsi que le jour où l’on doit se mettre à le fabriquer doivent être le résultat d’une longue étude faite par le hora (astronome)

                                       

Le tambour de bois (Pong) est également façonné dans un tronc d’arbre et sculpté de  différents sujets artistiques. Normalement, il sert à annoncer le lever du jour et également à sonner l’équivalent de notre angélus vers 18 heures (4).

 

 

LE HANG LIN

 

Le hang lin est une gouttière servant à l’arrosage des statues de Bouddha, du Roi

 

 

...ou des bonzes. Le hang lin comprend trois parties :

-  un réceptacle dans lequel les fidèles versent l’eau de l’ondoiement. Ce réceptacle représente un oiseau mythique. Son dos est creusé en forme d’entonnoir et ses longues ailes dissimulent la cavité.

- un canal figurant le corps couvert d’écailles d’un makara (Terme sanscrit désignant un animal marin mythique dont la tête est souvent munie d’une trompe mais évoque celle d’un crocodile dont l’extrémité crache un naga (génie ophidien à tête de serpent. Son culte est en relation avec l’eau)  parfois polycéphale, qui constitue…

- …le déversoir placé au-dessus de l’autel d’ondoiement.

 

 

LES PARCHEMINS    

 

Au Laos, dès le XVème siècle, les textes religieux sont écrits sur des feuilles de may lan  (ไม้ ลาน - latanier). La feuille est d’abord gravée au stylet, puis, avec un  chiffon, elle est enduite d’une encre grasse qui pénètre dans la gravure. Il suffit alors d’essuyer avec un chiffon et les lettres gravées apparaissent en noir sur la feuille qui a repris sa couleur d’origine. De nombreux ouvrages ont survécu au passé, certains grâce aux moines qui les ont restaurés ou recopiés.

 

Les manuscrits sont stockés dans des coffres en bois qui les protègent de la poussière et  de l’humidité.

 

 

Leur valeur étant souvent inestimable, ils sont placés sous la protection des bonzes qui gardent précieusement les manuscrits et les coffres en bois (ตู้หนังสือธรรม - runangsuetham  - coffre aux livres sacrées)  dans des ho tray (หอไตร -bibliothèques) (5).

 

Ces coffres datées du XIXe siècle se trouvent au Musée du temple de That Phanom

 

 

Remercions Philippe Drillen de cette érudite contribution à notre blog. Faisant suite aux deux précédents articles de la plume du Capitaine Achard, ce sont de forts utiles compléments aux articles que nous avons consacré à l’architecture religieuse traditionnelle (6).

 

 

NOTES

 

(1) Cette absence totale du « drapeau bouddhique » dans la philatélie lao et également thaïe n’a rien pour nous surprendre,  mais Philippe Drillien fait bien d’en signaler l’existence car il est possible quoique peu probable que nous puissiez le rencontrer un jour au Laos ou en Thaïlande car il n’a rien d’universel.

 

 

Ce colonel peut-être autoproclamé- on ne sait trop où il aurait gagné ses galons dont la réalité fut contestée par ses détracteurs - était clerc dans une étude d’avoué, plongé tout à la fois dans les milieux spirites où l’on fait tourner les tables, occultistes où l’on fait parler les morts et maçonniques. Il fut le fondateur de la société théosophique qui exerça un temps une certains séduction dans les cercles intellectuels ou prétendus tels souvent plongés dans le syncrétisme. Son histoire fait partie des curiosités et des excentricités de l’esprit humain.

 

 

Ce drapeau est - sur le plan de l’art de la vexillologie - une abomination. Un drapeau se doit d’être simple et compris par tous, y compris les enfants et non une accumulation de couleurs représentant des symboles complexes. Tous les petits thaïs savent que dans leur drapeau le blanc représente la foi bouddhiste, le rouge la nation et le bleu le roi.

 

 

Tous les petits Laos savent que dans leur drapeau le rouge représente le sang versé pour l’indépendance, le bleu le Mékong et la lune qui surmonte le bleu, l’unité du pays

 

 

Si vous cherchez sur Internet « drapeau bouddhiste » (ธงพุทธ)  vous serez renvoyé au Drapeau de la roue de la loi (ธงธรรมจัก) qui flotte souvent aux côtés du drapeau national dans les temples bouddhistes.

 

 

Les églises catholiques les jours de fête remplacent le fanion bouddhiste par celui du Vatican.

 

 

Il en est peut  être autrement au Sri Lanka oú l’invention d’un drapeau bouddhique est un élément de la lutte anti colonialiste qui fut violente et souvent animée par un mouvement théosophe. Le pays a d’ailleurs consacré une vignette postale à Olcott en 1967 pour le 60e anniversaire de sa mort

 

 

et un autre en 1980 pour le 100e anniversaire de son arrivée à Ceylan ne portant d‘ailleurs pas son drapeau mais la roue de la Loi.

 

 

Il est l’auteur d’un ouvrage assez puéril traduit en français « Le bouddhisme selon le canon de l'Église du Sud et sous forme de catéchisme » qui se présente comme « Approuvé et recommandé pour l'usage dans les Ecoles Bouddhistes PAR H. SUMANGALA, Grand-Prêtre de Sripada, Pic d'Adam, et de Galles, Principal du Widyôdaya Parivena, Ecole de théologie bouddhiste »,

 

un titre impressionnant mais que l’on chercherait en vain dans les sutras primitifs, pour le fondateur de la théosophie à Ceylan qui se distingua en célébrant des cérémonies religieuses pour célébrer l’entrée de Darwin au Nirvana

 

 

(2) Elle apparait dans la philatélie thaïe dans la série de vignettes émises en 1957, accompagnant d’autres symboles, à l’occasion du 2500e anniversaire du bouddhisme.

 

 

(3) Nous avons consacré deux articles aux antiques tambours de bronze sur le rôle desquels planent des incertitudes

 

Insolite 23 - LE MYSTÉRIEUX GRAND TAMBOUR DE BRONZE DE MUKDAHAN (NORD-EST DE LA THAÏLANDE)

http://www.alainbernardenthailande.com/2018/03/a-255-le-mysterieux-grand-tambour-de-bronze-de-mukdahan-nord-est-de-la-thailande.html

 

INSOLITE 24- LE MYSTÉRIEUX GRAND TAMBOUR DE BRONZE DE MUKDAHAN (NORD-EST DE LA THAÏLANDE)… SUITE ET FIN

http://www.alainbernardenthailande.com/2018/04/a-257-le-mysterieux-grand-tambour-de-bronze-de-mukdahan-nord-est-de-la-thailande-suite-et-fin.html

 

 

(4) Dans tous les temples sur les deux rives du Mékong on trouve une Ho Rakang  (หอระฆัง « la tour de la cloche »). C’est un échafaudage qui comporte deux étages, le premier étage contient le tambour (หลอง) et l’étage supérieur, accessible par une échelle de perroquet les petits tambours ou les cloches.

Voir notre article : 

A 214.3 - L’ARCHITECTURE RELIGIEUSE SIAMOISE ET SON HISTOIRE. III - LES AUTRES BÂTIMENTS.

http://www.alainbernardenthailande.com/2016/05/a-214-3-l-architecture-religieuse-siamoise-et-son-histoire-iii-les-autres-batiments.html

Le tambour donne le son grave thoum et les cloches  le son aigu ti. Nous vous avons parlé du système horaire traditionnel siamois. « Ti » sonne les heures de la prière du matin et « Thoum » celle de la soirée.

Nous avons parlé du système traditionnel de computation du temps encore utilisé au quotidien en Isan et probablement au Laos, pas dans les halls de garde évidemment : Il repose sur des constatations de bon sens : notre latitude nous situe entre tropique nord et équateur, la durée de la journée entre lever et coucher du soleil y est donc d’une remarquable constance, de 6 heures du matin (lever du soleil) à 6 heures du soir (son coucher) avec évidemment des décalages de jamais plus d’une heure en fonction des saisons, mais quelle importance ?  C’était un peu le ding din dong du clocher de nos églises ou du beffroi de nos mairies que donnait l’heure à nos anciens qui n’avaient ni montre ni horloge et n’en avaient nul besoin.

 Voir notre article

 

A33. Le système horaire traditionnel thaï ?

http://www.alainbernardenthailande.com/search/heure%20traditionnelle/

 

 

(5)  Ho Trai (หอไตร), littéralement « la tour triple », c’est la bibliothèque des saintes écritures (phratraipitaka - พระไตรปิฏก) qui sont triples (mais en quelques centaines de volumes)  d’où le nom (ไตร, c’est trois en sanscrit-pali d’où vient notre chiffre trois). Les plus anciennes sont des constructions en bois sur pilotis sur une pièce d’eau pour éviter les attaques des insectes auxquels les manuscrits traditionnellement sur feuilles de latanier sont sensibles.

 

Ces manuscrits firent l’objet de deux articles de François de Grailly dans les numéros 112 et 113 de la revue Philao (3e  et 4e  trimestres 2018) « Les manuscrits traditionnels laotiens ». Ils sont le résumé d’un mémoire publié en 2019.

 

 

(6)

A 214.1 - L’ARCHITECTURE RELIGIEUSE SIAMOISE ET SON HISTOIRE. I - LES « SAINTS CHÉDIS »

http://www.alainbernardenthailande.com/2016/05/a-214-1-l-architecture-religieuse-siamoise-et-son-histoire-i-les-saints-chedis.html

A 214.2 - L’ARCHITECTURE RELIGIEUSE SIAMOISE ET SON HISTOIRE. II - LES CHAPELLES D’ORDINATION.

http://www.alainbernardenthailande.com/2016/05/a-214-2-l-architecture-religieuse-siamoise-et-son-histoire-ii-les-chapelles-d-ordination.html

A 214.3 - L’ARCHITECTURE RELIGIEUSE SIAMOISE ET SON HISTOIRE. III - LES AUTRES BÂTIMENTS.

http://www.alainbernardenthailande.com/2016/05/a-214-3-l-architecture-religieuse-siamoise-et-son-histoire-iii-les-autres-batiments.html

                                

 

 

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