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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 22:51

 

Les éléphants, sauvages et domestiqués, font partie intégrante de l’histoire du royaume de Thaïlande et de la vie de ses habitants. Déjà la stèle dite de Ramkhamhaeng datée de 1292, découverte en 1833 par le roi Mongkut (Rama IV) considérée comme l'acte fondateur de la nation thaïe, inscrit non seulement un modèle idéal pour la dynastie  Chakri; avec un Roi exemplaire, une utopie politique, une religion bouddhiste observée par tous, mais montre déjà l'importance et la place de l'éléphant dans la société siamoise. (Cf. Nos deux articles (1))

 

 

Ainsi on y apprend dans quelles circonstances, le fils du fondateur du royaume de Sukhotai, fut surnommé par celui-ci: «Phra Ramakhamhèng» (1279-1298). C'est en effet, alors qu'il avait 19 ans, qu'il vint à la rescousse de son père en déroute qui était poursuivi Pra Chon, mandarin de troisième rang, le seigneur du pays de Chot, monté sur son éléphant nommé Mat Muang, en l'attaquant avec son éléphant et le vainquit. On apprend également qu'il est un bon fils et fait de multiples présents à son père, comme des défenses d’éléphants, qu'il est un guerrier qui fait la guerre aux villes et aux villages, et qu'il n'oublie pas de donner une part à son père d'éléphants, de défenses d’éléphants, de garçons, de filles, et d’or; que dans son royaume «Tout le monde pouvait faire le commerce d’éléphants et de chevaux.» 

 

 

 

On voit donc dès l'origine, les rôles joués par l'éléphant dans la société et la vie des Siamois: dans la guerre, le commerce, le transport des hommes et des biens, le travail dans la forêt pour récolter le bois, la construction des villes et villages. On va retrouver dans les «Chroniques royales d'Ayutthaya» consacrées aux règnes des 33 rois du royaume d'Ayutthaya (1351-1767) de nombreuses pages sur les guerres menées avec  les éléphants et la place sacrée qu'occupait l'éléphant blanc. 

 

 

 

 

 

On y voit des combats à dos d'éléphants devenus célèbres, comme ceux par exemple de la reine Suriyothai (épouse du Roi Chakkrapat (1549-1568) et du roi Naresuan (1590-1605(qui a reconquis l'indépendance d'Ayutthaya en 1584) et qui sont connus de tous les écoliers. Ils  sont pour tous les Thaïlandais des héros nationaux. (2) La reine Suriyothai qui sur son éléphant va au secours de son royal mari en danger lors d'une guerre en 1548 contre les Birmans et perd la vie au combat. Le prince Damrong Rajanubhab dans son livre, Nos guerres avec les Birmans: thaïe-birmane. Conflit 1539-1767, a raconté cette page de l’Histoire nationale, et rendu célèbre l'héroïsme de la Reine Suriyothai. Encore en 2001, Chatrichalerm Yukol, qui lors de la sortie de son film La Légende de Suriyothai rappelait que la reine Sirikit était à l’origine du film, et qu’elle voulait que le peuple thaïlandais soit fier de son Histoire, à travers l’«héroïsation» d’une de ses reines. (3) De même les Chroniques racontent un duel d'éléphants resté célèbre entre le roi Naresuan qui tuera l'Uparât birman ainsi que celui de son frère contre Mangcacharo (le demi-frère ainé de l’Uparât)  lors de la campagne de 1591-1592 (?) contre les Birmans. (Cf. Ce récit (4))

 

 

 

Mais l'éléphant blanc va tenir une place particulière dans l'histoire du Siam, car ils sont considérés comme des êtres divins  qui apportent bonheur, richesse et prestige.

 

 

Dans l'hindouisme, la monture du dieu Indra, Airavata, est un éléphant blanc. L'éléphant est aussi la monture de chacun des huit gardiens des points cardinaux et inter cardinaux.

 

 


 

Il est considéré comme le roi des animaux, symbole de pouvoir royal. Shiva en tant que souverain du monde, incarnation des vertus royales et destructeur du mal est appelé éléphant (Matanga). L'homme à la tête d'éléphant évoque l'union du microcosme (humain) au macrocosme (totalité), ce qui signifie que l'homme est à l'image de Dieu. (5)

 

 

Le dieu à quatre bras et à tête d'éléphant avec une défense cassée Gaṇesh (ou Gaṇesha ou Vinâyaka ou Gaṇapati ou en Thaïlande Phra Pikanet (พระพิฆเนศ, ou Phra Pikanesuan, พระพิฆเนศวร) ), jouit d'un véritable culte dans de nombreux temples bouddhistes et les Thaïlandais le sollicitent souvent avant d'entreprendre une action importante ou pour demander son aide pour un examen ou une affaire commerciale par exemple. On le trouve aussi dans des centres commerciaux, sous la forme de statues ou de peintures murales et beaucoup de Thaïlandais le portent en pendentif. Ganesh est vénéré principalement par les milieux artistiques et les commerçants. Il est donc associé aux arts, à l’éducation et au commerce. (6)

 

 

On voit aussi de nombreux temples qui sont consacrés aux éléphants et à l'éléphant blanc en particulier. On peut penser au temple du moine à tête d'éléphant sauvage (วัดป่าคำหัวช้าง) près de Khon Khaen où les fidèles viennent déposer des petites statues d'éléphants par milliers


 

 

 

ou le splendide wat Ban Rai (วัดบ้านไร) situé près de Kut Phiman dans la province de Korat, avec ses 42 mètres de hauteur et son éléphant en céramique pesant  520 tonnes!

 

 

Ou encore au sanctuaire d'Erawan (ศาลพระพรหม) situé près de  l'hôtel Grand Hyatt Erawan à Bangkok. «Un  sanctuaire hindouiste abritant une statue de Brahmâ, en se rappelant qu' Erawan (เอราวัณ) est le nom thaï de l'éléphant mythologique Airavata, un éléphant blanc qui porte le dieu Indra dans la religion hindouiste. Ce sanctuaire est un lieu très vénéré et surtout constamment animé. Une troupe de danseurs y fait des représentations presque continuelles pour honorer l'Esprit du lieu. Les adeptes trouvent sur place des vendeurs d'oiseaux à libérer pour gagner des mérites, des fleurs à offrir, des feuilles d'or pour coller sur la statue, etc.» (wikipedia)]

 

 

 

ou encore  le temple de War Sothon oú la plus célèbre des statues est celle de Ganesh  que les fidèles sollicitent et est devenue l’un des symboles de la province de Chachoengsao

 

 

On peut comprendre ces cultes par l'histoire et le rôle qu'à jouer et joue encore le brahmanisme et la croyance aux esprits des Thaïlandais. Nous avons consacré de nombreux articles à ce syncrétisme religieux et aux phis. (Cf. 7)

 

 

 

Le fin connaisseur du Siam E. Lorgeou confirme que «Les éléphants blancs des trois ordres appartiennent à la création de Vishnou, et l'on suppose que ce dieu leur a communiqué quelque chose de ses qualités. C'est ainsi qu'ils assurent au souverain dont ils sont la propriété toutes les faveurs de la fortune. Il acquerra des trésors; il sera puissant et célèbre; il triomphera dans toutes les guerres qu'il aura à soutenir contre ses ennemis; il deviendra Chakravartin.» (8) 

 

 

 

 

Les Chroniques royales racontent les circonstances qui ont fait du roi Chakkrapat (1549-1568) le «seigneur des éléphants blancs» et comment il dut entrer en guerre après avoir refusé deux éléphants blancs au roi des Birmans et subir une terrible défaite.  (Cf.  Notre article «Ayutthaya en guerre pour deux éléphants blancs» (9)) Elles raconteront également à nombreuses reprises, combien la capture d'un éléphant blanc dans un village était un événement mémorable, qui valait à ceux qui avaient réussie de multiples récompenses et titres parfois de la part du roi; qu'il était emmené à la capitale en grande pompe et faisait l'objet d'une réception et célébration royales, recevait un nom noble et un titre. (N'oublions pas que le chef du coral royal d'éléphants était un personnage important de l'État. Par exemple Petracha (1688-1703) fut le chef du coral royal avant de devenir roi.) Les Chroniques ne manqueront pas pour chaque règne de signaler cet événement important.

 

 

 

L'éléphant blanc deviendra même le symbole de la dynastie Chakri fondée à Bangkok en 1782 et  figurera  sur le drapeau du Siam de 1855 à 1916 et orne encore aujourd’hui celui de la marine royale thaïlandaise. En effet, en 1917, le roi Rama VI, influencé  par le graphisme des drapeaux européens (notamment, français) qu'il jugeait plus moderne, choisit un drapeau rouge avec des raies blanches comme emblème national, avec une symbolique bien définie : Le Rouge pour la Nation, le Blanc pour la Foi et la Pureté du Bouddhisme Theravâda et le Bleu pour la Monarchie. (Source : Kohlidays) (Cf. L'article «Drapeaux Thaïs, l’Histoire derrière le Symbole» (10)

 

 

Mais l'éléphant est resté un symbole national. Le Département Royal des Forêts a désigné l’éléphant blanc (ช้างเผือก, chang phueak) comme animal national du royaume le 13 mars 1963 et depuis le 13 mars 1998, la Thaïlande célèbre chaque année, la Journée nationale thaïlandaise de l’Éléphant. (Cf. 11).

 

 

 

Rappelons, si besoin était, que l’éléphant blanc n’est pas de couleur blanche, il est tout simplement albinos c’est-à-dire plus clair que ses congénères. Les Thaïs ne parlent d’ailleurs pas d’«éléphant blanc» (ช้าง ขาว) mais d’«éléphant albinos» (ช้างเผือก). Les écuries royales de Dusit contiennent encore dix éléphants blancs, le plus ancien appelé Phlai Kaew (พลายแก้ว) est né dans les forêts de Krabi vers 1951 et a été offert au roi le 10 février 1958.

 

 

 

 

Il fit alors la joie de la princesse Sirindhorn. 

 

 

 

Le roi lui rendit un solennel hommqge en 2017 lors de son 80e anniversaire : 

 

 

Mais s'il est resté un symbole national, il a continué jusqu'en 1989, à être exploité, notamment dans le travail des forêts. De même, si en cette même année,  le commerce international d’ivoire a été interdit par la Convention des Nations unies sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, les braconniers sévissent toujours, encouragés par un trafic international important, où les prix de l’ivoire s’envolent. «Des «quantités massives» d’ivoire africain sont importées illégalement en Thaïlande où il est transformé en statues bouddhistes, bracelets et autres bijoux pour touristes» (WWF). De plus,  comme la réglementation en vigueur en Thaïlande autorise le commerce d'ivoire provenant d’éléphants domestiques morts de causes naturelles, les réseaux de trafiquants peuvent exploiter cette faiblesse pour faire passer l’ivoire africain pour de l’ivoire thaïlandais.

 

 

 

A cela, il faut ajouter la déforestation qui a restreint considérablement les territoires des éléphants. Si le gouvernement thaïlandais s’est engagé depuis 2013 dans la lutte contre la déforestation, Steve Dery  nous apprend qu' «Entre le début du siècle et 1991, d'une part, les superficies cultivées sont passées d'environ  2 millions  à quelques 23 millions d'hectares soit 45% du territoire national, et d'autre part, celles couvertes par les forêts n'occupent plus à l'heure actuelle (1998) que moins du quart de la surface du pays, alors qu'elle en couvraient près des trois-quarts, 9 décennies auparavant.» (12)

 

 

Dans ces conditions, on comprend pourquoi  il ne reste plus que 3.800 éléphants  domestiques  (et environ un millier d'éléphants sauvages), alors qu'au début des années 1900, il y en avait environ 100.000. D'ailleurs, depuis 1986, l'éléphant est devenu une espèce en voie de disparition en Thaïlande.

 

 

Une nouvelle exploitation de l'éléphant domestique: monture et spectacles  pour touristes.

 

 

 

La loi de 1989 interdisant l’exploitation des forêts naturelles, et donc de facto le travail  des éléphants domestiques, a contraint leurs propriétaires et les mahouts à leur trouver une reconversion. Faute d’alternatives, ils se sont tournés vers le tourisme pour subvenir à leurs besoins, en sachant qu'il n'y a plus suffisamment d’habitat naturel disponible pour en réintroduire ne serait-ce qu’une partie.

 

 

Dès lors, les pachydermes sont quasi-exclusivement utilisés à des fins touristiques et la balade à dos d’éléphant et les spectacles sont devenus  des attractions  majeures en visitant les principaux sites culturels ou naturels (Anciennes capitales, (Ayutthaya, Sukhotai), monuments historiques, réserves naturelles).

 

 

De nombreux guides ne manquent pas de les signaler, sans s'interroger sur le sort réservé aux éléphants,  comme par exemple «Le Routard» qui invite ses lecteurs à  aller au «Festival de Surin», le troisième week-end de novembre, où «Quelque deux cents pachydermes s’en donnent à cœur joie au cours de démonstrations de dressage, de reconstitutions costumées ou de matchs de foot ! Spectaculaire, décalé et hyper populaire ([...) Enfin, le festival de Surin réserve un petit cadeau aux touristes : faire des tours à dos d’éléphant, un must. (!) Un petit conseil : préférez les balades en ville, plus palpitantes, à celles dans le stade qui ne durent que cinq petites minutes. Maniaques de la trompe et nostalgiques de Babar, vous avez trouvé votre Mecque en Thaïlande : la région de Surin, fief des éléphants, a de quoi vous satisfaire. Une fois le festival terminé, prenez la route 214 vers le Nord et filez à Ta Klang, « le village des éléphants ».»

 

 

Les touristes sont ravis et repartent avec des clichés photographiques qui vont ravir leurs amis au retour ou de suite  mettent leurs «selfie» sur Facebook ou Instagram, etc.

 

 

Heureusement de nombreuses associations, des émissions de télévision dénoncent les nombreuses maltraitances subies par les éléphants et organisent des campagnes pour ne plus monter sur les éléphants.

 

 

 

Odysway par exemple, une agence spécialiste du voyage en immersion a même expliciter les types de maltraitances: la cruauté du dressage du jeune l'éléphant (le phajaan),  les lourdes nacelles mises sur le dos des éléphants qui déforment leur colonne vertébrale,  dont nous présentons ici un résumé. (13)

 

 

La domestication de l’éléphant en Thaïlande passe par un rituel bien particulier et très cruel, nommé phajaan. Il s'agit de briser l’esprit de l’éléphanteau en l'enfermant et l'enchaînant dans une cage très étroite l’empêchant de bouger. Ensuite, il est privé de nourriture, d’eau, de sommeil mais aussi battu, électrocuté ou étouffé, pendant 4 à 6 jours.  Environ la moitié des éléphanteaux meurent et beaucoup connaissent de graves séquelles physiques et psychologiques. Ceux qui arrivent à survivre sont ensuite dressés par des mahouts qui utilisent souvent leur bullhook (sorte de pic à glace) leur causant des blessures.

 

 

Mais il est une autre maltraitance ignorée des touristes, est celle causée par la nacelle mise sur le dos des éléphants pour leur promenade. Cette ignorance est due au fait que l'on pense que l'éléphant peut porter de lourdes charges. Or, leur dos est la partie la plus fragile de leur corps, et ne peut pas porter plus de 150 kg. La nacelle pesant généralement 100 kilos, à laquelle il faut ajouter le poids du mahout et les deux touristes vont provoquer des douleurs et déformer la colonne vertébrale. De plus, il faut considérer que l'éléphant promène les touristes pendant des heures et qu'il est souvent attaché en plein soleil, et que  le mahout  n'hésite pas à lui asséner des coups sur ses blessures avec son bulhook, s'il  est désobéissant.

 

 

Aussi, des campagnes sont organisées pour inviter les touristes à ne plus monter sur les éléphants et de privilégier les sanctuaires où des  éléphants à la retraite, malades, blessés, ou  en fin de vie sont soignés et vivent -en principe- dans de meilleures conditions. Une nouvelle «attraction» pour touristes dit responsables est ainsi proposée, où ils peuvent  lors d'une demi-journée, d'une journée ou plusieurs jours, les observer, les laver, leur donner à manger, en prendre soin en aidant les employés dans leurs taches. Mais ces centres sont d'inégale valeur et certains propriétaires veulent «rentabiliser leur business» et n'hésitent à maintenir les éléphants pendant des heures auprès des visiteurs et ont même maintenu la balade avec la nacelle, les enchaînant ensuite.

 

 

Mais  de nombreuses agences ou blogs vous  présentent les meilleurs centres et leurs palmarès comparatifs. (Cf. Par exemple l’ONG World Animal Protection.(14)) Ou sinon, on peut encore choisir certains parcs nationaux où il est possible de voir des éléphants en totale liberté dans leur milieu naturel, comme par exemple au Parc National de Kui Buri dans la province de Prachuap Khiri Khan.

 

 

 

 

Ainsi, si aux yeux des Thaïlandais l'éléphant blanc reste encore un animal «sacré» auquel la majorité vouent un culte dans de nombreux temples pour qu'il intervienne en leur faveur, et vénéré sous la forme de Ganesh par les milieux artistiques et les commerçants; il reste pour tous un symbole national qu'il célèbre chaque année depuis le 13 mars 1998.   

 

 

Il serait bénéfique que le tourisme de masse puisse oublier le plaisir passager d'une balade sur son dos et privilégie de l'admirer dans son milieu naturel. Des auteurs français parmi les meilleurs ont été inspirés sinon fascinés par leur intelligence de loin supérieure à celle de tous les mammifères terrestres. Nous vous en avons donné un avant-goût dans quelques articles récents. (Cf.15) Il a également inspiré quelques auteurs de littérature enfantine

 

 

 

 

et les scénaristes de quelques films d‘aventure!

 

 

 

PS. Cet article a été écrit avant le déclenchement du coronavirus. S'il montrait entre autre que les éléphants étaient mis en danger par le tourisme de masse, ils souffrent encore plus aujourd'hui, par un étrange paradoxe, par leur absence.

https://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/18843-dun-enfer-a-un-autre-double-peine-pour-les-elephants-victimes-du-tourisme-en-thailande/

 

Notes et références.

 

 

(1) 19. Notre Histoire: La stèle de Ramakhamhèng

http://www.alainbernardenthailande.com/article-19-notre-histoire-la-stele-de-ramakhamheng-101595328.html

 

20. Notre Histoire: Le roi  de Sukkhotaï  Ramkhamhaeng, selon la stèle de 1292

http://www.alainbernardenthailande.com/article-20-notre-histoire-le-roi-de-sukkhotai-ramkhamhaeng-selon-la-stele-de-1292-101594410.html

 

 

(2) 70. Le roi Naresuan, un héros national (1555- règne de 1590 à 1605)

http://www.alainbernardenthailande.com/article-70-naresuan-un-heros-national-1555-regne-de1590-a1605-115599436.html

 

(3) A 51. Cinéma thaïlandais: La Légende de Suriyothai de Chatrichalerm Yukol (2001)

Ou comment utiliser le cinéma pour « inventer » l’Histoire du Siam.

http://www.alainbernardenthailande.com/article-a-51-cinema-thailandais-la-legende-de-suriyothai-95050366.html

 

(4) 65. le roi Naresuan (1590-1605). 2.

La campagne de 1591-1593 (?) contre les Birmans.

http://www.alainbernardenthailande.com/article-65-naresuan-2-la-premiere-victoire-contre-les-biramans-1591-1593-115118551.html

 

(5) Il est «le chef -Pati- des troupes de divinités -Ganas-» ou mieux «  le seigneur des catégories») ou Pillayar dans le sud de l’Inde est le dieu qui supprime les obstacles. Il est aussi le dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir. Il est le fils de Shiva et Pârvatî, l’époux de Siddhi (le Succès), Buddhi (l'Intellect) et Riddhî (la Richesse). (wikipédia)

 

(6) https://cmdecidela.com/2018/09/13/pikanet-le-culte-du-dieu-elephant-a-la-sauce-siamoise/

 

«Au royaume de Thaïlande, Ganesh est vénéré principalement par les milieux artistiques et les commerçants. Il est donc associé aux arts, à l’éducation et au commerce. Divinité connue comme éliminatrice d’obstacles, il est courant pour les bouddhistes thaïlandais de faire une offrande à un sanctuaire de Ganesh lorsque quelque chose de nouveau est entrepris comme lancer une affaire, effectuer un voyage à l’étranger, construire une nouvelle maison ou se marier. La dévotion à Ganesh est également populaire auprès des étudiants universitaires avant les examens. Connu pour son amour des beaux-arts, il encourage la créativité, d’où sa popularité auprès des artistes qui le nomment Por Kru (Père Guru). Pour la même raison, une image du dieu à tête d’éléphant est incorporée dans le logo du Département des Beaux-Arts de Thaïlande. Les grandes chaînes de télévision et les maisons de production ont des sanctuaires en son honneur devant leurs locaux. D’autres attributs associés à Ganesh en Thaïlande sont le succès, l’accomplissement, la sagesse et la richesse; il n’est donc pas surprenant que cette divinité hindoue soit si populaire auprès des Siamois. Ce culte est cependant un phénomène récent.»

 

(7) Entre autres: 22 Notre Isan,  bouddhiste ou animiste ?

http://www.alainbernardenthailande.com/article-22-notre-isan-bouddhiste-ou-animiste-78694708.html

 

A151. Nous vivons au milieu des «Phi» en Thaïlande.

http://www.alainbernardenthailande.com/article-a150-nous-vivons-au-milieu-des-phi-en-thailande-123529919.html

 

 

(8) E. Lorgeou, « Somdet Phra Maha Chakkrapat, roi du siam, Seigneur des Eléphants blancs », Fragment de l’Histoire du Siam, in Recueil de mémoires orientaux, textes et traductions, publiés par les professeurs de l’Ecole Spéciale des langues orientales vivantes, à l’occasion des langues orientales vivantes à l’occasion du XVI ème congrès international des orientalistes  réuni à Alger avril 1905, 1905. Site Gallica, BNF.

 

«De même en effet qu'on divise les hommes en plusieurs castes suivant l'origine de leur création, on distingue de même des castes parmi les éléphants, suivant qu'on les suppose issus de parents qui furent créés à l'origine par tel ou tel dieu, dans telle ou telle circonstance, pour tel ou tel usage; et c'est à la couleur, à la disposition des défenses, à certaines singularités de la conformation qu'on reconnaît cette descendance. Sur ces bases, qui n'ont bien entendu rien de commun avec la science de l'histoire naturelle, on «énumère, dans les traités spéciaux, un très grand nombre de catégories d'éléphants extraordinaires.»

 

(9) 55. Ayutthaya en guerre pour deux éléphants blancs.

http://www.alainbernardenthailande.com/article-55-ayutthaya-en-guerre-pour-deux-elephants-blancs-1568-112218606.html

 

Et  56. La troisième guerre d’Ayutthaya contre les Birmans. (fin 1568 ?)

http://www.alainbernardenthailande.com/article-56-la-troisieme-guerre-d-ayutthaya-contre-les-birmans-1568-112392417.html

 

(10) Drapeaux Thaïs, l’Histoire derrière le Symbole:

https://kohsamui.kohlidays.com/drapeaux-fanions-blason-nation-royaute-monarchie-religion-bouddhisme-hymne-embleme-pays-ile-archipel-thailande/

 L'article nous apprend que c'est  Rama II qui décida d’installer un éléphant blanc au centre de la Roue de Vishnou dans le drapeau. Le drapeau rouge uni continuait d’être utilisé pour les embarcations privées. Ensuite le Roi Rama IV  ordonna de retirer la Roue de Vishnou et de laisser seul l’éléphant trôner sur le drapeau. Dès lors, celui-ci fut omniprésent sur toutes les embarcations, qu’elles furent royales ou privées. En 1916, le Roi Rama VI corrigea légèrement le drapeau, en représentant le pachyderme sur une marche et orienté vers la droite. En 1917, le Roi Rama VI ordonna d'enlever l’animal sacré  du drapeau  ... (Source : Kohlidays)

 

(11) https://cmdecidela.com/2019/03/12/13-mars-2019-journee-nationale-de-lelephant-en-thailande-bombance-elephantesque/

 

(12) Steve Dery, «Évolution des territoires agricoles et forestiers en Thaïlande : une interprétation cartographique», Les cahiers d'Outre-Mer, 1999, pp.35-58.

https://www.persee.fr/doc/caoum_0373-5834_1999_num_52_205_3712

 

(13) https://odysway.com/pourquoi-ne-faut-il-pas-faire-de-lelephant-en-thailande/

 

 

(14) l’ONG World Animal Protection a fait une enquête et visité la plupart des centres d’éléphants en Thaïlande et proposent, selon eux, les meilleurs endroits pour approcher des éléphants en captivité: Boon Lott Elephant, Burm and Emily’s Elephant Sanctuary, Elephant Haven, Elephant Nature Park, Global Vision International Huay Pakoot project, Golden Triangle Asian Elephant Foundation, Mahouts Elephant Foundation, Wildlife Friends Foundation Thailand

 

(15) Quelques œuvres présentées:

«Mémoires d’un éléphant blanc» de Judith Gautier, Notre lecture : A 355- «MÉMOIRE D’UN ÉLÉPHANT BLANC» - L’HISTOIRE DE L’AMITIÉ ENTRE UNE PRINCESSE SIAMOISE ET UN ÉLÉPHANT BLANC.

 

A356- «L’ÉLÉPHANT BLANC DE SIAM»- UN FEUILLETON D’ARMAND DUBARRY (1893)

http://www.alainbernardenthailande.com/2020/03/l-elephant-blanc-de-siam-un-feuilleton-d-armand-dubarry-1893.html

 

A 357- L’ÉLÉPHANT BLANC DE GEORGES SAND.

Les Contes d'une grand’mère de Georges Sand furent publiés en deux volumes, en 1873 le premier sous le titre «Le château de Pictordu» et la second en 1876 sous le titre «Le chêne parlant».

 

 

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