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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 22:14

 

La transcription des noms de lieux du thaï vers le français pose des difficultés qui tiennent à la fois à celle de la transcription en caractères romains et à celle d’en déterminer le genre  puisque la catégorie des noms en thaï est toujours invariable, et qu'il n'y a pas de changement morphologique, ni de sexe ni de nombre, contrairement au français.

 

 

LA TRANSCRIPTION EN CARACTÈRES LATINS

 

 

Lorsque les premiers explorateurs ou visiteurs ont transcrit le nom des lieux qu’ils visitaient, on peut penser qu’ils l’ont souvent faite à l’oreille. Par exemple, Aymonier ou Lunet de la Jonquères faisant état de lieux archéologiques nichés dans des villages plus ou moins minuscules que nous pouvons avoir des difficultés à situer sur une carte. La transcription à l’oreille n’est en outre pas toujours facile (1). Le professeur Frédéric Carral est l’auteur d’une thèse de 2008 sur les transcriptions qu’il a relevées dans l’espace urbain de Bangkok (2).

 

 

Toutes les fantaisies furent longtemps pratiquées, citons par exemple la transcription du mot – ko – (เกาะ), une île, souvent encore transcrite koh, y compris pendant longtemps dans des guides touristiques, la présence de la lettre H en fin de syllabe est un non-sens d’autant que le H thaï (il y en a deux, et ฮ) ne se trouve jamais en fin de syllabe. On peut penser, sans grand risque de se tromper, que l’utilisateur veut se donner un air savant.

 

 

Nous avons longuement parlé de la romanisation du thaï (3). La question n’est aujourd’hui pas là puisque c’est de toponymie que nous parlons et que la question est définitivement réglée ou tout au moins devrait l’être. En effet la question de la transcription des noms géographiques dans les pays utilisant une écriture autre que la latin a longtemps agité les Nations Unies. Elle est réglée depuis 1967 sous forme de recommandation mais ses termes sont sans équivoque (4).

 

 

Elle a acquis valeur normative ainsi qu’il fut constaté par les Nations Unies en 2002 (5). Il est connu sous le sigle RTGS (Royal Thai General System of Transcription).

 

 

Ce système référencé à l’ONU comme EKONF.94hNF.41 présente tout d’abord évidemment l’avantage d’exister :

 

Il impose l’utilisation des majuscules que l’écriture thaïe ignore.

 

Il impose la séparation des mots que l’écriture thaïe ignore aussi : par exemple จังหวัดกำแพงเพชร deviendra Changwat Kamphaeng Phet (la Province de Kamphaeng Phet)

.

 

Il ne permet ni la transcription de la tonalité de la syllabe ni sa longueur qui sont deux paramètres essentiels dans le langage mais n’ont aucun intérêt sur l’écriture des panneaux routiers.

 

Il est enfin  en phonétique anglaise : ce qui pose évidemment problème à tous ceux qui n’ont aucune  notion de cette langue.

 

 

Nous y trouvons, hélas, l’utilisation du W pour transcrire la lettre thaïe ว. Cette lettre n’est pas française mais anglaise ou allemande, C’est par pure anglomanie que Bescherelle a introduit cette machine biscornue dans son dictionnaire. Ni Monseigneur Pallegoix, auteur du premier dictionnaire siamois-français ni Lunet de la Jonquères, auteur du premier dictionnaire siamois-français ne l’utilisent et chez eux un temple (วัด) est un vat et non un wat et nul ne les en a jamais critiqués (6) !

 

 

Notons toutefois que dans un article de 2006, Nitaya Kanchanawan qui est professeur à l’Université de Ramkhamhaeng, ce qui n’est pas rien, propose pour cette lettre la double transcription, V ou W. Qu’elle en soit félicitée ! (7).

 

 

Ceci dit, si la romanisation globale du thaï est une utopie (8), retenons que celle des noms géographiques a son incontestable utilité – elle est là pour ça – par exmple pour la lecture des cartes routières ou des panneaux de signalisation en particulier. Elle est également utilisée dans les publications gouvernementales  mais pas toujours de façon très cohérente. Toutefois bien des fantaisies restent encore présentes, citons un exemple amusant  lu sur un panneau bilingue dans une station d’autobus indiquant à ceux qui se rendaient à สกลนคร - Sakol Nakor (ça colle ?) s’agissant évidemment de Sakon Nakhon. Transcription à la  lettre qui relève de ces bonnes intentions dont l’enfer est pavé comme chacun sait. Sur Internet, c’est pire encore. En ce qui concerne notre région,  l’Isan (อีสาน), nous avons trouvé Isaan, Isarn, Issarn, Issan, Esan, ou Esarn. Il est plus simple de préciser à l’attention de ceux qui ne connaissent pas un traitre mot d’anglais que le mot se prononce Issane, deux SS pour montre que le S central ne se prononce pas Z et un E muet final pour montrer que le N ne se nasalise pas. Il semble toutefois que les guides touristiques dont nous allons parler plus bas nous épargnent ce genre de barbarisme.

 

 

Notons que le département de linguistique de l’Université Thammasat a mis au point un assez extraordinaire programme de romanisation automatique (9). 

 

 

Nos observations ne mettent pas en cause la valeur et la pertinence d’autres systèmes de transcription, c’est la seule géographie qui nous intéresse (10).

 

 

 

LA DÉTERMINATION DU GENRE

 

 

Cette question ne semble pas avoir été sérieusement étudiée avant de faire l’objet d’une thèse soutenue en Sorbonne, ce n’est pas rien non plus, par Theera Roungtheera qui est professeur de français à l’Université de Mahasarakham sous le titre « Toponyme et traduction : la nouvelle dénomination des toponymes thaïlandais dans les guides touristiques sur la Thaïlande en français » (ชื่อสถานที่กับการแปล: การตั้งชื่อสถานที่ใหม่ในหนังสือนําเที่ยวประเทศไทยที่เขียนเป็นภาษาฝรั่งเศส) dont une très bonne synthèse a été faite (en anglais malheureusement) en 2018 sous le titre « GRAMMATICAL ADAPTATION OF THAI TOPONYMS IN FRENCH GUIDEBOOKS ON THAILAND » (11). La présentation de la thèse sur le site dédié à  toutes les thèses présentées ou en cours en France (thèses.fr) est pour le moins confuse alors que les textes français de Theera Roungtheera sont parfaitement clairs ! (12).      

 

         

 

L’auteur part de la constatation de caractères propre à sa langue : Elle ne connait ni masculin  ni féminin ni neutre et pas plus de singulier que de pluriel, des ajouts marquent le masculin et le pluriel ce qui d’ailleurs alourdit la langue écrite, la nuance se trouvant le plus souvent pour le langage parlé dans le contexte (13). Parfois la richesse  du vocabulaire y suffit (14). Mais doit-on écrire les noms de lieux au masculin ou au féminin, au singulier ou au pluriel ?

 

 

Nous n’avons pas cette difficulté en Français, mais il en est une autre qui est la difficulté de déterminer le genre d’un nom, qu’il soit commun ou propre, ce qui ne serait pas si tous les noms masculins avaient une terminaison masculine spéciale, et tous les noms féminins une terminaison féminine spéciale.  Sans se donner la peine de feuilleter un dictionnaire et à moins d’être une encyclopédie vivante comment connaître le genre de dogue ou celui de fourmi ? La logique aurait demandé qu'on eût créé un genre neutre pour les choses matérielles et les choses métaphysiques, lesquelles n'ont pas de sexes; mais on a arbitrairement donné aux noms de ces choses soit le genre masculin, soit le genre féminin. Les Romains s’étonnaient bien à tort d’avoir le genre neutre à leur disposition mais pouvaient dire mare au neutre, les Italiens il mare au masculin et les Provençaux la mare au féminin, au choix ! Pour couper court disons simplement que les noms de lieux sont des deux genres et c'est l'oreille qui,  d'après l'épithète, décide seule de la préférence : le vieux Bangkok, la charmante Bangkok, le vieux Londres, la vieille Rome. Le genre des noms de cours d'eau et sommets a été fixé au  masculin ou au féminin, suivant qu'on a sous-entendu les mots fleuves et monts ou rivières et montagnes (15).

 

 

L’auteur nous rappelle que le sexe des noms de lieu en français est en réalité arbitraire. Masculin ou féminin : le Siam ou la Thaïlande ? Singulier ou pluriel : Les États-Unis ou la Malaisie ? Il s’est en  réalité attaché à la façon dont les guides sur la Thaïlande lexicalisaient les toponymes thaïlandais, choix du genre et choix du nombre ? Son étude a porté sur quatre guides des plus répandus et analysé – nous dit-il – la transcription de 4717 toponymes thaïs romanisés ! Il relève que, le plus souvent, le genre choisi par l’auteur du guide correspond au nom français. Une île ? J’irai  revoir la belle Ko Samui ! La Chao Praya est une rivière ? Promenade sur la Chao Praya. Le Mékong est un fleuve ? Nous organisons des journées de pêche sur le Mékong.

 

 

Il note l’utilisation des noms thaïs transcrits en caractère romains souvent pour faire « couleur locale » mais avec des fantaisies ainsi la plage est féminin évidement mais un guide vante les charmes du Hat... (หาด). Mais le plus souvent les noms utilisés avec leur transcription romanisée le sont avec le genre de leur équivalent français, le khlong (คลอง - canal),

 

 

le wat (วัด - temple),

 

 

la hat (หาด - la plage) surtout lorsque le nom de lieu est qualifié par un adjectif qui confirme le genre.

 

 

Les noms des temples, c’est l’utilisation la plus fréquente, sont le plus souvent transcrits à la fois par le nom commun (wat - วัด) et le nom propre, souvent d'un article masculin ou suivi d’un adjectif masculin. Pour les palais et bâtiments royaux (wangวัง), l’utilisation du masculin est systématique.

 

 

Pour les noms de rivières (féminin) ou de fleuves (masculin) : l’usage français est-il un  exemple ? La terminaison et l’étymologie nous donnent la Seine ou la Loire mais le Rhône ! Pour le thaï, un fleuve ou une rivière, c’est toujours  Maenam (แม่น้ำ) que nous aurions tendance à féminiser puisque le mot signifie « la mère des eaux » mais si nous ne craignons pas de parler de la Maenam Chi (la rivière Chi), nous n’oserions pas féminiser le Mékong !

 

 

Par contre Huay (ห้วย un ruisseau) entre dans le nom d’un nombre incalculable de villages ou de districts, nous parlerons alors volontiers du petit Huay Mek (ห้วยเม็ก).

 

 

De même encore de très nombreux noms de lieu comportent le mot  Nong (หนอง) qui est une mare ou un étang, masculin ou féminin ?

 

 

Par contre Bung (บึง) qui est un marécage est tout autant utilisé dans la toponymie.

 

 

Les Phra That (พระธาตุ) nombreux dans le pays sont des édifices contenant des reliques présumées de Bouddha, reliquaire en est la meilleure traduction, nous sommes au masculin.

 

 

 

Les toponymes purement administratifs  noms (noms de pays, noms de provinces ou de villes) et noms de rivières posent des difficultés. Si le « Siam » est masculin la « Thaïlande » féminin il est faux de dire (une grammaire qui cite notre auteur) que les noms des pays et provinces finissant par un E muet sont féminins et les autres comme masculins : Birmanie ou Malaisie, certes mais Cambodge ! Une exception qui confirme la règle ? Mais il n’y a aucune règle !

 

 

Notre distingué universitaire conclut en définitive que la question reste problématique c’est-à-dire en réalité sans réponse précise !

 

 

Que devons-nous en conclure ?

 

Au premier chef, dans la transcription romanisée des noms de lieux thaïs, respecter la norme.  Theera Roungtheera n’aborde d’ailleurs pas le problème, la transcription  utilisée dans les guides qu’il a compulsés, si elles ne respectent pas systématiquement le RTGS, ne sont jamais choquantes bien que le Guide Vert Michelin  nous semble le plus scrupuleux.

 

 

Il nous semble ensuite que la formule la plus orthodoxe consiste à adopter pour un nom de lieu ou un monument thaï le genre qu’il a en français tout simplement. Mon épouse va faire ses prières au wat du village. SI vous souhaitez à tout prix utiliser le mot thaï romanisé ce qui est parfois d’ailleurs prétentieux, choisissez donc le genre qu’il a en français. Je vais faire mes courses au marché du village ou au Talat (ตลาด).

 

 

Theera Roungtheera pose une question à laquelle nous ne pouvons répondre qui est de savoir si les toponymes dans une autre langue seront traités de la même manière, en particulier dans les langues qui n'ont pas de catégorie de genre comme le vietnamien, le chinois ou le japonais ?

 

 

 

Theera Roungtheera est professeur adjoint de linguistique au Département de Langues et linguistique occidentales, Université Mahasarakham en Thaïlande. Il a obtenu son doctorat en sciences du langage à l'Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, France. Ses domaines d'intérêt sont les noms propres, le discours touristique et la traduction. Certains de ses travaux méritent d’être cités :

« Structure sémantique et grammaticale des noms des aliments thaïlandais traduits en français » fruit de longues recherches sur les cartes de restaurants thaïs de Paris.

« Stéréotype sur les Thaïlandais dans deux guides touristiques sur la Thaïlande: études de quelques marqueurs linguistiques » qui analyse un certain nombre des poncifs que nous entendons souvent.

« A Prototype Semantic Study of the Word '"chaw choo" in Thai » (เจ้าชู้ c’est le flirt)

 

 

NOTES

 

(1) La longueur d’une voyelle, essentielle dans le système thaï, est loin d’être évidente lorsque votre interlocuteur parle trop rapidement  ce qui est fréquent. En outre la différence de sons entre deux consonnes prête souvent à confusion, est-ce un B ou un P ? Est-ce un D ou un T ? Le sempiternel krap de politesse (กรับ) est souvent transcrit krab dans de nombreuses méthodes anglophones en particulier. Le meilleur exemple en est la nom de Bouddha qui s’écrit en thaï Phutha (พุทธ)... sans parler d’une lettre singulière, le – le tho-montho (มณโท) de l’alphabet - qui selon des règles grammaticales précises peut se prononcer tantôt TH tantôt D !

 

 

(2) « L’écriture dans l’espace urbain à Bangkok. Supports et alphabets » soutenue à l’Université Paris - Descartes. Elle est numérisée sur le site academia.edu et assortie d’un volumineux dossier photographique.

 

(3) Voir nos deux articles :

 A 91. La romanisation du thaï ?

http://www.alainbernardenthailande.com/article-a91-la-romanisation-du-thai-114100330.html

165. Le Roi Rama VI et la romanisation du thaï.

http://www.alainbernardenthailande.com/article-165-le-roi-rama-vi-et-la-romanisation-du-thai-125174362.html

 

 

(4) La première conférence « sur la normalisation des noms géographiques » s’est tenue à Genève du 4 au 22 septembre 1967. Voici son paragraphe 14 :

Latinisation des noms géographiques thaïs :

La Conférence,

Reconnaissant le système général modifié qui est actuellement employé  officiellement pour la transcription des noms géographiques thaïs en caractères latins,

Notant  que ce système est applique pour la carte officielle bilingue de la Thailande,

Notant en outre  qu'il n'y a pas dc système concurrent pour la latinisation du thai,

Recommande  ’l’adoption du système général modifié de l'Institut royal de Thailande comme système international de latinisation des noms géographiques thaïs.

 

 

(5)  Le huitième Conférence des Nations Unies « sur la normalisation des noms géographiques » s’est tenue à Berlin  du 27 août au 5 septembre 2002 :

Paragraphe VIII/13. Romanisation des noms géographiques thaïs

La Conférence,

Constatant  que, dans sa résolution 14, la première Conférence des Nations Unies sur la normalisation des noms géographiques avait recommandé l’adoption du système général thaï amendé de l’Institut royal thaïlandais en tant que système international de romanisation des noms géographiques thaïs,

Constatant aussi  qu’en 2000, le Gouvernement thaïlandais a officiellement adopté la version révisée de ce système comme norme nationale et que le système ainsi révisé a été mis en place,

Recommande que ce système révisé, dont les principes ont été énoncés dans le rapport intitulé « Principles of romanization for Thai script by the transcription method » présenté par la Thaïlande à la huitième Conférence des Nations Unies sur la normalisation des noms géographiques, soit adopté comme système international  de romanisation des noms géographiques thaïs.

 

 

 

(6) Un bon dictionnaire n’utilise cette lettre que pour les mots anglais passés dans le langage courant, des mots allemands de même source et éventuellement des mots arabes qui ne nous concernent en rien.

 

Dictionnaire de l'Académie française, édition 1878

 

(7) « Romanization, Transliteration, and Transcription for the Globalization of the Thai Language » in The Journal of the Royal Institute of Thailand, Vol. 31 n° 3, juillet- septembre 2006. Le Royal Institute of Thailand (ราชบัณฑิตยสภา) est l’équivalent de notre Académie française mais la moyenne d’âge n’y est pas de 75 ans et le recrutement se fait sur les compétences.

 

 

(8) Retenons ce qu’en disait Lunet de la Jonquère : « Philologiquement l'usage d'une romanisation du siamois doit donc être proscrit, parce qu'elle dénature complètement la physionomie et l'orthographe de la langue à moins d'une complication extrême ».

 

 

(9) Le programme est libre de droits :

http://pioneer.chula.ac.th/~awirote/resources/thai-romanization.html

 

(10) En dehors des systèmes utilisés par les manuels d‘apprentissage du thaï, francophones ou anglophones, chacun a la sienne, nous pouvons citer le système de Georges Coédès ou le système ISO 11940-2 très proche.

 

(11) L’article est numérisé sur le site le site academia.edu

 

(12) « Ce travail a pour objet l’adaptation des toponymes thaïlandais en français dans un corpus de quatre guides touristiques francophones. Les analyses linguistiques et traductologiques montrent que les toponymes thaïlandais sont bien intégrés en français aux différents niveaux de leur adaptation. Ils sont d’abord romanisés par divers systèmes, parfois avec la francisation graphématique. Au niveau morphosyntaxique, ils héritent du genre et du nombre correspondant au nom de catégorie dont relève le toponyme en français (colline, marché, etc.) mais chaque fois que le nom catégoriel thaï est emprunté, le déterminant utilisé tend à neutraliser l’opposition masculin/féminin. Au niveau sémantico-référentiel, leur valeur fondamentale est locative mais dans certains contextes, ils peuvent subir une interprétation métonymique et métaphorique. Ainsi le transfert sémantique est possible par les divers procédés traductologiques. Avec la traduction libre, l’auteur peut modifier la traduction de la dénomination d’origine ou créer une nouvelle forme dénominative en présentant la caractérisation dominante du référent. On constate que dans leur francisation ces dénominations toponymiques se conforment aux conventions de la fabrication toponymique en français. Les caractéristiques des toponymes touristiques traduits du thaï en français manifestent un système spécifique de dénomination toponymique constitué principalement de deux noms catégoriels en français et en thaï et de l’ajout d’un toponyme de localisation pour marquer le caractère représentatif du lieu. Ces stratégies soulignent une fonction pragmatique spécifique du guide touristique : permettre au lecteur d’identifier des lieux qui lui sont inconnus en suscitant son intérêt pour une langue-culture étrangère ».

 

 

(13) Enfant masculin : dek-phuchaï  (เด็กผู้ชาย) -  Enfant féminin : dek-phuying (เด็กผู้หญิง) - Cheval mâle : ma-tua-phu (ม้าตัวผู้)  - Cheval femelle : ma-tua-mia (ม้าตัวเมีย) - Des enfants : phuak-dek (พวกเด็ก) - Des hommes – phua-chaï (พวกชาย).

 

(14) Nous avons quatre grands parents dont chacun bénéficie d’un nom spécifique : côté paternel ; pu et ya (ปู่ ย่า) et côté maternel ta et yaï (ตา ยาย) – Pour les Oncles et les Tantes, c’est encore plus complet puisqu’un distingue s’ils sont aînés ou cadets du père ou de la mère.

 

 

(15) Il y aurait peut-être un principe général, celui de considérer le masculin comme plus noble mais nous ne sommes plus au temps de Vaugelas. Il y a aussi une règle mais elle n’est pas générale : Le E muet final est le signe du féminin ; l'absence du e muet final, le signe du masculin... mais nous disons la France et le Cambodge ! La plupart des grammairiens ont déclaré impossible une règle pour connaître sans lexique le genre des noms et ceux qui ont essayé de projeter une lumière sur ce chaos en ont été pour leurs frais: ni l'étymologie, ni l'analogie, ni la raison n'étant respectées par  l'usage. Il suffît de formuler une loi pour voir aussitôt se dresser vingt exceptions. Ne citons que pour mémoire les noms susceptibles d’avoir deux genres : Aigle: masculin, quand il signifie l'animal mâle ou un homme supérieur; féminin, partout ailleurs. Les aigles Romaines, la grande aigle de ta légion d'honneur, l'aigle fut tuée avec ses petits. Foudre: féminin, dans le sens propre, la foudre, masculin dans le sens figuré, un foudre d'éloquence... etc

 

 

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