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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 22:26

 

La langue thaïe n’ignore pas la litote qu’elle appelle kanphutnoi  (การพูดน้อย), littéralement « en dire moins ».

 

 

Nous avons rencontré à diverses reprises Le grand érudit que fut Anuman Rajadhon, anthropologue et ethnologue qui a compilé de nombreuses coutumes ou traditions folkloriques de son pays avant qu’elles ne disparaissent. Il nous en donne, dans un article daté de 1965 un superbe exemple de litote (1) : Le mot thaï ya sang (ยาสั่ง) signifie littéralement une « prescription médicale » mais selon le contexte, bel euphémisme, il signifie tout simplement un poison qui doit être élaboré et consommé selon de véritables et complexes ordonnances médicales !

 

 

Celui qui consomme soit en mangeant soit en buvant une denrée ou une boisson empoisonnée finira par mourir dans un temps donné. Ce type de poison propre au pays profond était connu de Rajadhon qui en avait entendu parler « dans son enfance (il était né en 1888), dans ce qu’il appelle les « zones périphériques où vivaient des gens rustiques ».

 

 

A cette époque qui n’est pas si lointaine, quand un citadin avait l'intention de voyager dans ces régions, il lui était conseillé par précaution de ne pas prendre nourriture ou boisson qu’on lui offrait : Par mégarde, il pourrait être empoisonné par le yasang administré dans sa nourriture ou sa boisson mais pas forcément par malice, c’était seulement pour tester la puissance du yasang sur un étranger. Une expérience scientifique médicale en quelque sorte, le voyageur des villes devient cobaye !

 

On peut toutefois se demander sans rire si ces recommandations aux citadins délicats ne craignant pas de s’aventurer dans ces régions rustiques ne concernaient tout simplement pas le caractère souvent volcanique de la cuisine locale qui peut entraîner chez certains quelques dérangements intestinaux.

 

 

Toutefois, le yasang ne devait être administré que par vengeance de la part du propriétaire du poison à l’égard d’une personne à laquelle il voulait du mal.  Par conséquent, la formule était gardée secrète et connue de quelques initiés seulement. Si par hasard le secret de la formule tombait entre des mains indignes et qu'elle était utilisée à mauvais escient, le propriétaire de la formule devenait responsable. Si le propriétaire de la formule devait la communiquer, il devait exiger du bénéficiaire la promesse de ne pas utiliser le poison pour une cause injuste et de ne pas divulguer le secret à une autre personne.

 

 

 

En 1952, Rajadhon partit en congés avec des amis à Korat, chef-lieu du nord-est de la Thaïlande, à 250 kilomètres de Bangkok.  C’était alors la brousse pour un citadin. Un matin, ils se trouvaient à Pak Tong Chai, à une vingtaine de kilomètres de Korat, une ville toujours bien connue pour son industrie du tissage de la soie. L'un de ses amis lui recommanda de faire attention à sa nourriture et sa boisson car la région était notoirement connue comme là où le poison était répandu, ce qui lui remit en mémoire ses souvenirs d’enfance et l’incita à approfondir ce mystère.

 

 

 

 

 

Dans la province de Korat, il existait alors trois types de poison :

 

(1) yapit (ยาพิษ) ce qui signifie tout simplement poison. Il était fabriqué à partir de certaines plantes vénéneuses mises en poudre (wan - ว่าน)

 

 

...mélangées avec les os d'une espèce de cobra appelée « cobra de feu » ngou hao fai (งูเห่าไฟ). Le terme de wan qu’utilise Radjadhon ne nous éclaire pas car il s’agit d’un terme générique utilisé en préfixe pour définir une herbe, ensuite precisée par le suffixe. Ce cobra de feu passe pour être le plus venimeux de son espèce et l’herbe brûle sur son passage, ce qui semble  être une légende. Une petite quantité de cette décoction mélangée à une liqueur spiritueuse entraînait des souffrances épouvantables et la mort dans les 4 à 5 heures si l'antidote approprié n’était pas administré à temps.

 

 

(2) yathamlaikraphoahan qui signifie poison destructeur d'estomac (ยาทำลายกระเพาะอาหาร). Il est préparé avec un certain type de plante qui pousse à l'état sauvage dans la jungle des hautes terres. Pour aller l’y chercher, il existe un rituel complexe. Rajadhon n’a pas pu en connaître le détail pas plus qu’il n’a pu connaître le nom de cette herbe maléfique. La mort de la victime interviendra entre 7 à 120 jours en fonction de la constitution de la victime, de son âge et de la puissance du poison. 

 

A défaut d’absorption du bon antidote à temps et pour autant que la victime ait la chance d’échapper à la mort, elle restera amoindrie physiquement et mentalement tout au long de sa vie.

 

 

 

(3) yabuearueyamao signifie littéralement drogue qui procure l’ennui ou l’ivresse (ยาเบื่อหรือยาเมา). Elle est également préparée à partir d'une certaine plante, nous ne savons laquelle. Elle est mélangée à la nourriture de la victime. Il la plongera dans un état de somnolence  profonde dans un délai précis de 9 à 10 heures selon la force et la quantité de poison. Au-delà de cette limite de temps, le poison perd de son efficacité. Il peut être administré en fumigation, auquel cas il faut y ajouter la peau d’une sorte de crapaud appelé chongkhrong (จงโคร่ง). Il a la taille de la main d’un homme, sa peau est rugueuse et nodulaire et dégage une odeur nauséabonde. On le trouve sur les rives des ruisseaux de montagne où il demeure dans le creux d'un arbre. Seule l'espèce mâle est utilisée mais Rajadhon ne nous dit pas comment reconnaître un crapaud mâle d’un crapaud femelle. La peau est séchée au-dessus du feu, la personne qui la prépare doit veiller à ne pas inhaler la fumée. Une fois séchée, elle est mise en poudre et mélangée à l’herbe. Elle est ensuite judicieusement placée sous un vent qui souffle en direction de la victime. 

 

 

 

Ces trois sortes de ya sang sont constituées à base de plantes dont en outre le nom diffère selon les localités. On n‘utilise que les racines et l’arrachage doit avoir lieu lorsque la plante est en fleur. Il en est de couleur blanche et de rougeâtre, la première est meilleure mais plus rare. Les feuilles de la plante en fleur sont toxiques, nocives au toucher et provoquent des douleurs ulcéreuses. La plupart des animaux sauvages évitent par expérience instinctive d'entrer en contact avec la plante en fleur (2). La racine mise en poudre prend une couleur blanche, jaunâtre ou rougeâtre. Si elle est mélangée à une boisson alcoolisée, elle n’en altère ni la qualité ni le goût mais au contraire augmente sa force enivrante. Le poison conservera sa toxicité pendant une période allant jusqu'à soixante jours et au-delà de cette limite il perdra sa puissance. Il doit être conservé caché, dans un endroit frais. Généralement les paysans le gardent dans une plume de poule. Lors de l'utilisation, ils en placent une pincée sous l’ongle et le plonge subrepticement dans la boisson.  L'effet du poison est instantané dès qu’il a atteint l'estomac de la victime. Elle sent de l’acidité dans sa bouche due à l'hyperacidité de l'estomac, il y a un écoulement anormal de salive, des nausées, des maux de tête, une douleur et une fatigue persistante des mâchoires qui deviennent rapidement rigides. La victime ressent un froid anormal dans la région du ventre mais transpire abondamment de tout son corps. Ses vomissements ont l’odeur caractéristique de la plante originaire. Les battements du cœur s’accélèrent, la victime a une immense sensation de lassitude dans toutes les parties de son corps, les articulations des jambes se raidissent et supportent difficilement le poids du corps si la victime tente de se lever. Faute de contrepoison administré à temps, la mort est inéluctable.

 

 

Cependant, il y a certaines précautions à prendre avant d’absorber une boisson. Il faut toujours avoir en main une plante appelée rangchut (รางจืด) Thunbergia laurifolia

 

 

C’est une plante grimpante dont les vertus pour contrecarrer les produits toxiques sont bien connues. L’ivoire est aussi un bon antidote, ainsi il est conseillé de boire dans une tasse en ivoire qui neutralise le poison (3).

 

 

 

 

 

En revanche, si une personne présente ces symptômes d'empoisonnement, il existe plusieurs façons de le contrer.

 

Les remèdes contre les poisons de la classe 1

 

Si une personne présente ces symptômes d'empoisonnement, il y a trois remèdes possibles :

 

(a) Lui faire absorber un émétique ou vomitif.

 

 

 

 

(b) Manger une poudre de la racine d’une plante servant de contrepoison avec de l’eau et de l’alcool et verser le liquide dans la gorge de la victime mais nous ne savons pas laquelle.

 

(c) Si la victime souffre d'une rigidité des mâchoires, il faut pilonner et mélanger avec de l'eau sept crabes de rizières frais (ปูในนาข้าว pounainakhao). 

 

 

 

l faut alors verser le mélange de force dans sa gorge une seule fois. La victime reviendra instantanément. Il faut ensuite lui faire boire une tasse d'eau bouillie avec le jus d’une citrouille dite Fakkhiao (ฟักเขียว - Benicasa hispida ou Benicasa cerifera). La guérison sera immédiate mais le remède ne vaut que pour le seul yapit (ยาพิษ).

 

 

Les remèdes contre les poisons de la classe 2

 

Nous arrivons maintenant au poison destructeur d'estomac mélangé avec des aliments solides ou des boissons. Les paysans l’appellent encore ya yen (ยาเย็น - poison froid) ou ya nguluam (ยางูหลาม -  poison phython).  La victime aura des douleurs dans la gorge ou à la nuque, des flatulences dans l'estomac, des maux de dents, des chutes de cheveux et des ongles, un jaunissement des yeux, des taches blanches apparaissent partout sur les ongles des mains et des pieds, les bords des lobes d'oreille deviennent rouges et commencent à démanger, et elle éprouve une sensation de lassitude sur tout le corps. Il est un excellent antidote ; la masser avec de l’ivoire réduit en poudre mélangé dans de l’eau, de l’alcool et du jus de citron vert.

 

 

Les remèdes contre les poisons de la classe 3

 

Nous en connaissons les symptômes, les remèdes sont similaires à ceux de la classe précédente.

 

 

Qu’en était-il réellement de ces pratiques mortifères ?

 

Elles auraient plus ou moins disparu de la région de Korat lorsque Rajadhon a écrit son article en 1965 après sa visite de 1952. Il en aurait été de même dans les provinces de Nakhon Panom, Khon Kaen, Nongkhai, Udonthani, et Chayaphum. Ce sont tous au moins des renseignements recueillis par Rajadhon auprès de chefs de village et de chefs d’amphoe qui n’avaient peut-être pas convenance à s’étendre sur les pratiques  de certains de leurs administrés.

 

Nous savons peu de choses sur la nature de ces plantes vénéneuses,  wan (ว่านprobablement l’une des multiples espèces d’orchidées comme la wan petchahung (ว่านเพชรนึง) que l’on trouve dans les montagnes.

 

 

Il existe des centaines et des centaines d’espèces d’orchidées depuis celles qui sont toxiques jusqu’à celle dont le fruit est la vanille !

 

 

Nous savons aussi que ces pratiques mortifères n’étaient pas limitées à la région de Korat et qu’on les retrouvait dans les régions frontières de Cambodge en particulier les poisons s’appelant  yaklomnangnon (ยากล่อมนงนนอน remède qui fait dormir). La recette était différente : on y retrouvait les ingrédients suivants : la sève d’une espèce de pois, une espèce d’araignée appelée Ching-kroang (จิงโค่รง),

 

 

une espèce de chenille urticante appelée nanghan (โม่งหาน),

 

 

une espèce de champignon appelée Ranghaehek (รางแหเห็ค) à la forme phallique caractéristique, particulièrement nocif,

 

 

.. . de l’arsenic et des acides liquides. L’arsenic existe à l’état natif sous forme de sulfure, en ce qui les acides liquides, nous manquons de précision, peut-être tout simplement du vinaigre ou du jus de citron vert.

 

 

Les premiers ingrédients sont rôtis séparément avant d’être réduits en poudre. Et mélangés ensuite à l’arsenic et à l’acide, le produit est extrêmement corrosif et doit être conservé dans des récipients en verre.

 

Pour savoir si une personne est empoisonnée par ce ya-sang, il faut lui faire manger un melon d'eau bien mûr (แตงโม - taengmo)

 

 

et ensuite du taeng-ran (แตงร้าน) une variété de concombre de grande taille)

 

 

 ... ou alors il doit boire un mélange de nam sao mao (น้ำ ซาวขาว - l'eau du riz avant qu’il soit bouilli)

 

 

 

  ...avec une racine de mayom (มะยม - groseille étoile ou groseille à maquereau)


 

 

... ou de mafuang (มะเฟือง - carambole) rapée dans l'eau.

 

 

Ce médicament n'est pas curatif contre le ya-sang mais soulage temporairement le patient. En cas de doute,  il faut faire bouillir des feuilles et des racines de Chumhet Khao Khwai (ชุมเห็ด เขาควาย - Cassia tora) et l’administrer au patient.

 

 

S'il vomit ou s'il a un écoulement aqueux des intestins immédiatement après l'avoir bu, c'est signe qu'il a effectivement été empoisonné. Le remède contre le poison doit donc lui être administré immédiatement. Il existe de nombreux remèdes, plusieurs d'entre eux ont été révélés avec réticence à Rajadon sinon pour guérir du moins pour soulager le patient de ses douleurs. 

 

Le premier est la racine de prongfa (โปร่งฟ้า) ou Murraya Siamensis .

 

 

Le second est le ya nangdaeng (ยานางแดง), une décoction d’eau de cuisson du riz.

 

 

Le suivant est le nguang chum (งวงชุ่ม), une herbe non déterminée, probablement le combretum polosum.

 

 

Vint ensuite le hua ueang  (หัวเอื้อง), le bulbe d’une espèce d’orchidée.

 

 

Nous trouvons ensuite le krachao Sida (กระเช้าสีดา) une espèce d'orchidée à larges feuilles qui doivent être bouillies avant de faire boire la tisane au patient.

 

 

Viennent ensuite les racines de nottanong (นอดทะนง) ou lotanong (โลดทะนง), encore une espèce d’herbe probablement le Trigonostemon reidioides.

 

 

Nous allons enfin retrouver les racines de sihuat (ราคสีหวด), toujours une espèce d’herbe, probablement le Lepisanthes rubiginosa. 

 

Toutes ces médications sont à la fois vomitives et purgatives.

 

Rajadhon nous dit qu’en dehors de Korat, toutes ces médications mortifères se retrouvent chez les populations de la jungle, les tribus Karen ou les Negritos. Nous savons d’ailleurs que ces derniers empoisonnaient les flèches de leurs sarbacanes avec une décoction susceptible d’abattre un éléphant. Le secret en est probablement perdu (4).

 

 

Rajadhon nous dit enfin qu’il a lui-même été sinon témoin oculaire du moins avoir été informé de deux affaires d’empoisonnement.

 

Il atteste de l’authenticité de la première : Un jeune homme fort et en bonne santé, âgé de 22 ans, était amoureux d'une fille d'un village voisin. Avant sa mort, le jeune homme avait mangé de la citrouille bouillie dans le village de cette fille. Quelques jours plus tard, il mangeait du curry de viande avec du riz dans son propre village et fut victime de convulsions avec les mâchoires raides et mourut instantanément. Avant de mourir, il avait confié à ses amis qu'il était amoureux de cette fille et avait mangé de la citrouille bouillie. Ses proches pensèrent qu’il avait été empoisonné par du ya-sang saupoudré soit sur la citrouille, soit sur des copeaux de noix de coco mélangés avec un peu de sel et de sucre sur la citrouille.

 

 

 

Il nous en conte une seconde, peut-être aurait-il dû commencer par-là à la fin de cette belle leçon de botanique mais cet humour au second degré n’est pas pour nous déplaire :

 

Un homme de sa connaissance vivait dans un village de la province de Suratthani. Victime d’un ballonnement à l’abdomen, la médecine traditionnelle était impuissante à  le guérir. Le malade alla à Bangkok dans un hôpital réputé sans effet. Il entra alors dans un hôpital de Nakon Sithammarat toujours en vain. Il retourna alors dans son village et y mourut. Les villageois étaient persuadés qu'il avait été empoisonné au yasang.... Mais d’autres pensèrent qu’il avait été victime d’une cirrhose en raison de ses abus d‘alcool !

 

 

De tous temps, l’homme qui vivait alors en symbiose avec la nature  beaucoup  plus qu’aujourd’hui, connaissait les vertus maléfiques mais aussi les vertus curatives des plantes. Aujourd’hui la profession d’herboriste n’a pas d’existence légale en France et se perd.

 

 

Les progrès de la chimie ont largement facilité la tâche des empoisonneurs ou des empoisonneuses puisque cette forme de crime serait essentiellement l’apanage des femmes.

 

 

 

NOTES

 

(1) « DATA ON CONDITIONED POISON - (A Folklore Study) » publié dans le Journal de la Siam Society , volume 53-I de 1965.

 

(2) Il existe de nombreuses plantes sinon mortelles du moins toxiques ou très toxiques dans nos jardins français. Nous allons de l’indigeste au mortel en passant par le dangereux : Belladone,

 

 

cigüe,

 

 

jusquiame,

 

 

aconit, 

 

 

laurier rose et quelques autres qui peuvent être source de nombreux incidents. Citons les imbéciles qui cueillent des feuilles de laurier rose pour parfumer leurs sauces les confondant avec celles du laurier-sauce !

 

 

En principe les animaux ne les broutent pas. Citons la rue officinale (Ruta graveolens) du sud de la France qui n’est pas mortelle mais abortive et que les brebis et les chèvres qui sont pleines évitent paraît-il soigneusement  ... mais peut-être aussi parce qu’elle pue !

 

 

(3) Lesvertus de la corne de rhinocéros sont bien connues ! Comme antidote, les romains n’utilisaient pas l’ivoire mais de la poudre de pierres précieuses, rubis de préférence.

 

 

(4) Voir notre article INSOLITE 9 - LES NÉGRITOS DE THAÏLANDE, DERNIERS REPRÉSENTANTS DES HOMMES DU PALÉOLITHIQUE.

http://www.alainbernardenthailande.com/2016/12/insolite-9-les-negritos-de-thailande-derniers-representants-des-hommes-du-paleolithique.html

 

 

 

 

 

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commentaires

de BARBEYRAC 10/09/2020 08:02

En espérant que vous avez chez vous, tous les deux, les antidotes contre poisons chez vous!!!

grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b 10/09/2020 10:33

Pour les poisons, nous pouvons concocter à la demande, pour les prix nous consulter !