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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 22:59

 

 

Nous avons consacré plusieurs articles à l’arrivée des Hollandais au Siam. L’un d’entre eux  (H  34) situe cette narration qui la complète dans son contexte (1).

 

 

 

 

Nous devons au professeur Barend J. Terwiel  deux articles publiés dans les derniers numéros de la revue de la Siam Society (2). Le premier est intitulé « An Early Dutch Map Depicting the Arrival of a Diplomatic Mission in Siam » (3) et présente une carte, apparemment non étudiée jusqu’alors, qui se trouve dans les collections de la bibliothèque d'État de Baden et illustre l'arrivée de la mission diplomatique néerlandaise au Siam en 1628. Elle aurait été comprise dans les registres de la VOC (Verenigde Oostindische Compagnie -Compagnie néerlandaise des Indes orientales). Le second article est  intitulé « De Marees and Schouten Visit the Court of King Songtham, 1628 » (4).  Il gisait dans les archives néerlandaises de la VOC, et avait été signalé comme  non étudié à ce jour.

 

 

 

C’est un document rédigé immédiatement après l’événement par Joost Schouten, à chaud, ce qui nous le rend précieux par rapport aux récits des ambassades des années 1680, contrairement à de nombreux rapports compilés longtemps après l'événement et au récit plus complet des souvenirs de Shouten qui seront publiés en 1638, 10 ans plus tard. Il s'agit du seul récit détaillé d'une audience étrangère à la cour siamoise avant les visites françaises et perses au milieu des années 1680. Il était destiné aux marchands de la VOC et non à la publication. Le récit est purement anecdotique et confirme ce que nous disions dans l’un de nos articles précédent citant le subtil poète romantique Alphonse Esquiros : « La Néerlande a des historiens ; mais la philosophie de l’histoire y a compté jusqu’à ce jour peu de représentants. Cette lacune tient probablement à la nature du génie hollandais, plus enclin à raconter les faits qu’à en rechercher les causes. Ce ne serait pourtant pas sortir du caractère pratique que de remonter à la source des événements qui ont successivement réduit l’importance » (5).

 

 

Nous allions voir que les préoccupations de ces deux ambassadeurs ne plongent pas dans l’angoisse métaphysique. On est calviniste ou luthérien aux Pays-Bas et d’une totale intolérance, autant par haine de l’occupant espagnol que par de véritables convictions religieuses, et on y envoie les sodomites sur le bûcher mais on n’envoie pas de missionnaires évangéliser les populations comme le firent les Portugais, les Espagnols et les Français.

 

 

 

 

Nos deux ambassadeurs sont des mercantis et non des colonisateurs. Ce qui les intéresse ce sont les productions du Siam susceptibles d’être revendues avec bénéfice en Europe ou au Japon : peaux de cerf, peaux de raies, plomb et étain, en dehors  bien sûr des épices.

 

 

La première visite a lieu le 2 septembre 1628. Nos deux marchands-ambassadeurs furent reçus en audience par le roi Songtham au Grand Palais d'Ayutthaya pour présenter la lettre et des cadeaux du prince Maurice, le Stadhouder néerlandais.

 

 

 

 

Certes, le rapport de Schouten sur sa rencontre avec le roi siamois n’est pas méconnu des historiens mais ce rapport animé mérite d’être mieux connu et le récit du repas que les envoyés ont dégusté en présence du roi est, en particulier, unique. À la fin de la mission, alors que les scènes dont il avait été témoin étaient encore fraîches dans sa mémoire, Joost Schouten rédigea son long rapport, destiné à un usage interne: il était important que le VOC sache exactement comment gérer les puissants dirigeants asiatiques.

Photo Terwiel :

 

 

Sans revenir sur le contexte de l’installation de la VOC aux Indes orientales, rappelons qu’elle a installé des comptoirs commerciaux en des endroits stratégiques pour acheter et vendre des matières premières, en courtisant les souverains locaux en leur offrant protection» et assistance contre un éventuel empiétement des puissances ibériques, en échange de privilèges commerciaux. Depuis le début du siècle, les Néerlandais s'étaient montrés les plus puissants parmi les Européens, ayant supplanté les Portugais. Les Siamois avaient vu leurs navires marchands équipés comme des navires de guerre d’une puissance inégalable.

 

Photo Terwiel :

 

 

 

Ne revenons pas sur le courrier du Stadhouder remis au monarque avec tout le cérémonial d’usage, ce sont des serments d‘amitié éternelle, rien que de classique.

 

Ne revenons pas sur la longue description du palais dont Terwiel nous indique que sa taille était alors beaucoup plus importante que lors de sa découverte pas les envoyés de Louis XIV.

 

Le plan de la salle d'audience selon La Loubère en 1687 :

 

 

 

 

Le plan du palais selon Kaempfer en 1690 

 

 

 

Ne nous hasardons pas à trouver une quelconque équivalence avec nos monnaies de ce siècle. Ne revenons pas non plus sur la longue description du cérémonial de réception et sur les multiples prosternations (Schouten par de révérences) auxquelles ils seront contraints.

 

Il nous a semblé que le détail des cadeaux dont Schouten nous dit qu’ils étaient somptueux pour avoir coûté plus de 4000 florins avait peut-être un sens, tout simplement celui d’impressionner le monarque siamois alors qu’aujourd’hui ils semblent un peu dérisoires.

 

 

 

Nous y trouvons un « morion avec des bandes dorées ». Le morion fut le casque des conquistadors adopté par l’Europe entière pour son efficacité protectrice et qui peut faire l’objet de décorations somptueuses.

 

 

 

 

Les Hollandais l’ont repris des occupants espagnols. Suit une rondache tout aussi décorée, c’est un bouclier que les Espagnols ont emprunté des Sarrasins après en avoir apprécié l’efficacité et de là probablement transmis aux Pays-Bas espagnols

 

 

 

 

Suivent ensuite six hallebardes dorées « avec du velours autour du manche »

 

 

 

 

.. . et encore deux pistolets avec leurs accessoires, probablement tout aussi superbement décorés.

 

 

 

 

Nous sommes au toute début du XVII siècle. L’armurerie européenne touche à la perfection. Les armes blanches sont forgées avec de l’acier qui ne se brise pas. Les canons des armes à feu le sont avec des métaux qui résistent au choc du coup de feu. Les mécanismes de mise à feu mis au point par les Espagnols (platine à la miquelet)

 

 

 

 

ou les armuriers de l’Europe du nord (platine à chenapan) permettent l’utilisation des instruments de mort par tous les temps.

 

 

 

es armuriers connaissent les secrets du subtil mélange de souffre, de charbon et de salpêtre qui constitue la poudre. Quant à la richissime décoration proprement dite, les incrustations d’or et d’argent en particulier par damasquinage ou niellage, les techniques en sont connues de longue date, venues d’Espagne probablement.

 

 

 

Quoiqu’il en soit la réputation des armuriers et arquebusiers néerlandais est établie depuis plus d’un siècle, Liège et Anvers en particulier et persistera jusqu’à la fin du XIXe siècle. Face à cette technique bien assise, les escopettes de Chinois – qui passent pour avoir inventé la poudre que ceux-ci utiliseront encore jusqu’au XIXe siècle font bien piètre figure

 

 

Vient ensuite « une pièce de tissu doré hollandais d’une longueur de seize mètres ». La description est imprécise, mais de quoi s’agissait-il ? On tissait en Flandres depuis des siècles, le lin, la laine et le coton. On a là probablement  l’une de ces tapisseries des Flandres, un art porté à ses sommets, une tapisserie qui pouvait sembler banale à nos ambassadeurs mais que les Siamois de l’époque étaient incapables de réaliser (6).

 

 

 

 

Le dernier présent peut nous sembler dérisoire : « Un grand beau miroir incrusté d'argent ». Voilà un sujet sur lequel nous nous sommes attardés à la suite d’un article de notre fidèle ami Jean-Michel Strobino (7). Les Siamois ignoraient totalement l’art du verre. Leur fascination pour les miroirs s’explique : La fabrication du verre est un art difficile, celui du verre à vitre plus encore et celui du miroir au mercure beaucoup plus encore. Les ambassadeurs du Roi Naraï ont été fascinés par la galerie des glaces, qui constitua alors une exceptionnelle prouesse technique et par la visite des miroiteries d’Orléans (8). La Loubère nous dit  (tome I de 1691, page 270) « ils n’ont ni cristal fondu ni verre et c’est une des choses qu’ils aiment le mieux. Le roi de Siam trouvait fort à son gré ces verres taillés à facettes qui multiplient un objet ; et il demandait des vitres entières avec cette même propriété.  Les secrets des verriers de Venise-Murano-Altare sont venus très tardivement chez nous, à l’époque du Roi René en Provence, ceux de Bohème dans l’Est probablement à la même époque ainsi que dans les Flandres et le verre est longtemps resté une denrée précieuse. Jusqu’à quelle époque ?  Probablement au XIXe siècle. Il n’y avait pas de verre à vitre dans nos campagnes françaises mais du papier huilé et le seul miroir était celui du barbier du village. Aujourd’hui encore, les maisons traditionnelles dans les campagnes thaïes  comportent souvent des fenêtres sans vitre avec volets ! Les Hollandais ont donc vite dû s’apercevoir que ces miroirs fascinaient les Siamois.

 

 

 

Au cours de la cérémonie, Schouten n’est pas tendre avec la décoration de la dernière salle où ils furent reçus : « La salle et le plafond étaient mal peints et le sol n'était recouvert que de nattes en rotin bon marché, mais devant, du côté ouest, se trouvait le trône royal qui était très exquis et magnifiquement fait. Il ressemblait à trois trônes, celui du milieu était le plus large, le plus haut et en saillie quelque peu devant les latéraux, ayant au-dessous d'un pied large, diminuant vers le haut sous la forme d'une pyramide, astucieusement incrusté de nacre et doré, en à certains endroits, il y avait de la laque noire, le tout faisant une impression splendide. À mi-hauteur de ce trône, à environ vingt pieds de haut, se trouvait un cadre de fenêtre quadrangulaire haut avec trois petits piliers, et devant ceux-ci le roi se montra de la taille vers le haut, vêtu d'une chemise ample blanche brodée d'or. Sur sa tête, il portait un turban blanc pyramidal, presque un asta ou coudée de haut, autour duquel se trouvait une triple couronne dorée ornée de pierres précieuses, un peu comme la couronne du pape ».

 

 

 

Une fois la lettre du Prince d’Orange lue en présence de 500 notables, le roi demanda aux ambassadeurs s’ils avaient quelque chose à ajouter. Ils répondirent qu’ils avaient été chargé de remercier chaleureusement Sa Majesté pour toute l'amitié, la gentillesse et les faveurs manifestées jusqu'ici à leur nation et de demander respectueusement que Sa Majesté maintienne cette amitié de longue date. Sur ce, Sa Majesté répondit qu’il souhaitait maintenir l'amitié précédente, mais aussi l'augmenter, afin que les sujets des deux nations puissent en jouir et que tous les princes étrangers devraient en prendre note.

 

Virnent ensuite les cadeaux offerts par sa Majesté aux ambassadeurs : une coupe d'or et un paquet de vêtements damassés, chaque présent dans un étui en bois laqué, que chacun dut placer trois fois sur sa tête.

 

Puis vinrent les agapes : devant chaque personne fut placé un étui couvert laqué, chaque étui portant le nom du destinataire. Chacun des deux ambassadeurs en reçut dans lequel ils trouvèrent plusieurs plats, bouillis, frits, avec d'autres boules et fruits. De plus, des bassins d'argent avec de l'eau potable ont été apportés. Pendant le repas, deux officiers, ceints de sabres d'or, se tenaient chacun les reins contre un pilier, les mains croisées surveillant la société afin qu'aucune situation désordonnée ne se produise. Il y avait continuellement un jeu musical doux et mélodieux avec des instruments à vent, des tambours, des cymbales et des cordes.

 

Après le repas, chacun reçut une cuillerée de pommade parfumée à frotter sur le visage  et les cheveux, ainsi qu’une petite guirlande de fleurs qu’il fallut placer sur leur tête. Après le  départ du roi, ils furent ramenés à leur résidence après avoir passé  plus de deux heures au palais ; ce qui était exceptionnel.

 

Le roi quitta ce monde le 12 décembre 1628, son fils aîné lui succéda et le 13 prêta serment de fidélité.

 

 

Le 4 janvier 1629, ils furent convoqués au Palais royal pour prendre congé du jeune roi après un séjour de 100 jours. Le nouveau souverain leur confirma qu’il voulait, comme auparavant, maintenir l'amitié avec la nation néerlandaise et même l'augmenter et leur demanda de transmettre ses propos au gouverneur général de Batavia. En dehors des cadeaux destinés au Prince d’Orange, le monarque fit présent à chacun des ambassadeurs ; à de Marees deux catties d’argent et à Schouten un catty d'argent en monnaie siamoise (9) et à chacun un ensemble de vêtements damassés. Ces cadeaux leur furent apportés sur un plat ou un bol laqué, l'argent scellé dans un morceau de tissu. Ils reçurent en outre une boite à bétel et un sabre d’or.  En recevant ces cadeaux, après les avoir portés trois fois à  leur tête, ils durent faire la révérence habituelle.

 

Le 10 janvier 1629, ils se rendirent au monastère préféré du roi (lequel ?) pour y recevoir la lettre destinée au Prince d’Orange, renouvellement des serments d’amitié,  et les cadeaux d’usage : Une épée et un fourreau en or décorés de rubis, une lance avec des décorations dorées et son fourreau décoré de rubis, 10 pièces de tissu d'or et d'argent, 10 pièces de damas et 10 pièces de soie. En bon marchand, Schouten ne s’extasie pas sur la qualité esthétique des présents mais sur la quantité d’or qu’ils contiennent !

 

 

 

Le 21 janvier, la lettre royale fut envoyée à l'embouchure du fleuve où se trouvait le vaisseau des ambassadeurs,  dans une longue pirogue de soixante-dix rameurs et officiers royaux. Tous les officiers des villages qui se trouvaient en aval de la ville reçurent l'ordre de vénérer la missive comme si c'était le roi lui-même,  ce qui était si strictement suivi que, si quelqu'un ne suivait pas cet ordre, il commettrait le crime le plus élevé et pourrait être puni de mort.

 

Photo Terwiel :

 

 

Le 22 janvier, le Phrakhlang  remit la lettre et un cadeau pour le gouverneur Général en répétant les paroles du roi concernant l'amitié avec la nation néerlandaise, en leur demandant de les transmettre au gouverneur général.

 

Le 23, après avoir terminé leurs affaires, ils quittèrent la ville d’Ayutthaya pour Ban Chaophraya à l’embouchure du fleuve et embarquer sur le navire Mauritius.

 

Le manuscrit rédigé sur le navire est signé  et daté du 1er février 1629 par Joost Schouten.

 

Photo Terwiel :

 

 

 

Retenons de ce « reportage » la qualité de l’accueil chaleureux que le roi réserva aux ambassadeurs qui se soumirent sans fausse honte aux rituels siamois qui répugnèrent plus tard aux Français acceptant mal de se mettre à plat ventre devant le roi et qui ne furent pas invités à un royal déjeuner !

 

Du côté néerlandais, si on n’envoie pas de missionnaires et pas plus d’instruments scientifiques comme les Français, on préfère impressionner les Siamois par l’envoi d’instruments de guerre et d’objets d’artisanat inconnu alors en cette partie du monde.
 

Les souvenirs de Schouten  publiés en 1638  furent traduits en anglais en 1663 et en Français en 1696  avec des rééditiobns succsssives

 

 

Il est probable que lorsque les Français préparèrent leur expédition, ils n’en eurent pas connaissance.

 

 

 

NOTE

 

 

 

(1) article 75 : Les relations du Siam avec les Européens. (XVI-XVII ème Siècle) : http://www.alainbernardenthailande.com/article-75-les-relations-du-siam-avec-les-europeens-xvi-xvii-eme-siecle-116732358.html

article 82 :  La 1ère ambassade siamoise en Hollande en 1608 :

http://www.alainbernardenthailande.com/article-82-la-1ere-ambassade-siamoise-en-hollande-en-1608-117989604.html

article H 34 - LE RÔLE MAJEUR DU NÉERLANDAIS JOOST SCHOUTEN À LA COUR D’AYUTTHAYA JUSQU’EN 1636 ET SA FIN SUR UN BÛCHER POUR CRIME DE SODOMIE :  

http://www.alainbernardenthailande.com/2019/06/h34-le-role-majeur-du-neerlandais-joost-schouten-a-la-cour-d-ayutthaya-jusqu-en-1636-et-sa-fin-sur-un-bucher-pour-crime-de-sodomie.html

 

(2) Baasje Terwiel est né aux Pays-Bas en 1941. Il remplit ses obligations militaires en Nouvelle Guinée  il a dû accomplir son service militaire national, au cours duquel il a été envoyé en 1962 en Nouvelle-Guinée néerlandaise. Il visite ensuite Bangkok puis étudie l'anthropologie à l'Université d'Utrecht avec la Thaïlande pour centre d’intérêt. Il retourne ensuite étudier puis enseigner les civilisations asiatiques en Australie. Il effectue en parallèle des études sur le terrain en Assam, au Nord-Vietnam, en Birmanie, au Cambodge et au Laos. Il obtient ensuite une chaire de de langues et littératures thaïes et lao à Hambourg, poste qu'il conserva jusqu'à sa retraite en 2006.

 

 

 

(3) « Une première carte hollandaise illustrant l'arrivée d'une mission diplomatique au Siam » in Journal of the Siam Society, n° 106 de 2018. Terwiel décrit le parcours tortueux qui a conduit ce précieux document à se retrouver dans des archives allemandes.

 

(4) « De Marees et Schouten visitent la cour du roi Songtham, 1628 » » in Journal of the Siam Society, n° 107 de 2019.

 

(5) Alphonse ESQUIROS « La Néerlande et la Vie hollandaise. — IX. — L’Histoire et les Historiens de la Hollande, dernière partie » in « Revue des Deux Mondes », Deuxième période, tome 10, 1857 (pp. 275-315), cité dans notre arti cle 75.

 

(6) La Loubère qui écrit un demi-siècle plus tard – 1691 – n’est pas admiratif devant les productions tisserandes du Siam.

 

(7) Voir notre article : « DES HOLLANDAIS DU WAT PA KE DE LUANG PRABANG AUX HOLLANDAIS DU TEMPLE DE THAT PHANOM EN ISAN (NORD-EST) » : http://www.alainbernardenthailande.com/2017/06/des-hollandais-du-wat-pa-ke-de-luang-prabang-aux-hollandais-du-temple-de-that-phanom-en-isan-nord-est.html

 

(8) A cette époqueue, on pouvait acheter une colonie avec de la verroterie : Jacques Savary des Bruslons dans son « Dictionnaire universel de commerce, contenant tout ce qui concerne le commerce qui se fait dans les quatre parties du monde » (tome I, V° « Afrique » pp. 665-674) publié en 1744 donne quelques conseils pratiques sur la manière de négocier avec les africains notamment pour les achats de « nègres, négrillons et négrillonnes » : Les Portugais, alors spécialisés dans ce triste négoce payent souvent partie de la marchandise en « miroirs », « miroirs à coulisse » « miroirs pliants » qui paraissaient aussi prisés que les armes blanches et les outils.

 

 

(9) Sous toutes réserves, un catty représentait 600 grammes.

 

 

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