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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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Pourquoi ce blog ?

  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 00:05

 

 

 

1. Les relations franco-thaïes :

1660, Nouvelle destination des missionnaires français : le Siam

 

Le Siam devint en 1660 une terre d’élection des missions évangélistes françaises, un peu par hasard comme nous allons le voir.La situation générale qui prévaut en France et au Siam, à la fin du XVIe siècle, et au début du XVIIe siècle nous permet de comprendre pourquoi.

LouisXIV


La France a sacré son roi Louis XIV en 1654 à Reims. Le pays entre dans sa phase de puissance. Des succès militaires, viennent conforter le pouvoir et Louis XIV est à l’aube d’un règne qui le fera « roi soleil » dominant dans son palais de Versailles. On  a pensé évangélisation, et l’église à travers la compagnie de Jésus (crée en 1516 par Ignace de Loyola et soutenu par le pape Paul III), ainsi que les missions étrangères (crée en 1658 à Paris par Monseigneur François Pallu) incitent les meilleurs à s’en aller qui vers les Indes, qui vers la Chine et le Tonkin.

 

 

C’est donc par les missionnaires que la France  va s’ouvrir au monde asiatique et que vont se tisser les premiers liens de ces relations franco-thaïes.

 

Narai-1


Au Siam, en octobre 1656, le roi Naraï accède au pouvoir. C’est un personnage empreint de grandeur et d’ouverture.  Le Siam a déjà ouvert ses portes depuis fort longtemps et entretient des relations diplomatiques avec le Portugal, la Hollande, l’Angleterre et beaucoup d'autres pays. Quand les Français arriveront au Siam en 1662, le Portugal y a  déjà ouvert son ambassade depuis 1511, il y a 150 ans !!!

 

On considère que le premier missionnaire au Siam, est le portugais Balthazar Segueira en 1607. Les jésuites y avaient  leurs résidences, leurs  écoles, leurs collèges et églises. Tous les missionnaires qui viendront ensuite, le feront sous les auspices du système de «  Padroado » (patronage)  qui donnait un quasi monopole aux missions portugaises (et espagnoles-Cf les Philippines).En effet,  le pape Alexandre VI (1431) avait institué une sorte de partage du monde entre les Espagnols et Portugais selon lequel les souverains respectifs du Portugal et de l’Espagne avaient la responsabilité des missions catholiques sur les parties du monde qui leur avaient été attribuées. Les jésuites avaient réussi à s’accommoder du système malgré le vœu de servir directement le pape.

Ce système se lézarda avec l’affaiblissement des deux puissances et l’arrivée de puissances émergentes comme la Hollande ou l’Angleterre, et enfin la France. Quand les Français arriveront 150 ans plus tard, 10 prêtres jésuites  portugais étaient installés et la communauté chrétienne évaluée à 2000 âmes.

 

alexandre_de_rhodesb.jpg

 

 

C’est un célèbre jésuite français, le père Alexandre de Rhodes, missionnaire au Tonkin dans les années 1630, de retour en France auréolé de ses succès d’ « évangélisateur » de milliers « d’infidèles » qui va déployer toutes ses forces pour convaincre le pape Innocent X de la nécessité d’envoyer dans ces contrées des évêques qui y formeront un clergé indigène. Après l’accord  du pape (Alexandre VII), Alexandre de Rhodes va rencontrer plusieurs « candidats ». Ils s’appellent, M François Pallu (1626-1684), M Lambert de la Motte (1624-1679), M de Cotolendi (1629-1662)…les hommes clés des futures relations avec le Siam. Ils ont en commun  pour directeur spirituel, le père Bagot confesseur de Louis XIV. Ils dépendront directement du pape et seront nommés vicaires apostoliques. (La notion de vicaire apostolique nommé par le pape est de1658).

 

 

pallu1b  


François Pallu est né en 1625 à Tours. Il est issu d’une famille de magistrats et d’une nombreuse fraterie (18 frères et sœurs) qui comptera 4 prêtres et 3 religieuses. Très jeune, F Pallu a la vocation. C’est un homme généreux et bon, épris de sa mission évangéliste. Il sera tout d’abord chanoine à Saint Martin de Tours.  Puis il ira faire ses études à Paris et c’est là qu’il va rencontrer quelques-uns de ses amis qui le suivront dans la fondation des missions étrangères de Paris et en Asie.

  

lambert-de-la-Motte


Pierre Lambert de la Motte est né d’une famille de magistrats en 1624. Orphelin très jeune il héritera d’une grosse fortune avec laquelle il voulait faire « le bien ». Elève des jésuites à Caen, il étudiera le droit et exercera comme son père la fonction de magistrat. Il cèdera sa charge de magistrat pour devenir prêtre à Coutances. C’est de sa rencontre avec F Pallu que vont naitre les missions étrangères de Paris. Il va conceptualiser la vocation de missionnaire comme la meilleure voie du perfectionnement de soi-même. C’est lui qui va incarner l’idéal missionnaire contre les jésuites qu’il accuse de confondre évangélisation et pratiques financières et commerciales. Il sera le premier missionnaire français à poser la première pierre des relations franco-thaïes en 1622.

 

IgnaceCotolendi-b  

 

Ignace Cotolendi, né en 1630 est plus jeune que ses deux amis. Il sera curé à l’église de la Madeleine à Aix. Les trois prêtres seront ordonnés, le premier  F Pallu reçut le titre d’évêque d’Héliopolis, vicaire apostolique du Tonkin, P Lambert de la Motte sera évêque de Béryte et vicaire apostolique du Siam et M Cotelendi, évêque de Mettellopolis et vicaire apostolique de Nankin. Ces nominations sont faites à Rome avec des instructions très précises, en vue de leur départ pour l’Asie : « s’adapter aux mœurs et coutumes du pays, crée un clergé autonome qui ait le plus tôt possible ses propres évêques. On veillera à leur inculquer le sens de la catholicité, l’amour du Saint siège et l’unité autour du pape » Ces instructions remises en 1659 par les autorités romaines aux fondateurs des missions étrangères, en dit long  sur les dangers qui les attend.

 

Bien entendu le premier obstacle et il est de taille est le voyage. A l’époque, nous l’avons dit, par décision du Saint siège, le Portugal et l’Espagne se partagent le monde. Les routes maritimes vers l’Asie sont surtout contrôlées par le Portugal, qui ne voit pas d’un bon œil, ces missions françaises venir empiéter sur « sa sphère d’influence »  pour ne pas dire plus.

 

Mergui-gravure


Les trois nouveaux vicaires apostoliques vont voyager séparément accompagnés de quelques prêtres et laïcs. Le premier à partir en Novembre 1660 est Mgr Lambert de la Motte, évêque de Béryte. Il mettra dix huit mois et accostera à Mergui au Siam (actuellement au Myanmar) avant de rejoindre Ayutthaya. Cotolendi, évêque de Mettelopolis va mourir d’épuisement  à l’âge de trente trois ans en Inde et n’atteindra jamais le but de sa mission : Nankin. Enfin après avoir établi le séminaire de la société des Missions étrangères dont il est le fondateur, Mgr Pallu, évêque d’Héliopolis et ses compagnons s’embarquent de Marseille  (Mgr Lanneau va remplacer Mgr Cotolendi) comme evêque de Mettelopolis), le 2 Janvier 1662. Ils arriveront à Ayutthaya le 27 Janvier 1664.

 

L’aventure des Français au Siam était lancée.

Prochain article : Le voyage et l’arrivée des missions à Ayutthaya. Leur installation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b - dans Les relations franco-thaies
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commentaires

Michel > Le billet de Michel 01/01/2011 08:28



Voila une heureuse initiative !


Meilleurs Voeux pour les grandes et petites histoires de laThaïlande.


Michel