Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
  • Contact

Compteur de visite

Rechercher Dans Ce Blog

Pourquoi ce blog ?

  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

(suite cliquez)   POURQUOI CE BLOG ?

Pour nous contacter

Merci d’être venu consulter ce blog. Si vous avez besoin de renseignements ou des informations à nous communiquer vous pouvez nous joindre sur blogthailande@yahoo.fr

8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 23:07

 

Annam 2 Notre Isan au temps de la rivalité du Siam et de l’Annam?

 1 /Le recul des khmers.

Devenus (au début du XVIe siècle) vassaux du roi d'Ayuthia, les monarques khmers devaient obtenir de celui-ci l'investiture pour régner en paix et faisaient appel à la cour du Siam pour mâter les rebellions. Ils en payèrent parfois le prix en abandonnant aux Siamois l'administration de districts et même de provinces (comme Korat et Chantaboun). La cour d'Ayuthia prenait des princes khmers comme otages et ne les laissait revenir au Cambodge qu'après s'être assurée de leur loyauté.

Nous avons vus que certains rois résistèrent cependant au protectorat d'Ayuthia, comme par exemple vers 1540, le roi Ang Chan Ier qui avait transféré la capitale à Lovek. Mais les Siamois s'en emparèrent en 1593. Ils détruisirent les palais, les temples et les archives et déportèrent de nouveau une partie de la population khmère. La chute de Lovek porta un coup grave à la résistance cambodgienne, qui demeurait donc plus que jamais le vassal du Siam.

Le roi Chey Chêtthâ II (1618-1625) tente de secouer le joug siamois, repousse les armées venues de l'ouest et, pour se renforcer, va chercher un appui du côté de l'empire d'Annam, dont il a épousé une des princesses.


2/L’Annam entre dans le jeu 

La succession de Chey Chetta II donna lieu à de furieuses luttes intestines. Des prétendants obtinrent en 1658 le concours vietnamien et l'un put, en 1660, s'assurer le trône. Par traité, la cour de Hué imposa alors au Cambodge le versement d'un tribut régulier. Souverains, usurpateurs, prétendants n'en continuèrent pas moins à se disputer le trône. Hué profita de la passivité du Siam, alors occupé à faire face aux Anglais, Français et Hollandais, pour soutenir (d'ailleurs en vain) la rébellion du «second roi» (obbareach), Ang Non, au Cambodge. Le roi Chey Chetta IV domina la scène pendant trente ans (après 1675), abdiquant puis reprenant la couronne quatre fois à des héritiers jugés médiocres. Sous son règne, en 1701, les Vietnamiens annexèrent les provinces de Giadinh, Bien Hoa et Baria.

 C'est le début de la politique khmère d'équilibre précaire entre ses deux voisins, et le commencement de l'influence de la cour de Hué dans ce qui deviendra le sud du Viêt Nam et qui est encore cambodgien.


Nous avons vu qu’en 1767, Ayutthaya est  rasé par les Birmans. Le roi Outey II (1758-1775) refuse de reconnaître  la suzeraineté du nouveau roi Taksin installé à Thonburi. Celui-ci tente d’imposer un prince khmer, Ang Non, à Oudong en 1770. Outey II appela alors la cour de Hué à son secours. L'armée vietnamienne mit en fuite les Siamois, et imposa cette fois son protectorat (1771).

8011562-statue-du-roi-taksin


3/La rivalité Siam– Annam. Une histoire mouvementée.

Le protégé du Siam, Ang Non, s'était cependant retranché à Kampot, d'où il dirigea une guérilla contre son rival. Le pays était en ruine. Les Siamois avaient encore déporté à l'ouest une partie de la population. Le Vietnam, affaibli en 1774 par la révolte des Tayson, ne pouvait rien faire. Le Cambodge revenait sous la tutelle du Siam.

Le Cambodge devient le terrain de bataille entre Siamois et Annamites, avec complot, rivalité et lutte princière entre frères et sœurs, révoltes populaires, invasion successives du Siam et de l’Annam, occupation et vassalité conjointes, co-suzeraineté, tentative d’annexion, des territoires cédés et repris, des interventions incessantes…

Ainsi par exemple le complot de trois mandarins qui aboutit  à la capture et l’assassinat de Ang non  (août 1779). Mais ils s’entre-tuèrent et le survivant Ben fut contraint de se retirer avec le jeune roi à Bangkok, la nouvelle capitale que venait de fonder (en 1782) le nouveau roi de Siam, Chakri.

 

mandarinjs

Ang Eng y fut couronné par celui-ci (1794) qu'il reconnut comme suzerain et protecteur avant d'être reconduit à Oudong par une armée siamoise que Ben commandait (1795). Il laissa alors au Siam l'administration des provinces de Battambang, Mongkol Borey, Sisophon et Angkor. Mais il mourut dès août 1796, à l'âge de vingt-trois ans, laissant un fils aîné de quatre ans et une famille royale presque entièrement détruite.

Le roi Chakri (Rama Ier) chargea de la direction des affaires un mandarin khmer, Poc, qui jusqu'à sa mort (1806) fut son instrument docile. Le fils d'Ang Eng ayant alors atteint sa quinzième année, Chakri le fit couronner à Bangkok sous le nom d'Ang Chan II.

Rama I (1)

Le retour de l’Annam

Le Vietnam ayant alors reconstitué sa force et son unité (Gialong était empereur depuis 1802), Ang Chan renoua avec Hué et accepta de se reconnaître vassal de Gialong. Mais le roi de Siam Rama II (1809-1824) ne pouvait admettre que le Cambodge eût deux suzerains et il fit occuper le Cambodge (1812).En mai 1813, Ang Chan II, avec une armée khméro-vietnamienne, put reprendre Oudong. Peu après, le Siam acquiesça à sa restauration, moyennant la cession d'un vaste territoire au nord du royaume, les provinces de Melouprey et de Stungtreng.

Les Vietnamiens n'avaient toutefois pas restauré Ang Chan pour qu'il cède son royaume au Siam. Ils placèrent un résident auprès du roi et le gouverneur de Saigon reçut autorité militaire sur tout le Cambodge. Mais en 1831, venant au secours de rebelles khmers, les Siamois envahirent de nouveau le pays, contraignant le roi Ang Chan à se réfugier au Vietnam.

 Une révolte éclata alors contre l'occupation siamoise et l'empereur du Vietnam Minh Mang envoya une armée qui remit Ang Chan sur son trône. En 1834, à la mort du roi, les Vietnamiens imposèrent, pour lui succéder, sa troisième fille, Ang Mey. Le résident Truong Minh Giang s'engagea alors dans une politique de vietnamisation systématique du royaume, s'efforçant même de modifier les mœurs. Dans chaque province, un fonctionnaire vietnamien fut placé à côté du gouverneur cambodgien. L'armée khmère fut réduite au rang de milice locale. Les Vietnamiens imposèrent leur langue dans l'administration. En 1841, l'annexion fut décidée. Le gouverneur vietnamien fit déporter à Saigon la reine et ses ministres.


Le retour des Siamois 

En 1845, exaspéré par cette oppression, le peuple khmer se révolta, attaquant et massacrant les Vietnamiens dans tout le pays. Les grands dignitaires, contactés par des émissaires du prince Ang Duong (fils de Ang Chan II), réfugié à Bangkok, sollicitèrent l'intervention siamoise. La cour de Bangkok ne laissa pas échapper l'occasion qui s'offrait à elle de retrouver au Cambodge l'influence qu'elle avait perdue.

Le roi de Siam Rama III (1824-1851) chargea son général Bodin de placer Ang Duong sur le trône de Oudong et de bouter les Vietnamiens dehors. Les Khmers accueillirent avec joie cette intervention. L'armée siamoise occupa bientôt Oudong. En décembre 1845 cependant, à la demande d'Ang Duong, des pourparlers de paix s'engagèrent. Ils aboutirent vite. Il fut décidé, du consentement commun des gouvernements de Bangkok et de Hué, qu'Ang Duong serait fait roi, que les princesses et ministres khmers détenus au Vietnam seraient échangés contre des prisonniers de guerre vietnamiens et que le Siam conserverait les provinces cambodgiennes qu'il occupait depuis cinquante ans. De leur côté, les Vietnamiens se voyaient confirmer l'annexion de la basse Cochinchine (Kampuchea Krom).

L’Isan conservait ses villages « Kmer ». 

 

5/L’arrivée des Français au Cambodge

 

Nous avons déjà vu, dans « Les relations franco-thaïes » comment l’Angleterre la France allaient modifier les rapports de force (le Traité d’amitié de navigation et de commerce du 15 août 1856 et la prise de Saïgon le 9 juillet 1859 qui allaient bouleverser tout « l'équilibre » de l’Asie du sud-est. »

 20080913093232!Prise de Saigon 18 Fevrier 1859 Antoine More

Mais l’Isan, demeurait vassal du Royaume de Siam 

 

(Cf. article suivant sur ce sujet)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b - dans Isan
commenter cet article

commentaires