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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 01:15

10.1 Notre ISAN : Empires et royaumes sur la terre d’Isan 

drapeau-thai

Une terre multiculturelle et/ou multiethnique.

Nous avons vu que l’Isan actuel a été autrefois la terre des dinosaures (Cf. notre article Notre Isan 8 : Les dinosaures en Isan), et la terre de l’Age de bronze au temps de la Préhistoire (Cf. Notre Isan 9 :  Préhistoire et Ban Chang ), nous allons évoquer maintenant comment cette terre a été placée successivement sous le joug ou la direction de multiples empires et cultures qui l’ont modelé : (1) d’abord l’influence de la culture de Fuanan, de  Dvâravatî et de Tchen La, (2) puis l’empire Khmer, pour être  dominé  ensuite progressivement à partir du XIIIème par (3) les royaumes Thaï de   Sukkothaï puis d’Ayuttaya  , puis ensuite (4) le Royaume laotien du Lan Xang, jusqu’à son effrondement en 1707 et les royaumes de Vientiane, de Luang Prabang et de Champassak. , et enfin du (5) par le Royaume  du Siam.

 

Il ne s’agit pas ici de jouer à l ‘historien, mais d’essayer de comprendre les multiples influences  qui ont marquées cette terre d’Isan avant qu’elle ne devienne une terre lao et cambodgienne  vassalisée au XIX ème siécle et une province thaïlandaise au XX ème siécle.


Ainsi, nous comprendrons à l’issue de cet article et de quelques autres ? pourquoi il y a en fait aujourd’hui plusieurs Isan faits de groupes culturels imbriqués.

Il faut savoir que les connaissances acquises dépendent des fouilles archéologiques et se limitent souvent à l’épigraphie, aux épitaphes et aux bas reliefs des temples nouvellement découverts et aux récits et chroniques des diplomates chinois et voyageurs et commerçants étrangers et des missionnaires.

On se doute que l’histoire est plus complexe, et qu’elle est toujours en train de se réécrire, sous les fourches caudines des nationalismes birmans, laos, kmers et thaïs, ou ici plus simplement sous la plume d’un « honnête homme » qui veut savoir, et qui propose sa « petite » histoire … sa première recherche.

1/Dvâravatî  ( VIe au XIe siècle)

Dvaravati

Je trouve assez rapidement un premier résumé qui avait l’avantage de sa simplicité :

Avant la période angkorienne, et après la chute du FU NAN, l’Asie du Sud Est était dominée par 4 royaumes indianisées (source : wikipédia):

Dvâravatî me semblait alors  le royaume ayant eu le plus d’influence sur l’actuel Isan.

 

On commence donc notre « enquête » avec Wikipédia, pour apprendre que

 

« La destruction de l'empire du Fou-nan (en anglais, Funan) permit l'établissement de différents royaumes dont celui de Dvâravatî, qui s'étendait dans la baie de Bangkok et la plaine centrale. Ses principales villes étaient Nakhon Pathom, Khu Bua, Lopburi, Si Thep et U Thong. Il était constitué de populations môn, premier peuple à majorité bouddhique de la péninsule indochinoise, qui aurait été converti au bouddhisme theravâda par des missionnaires indiens. On retrouve aussi chez lui des éléments de religion brahmanique

 Funan Tchen La

Mais si on poursuit, on apprend qu’il  est encore incertain si le terme de Dvâravatî fait référence à une cité, un royaume, une entité géopolitique, une culture ou tout cela.

 

C’est en fait une découverte récente ; Ce n'est que dans les années 1960 que l'on a découvert des témoignages archéologiques. On a pu traduire des légendes en langue Môn sur de petites monnaies votives mentionnant le nom de Dvâravatî.

En Thaïlande, la culture de Dvâravatî est connue essentiellement par des sculptures religieuses. Il en reste peu de traces architecturales (vestiges de stûtpas à Nakhon Pathom, Si Thep, et Lamphun) .


Et puis ont commencé les récits :

La destruction de l'empire maritime du Fou-Nan permit l'établissement de différents royaumes dont celui de Dvâravatî, qui s'étendait dans la baie de Bangkok et la plaine centrale.  

Il était constitué de populations môn, premier peuple à majorité bouddhique de la péninsule indochinoise, qui aurait été converti au bouddhisme theravâda par des missionnaires indiens en suivant les routes commerciales. La période de Dvâravatî correspond à l'introduction de l’hindouisme et du bouddhisme depuis l'Inde dans cette région de l'Asie du Sud- Est avec la diffusion des langues pâli et sanscrit.

Le royaume de Dvâravatî devint vassal de l’empire khmer  à partir du Xème siècle. Il ne survécut pas à la triple pression birmane, khmère et siamoise et disparut, selon les auteurs, entre 1050 et 1200. C’est vous dire la précision. Les populations Môns émigrèrent vers le nord de l'actuelle Thaïlande, dans la région de Chiang Maï pour y fonder le  royaume de Harpunchaï.

buddha-dvaravati.1236547700

2/ Mais nous avions vu qu’en fait LE FUNAN   (que l’on décrit comme le 1 er royaume du Cambodge ) avait eu un fort impact dans l’indianisation de la région (hindouisme, bouddhisme, sanscrit, lois, conception indienne du dieu roi (devaraja ) …et donc ensuite eu forcément un impact « culturel » important sur le Tchen La vassal.


Mais l’Encyclopédie Universalis avec prudence nous dit que FUNAN [ FOU-NAN ] & ZHENLA [ TCHEN-LA ] sont des noms par lesquels les annalistes chinois désignaient deux royaumes situés dans le sud de l'Indochine.


Donc admettons que le Funan a été fondé au 1 er siècle après JC par des populations môn kmer. Quoi qu'il en soit, ce royaume paraît avoir exercé son autorité sur le sud du Cambodge actuel et le delta du Mékong, sans doute aussi sur une partie du bassin inférieur du Ménam (dans l'actuelle Thaïlande) et une partie de la Péninsule Malaise.

Le Funan tirait sa richesse du grand commerce, comme en témoignent les fouilles de Louis Malleret en divers lieux du delta du Mékong et notamment à Oc-èo: là a été mise en évidence l'existence d'un réseau de canaux et d'un port de commerce maritime, où se retrouvent des objets venus de Rome et du monde méditerranéen, de l'lran, de l'lnde et de la Chine

3/le royaume de Tchen La (Zhenla) (pré-Angkor)

royaumes

On situe l'une des capitales successives du Funan (la dernière?) à Angkor Borei, non loin de la colline du Phnom Da qui porte des sanctuaires vishnuïtes en relation évidente avec cette cité. A partir du milieu du Vle siècle, le Funan, toujours selon les sources chinoises, cède la prééminence à un ancien vassal, le Zhenla, nom que les Chinois conserveront pour désigner le Cambodge jusqu'au Xllle siècle.

Le berceau du Zhenla paraît avoir été dans la région de Vat Phu (Laos méridional) et le long de la Sé-Mun. C'est alors qu'apparaissent, au Vlle siècle, les plus anciennes inscriptions sur pierre rédigées partiellement en khmer, et non plus seulement en sanskrit. Dans la première moitié du Vlle siècle régnait à Sambor Prei Kuk, le grand souverain Isanavarman, dont l'influence s'étendait sur les pays voisins du Cambodge, tant à l'ouest (région de Chantabun) qu'à l'est (sur le royaume indianisé du Champa).

Mais, dans toute cette période préangkorienne (et dans une certaine mesure, même dans la période angkorienne), I'allégeance due à un suzerain devait en nombre de cas n'être que fictive, bien des principautés ne demandant qu'à rester où à redevenir indépendantes, et la diversité des écoles d'art préangkoriennes au Vlle siècle en est peut-être le reflet.

Au Vllle siècle, le mouvement paraît s'accentuer, les inscriptions lapidaires - de plus en plus nombreuses aussi à avoir été conservées - attestent l'existence au Cambodge de plusieurs lignées royales parallèles et, d'autre part, il semble bien que des royaumes plus méridionaux, indonésiens (Péninsule Malaise et Sumatra), dont la puissance grandit alors, aient hérité de l'ancien empire commercial du Funan et exercé une certaine domination sur le sud du pays.

Mais c’est surtout la division du royaume de Tchen la en 706 ( !), d’abord vassal du Funan, en Tchen la de terre (actuel Laos) et Tchen d’ eau  qui  apportera à notre Isan , peut être sa première culture  « indianisée ».

Le Tchen La (de terre) me semblait alors  avoir eu une influence plus importante que Dvaravati sur l’Isan , du fait seul de son implantation

Au début du VIe siècle, les textes chinois mentionnent un royaume qu'ils appellent Tchen-la. Ce royaume, peuplé par des gens qui semblent être Khmers, s'étend sur le Cambodge actuel et le plateau de Korat, dans le nord-est de la Thaïlande actuelle.


Le Tchen La de terre était très différent des Tchen La de mer installé surtout dans le delta du Mékong et au bord de mer, qui accueillait toutes les influences « cosmopolites » et avait un mode de vie plus méridionale occupé à drainer le delta du Mékong et à vivre de la mer avec le commerce, comme une part importante de leurs revenus. Le Tchen de terre installé dans les terres hautes du bassin du Mékong ignorait tout de la mer. C’était un peuple de cultivateurs / guerriers qui devait conserver l’eau dans des réservoirs artificiels durant la saison sèche, arroser ses rizières de montagne, et suppléer leur pauvreté par du pillage et des conquêtes.


Mais il est difficile de cerner la réalité. Là encore on s’appuie sur des annalistes chinois et arabes souvent peu fiables. Les  spécialistes avouent que la seule documentation fondamentale se trouve dans les  listes généalogiques découvertes dans les fouilles archéologiques.


Mais qu’ensuite viennent les récits. Disons que celui-ci est notre premier. Il indique que la terre d’Isan a subi des influences multiples. Nous y avons vu celles du Funan, de Dvâravatî et du Tchen La de terre.

Mais le Tchen La va se disloquer, déjà, on l’a vu, par ses divisions internes, son morcellement , par les raids des pirates malais, les suzerainetés des souverains indonésiens au Sud, et au Nord vers 790 avec Jayavarman II, fondateur de la royauté angkorienne, qui, venu d'une région sous contrôle de "Javâ", rassemblera différentes principautés et se fera sacrer, en 802 "souverain universel", sur le Phnom Kulên, qui est une colline située au nord-est proche du site de la future Angkor, et un haut lieu qui s'appelait alors Mahendraparvata.

L’Empire kmer d’Angkor aura plus tard une influence encore plus déterminante sur la terre d’Isan.

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10.2. L’Empire kmer d’Angkor en Isan

 

Article suit 

Sans titre-1


 

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