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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 00:02

 titreEn guise de bilan.

Nous avons donc fini d’ « écrire » en 75 articles, « notre » histoire du royaume d’Ayutthaya,  qui a vu se succéder 34 rois de 1351 à sa fin en 1767.

Dès notre premier article, Paul Veyne dans Comment on écrit l’histoire, nous avait prévenu : Les historiens racontent des intrigues, qui sont comme autant d’itinéraires qu'ils tracent à leur guise à travers le très objectif champ événementiel (…); aucun historien ne décrit la totalité de ce champ, car un itinéraire doit choisir et ne peut passer partout; aucun de ces itinéraires n'est le vrai, n'est l'Histoire.

En fait d’intrigues, d’itinéraires, nous avons été servis. Ne parlons pas du champ événementiel, comme vous avez pu le constater, au long de nos articles.


comment on ecrit 01

Il n’y avait pas au départ une autorité qui aurait pu orienter cette « aventure », d’un livre même, proposant cette histoire. Il y avait certes des histoires du Siam ou de la Thaïlande comme celles de Mgr Pallegoix,

 

Pallegoix 02

 

de Turpin,  

 

Turpin

 

ou de Galland, des « descriptions » comme celles du chevalier de La Loubère, de Pavie,


Pavie

 

d’Aymonier,


Aymmonier

 

 

du père Tachard,


Tachard

 

des études épigraphiques de Lunet de La Jonquières,

 

Lunet de la J

 

de Coedès,

 

 

Coedes

 

 

de Schmitt, de Fournereau,

 

Fournereau

 

de Barth, des « notes critiques » pour servir à l’histoire du Siam » comme celles de Pertithuguenin, etc. Une abondante « littérature » que nous avons « découverte » au fil du temps, mais qui annonçait elle-même ses difficultés, ses approximations, ses interprétations. (Cf. notre article 23, Les sources du Siam ancien ?). Des études loin de notre projet, de notre ambition,  (notre prétention ?) de présenter ce qui avait bien pu se passer d’essentiel lors de ces différents règnes, d’une chronologie historique proposant les principaux événements de tous les rois d’Ayutthaya.

(Nous avions volontairement renoncé aux deux livres de référence en anglais que sont « A short History of Siam » de David K. Wyatt et de « A History of Siam » de  W. A. R. Wood, considérant notre anglais insuffisant.)


WOOD


A peine avions–nous commencé sur « l’origine des Thaïs », que nous entrions déjà dans les nombreuses théories, les différents récits, les différents mythes, légendes, fables. Une question insoluble, avouaient les meilleurs connaisseurs. (Cf. 12). Il en fut de même sur l’origine du royaume d’Ayutthaya. Nous vous avons présenté 10 versions bien souvent contradictoires, qui faisaient venir le fondateur U Thong,


U THONG

 

d’Uthong (située à 25 km de Suphanburi), du Cambodge, de Chieng-Raï, de Khampëng-Phet, de Chan Liang, de Suphan Buri, du Nord, du Sud, de l’Est,  de Deva Mahanagara ( !).


Certes nous avons découvert l’œuvre de Richard D. Cushman, qui pendant 20 ans avait traduit toutes les chroniques connues concernant le royaume d’Ayutthaya (1351-1767), à savoir les 7 versions et des fragments, in The Royal Chronicles of Ayutthaya, préfacées et structurées en 11 chapitres et 554 sections par David K. Wyatt, en 2006. (Cf. notre article 41). Nous avions décidé de les suivre.


Annales


La table des matières indiquait déjà une inégalité de traitement des différents rois, et une Histoire du royaume qui laissait  dans l’ombre de nombreux rois et de nombreuses périodes.

Ainsi le 1er chapitre, avec 15 pages, couvrait  14 rois sur une période de 197 ans de 1351 à 1548, et en ne consacrant qu’à peine deux pages au fondateur du royaume Ramathibodi 1er (1351-1369)

 

RAMATHIBODI

 

(ce qui fera dire à Mgr Pallegoix «  il ne se passa rien sous son règne, si ce n’est qu’il porta la guerre dans le Cambodge d’où il a ramené une grande quantité de captifs » (Cf.43); il en était de même des 8 rois du début du XVII ème siècle (1605-1656), expédiés en 33 pages. Seuls 9 rois auront droit à un chapitre, comme les rois Chakkrapat (1548-1569) (ch.2),

 

CHAKRAPAT

 

Thammaracha (1569-1590) (ch.3),

 

Thammarachat

 

Naseruan (1590-1605) (ch. 4),

 

Naresuan

 

Naraï, (1656-1688) (ch. 6 et 7),

 

Narai

 

Phetracha, (1688-1703) (ch.8),

 

Petracha

 

Borommakot 1733-1758 (ch.10),

 

Boromakot

 

Süa (1703-1709)

 

SUA

 

et Thai Sa (1709- 1733) (tous deux dans le chapitre 9),

 

THAISA

 

et les derniers rois au dernier chapitre Uthumphon


 

UTUOPON

 

et Ekkathat  (1758- 7 avril 1767), pour la fin du royaume.

 

EKATAT


La période historique la mieux couverte était donc  la deuxième moitié du XVI ème siècle. (1548-1605) avec trois  rois en 119 pages, et la deuxième moitié du 17 ème siècle avec six rois en 308 pages,  avec une place prépondérante  pour le roi Naraï (86 p.).

 

NARAI 01


Nous avons donc présenté ces chroniques royales, malgré leur incohérence, leurs contradictions, les erreurs de dates, leurs oublis d’événements importants, la place laissée aux légendes, au religieux, au symbolique, au divinatoire, aux prophéties, au magique, dans un style souvent « ésotérique ». Nous avons pu parfois les confronter aux annales birmanes, cambodgiennes et du Lanna, elles-mêmes  souvent fragmentaires et « énigmatiques ». Enfin, nous avons bénéficié de nombreuses études et témoignages d’Européens (les rapports d’ambassade, les correspondances commerciales, religieuses,  les relations de voyage, les livres et articles des « chercheurs et experts », et l’inévitable wikipédia), mais de peu de secours avant le XVIème siècle, sans oublier quelques sources thaïes, généralement encadrées par une histoire « officielle » qui allait réécrire l’histoire du Siam pour les besoins de la cause « nationaliste ».


1/ Pour les 14 premiers rois du 1er siècle du royaume d’Ayutthaya (1351-1448), il avait bien fallu se contenter des 15 pages des Annales, minces et parcellaires, qui nous avaient permis de dégager quelques caractéristiques, comme  les successions difficiles et sanglantes, la politique du mueang central avec ses multiples guerres, ses prisonniers, ses « allégeances », etc. (Nous avions déjà en notre article 15 expliquer ce concept du mueang, si essentiel et reconnu par tous, pour comprendre l’identité, l’organisation territoriale, politique et religieuse thaïs. ).

Il y avait donc peu sur le fondateur du royaume Ramathibodi 1er. On l’a dit législateur et conquérant. (Dans wikipédia par ex.)


Mais il faut consulter les chroniques khmères (via Aymonier)  pour apprendre la conquête d’Angkor, d’où il ramena une foule de prisonniers après avoir saccagé la capitale, l’occupation du Cambodge par ses fils, dont nous ne connaissons que les noms,  à savoir : de 1353 à 1354 : Jao Bassat ; de 1354 à 1355 : Jao Baat ; et de 1355 à 1357 : Jao Kampang.


On l’a présenté comme un grand législateur disions-nous.

Wiképédia, sans références, annonçait qu’ «  En 1360, il a déclaré le Bouddhisme theravâda, religion officielle d'Ayutthaya et invité des membres d'une sangha communauté monastique bouddhiste) de Ceylan à établir un nouvel ordre religieux et à propager la foi parmi ses sujets. Il a également compilé un code légal, basé sur le Dhamasastra (un texte légal hindou) et la coutume thaïe, qui sont devenus la base de la législation royale. Composée en pâli , langue indo-aryenne des textes du Theravada, elle avait force d’injonction divine. Complété par des arrêtés royaux, le code légal de Ramathibodi est demeuré généralement en vigueur jusqu’à la fin du XIXe siècle. »


Mais en notre article 44, nous nous sommes demandés où était ce fameux code dont aucune trace n’existait. (Cf. 44.Avez-vous trouvé le code de Ramathibodi 1er, fondateur du royaume d’Ayutthaya ?)


code 02


Nous n’étions pas historiens, mais au moins tentions de vérifier quand cela était possible, et ne nous contentions pas d’un « Les annales disent que … D’ailleurs les annales ne disaient rien sur ce sujet. Et si peu pour le premier règne du roi Ramesuan (1369-1370) expédié en un court paragraphe,

 

RAMESUAN 4

 

le roi Boromracha 1er (1370-1388) traité en  34 lignes,

 

BOROMACHA IER

 

le roi Thong Lan, en un court paragraphe lui aussi.

 

thonglang

 

Certes il régna peu car il fut  exécuté en 1388, après 7 jours de règne, par le futur roi Ramesuan, de 1388 à 1395.

On rendra compte des 7 paragraphes qui lui sont consacrés, avec la prise de Chiang Maï en trois paragraphes en 1390 ( ?) ; avec  au 4ème paragraphe, le retour du roi  qui s’arrête à Phitsalunok, fête sa glorieuse victoire, et partage les captifs entre les cités de Phatthalung, Songkla, Nakhon Si Thammarat et Chanthabun. Puis au 5ème paragraphe, rien que moins que la riposte à une attaque du Cambodge qui avait capturer entre 6 et 7000 prisonniers à Chonburi et Chanthabun, avec une attaque et une chute d’Angkor en 3 jours, la fuite du roi, et l’installation de son fils, Phraya Chainawong, et le retour de  Ramesuan sur Ayutthaya avec 5000 captifs.


De même les Annales ne diront rien sur le règne de Ramaracha (1395-1409). (alors que les annales cambodgiennes prétendent qu’il a pris et occupé Angkor,) mais évoqueront seulement comment il a été chassé du pouvoir. Peu encore sur le roi Inthararacha (1409-1424) (trois courts paragraphes),

 

INTHARACHA

 

le roi Boromaracha II, 1424-1448) (28 lignes).

 

boromarachaII

 

Elles passeront même sous silence des événements aussi importants que la destruction de la capitale d’Angkor en 1431, avec l’occupation du Cambodge jusqu’en 1445, et la fin et l’annexion du royaume de Sukhotai en 1438 au royaume d’Ayutthaya.


C’est vous dire que nous avons « galéré ».

 

galeres


2/ Nous avions ensuite présenté le deuxième siècle du royaume d’Ayutthaya, avec 10 rois de 1448 à 1548. (Que les Annales traitent en 7 pages. Cf.47). En sachant que le royaume est devenu un Etat puissant dans la Région, qu’il a pu prendre deux fois Angkor ( 1353 et 1431) et mis fin à sa puissance, annexé le royaume de Sukhotai (1438), mené de multiples guerres contre des principautés rivales pour les conquérir, les vassaliser ou obtenir leur allégeance (Cf. par ex. le roi Boromracha I,  qui arrive après le fondateur qui avait déjà constitué son réseau de 16 muangs vassalisés,  va (re ?) conquérir Nakhon Phankh, Sangcharao, Phitsalunok, Chiang Mai…),  avec ses objectifs stratégiques : augmenter la production économique en faisant de nombreux  prisonniers,   (les distribuer parfois dans les cités vassales (Cf. par ex. Ramesuan avec les cités de Phatthalung, Songkla, Nakhon Si Thammarat et Canthabun. ), s’assurer la paix en prenant en otage des familles de dignitaires, placer leurs fils à la tête de principautés conquises (par ex. Intharacha plaçant son  jeune fils, le Prince Ramesuan, sur le trône de Phitsalunok), procéder à des alliances par des mariages princiers

Nous avions noté les grandes réformes du roi Boromtrailok (1448- 1488) avec l’apparition pour la première fois dans les Annales du concept de la sakdina. Il avait fallu alors expliquer ce système de grades en notre article 48, dans lequel  chaque homme peut détenir une quantité de terre variable selon son statut, que nous avons repris dans  notre avant dernier article avec l’étude de Suthavadee Nunbhakdi pour comprendre la hiérarchie sociale et l’esclavage au Siam. (Cf. 110 et 111)


Nous avions néanmoins  continué en relatant le peu que l’on pouvait savoir sur Intharacha II (1488-1491) et  Ramathibodi II (1491-1529) (Cf.49), sur les rois Boromarachathirat IV (ou Boromaracha) (1529-1533), Ratasadathirat ( ou Rattha) (1533-1534), Chairachathirat, (ou Chairacha) (1534-1547),le jeune roi Yot Fa (1547-1548), sa mère régente et l’usurpateur Khun Warawongsathirat (42 jours juin-juillet 1548) (Histoire célèbre racontée au cinéma ( Cf. notre article A.102. Un film thaï sur le complot de la reine Sisudachan du Siam en 1547.). (Cf. 50)


REINE DU SIAm


Nous avions alors ressenti le besoin de faire le point sur cet autre royaume thaï du Nord, le Lanna, avec lequel le royaume d’Ayutthaya aura une histoire complexe perturbée par les Birmans. (Cf. 51. Le Lanna (1260- 1564) que nous avons complété avec l’article 108 (1564-1939)) Un autre royaume thaï donc, qui a sa propre Histoire et poursuit sa propre stratégie et dont les chroniques peuvent être en totale contradiction avec celles d’Ayutthaya en leurs différentes versions.


3/ Et puis nous avions remarqué que les « Chroniques royales d’Ayutthaya », en leur chapitre deux, changeaient de nature, avec en 1548, les rois Chakkraphat (1548-1568)

 

CHAKKRAPAT

 

et Mahin (1568-1569).


MAHIN


Elles vont proposer non seulement, beaucoup plus d’évènements en 47 pages (et 59 chapitres), mais surtout vont changer de style, multipliant les points de vue, nous faisant accéder « par miracle » à ce qui se dit chez l’ « Ennemi » le Birman, aux paroles des rois de Hongsawadi et d’Ayutthaya et de leurs Conseils. Et pourtant, notions-nous, nous avions à faire aux mêmes sources, aux mêmes chroniqueurs. Que s’était-il passé ? Les chroniqueurs avaient-ils eu accès aux sources birmanes ou commençaient-ils avec ce roi, l’Histoire officielle du Siam ? Nous savions que cette période avait été retenue par les nationalistes thaïs et la thaïness pour montrer la grandeur et le courage des héros thaïs.


(La femme du roi Chakkraphat, la reine Suriyothai, et Naresuan, le fils du roi Thammaracha sont devenus des « héros nationaux ». Chatrichalem Yukol en a fait deux grands films que nous avons étudiés, à savoir La Légende de Suriyothai

 

suriyothqi fil;

 

et La Légende du Roi Naresuan de Chatrichalem Yukol) (Cf. A51 et A55)


NARESUAN FILM

 

A peine intronisé en 1548, le roi d’Ayutthaya Chakkraphat  voit débarquer en 1549, en son royaume, les Birmans d’Hongsawadi et les Cambodgiens du royaume de Lovek. Il fallait pour comprendre, savoir ce qu’ils étaient à cette époque, ce qu’ils représentaient dans le contexte géopolitique. L’article 53 leur fut consacré.


Les « Chroniques royales », relatent essentiellement leurs guerres, avec le royaume de Loevek ( 1549, 1551, 1556), avec le « Nord » et surtout avec le royaume birman  d’« Hongsawadi» en 1549, puis en 1563-1564, et la terrible défaite en 1569, qui va voir la chute d’Ayutthaya,  la capture du roi Mahin, son exil en Birmanie,  et la perte de l’indépendance d’Ayutthaya jusqu’en 1584.


Nous avions cru bon de nous arrêter sur ces guerres contre les Birmans (en l’article 56),  si essentielles dans l’histoire de la nation thaïe que le Prince Damrong  -le père de l’histoire thaïe- avait jugé nécessaire de les raconter ; 24 guerres qui se sont déroulées de 1539 à la fin d’Ayutthaya en 1767. (Cf. notre article 106). Nous avions aussi donné le point de vue en notre article 60 de l’historien thaï Pamaree Surakiat consacré aux conflits entre la Birmanie et le Siam du 16 ème au 19 ème siècle. De même il avait bien fallu faire le point sur le royaume lao de Lan Chang pour comprendre son « alliance mouvementée » avec Ayutthaya en 1568 pour contrer les Birmans. Que d’aventures ici racontées en notre article 57, avec la princesse Thepkasittri, malade et renvoyée, ensuite interceptée par le Prince Thammaracha sur l’ordre du roi d’Hongsawadi, les complots, la défaite finalement du royaume lao de Lan Chang et du nouveau roi Mahin.


Certes le chapitre sur les rois Chakkraphat (1548-1568) et Mahin (1568-1569), évoqueront aussi d’autres « événements » comme la mort héroïque de la reine Suriyothai sauvant son royal époux, le roi Chakkraphat lors de la guerre contre les Birmans en 1564 ; Le rôle et l’importance des éléphants blancs, même dans le déclenchement d’une  guerre contre les Birmans ; Le rôle des lettres royales dans la diplomatie et le jeu de la paix et de la guerre ; La mort de Chakkraphat et l’accession au trône du roi Mahin (1568-1569). Sa captivité et son exil à Hongsawadi.


4/ Et le destin peu commun de Maha Thammaracha, gouverneur de Phitsalunok (du royaume d’Ayutthaya), puis allié d’Hongdsawadi, participant aux guerres contre Ayutthaya, Lan Chang … pour devenir en 1569, le nouveau roi d’Ayutthaya, vassal de Hongsawadi, et puis par son fils, le futur roi Naseruan, reconquérir son indépendance en 1584.

 

guerres contre les birmans


Nous avons bien sûr évoqué en notre article 58 son rôle dans cette quatrième guerre de 1569 qui aboutira à l’annexion d’Ayutthaya par les Birmans d’Hongsawadi,  racontée avec force détails dans les 25 pages de la fin du chapitre 2 des « Chroniques royales d’Ayutthaya ». Nous avions poursuivi notre réflexion sur ce roi d’Ayutthaya, mais aussi vassal du grand roi birman Bayinnaung, qui réorganisera toute la Région « convoqua les domestiques, les aumôniers et les professeurs brahmanes pour qu’ils viennent lui donner des conseils dans la préparation du gouvernement, le choix des ministres et des conseillers, et aussi les membres de la famille royale et les nobles, grands et moins grands en fonction de leur position antérieure. .... Il procéda ensuite à la désignation des chefs de provinces, des hauts fonctionnaires civils et militaires, des gardes royaux et réorganisa l’armée. Puis il désigna les vice-rois des royaumes voisins et les envoya régner dans les pays frontières.» (Cf.61. « Le roi d’Ayutthaya, roi et/ou vassal des Birmans ?)


guerres contre les bir;qns


Thammaracha avait pourtant régné de 1569-1590, mais il avait été l’allié des Birmans et combattu le royaume d’Ayutthaya. Les nationalistes thaïs ne pourront  pas lui pardonner mais vont bien sûr « consacrer » son fils, le héros de l’indépendance nationale.


On oublie que Thammaracha avait été Khun Phirenthorathep, le chef d’un complot qui avait assassiné la reine régente (du roi Yot Fa) et son amant  Warawongsathira, l’usurpateur, qu’il avait intronisé le roi Chakkrapat en 1548, qui l’avait récompensé en le nommant  Prince Thammaracha, de Phitsalunok. (Cf. 52)


5/ Notre histoire consacrera dix articles et 66 pages au héros national, le roi Naresuan, qui redonnera son indépendance au royaume d’Ayutthaya en 1584, et régnera de 1690 à 1605.


Nous n’allons pas ici raconter de nouveau cette histoire. Notre article 70 proposait un résumé :

1571. Naresuan, roi de Phitsalunok.  Ainsi il resta 9 ans à Pegou (Birmanie). Il y reçut une éducation princière et fut formé, dit-on, aux arts martiaux, à la littérature et à la stratégie militaire. En 1571, il fut échangé à 16 ans contre sa sœur la princesse Suphan Thevi, et son père le fit roi de Phitsalunok. (Cf. notre article 62. Le prince Naresuan, roi de Phitsanulok, 1571.)

«  Naresuan sous l’aile tutélaire de son père va y acquérir la pratique et l’expérience de l’art de la guerre », ne serait-ce que lors de la guerre contre le Cambodge en 1578 La mort du roi birman Bayinnaung en 1581 modifia la géopolitique de la région. 

Nos articles « A55.  Comprendre le film thaï,  La Légende du Roi Naresuan, par le jeu des muang » « ,62  Le prince Naresuan roi de Phitsanulok, 1571 », « 63. Ayutthaya retrouve son indépendance en 1584 et la fin du règne de Thammaracha. (1590 »), racontent comment le Prince Naresuan s’est formé avec son père, redoutable stratège et guerrier, et comment à la mort du roi Birman Bayinnaung en 1581, il combattit tout d’abord pour le nouveau roi birman Nondabayin, et en 1584, décida d’intervenir de son propre chef contre le royaume d’Ava qui voulait se libérer des Birmans et proclama l’Indépendance du Royaume d’Ayutthaya. 

Notre article 63 évoque la fin du règne du roi Thammaracha, marqué surtout par «  La guerre de 1585 et la victoire de Pa Mok » 

« L’opération militaire la plus sérieuse se situe en 1585, marquée par une alliance entre le royaume de Chiang Maï et celui de Hongsawadi qui attaquent au nord. Les Cambodgiens profitent évidemment de la situation pour attaquer au sud. Batailles navales, batailles d’éléphants, charges de cavalerie, combats singuliers entre les chefs. Naresuan triomphe à la bataille de Pa Mok. Il triomphera également  contre les attaques birmanes en 1586 et 1587, avec souvent le concours signalé de son jeune frère ».

Quand son père meurt en 1590, le Prince Naresuan est déjà depuis 19 ans roi de Phitsalunok. Il a mené de nombreuses batailles contre les Birmans, les Môns, les Laos, les Cambodgiens depuis 1581 et proclamé en 1584 l’indépendance d’Ayutthaya. C’est un grand guerrier et déjà un héros quand il arrive  au pouvoir en 1590.

Nous avons alors évoqué en 6 articles (de 64 à 69) comment en moins de 10 ans,  son prestige avait incité Chiang Mai à lâcher les Birmans pour devenir son vassal  (1591 ou 1592), comment  il avait  réorganisé les cités du Nord, repousser sans combattre deux attaques des Laos de Lan Chang, vaincu les Birmans lors de la campagne de 1591-1593 après un duel à dos d’éléphants resté célèbre dans l’histoire siamoise.(Naresuan tuant le vice-roi des Birmans (fils du roi), et son frère, le vice-roi Ekathotsarot, tuant Mangcacharo (le demi-frère ainé du vice-roi.)(1) 

Il avait ensuite  conquis le Sud et  réorganiser Tavoy, Mergui, et Tenasserim, et repoussé une attaque des Môns de Birmanie venu à leurs secours,  prenant ainsi le contrôle des routes commerciales qui vont du golf de Martaban à celui du Siam

Il avait également, après une première tentative en 1593 (?) contre le Loevek (Cambodge), repoussé une autre attaque du  roi de Phrae, vassal des Birmans,  et avait conquis le Cambodge en 1594, tué le roi, emmené sa famille en otage et ramené 30 000 esclaves en son royaume.


Il était devenu en 1594 du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est, le maître du jeu politique de la Région. De 1594 à 1598, il va confirmer son autorité, son pouvoir, sa force, son leadership sur la Région.


On comprend pourquoi, plus tard, les nationalistes thaïs et la thaïness  en ont fait un héros national, et pourquoi le Prince Chatrichalem Yukol 

 

PRINCE CHATRICHAEN

 

eut un succès formidable avec son film « La Légende du Roi Naresuan ».

Il en avait toutes les qualités. Il est devenu une icône, une légende. Il avait reconquis l’indépendance d’Ayutthaya contre les Birmans, conquis le Sud, vassaliser le Nord, le Sud, le Cambodge, mis à genoux les Birmans, et les Laos de Lan Chang qui n’avaient pas voulu l’affronter et avaient reculé par deux fois. Et il avait transmis à son frère un grand royaume, peut-être le plus grand depuis le roi de Sukhotai Ramkhamhaeng (1278-1327).


Nota. Mais nous n’avions pas omis de signaler dans notre article 64, que les Chroniques d’Ayutthaya n’offraient le plus souvent qu’une chronologie incertaine, passant d’un événement à l’autre sans transition, sans préciser les causes, les enjeux, le contexte géopolitique, noyant la relation au milieu des rêves, prophéties, interprétations des auspices et augures, rites parfois,  ou bien dans de nombreuses pages consacrées à la description des processions de départ à la guerre (ordonnancement, rangs et couleurs, et  musique, le nom des généraux avec le nom de leurs éléphants), sans oublier le rappel incessant des noms et titres des protagonistes.


Tout cela pour rappeler que nous n’étions pas dans l’histoire telle que nous la concevons, ni même dans la cohérence d’un récit.


6/ Les  huit rois du début du XVIIème (1605-1656) (Cf.71et 72)


De même, on peut être étonné qu’ensuite les Chroniques royales ne consacrent en son chapitre 5 qu’une trentaine de pages aux huit monarques de la première moitié du XVII ème siècle.

Naresuan certes a transmis un royaume aux frontières assurées, point de guerres de conquêtes, point de guerres de défense, point de récits de bataille, point de réforme administrative à grande échelle. Si le sang coule, ce n’est que dans le cadre des révoltes de palais et de la transmission du pouvoir. Ces monarques n’ont point - peut-être - eu le faste et le prestige du grand prédécesseur. Nos historiens européens ne les citent guère que « pour mémoire » en leur consacrant quelques lignes, mais au moins le pays fut-il en paix. (Enfin, peut-être ?)


Le roi Ekathotsarot (1605 – 1610) 

 

 

EKATHOTSAROTH


Il avait certes combattu avec vaillance aux côtés de son frère aîné mais ne paraît pas avoir la tripe guerrière. Nul récit de batailles donc. « Un règne paisible de six ans seulement  » nous dit Monseigneur Pallegoix. « Le prince noir, successeur de son père, après avoir régné avec gloire, laissa son empire bien affermi au prince blanc son frère » nous dit Turpin qui ajoute « qu’il n’avait aucune intelligence dans le grand art de gouverner ».

On remarquera que les dates, probablement fausses des annales ne concordent nullement avec celles que donnent les auteurs du XVIIème tandis que les personnages et les événements peuvent éventuellement être raccordés », nous dit Aymonier faisant allusion aux mémoires portugais  

Nous ne trouverons guère dans toutes ces pages concernant notre holy feet of the supreme Ekathotsarottisuan paramount refuge reverence and holy buddhist lord omnipotent  que de longues descriptions de cérémonies religieuses, de festivités (couronnement ou hommages rendus par les vassaux), de constructions ou inaugurations de temples ou statues du Seigneur Bouddha.

Il n’a pas demandé à ses sujets et vassaux de payer l’impôt du sang, mais a créé en 957 (date évidemment fantaisiste) une fiscalité sur les fruits de la terre,  sur les importations étrangères, sur les négociations dans les marchés et sur les successions immobilières. Il aurait en tous cas instauré un progrès, la moitié d’une propriété immobilière allant au domaine royal après le décès du propriétaire. C’était une avancée probable par rapport à la situation antérieure dans laquelle il semble que le monarque pouvait s’emparer à sa guise des propriétés de ses sujets ?

Les annales ne consacrent que sept lignes à cet aspect fondamental de la politique intérieure de notre monarque. Nous n’en saurons donc pas plus. C’est probablement aussi cet aspect de son règne qui le fit considérer par divers mémorialistes comme « tourmenté par son avarice ». Nous n’apprenons rien non plus sur la présence portugaise ni sur l’envoi de son ambassade reçue en 1608 en Hollande par Maurice de Nassau  et encore moins sur la pesante présence japonaise. Ce sont pourtant ces contacts avec l’extérieur qui se multiplient qui vont nous permettre d’avoir dorénavant, de l’histoire siamoise, une vision plus sereine et plus objective. (Cf. ce sujet infra)


Le roi Si Saowaphak, 1610 – 1611 (?)

 

SISAOWAPAK

 

Il avait désigné comme Uparat à la mort de son frère aîné, mais l’année suivant la mort de son père, le  Prince Chamun Sri Sorarak, s’emparera du palais royal, et le roi fut tué  à coups de bâton de santal et incinérer dans un monastère. Il avait régné un an et deux mois.


Le roi Song Tham, 1610 ou 1611 – 1628.


SONGTHAM


Il est fils d’Ekathotsarot et d’une épouse secondaire ou concubine. Placé sur le trône par le chef des révoltés, Chamun Sri Sorarak, qui devient vice-roi, mais qui mourut quelques jours plus tard.

C’est alors que va éclater la révolte des Japonais, furieux sans doute des nouvelles taxes imposées aux bateaux japonais.  La révolte fut mâtée par le prince Maha Ammat. Les annales seront muettes sur l’intervention des farouches mercenaires japonais de Yamada Nagamasa, un personnage hors du commun, dont nous vous avons proposé un portrait. (Cf. 73) Le seul épisode guerrier relaté fut de répondre à une menace birmane sur Tenasserim, qui finalement se retira devant l’armée menée par le prince Pichai Songkram. 


L’événement le plus important de son règne fut la découverte de l’Empreinte de Bouddha. Détruit et reconstruit, ce lieu est à ce jour l’un des endroits les plus sacrés du bouddhisme thaï.


Nous notions: Le terme « pied de Bouddha », พุทธบาท Phutthabat ou Putthabattha, désignait une marque de Bouddha avec ses 108 signes auspicieux,  conques dé­corant les doigts de pied, animaux, végétaux, roue de la loi, etc. , disposés suivant  un schéma toujours identique située en général sur un sommet. Il est difficile de penser qu’un thaï, aussi crédule soit-il puisse s’imaginer aujourd’hui que ces traces aient été miraculeusement laissées par le passage de Bouddha (encore que ...). Il ne s'agit évidemment pas de l'empreinte du pied de Bouddha (comme pourrait le laisser entendre la stupide traduction anglophone Bouddha footprint) mais de la représentation symbolique de la marche vers le Nirvana et le poids des enseignements de Bouddha sur le monde. 

On pouvait aussi comprendre « le pied » comme le fondement du corps et dans ses titulatures, le Roi, tous les rois, sont aussi qualifiés de พระบาท «Saint pied royal » au sens de fondement sacré de la nation.


EMPREINTE


Nous avons poursuivi avec le roi Phra Chettathirat  (1628 – 1629),


CHETATIRAT

 

qui fera exécuter son frère cadet qui avait voulu prendre la capitale et sera lui-même exécuté par Chaophraya Kalahom Suriyawong, qui suspecté de complot, prit les devants, s’emparera du palais et fera exécuter le roi selon la tradition royale (i.e. à coups de bâton de santal) après être resté sur le trône un an et sept mois.


Le roi Phra Athittawong (1629) avait alors 9 ans. Au bout de six mois, les notables se consultèrent, les affaires du royaume se détériorant et convinrent de la nécessité de chasser le petit roi du trône, de l’exécuter « royalement et de le remplacer par Chaophraya Kalahom Suriyawong considérant qu’il tenait déjà les rênes du pouvoir. Ainsi finissait tristement la dynastie des rois de Sukhotaï au bout d’un siècle.


Le roi Phrasat Thong  (1629 – 1656).

Il est le fondateur de la dynastie qui porte son nom et qui durera à peine plus d’un demi-siècle, jusqu’au règne de Naraï le grand, son fils, quatrième monarque de la dynastie. Si les annales lui consacrent, tout comme à Ekathotsarot, treize pages, nous n’y  trouverons guère que de longues descriptions de cérémonies religieuses, de festivités (cérémonies du couronnement ou hommages rendus par les vassaux), de constructions ou inaugurations de temples, de palais ou statues du Seigneur Bouddha, et, naturellement, de plusieurs visites en grande pompe à la sainte empreinte de Saraburi. Son règne, nous dit-on, fut prospère, les frontières furent maintenues, le peuple vivait en paix, les fièvres et les maladies disparurent, l’armée fut bien organisée, les récoltes étaient abondantes et de nombreuses nations étrangères venaient commercer. Très crédible en effet !


Le roi Chaï  (1656). Somdetchaofachaï, son fils, lui succéda mais ne régna que quelques jours. Le seigneur Naraï (son jeune frère) envoya des émissaires auprès de son oncle, Phra Si Sutham Racha (frère de Phrasat thong) ; et ils tombèrent d’accord pour marcher sur le palais royal, s’emparer du nouveau roi qui fut exécuté à son tour au temple de Kok Phraya.

Le roi Si Sutham Racha  (8 août – 26 octobre 1656). Sitôt installé sur le trône, désignera son neveu Naraï comme vice-roi, qui lui envoie sa garde japonaise. Il sera exécuté. Il avait régné deux mois et vingt jours.

Nous pouvons remarquer que les successions sont souvent sanglantes de 1610 à 1656.

Le roi Si Saowaphak, 1610 – 1611 (?) avait été exécuté et n’avait régné qu’un an et deux mois. Qu’ensuite, à la mort du roi Song Tham, 1610 ou 1611 – 1628, Phra Chettathirat  (1628 – 1629), sera exécuté. Le roi suivant Phra Athittawong (1628) qui avait alors 9 ans sera exécuté par son successeur le roi Phrasat Thong  (1629 – 1636) qui put régner,  mais le roi Chaï  (7-8 août 1656), son fils, sera exécuté par Phra Si Sutham Racha (frère de Phrasat thong) et le seigneur Naraï (son jeune frère), qui le fera exécuter deux mois et vingt jours plus tard, pour prendre le pouvoir. Le règne du roi Naraï pouvait commencer. (1656-1688). Il se terminera également par une « révolution » avec quelques assassinats princiers.

Dans  notre article 92, nous citions Forest qui rappelait :

« Dans le Siam des XVIIe‑XVIIIe siècles, le moment de la suc­cession est particulièrement périlleux et il n’est pas rare que les habitants, notamment les commerçants, quittent la capitale d’Ayutthaya au moment où s’annonce la mort du roi. Les combats ne durent généralement pas mais ils sont d’une terrible violence, se terminant fréquemment par l’élimination de tous ceux qui peuvent constituer un danger pour le vainqueur : autres princes et chefs (ministres notamment) de leur parti ».

Mais une fois la victoire acquise, le nouveau pouvoir doit légitimer son accession au trône en suivant un processus traditionnel qui ne peut se comprendre  que dans le cadre mythico-religieux du bouddhisme theravâda, (avec les divinités indiennes Brahma, Vishnu, Shiva) avec la cérémonie d’intronisation du nouveau roi et les funérailles solennelles du roi précédent.


Nous arrivons en 1656 de « notre histoire » de la Thaïlande avec l’avènement du règne du grand  Naraï (1656-1688), le roi le plus célèbre et le plus connu du Siam. « Les Chroniques royales d’Ayutthaya » n’ont évoqué jusque-là aucune relation, ni présence  étrangère, ou si peu, venues de l’Europe ni d’un autre pays asiatique outre ceux des voisins immédiats avec lesquels il est en guerre en permanence, comme les Birmans, les Môns, les Cambodgiens, les Laos et autres mueang thaïs concurrents.

 

 

Ce fut le temps pour nous de consacrer une dizaine d’articles à ces relations internationales. (Cf. notre article suivant).


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(1) De la difficulté d’écrire sereinement l’histoire événementielle … Lorsque nous avons relaté le célèbre épisode du duel de Nong Saraï en 1593 entre le roi Naresuan et le roi birman, nous n’avions pas encore lu l’article de Barend Jan Terwiel « What happened at Nong Saraï ? Comparing indigenous and european sources for late 16th century Siam » publié en juillet 2013 dans le volume 101 du journal de la « Siam society ». L’auteur ne donne pas moins de dix versions de la bataille, toutes différentes selon les sources, siamoises évidemment (annales et chroniques), birmanes, persanes, hollandaises et portugaises, la plupart contemporaines, certaines inédites ou tout au moins difficiles d’accès au moins pour nous (birmanes, portugaises ou persanes).

 

 

 

 DUEL FINAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b - dans "Notre" Histoire de la Thaïlande
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