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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 00:02

titreNous avons évoqué dans nos derniers articles l’exploitation de la majorité des travailleurs thaïlandais et des millions de sans papiers (bas salaire, pas de protection sociale, trafics d’êtres humains). Et encore, nous n’avions pas signalé les dettes des ménages qui toucheraient les 2/3 de la population,  représenteraient 78% du PIB, et obligeraient chaque foyer à utiliser 34% de ses revenus pour rembourser, sans oublier le 1,2 million de personnes qui seraient dans l’incapacité de le faire. (* et **). Alors forcément il peut être indécent de vouloir parler du bonheur thaïlandais. Surtout que, on le sait, la conception du bonheur peut être différente selon les peuples, les cultures et les individus.


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Et pourtant. Quand on vit par exemple, comme nous, dans un village isan, on a le sentiment, indépendamment de leur situation financière, que la vie sociale des Isans est riche, mais de là à parler de bonheur. Les Isans savent bien que le bonheur est à venir, qu’il faut pour cela « gagner des mérites », aller faire des offrandes au temple, prier Bouddha et ses « phis », et en attendant, acheter un billet de loterie, et se réjouir du moment présent. Vous seriez étonnés de leur capacité à partager ce qu’ils ont cueilli, pêché, chassé, reçu … vous seriez peut-être choqué de les voir, jusqu’à plus soif, « fêter » les funérailles, les mariages, les « événements bouddhistes » … Mais peut-on appeler cela le bonheur ?

 

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La question est forcément piégée, tant nous avons tous des difficultés à la cerner, alors en plus la définir pour un Isan, un Thaïlandais ! Et pourtant disait Pascal : " C’est le motif de toutes les actions de tous les hommes, jusqu’ à ceux qui vont se pendre ". Et on a tous, à un moment ou à un autre, réfléchi sur cette notion, sur un ou des principes qui permettraient d’apprécier notre vie, de la déclarer « heureuse » ou non. Philosophes, religions, Etats … en ont donné de multiples réponses. D’autres ont préféré parler de sagesse antique, de vie bonne,  ou de « vie réussie ». (Cf. Luc Ferry, Qu'est-ce qu'une vie réussie ?)


On préfère souvent aujourd’hui la remplacer par la notion de bien-être, déjà moins ambitieuse, plus accessible, et même … mesurable, quantifiable. C’est du moins ce qu’ont tenté de faire le Programme des Nations Unies pour le Développement en introduisant un indice du bonheur en retenant 6 critères : le PIB par tête, l'espérance de vie, la générosité, l'absence de corruption, la possibilité d'avoir quelqu'un sur qui compter et le sentiment d'être libre de faire ses propres choix. Certes. On aura ainsi chaque année un rapport, le World Happiness Report, le Rapport annuel sur le bonheur.

 

bonheur

 

Le 2ème est paru qui place la Thaïlande en 36 ème position ; la France étant 25 ème.


A défaut de convaincre, Jeffrey Sachs, le directeur du Earth Institute de l'université Columbia sous les auspices duquel le rapport a été publié, a déclaré :


 « Le rapport 2013 apporte la preuve que l'analyse et la mesure systématique du bonheur peu nous en apprendre beaucoup sur la manière d'augmenter le bien-être mondial et le développement durable. »

Evidemment tout dépend des critères retenus et des données recueillies par les Etats et des travaux sur le bien-être d'organisations comme l'OCDE, ou encore ceux de l'institut américain Gallup, voire des chercheurs.

On se souvient que le bonheur national brut (BNB) avait été « lancé » par le Bhoutan qui se donnait pour but de bâtir une économie reposant sur des valeurs spirituelles bouddhistes et la culture du Bouthan (sic), en prenant en compte la  croissance et le développement économiques ; la conservation et la  promotion de la culture bhoutanaise, la sauvegarde de l'environnement et l’utilisation durable des ressources, ainsi que  la bonne gouvernance responsable, au travers de 72 critères de mesure.


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D’autres comme Med Jones, président de l'International Institute of Management propose, quant à lui 7 facteurs comme l’économique, l’environnement, la santé physique, la santé mentale, le bien-être au travail, le bien-être social, la santé politique. Chacun de ces critères est évalué individuellement par des enquêtes auprès de la population et des analyses statistiques (le nombre de plaintes au travail, d’agressions, de divorces, de maladies graves, l’usage des antidépresseurs, etc.) donnant une mesure quantitative du bonheur.

Mais il n’est pas difficile de remettre en cause ces approches quantitatives qui dépendent trop des données fournies par les Etats,  des analyses d’organismes complaisants et surtout des critères retenus.


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D’ailleurs, même le nouveau Premier ministre du Bouthan Tshering Tobgay,  nommé en juillet 2013, a remis en cause  le Bonheur national brut, souvent utilisé par le gouvernement précédent pour éviter d’agir sur les quatre grands défis  que sont  l'endettement, la monnaie, le chômage, dont celui des jeunes, et la perception d'une corruption croissante.D’après Wikipédia). Georges Menahem, directeur de recherche au CNRS, pouvait rajouter : «Au Bhoutan, il y a beaucoup de travailleurs immigrés et ces derniers ne sont pas considérés comme des citoyens. (…) Le risque, c’est que lorsqu’on parle du bonheur, on ne parle pas des inégalités, de la dégradation des conditions de travail, de la discrimination».***


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Alors, on ne pourrait pas mesurer le bonheur ?


A l’échelon des pays, l’outil est utile et les indicateurs élaborés ne manquent pas, comme l’ Indice de développement humain (IDH), le Bonheur intérieur net, l'Indice du bonheur mondial… et « l’économie du bonheur ». Eh oui, il existe même une économie du bonheur, qui ne se fonde pas sur les critères objectifs du bien-être (comme l’éducation, l’espérance de vie, PNB/habitant, la santé, la pollution, etc.) mais tente une rationalisation économique du bonheur qui ne pourrait s’appréhender que subjectivement.


Mais dès que l’on veut choisir des critères, des facteurs déterminants, des classifications****, voire des équations, on entre forcément dans la contestation, la polémique. C’est pourquoi plus simplement « l’économiste du bonheur », Renaud Gauche rappelle que : «Au-delà de mesurer, ce qui compte, c’est de construire des politiques publiques. (Cf. son livre Bonheur et économie. Le capitalisme est-il soluble dans la recherche du bonheur ?)


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Mais si on veut malgré tout mesurer l’indice du bonheur mondial (IBM) et le bonheur par pays comme le fait par exemple le  chercheur Pierre Le Roy, sur son site Globeco*****, qui s’appuie sur les travaux de nombreux organismes des Nations-Unies et indépendants, en précisant que ce qu’il « appelle le bonheur collectif, mesuré par l’IBM, constitue un ensemble de facteurs qui rendent plus facile l’accessionau bonheur individuel. Mais ce n’est pas parce que la Suède est en tête de mon classement que tous les Suédois sont heureux ni même qu’ils sont forcément plus heureux que les Français … ».


 indice


Ainsi retient-il pour mesurer l’indice du bonheur mondial, 40 données statistiques qui sont regroupées en quatre chapitres : la paix et la sécurité ; La liberté, la démocratie et les droits de la personne humaine ; La qualité de la vie; L’intelligence, la communication et la culture.

 

Il peut  être intéressant, en nous servant de Globeco, de connaître la place de  la Thaïlande, en sachant que ce classement signifie que les pays bien classés bénéficient d’un fort coefficient de « bonheur collectif », c'est-à-dire de conditions favorables à l’épanouissement du bonheur individuel. (Cf. en note la liste de ces indices retenus et les différents classements de la Thaïlande. *****)

 

La Thaïlande occuperait la 42ème place pour « la paix et la sécurité » (France, la 18ème), la 40ème pour la « liberté, démocratie, droits de la personne humaine » (France, la 9ème), la 57ème pour la qualité de la vie (France, la 10ème), la 45ème pour la communication et la culture (RFICC)  (France, la 20ème).


Et dans le classement général (édition 2013), la Thaïlande serait 47 ème sur 60 pays (qui représentent 95% de la planète).(France, 14 ème, et la Birmanie dernière). (Cf. Les résultats d’autres pays en note*****).

 

Ce classement, comme tout classement, peut laisser perplexe,  mais il signifie, pour le moins, en reprenant l’argument de Globeco, que la Thaïlande et les Thaïlandais sont loin des conditions économiques et sociales qui rendent faciles l’accession au bonheur.

 

Maintenant, vous pouvez rétorquer que les Thaïlandais ne retiendraient sûrement pas 40 données pour savoir s’ils sont heureux ou non.


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Mais, si vous voulez en discuter, et rester honnête, vous ne pouvez vous défiler en évoquant la subjectivité individuelle et devrez avancer vos critères ou les critères que vous supposez thaïlandais. (Ainsi par exemple l’ONU pour le monde,  moins ambitieux que Pierre Le Roy (Globeco), n’en a retenu que six. (Cf. en note )

 

L’exercice peut être fascinant.

 

On peut penser à l’harmonie de la communauté et de la  famille, à la bonne éducation reçue par les enfants, à un métier bien rémunéré avec de bonnes conditions de travail, avec l’assurance d’une bonne retraite, à une bonne santé, à la paix et la sécurité, à la liberté d’expression, à l’égalité et à la fraternité avec une bonne redistribution des richesses, etc, voire une bonne communion avec Bouddha et les phis.

 

La paix ? (On pense aux Thaïlandais du sud) :


Selon le  Global Peace Index qui est une tentative pour classer les pays du monde selon leur degré de pacifisme,  le classement établi selon 23 critères (dont par exemple, le nombre de conflits internes et externes, le nombre de réfugiés ou de personnes déplacées en pourcentage de la population, le niveau de criminalité dans la société, le degré de respects des droits de l'homme, la potentialité d'actes terroristes, etc, ), donne la Thaïlande au 107ème rang sur 152 pays (France, 36ème ) (Cf.  http://fr.wikipedia.org/wiki/Global_Peace_Index)

 

Relevons d’autres éléments de réponse, parus dans le « Petit Journal » par exemple.

 

La famille :


« La première journée internationale du bonheur, organisée sous l’égide de l’ONU, est célébrée le 20 mars. Au classement mondial des pays les plus heureux rendu public à cette occasion, la Thaïlande occupe une somme toute honorable de 52e place sur 156 ». Mais Rajjana Netsaengtip, vice-directrice de l’Office national des statistiques, indique que dans le journal Nation ce classement n’efface pas l’éclatement des familles, avec des milliers de mamans qui laissent leurs enfants à leurs parents restés au village. (Cf. l’article de LB (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) mercredi 20 mars 2013)


Ou bien le bien-être mental, la santé « mentale » ?  


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« Le vice-ministre de la Santé publique, Surawit Khonsomboon, a indiqué mercredi qu’environ 1/5e de la population, soit quelque 13 millions de personnes, étaient atteints de troubles mentaux d’après une étude récente réalisée par le ministère. Les troubles les plus fréquents sont les psychoses, les troubles d’anxiété et les dépressions nerveuses, rapportait le Bangkok Post. » (Cf. Yann Fernandez (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html), lundi 24 septembre 2012).

 Heureusement que cela soit dit par le vice-ministre de la santé publique thaïlandais !


L’absence de corruption ? 

 

Ainsi par exemple, quelles que soit les grilles retenues, la corruption est toujours signalée comme un facteur limitant. Or en Thaïlande :

 

« En septembre 2012, un sondage, effectué dans 17 provinces du royaume, montrait que 65,8% des Thaïlandais sont favorables à la corruption si celle-ci leur bénéficie en premier lieu. Une nouvelle enquête d’Abac, publiée le 18 mars dans le Nation sur ce sujet montre des statistiques encore plus favorables aux pratiques corruptives.

Le sondage a été, cette fois-ci, réalisé auprès d’un échantillon de 1561 personnes à Bangkok. 87% ont reconnu approuver la corruption, et même avoir corrompu un fonctionnaire à leur profit. De fait, et ce n’est pas nouveau, la culture de la corruption est solidement enracinée à tous les échelons de la société thaïlandaise. » (LB (http://www.lepetitjournal.com/bangkok, mardi 19 mars 2013).

 

Autre pays, autres mœurs !

 

Les affaires ? L’économie ?  

 

Mais les Thaïlandais seront heureux d’apprendre que « La politique thaïlandaise d’investissement est l’une des plus attractives du monde. Seuls les Etats-Unis et la Corée du Sud font mieux. » […] Incitations fiscales favorisant l’investissement dans les fonds communs de placements, exonérations d’impôts sur les gains en capital, frais de transaction très bas, pour ne citer que quelques outils, la Thaïlande a une large panoplie législative et réglementaire pour attirer les investisseurs. Les privilèges accordés permettent d’atteindre des rendements élevés. » On ne va quand même pas, comme le  Bangkok Post du 17 mai 2013, reprocher les carences en matière de transparence, ou le flou qui entoure les transactions (coût, rémunération, etc.). (Cf. FP (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) mardi 21 mai 2013)


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Les Thaïlandais seront heureux, comme la banque mondiale de constater que le « royaume reste classé au 18ème rang mondial des pays les plus attractifs derrière Singapour, le 1er de la classe et la Malaisie 8e  » (la France, 38e rang), et qu’ elle est satisfaite des « efforts accomplis dans la baisse des prélèvements sociaux à la charge des employeurs qui sont passés de 5 à 3% en juin 2012.( http://www.lepetitjournal.com/bangkok/economie/en-bref/168000-rapport-doing-business-la-thailande-18eme-pays-le-plus-liberal-du-monde)


Vous avez bien lu ?  La banque mondiale se réjouit de la « baisse des prélèvements sociaux patronaux ».


Sans être économiste, chacun devine à quoi servent les prélèvements sociaux surtout en matière d’éducation, de santé, de retraite par exemple. La Thaïlande étant à la 150 ème place mondiale avec 21,6 % du PIB en 2013 (France 52,9%, 14 ème rang), il n’est pas sûr que la baisse de ces prélèvements patronaux contribue davantage à l’amélioration du système social thaïlandais déjà défaillant.


Mais les Thaïlandais pourront toujours se réjouir d’apprendre que la fortune des 50 familles thaïlandaises les plus riches s’élève à 100 milliards d’euros soit le quart de la richesse nationale, et qu’ils continuent de s’enrichir. (Cf. FP, le petit journal du vendredi 5 juillet 2013).

                                      ___________________________

 

Alors pour conclure, après tous ces classements, toutes ces données, que reste-il du bonheur des Thaïlandais ?


Le classement de l’IBM (lndice du Bonheur Mondial) place la Thaïlande en 47ème position sur 60 pays retenus qui composent 95% de la planète, en tenant compte de 40 données essentielles (Les voir en note). Ce classement indique pour le moins, que les Thaïlandais qui se sentent heureux ont bien du mérite.


D’autres données, comme celles qui estimeraient qu’environ 1/5e de la population, soit quelque 13 millions de personnes, seraient atteints de troubles mentaux, ne plaident pas pour une vision plus optimiste.


Les choix économiques des différents gouvernements d’intégrer de nombreuses filières de production dans le marché mondial avec la volonté de payer au plus bas les salariés thaïlandais, de réduire au maximun les prélèvements sociaux, et de les mettre en concurrence avec des millions de travailleurs étrangers en situation illégale, sous-payés et soumis aux filières mafieuses, ne peuvent pas laisser espérer un proche avenir plus radieux.

Si on ajoute les salaires dérisoires, un système social insignifiant, une place de 150 ème mondial dans la part prélevée pour améliorer la condition des travailleurs, et un déni de la réalité (un taux de chômage annoncé à 0, 8 % avec 39, 3 millions d’actifs, la volonté de maintenir la corruption (Rappel : 87% ont reconnu approuver la corruption) donnent à notre question sur le bonheur un caractère indécent, que l’on doit finalement reconnaître.


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Et pourtant, il doit bien sûr y avoir des Thaïlandais heureux, ou qui se sentent heureux. Des Thaïlandais qui aiment la vie, qui ont le bonheur d’aimer et d’être aimé, ou pour qui « le seul bonheur d’exister est (déjà) un véritable bonheur » (Blaise Cendrars).



Sabay, sabay. Un « bonheur thaïlandais » encore à découvrir.

 

________________________________________________________________

 

 

*Cf. notre article A81. A qui profite le riz en Thaïlande ? http://www.alainbernardenthailande.com/article-a81-a-qui-profite-le-riz-en-thailande-111488464.html


Cette morosité ambiante s’explique aussi par le fort taux d’endettement des ménages thaïlandais. Leur dette représente 78% du PIB, un niveau qui alerte la Banque centrale de Thaïlande. Selon des statistiques de 2012 du National Economic and Social Development Board, chaque foyer dépense en moyenne 34% de ses revenus pour rembourser ses dettes. http://www.lepetitjournal.com/bangkok/accueil/actualite/163164-cout-de-la-vie-la-premiere-ministre-n-arrive-pas-a-rassurer-les-thailandais


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et d’autres articles

 

comme : http://www.lepetitjournal.com/bangkok/accueil/actualite/157092-riz-subventionne-endettement-des-menages-les-patates-chaudes-du-gouvernement http://www.lepetitjournal.com/bangkok/economie/actualite/119066-chiffre-la-dette-moyenne-dun-riziculteur-seleverait-a-100000-bahts

 

** « Deux tiers des ménages en Thaïlande sont endettés », 10 mai 2012. Rédigé par Malo Sevan : « L’ampleur du phénomène surprend. Selon les résultats d’une étude, publiée le 9 mai par le Nation, 10,5 millions de familles thaïlandaises seraient endettées. » http://www.lepetitjournal.com/bangkok/economie/en-bref/147013-eco-la-thailande-s-accommode-d-une-monnaie-forte

 

***Parishttp://www.liberation.fr/evenements-libe/2013/04/06/le-bonheur-national-brut-peut-il-remplacer-le-pib_894192


**** Exemples de classifications.


La hiérarchie définie par Maslow. Une autre classification, réduite à trois niveaux, plus simple, est opérée en sociologie. Besoin primaire ou besoin vital, physiologique. Quelle que soit la société étudiée, il est impossible de s'en passer. Besoin secondaire ou besoin social. Il est impossible de se passer de ces besoins pour avoir une vie normale en société. Ces besoins sont : se laver, posséder une adresse, porter des vêtements en bon état, savoir lire, etc. Besoin tertiaire ou besoin personnel. Il sert à se sentir bien, à être en bonne santé mentale ou simplement de bonne humeur. Donc : avoir des passe-temps, acheter une certaine marque.


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Ou encore Épicure  qui classait quant à lui les besoins et aspirations en quatre catégories : Besoins naturels indispensables à la vie (boire, manger, dormir), au bien-être (maison, hygiènediététiqueaffection), et au bonheur (philosophieamitiésagesse). Aspirations naturelles dont on peut à la rigueur se passer (le sexe, l'amour, jeux, arts, sciences, etc.). Aspirations de création humaine et donc artificielles (richesse, gloire, etc.). Aspirations mystiques et non réalisables (désirs d'immortalité, etc.) ;

Ou les Quatorze besoins fondamentaux selon Virginia Henderson . Cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_du_bonheur


*****

www.globeco.fr www.bonheurmondial.com 

 

Nous gardons les 4 grands chapitres qui constituent les constituants de l’indice du bonheur mondial : la paix et la sécurité ; la liberté, la démocratie et les droits de l’homme ; la qualité de la vie ; l’intelligence, l’information, la communication et la culture.

 

Récapitulatif : Pour la paix et la sécurité :

1 – Le potentiel nucléaire. 2– Les dépenses militaires. 3 – Les victimes de conflits 4 – Les casques bleus 5 – La corruption 6 – Les morts violentes 7 – Les réfugiés 8 – Les décès liés à des catastrophes 9 – Le risque pays 10 – La mortalité des adultes

 

Récapitulatif : liberté, démocratie, droits de la personne humaine :

1 – Pays libres 2 – Degré de liberté 3 – Liberté de la presse 4 – Peine de mort 5 – Femmes parlementaires 6 – Scolarisation des filles 7 – TMM 5 (Les droits des enfants) 8 - 9 – Scolarisation des jeunes (coef.2) 10 – % de chômeurs

 

Récapitulatif : Qualité de la vie :

1 – revenu par tête 2 – Disparités de revenu 3 – Esp.vie à la naissance

4 – Disparités d’esp. vie 5 - Coefficient de GINI 6 – Les suicides

7 – Le taux de CO2 8- Eau et sanitaires 9 – Les forêts 10 – La pollution de l’air

 

Récapitulatif : Recherche, formation, information, communication, culture :

1 et 2 - recherche –développement 3 et 4 – Niveau d’éducation 5 – Education en Afrique subsaharienne 6 – Disparités d’éducation 7 – Journaux  8 – Internet  9 – Films 10 – Tourisme international

 

PAIX ET SECURITE

La Thaïlande se place pour  :

Guerre et paix : Ici pas très pertinent, car il n’y a que deux classifications

Morts violentes : 57 ; (France 30) Corruption : 35 ; (France 17)

 Sécurité économique et financière : 18 ;  (France 7) Sécurité intérieure :   42 ;  (France 22) 

 

LIBERTE, DEMOCRATIE ET DROITS DE LA PERSONNE HUMAINE

La démocratie : 42 La liberté de la presse :  43 Les droits des femmes :  36

Les droits des enfants :  30 La peine de mort : 37ème place. Avec 15 autres pays

 

QUALITE DE LA VIE

Le revenu brut par tête 41 Le coefficient de GINI 39 L’espérance de vie à la naissance 33 Les suicides 49 (la France 50) La pollution de l’air 47

 

RECHERCHE, FORMATION, INFORMATION, COMMUNICATION,

CULTURE

: La recherche développement 45 La formation (coefficient 2) 49 Les journaux 25 Les utilisateurs d’Internet 48

 

CLASSEMENT GENERAL - EDITION 2013 

 

1– SUEDE 130  2 – NORVEGE 138  3 – ALLEMAGNE 179 DANEMARK//

5 – PAYS BAS 202  6 – FINLANDE 203  7 – AUSTRALIE 214  8 CANADA 245  9 – SUISSE 249   10 – IRLANDE 256   … 14- FRANCE 300

 

47 – THAILANDE 781 

 

48 – VIET NAM 788 49 – SENEGAL 790 50 – INDONESIE 803 51 –OUZBEKISTAN 805 52 – IRAN 834 53 – SRI LANKA 848 54 – INDE 863

5 5 – NIGERIA 889 56 – BANGLADESH 907 57 – ETHIOPIE 932 58 – PAKISTAN 962 59 – RD CONGO 1009 60 – MYANMAR 1020

 

_________________________________

L’ONU dans son rapport 2013 a retenu 6 critères : le PIB par tête, l'espérance de vie, la générosité, l'absence de corruption, la possibilité d'avoir quelqu'un sur qui compter et le sentiment d'être libre de faire ses propres choix.

*****Extraits des articles du Petit Journal. (Que nous ne pouvons, au passage,  que recommander à la communauté francophone) :

La famille. « Commentant ces résultats, Rajjana Netsaengtip, vice-directrice de l’Office national des statistiques explique  dans le Nation qu’une des clés du bonheur réside dans l’unité familiale. Or, nombre de jeunes thaïlandais du nord du pays notamment sont obligés de migrer dans les villes touristiques du pays, dont Bangkok, à la recherche d’un meilleur salaire.

Ces jeunes vivent loin de leur famille, souvent dans des conditions précaires. Un exemple parmi d'autres : de nombreuses jeunes mamans laissent leurs enfants à leurs parents. Elles partent chercher “fortune” à Bangkok. Dans le meilleur des cas, elles envoient de l’argent à la famille tous les mois, mais ne rentrent souvent, qu’une fois par an, lors de la nouvelle année en avril, dans leur province natale. Cet éclatement familial ne contribue certainement pas à leur épanouissement personnel. » LB (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) mercredi 20 mars 2013

 

La santé mentale. « Selon Surawit, le nombre de personnes atteintes de maladies mentales est à la hausse. Le vice-ministre de la Santé a indiqué que cette tendance devrait s’accentuer dans le futur. "En raison de l'urbanisation, la société va devenir plus fragile et centrée sur elle-même, explique-t-il. La majorité des ménages vont sans doute être constitués uniquement du père, de la mère et des enfants (ndlr : moins de personnes âgées vivront avec le reste du foyer), avec des femmes jouant le rôle de chef de famille dans la plupart des foyers » Yann FERNANDEZ (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) lundi 24 septembre 2012

La corruption. – Une culture solidement enracinée en Thaïlande LB (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) mardi 19 mars 2013, et (1) Chronique de Thaïlande : petit manuel de la corruption (I) et Chronique de Thaïlande : petit manuel de la corruption (II)  

 

« La politique thaïlandaise d’investissement est l’une des plus attractives du monde. Seuls les Etats-Unis et la Corée du Sud font mieux. »

Morningstar vient de publier les résultats (et un classement) de sa 3ème enquête mondiale sur les politiques nationales réservées aux investisseurs dans les fonds. Celle-ci évalue l’expérience des investisseurs dans les fonds communs de placement dans 24 pays. Cette agence américaine spécialisée dans la gestion et l’étude des fonds de placement a retenu comme critères la protection de l’investisseur, la transparence, les frais de gestion, la distribution et la fiscalité. Les Etats-Unis sont les premiers de la classe mais la surprise vient de la troisième place occupée par la Thaïlande qui arrive derrière la Corée du Sud et devance Singapour, Taiwan et les Pays-Bas………….

FP (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) mardi 21 mai 2013


RAPPORT DOING BUSINESS – La Thaïlande 18ème pays le plus libéral du monde Selon un rapport de la Banque Mondiale, la Thaïlande est un pays où il y fait bon faire des affaires. Le royaume reste classé au 18ème rang mondial des pays les plus attractifs derrière Singapour, le 1er de la classe et la Malaisie 8ème.  10 domaines : création d’entreprise, obtention de permis de construire, raccordement à l’électricité, transfert de propriété, paiement des taxes et impôts, commerce transfrontalier, obtention de crédit, protection des investisseurs, exécution des contrats et règlement de l’insolvabilité.
La Thaïlande conserve son classement à la 18ème place (la France passe du 34e au 38e rang). Le pays du sourire reçoit des satisfécits pour les critères suivants : la protection des investisseurs, la fourniture d'électricité et de traitement des permis de construire. Le rapport relève aussi les efforts accomplis dans la baisse des prélèvements sociaux à la charge des employeurs qui sont passés de 5 à 3% en juin 2012. La Banque mondiale se félicite également que la Thaïlande ait mis en œuvre au cours des huit dernières années 13 réformes concernant six des dix domaines clés. http://www.lepetitjournal.com/bangkok/economie/en-bref/168000-rapport-doing-business-la-thailande-18eme-pays-le-plus-liberal-du-monde 

 

 

 

 

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