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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 23:02

titreLe Roi Vajiravudh วชิราวุธฯ (2) est né le 1er janvier 1881 (3). Il est le fils de Chulalongkorn et de l’une de ses quatre reines, เสาวภาผ่องศรี Saowaphaphongsi,  sa demi-sœur consanguine. (Elle est la fille de Rama IV et de l’une de ses épouses la princesse ปิยมาวดี Piyamavadi.) 


Son demi-frère, Vajirunhit วชิรุณหิศ l’aîné (né le 27 juin 1878) est alors l’héritier.

 

Vajirunhis

 

Il est le fils de la reine Sawang Watthana สว่างวัฒนา, la première des « reines consort », également demi-sœur consanguine du roi et grand-mère du roi actuel.

 

sawang

 

Sa position d’héritier est confirmée le 14 janvier 1886 mais il meurt de la fièvre typhoïde le 4 janvier 1895.


Vajirunhit est à cette date en Angleterre où son père l’a envoyé poursuivre ses études. Il devient prince héritier ;

 

Designation-du-fils-1-copie-1.jpg

 

La cérémonie d’investiture a lieu le 9 mars à la légation de Londres. Le prince Sawatdiwat สวัสดิวัตน์ (l’un des fils de Rama IV)

 

sawatdi

lui remet les insignes des ordres qui lui sont conférés ainsi que les documents établissant ses droits à la succession, en présence des fonctionnaires de la légation, de nombreux membres de la famille royale et de tout ce que Londres compte de visiteurs distingués (4). Nous savons qu’il a poursuivi ses études en Angleterre (5) et appartenu - noblesse oblige – au très recherché « Bulligdon Club ».


Lors de la cérémonie d’investiture du roi d’Angleterre se produit un épisode de son existence qui est peut-être sinon probablement l’explication l’une des suites erratiques de sa vie privée même s’il est ignoré ou volontairement passé sous silence. Il éprouve le légendaire coup de foudre, il a 21 ans, pour une « trop charmante américaine », Miss Eléonore Wilson, fille d’un « général américain » de Philadelphie, qui assistait aux cérémonies.

 

belle americaine

 

Quel est ce général ? Difficile de le savoir. Le jeune prince s’empresse de solliciter sa main, la jeune personne n’aurait été qu’à « moitié hésitante ». Elle n’était (parait-il) pas d’une « indiscutable beauté », mais la beauté passe et restait la séduisante perspective d’une souveraineté fastueuse. Comme chacun sait « les filles de la démocratie américaine ne sont pas insensibles à ce genre de contingences ». « Un point reste douteux, le paternel, celui du Siam s’entend, donnera-t-il son consentement » (6). L’épisode est rapporté à diverses reprises dans la presse française de l’époque, en tous cas, les fiançailles sont annoncées dans le « North American » de Philadelphie (7). « Le paternel » comme le nomme la presse française de façon irrévérencieuse, n’a probablement pas donné son consentement ? (8). Débat intérieur très cornélien ? En tous cas Titus a renoncé à l’amour de Bérénice comme Louis XIV renonça pour un trône à celui de Marie Mancini !

 

berenice

Cette amourette ou ce grand amour est-elle à l’origine de la traduction en thaï que fit le monarque de « Roméo et Juliette » ?

 

ROMEO ET JULIETTE

 

Le prince héritier retourna donc au Siam en 1902 et devint moine en 1904 selon la tradition bouddhiste. En 1907, lors du voyage de son père en Europe, en partie pour traiter aux eaux de Baden-Baden la maladie pulmonaire qui devait l’emporter prématurément, il fut désigné comme régent du Siam. Chulalongkorn décède le 23 Octobre 1910 et Vajiravudh lui succède sans difficultés comme roi de Siam, la première en tous cas dans l’histoire du Siam qui ne suscita pas de « difficultés ». Les cérémonies du sacre furent fastueuses, en présence de tout le Gotha européen, nous y reviendrons.


***

Vajiravudh reste un roi « sans reine » pendant environ dix ans.

 

roi-sans-reine.jpg

 

Ce détail – est-il interdit de rester célibataire à quarante ans, fut-ce au Siam ? – va nous montrer la manière dont certains écrivent l’histoire  (9).

Il est en tous cas certain qu’il n’est pas insensible au charme féminin : nous vous avons conté l’histoire du cadeau somptueux qu’il fit à une danseuse Russe, Nadia (ou Nadieshda) Yerusalimsky, fille d’un tailleur russe de Bangkok qui vint danser devant lui au palais royal en 1912 (10).


Mais en 1920, il rencontre au théâtre du palais Phayathai

 

Palais

 

celle qu’il élève au rang de princesse Vallabha Devi.


fiancée Valaba

 

Les fiançailles sont annoncées mais rompues quelques mois plus tard. Inquiétude de ses sujets, mais le bruit court bientôt qu’il avait arrêté son choix sur une demi-sœur de sa première fiancée siamoise, la princesse Lakshamilavan ลักษมีลาวัณ.


fiancée 2

 

Le mariage n’aurait pas été formalisé et le couple se sépare faute pour l’ « épouse » de pouvoir lui procurer un héritier. La princesse vécut alors sans faste loin de la cour et mourut assassinée par un cambrioleur en 1961. Restons-en là : Nous n’entrerons pas dans la chronique détaillées de la famille royale, notre propos n’étant pas d’écrire « les histoires d’amour de l’histoire du Siam » (11).


Il est en tous cas manifestement soucieux d’assurer la pérennité masculine de sa royale lignée et formalisera quelques « mariages » successifs dans des familles de la haute noblesse (en général de la proche famille), remplaçant allégrement les épouses infécondes, après des enfants mort-nés, l’une d’entre elle lui procure de fausses joies, trois fausses couches successives.


Il meurt prématurément le 25 novembre 1925 mais il a eu la joie la veille de sa mort d’apprendre la naissance de sa seule héritière, เพชรรัตนราชสุดา la princesse Phetcharat Ratchasuda,

 

fille

 

le 24 novembre. Il aurait, sur son lit de mort, murmuré «  It’s well ». Sa mère est la reine สุวัทนา Suwatthana,

 

Phra Nang Suvadhana

 

épousée en 1924, issue par sa mère de la famille Bunnag, cousine du roi actuel, apparentée également à la famille royale Khmère par les Bunnag, morte en 1985 couverte d’honneurs. Elle mourut à Bangkok en 2011 avec la réputation d’être une calculatrice prodige, également couverte d’honneurs.

 

Nul ne peut prédire ce qu’aurait été la suite de la dynastie si le roi n’était mort à 44 ans.


***

 

On prête au souverain (encore Wikipédia !) d’avoir manifesté une hostilité ouverte à la polygamie. Il n’en a toutefois pas manifesté la preuve concrète.

Quelques jours avant sa mort, le 11 novembre 1925, fut promulgué le « code des lois civiles et commerciales » ประมวลกฎหมายแพ่งและพาณิชย์

 

code civil

 

auquel fut, en 1935 seulement, ajouté l’article 1452 : ชายหรือหญิงจะทำการสมรสในขณะที่ตนมีคู่สมรสอยู่ไม้ได้ « Un mariage ne peut pas intervenir entre un homme ou une femme qui sont déjà mariés » (version anglaise plus ou moins officielle : « A marriage cannot take place if the man or woman is already the spouse of another person ») (12). 


***

Nous avons déjà rencontré ce Roi, esprit brouillon et touche-à-tout certainement à de nombreuses reprises dans nos articles précédents (5). Deux de ses réformes (qui ne sont pas d’une importance majeure) révèlent en tous cas deux traits de son caractère qui sont sous-jacents dans le déroulement de son règne :

 

L’esprit « religieux » :

 

Le roi fit passer en 1912 la computation du temps d’un calendrier issu de références historiques à un calendrier à référence plus religieuse qu’historique. Il abandonna la computation du calendrier de son père pour lui substituer l’ère bouddhiste dont le point de départ est fixé à la date présumée de la mort de Bouddha, 543 ans avant Jésus-Christ. L’ère Rattanakosin, instituée par le Roi Rama V lui-même en 1889, commençait symboliquement à la date de l’établissement de la nouvelle capitale du fondateur de la dynastie Chakri, Rama Ier, à Bangkok, le 1er avril 1781 de l’ère chrétienne. La 126ème année de l’ère Rattanakosin correspondait par exemple à l’année 1907. La date de cette abrogation est du 21 février 1912 qui fit passer les Siamois de l’année rattanakosin 131 (ro so ou ร.ศ) à l’année bouddhiste 2455 (pho so ou พ.ศ).


calendrier-2.jpg

 

Nous trouvons encore la preuve de sa ferveur bouddhiste dans une série d’une douzaine de lettres adressées à ses scouts en 1914, les fameux « enfants tigres » dont le titre se suffit à lui-même (13) : « …religious topics … ». A la lecture de ces discours assez mystiques, il est permis de se demander si – ce qu’on lui a reproché –  il comptait vraiment faire de ses scouts sa garde prétorienne ?


scouts-2.jpg

 

Nous trouverons enfin un autre signe de sa ferveur bouddhiste dans la loi relative à la succession royale qu’il édicta en 1924 peu de temps avant sa mort, une espèce de constitution avant la lettre. Elle prévoit expressément que le monarque doit – à peine de déchéance – « être de religion bouddhiste et défenseur de la foi ». Cette disposition a été reprise dans la constitution de 1932 imposée à son successeur alors que la présence d’un successible adepte de la religion du Prophète ou de celle du Christ – catholique ou catholique orthodoxe - n’est pas une hypothèse d’école ? Celle de 2007 en tous cas, la dernière en date, impose au monarque d’être de religion bouddhiste.

 

Le changement de titulature :

 

On lit souvent que par « souci de simplification », il décida que les monarques de la dynastie seraient désormais nommés « Rama » à compter de Phraphutthayotfa Chulalok devenu Rama Ier jusqu’à lui-même portant le numéro VI. L’explication est un peu sommaire. Les écrivains ou les journalistes français n’ont jamais eu de difficultés à parler du roi Monkut, du Roi Chulalongkorn ou du Roi Vajiravudh !


Les rois de la dynastie Chakri se targuait d’un lien de succession avec le grand Naraï que cite le Ramakian, version siamoise du Ramayana. Tous les monarques de la dynastie avaient dans leur titulature le titre de สมเด็จพระรามาธิบดี  Somdet Phra Ramathibodi » (อธิบดี athibodi, c’est « le souverain »)  du numéro I au numéro VI, ou en raccourci tout simplement « Phra Rama » ce qui peut se traduire par « Rama le grand ». La référence à la mythologie indoue reprise dans le Ramakian est explicite : Phra Vishnu (Naraï pour les Siamois) est descendu (avatar) dans le monde des humains sous le nom de Rama pour régler les souffrances et réprimer le mal.


phra-vishnu-narayan-704720.jpg

 

La référence au caractère mystique sinon sacré de ses fonctions est évidente. Le roi est เจ้าฟ้า chaofa, maître du ciel comme il est maître de la vie. Ce n’est évidemment pas de la légitimité populaire qu’il tient ses pouvoirs !


Rama VI est parfaitement conscient de la supériorité de sa lignée et manifeste une satisfaction marquée à être admis dans le cercle des grands de ce monde. Nous n’en citons qu’un exemple : lors du voyage européen de 1897, il est adolescent et accompagne son père. Il rencontre à Madrid le jeune Alphonse XIII alors âgé de 11 ans, et tous deux se comportent comme des gamins qui jouent aux billes.

 

alphonse.jpg

 

En mai 1902, il retourne représenter son père aux cérémonies du couronnement d’Alphonse XIII, dont il fit un compte rendu épistolaire (14), laissons lui la parole « Je ne dois pas oublier de mentionner ce qui, pour moi, fut un incident très agréable. Le jeune roi, se trouvant près de moi dans la foule, m'a pris à part et m'a demandé des nouvelles de divers membres de ma famille qu'il avait rencontrés en 1897. En m'adressant à  lui, naturellement je l'appelais « Votre Majesté », sur quoi il a levé la main et m'a arrêté : « Pourquoi me parlez-vous de cette façon ? Quand vous étiez ici en 1897, j'étais Alfonso. Laissez-moi rester Alfonso. Vous et moi sommes assez bons amis pour nous adresser l'un à l'autre par nos noms ». Vous pouvez vous imaginer comme j'étais heureux ».


Voilà qui en 2014 peut prêter à sourire. N’oublions toutefois pas qu’Alfonse XIII, quel qu’aient été ses faiblesses, est un Bourbon d’Espagne descendant direct de Louis XIV et par là lointain mais direct descendant de Hugues Capet, il a sur ses épaules près de 1.000 ans d’histoire, il est le représentant de la plus ancienne dynastie régnante au monde (l’ascendance de la dynastie japonaise est aussi fantaisiste que légendaire). Auprès de lui, les monarques européens sont des croquants. Il y eut probablement peu de personnes qui purent se targuer d’avoir appelé le roi « Alfonso » !


***

Ces deux éléments de son caractère vont avoir en particulier une évidente incidence sur ce que nous pensons avoir été l’une de ses réformes d’importance, même si elle ne fut pas la première dans le temps, la « Loi du palais sur la succession », qui, en 1924, règle ou tente de régler d’une façon partiellement claudicante la question de la succession au trône. Il ne s’agit pas d’une « constitution » au sens occidental du terme, mais d’une « loi successorale », le roi estimant que son bon peuple n’était pas mûr pour une constitution. Bonne ou pas, elle est toujours en vigueur pour avoir été reprise de façon explicite dans la constitution de 2007. Ce sera l’objet de l’un de nos prochains articles.


« La nation est un navire, le roi est son barreur, et tous les vrais Thaïs ont le devoir de l'aider en pagayant » (15).

 

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Notes

 

(1) Expression peut-être un peu exagérée pour un règne de 15 ans, utilisée par Jean Baffie « Présentation, un règne de transition trop peu étudié » in « Aséanie », 11 – 2003, pages 157-162 d’autant que ce règne a été marqué par de multiples réformes, de nombreux événements et que son étude n’a pas été négligée.


(2) Nous vous épargnerons ses titres complets. La transcription Vajiravudh (« le bruit du tonnerre ») en caractères romains est celle qu’il a choisie, nous verrons qu’il s’est, probablement le premier, intéressé dès le début de son règne à la romanisation de sa langue.


(3) Rappelons qu’il ne s’agissait pas de l’aube d’une année nouvelle puisque l’année bouddhiste (année chrétienne plus 543) commence en avril. Le passage au millenium, arbitrairement fixé par les média au 31décembre 1999 - 1er janvier 2000 n’a fait ni chaud ni froid aux thaïs … d’autant que le changement de siècle s’est fait entre le 31 décembre 2000 et le 1er janvier 2001 !

Sur le calendrier ancien et sur le calendrier bouddhiste, voir la source (en thaï) du Bureau de la Commission de la Culture thaïe :

http://web.archive.org/web/20080430075311/http://www.culture.go.th/knowledge/vid/newyear/04.htm


(4) La cérémonie est décrite dans « Toung Pao » de 1895.


(5) Voir notre article 156 « Introduction au règne de Rama VI ».


(6) Nous citons « Gil Blas », numéro du 27 octobre 1902.


(7) Voir « Le matin », numéro du 21 octobre 1902 mais tous les quotidiens français de l’époque (ils sont nombreux) ont repris l’information.


(8) La loi successorale formalisée par Rama VI en 1924, sur laquelle nous reviendrons, prévoit expressément en son article 11 que sont formellement exclus de la ligne successorale les descendants dynastes de la famille royale mariés à une étrangère. Règle coutumière probablement avant d’être de droit positif, de bon sens aussi. Le droit du sang régnant aux Etats-Unis, il eut été difficile à admettre que les héritiers à venir de cette alliance inégale puissent avoir la nationalité américaine !


droit-du-sang.jpg

 

L’histoire retient en tous cas l’aventure sentimentale du prince Chakkraphong Phuwanat  จักรพงษ์ภูวนาถ, né en 1883, fils du roi Chulalongkorn et frère cadet du roi Vajiravudh, qui, envoyé faire ses études à Saint-Pétersbourg en 1898, tomba amoureux d'une jeune infirmière de Kiev, Ekaterina Desnitskaya, l'épousa à l'insu de ses parents en l'église orthodoxe russe de Constantinople en 1906, et la ramena à Bangkok où il mourut en 1920.


russe

 

Il avait avant sa mort divorcé de son infirmière russe et épousé une authentique princesse siamoise qui ne lui donné pas d’enfant successible !  Le fils du premier mariage, Chula Chakkraphong จุลจักรพงษ์, né en 1908,

 

Chakrapong.jpg

 

fut écarté du trône auquel il pouvait en principe prétendre à la mort sans descendance mâle de son oncle Vajiravudh parce que sa mère – que Chulalongkorn n’aurait jamais vu ni reçu ni reconnu - était farang. Affirmation à tout le moins douteuse (Wikipédia !) si l’on sait que son père lui manifestait une affection marquée et l’appelait dans le privé « Thanphra Ongnu » (ท่านพระองค์หนู) littéralement « ma petite souris ». Il est toutefois probable que les fonctions royales ne l’intéressaient pas, à la fois passionné de courses automobiles

 

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et auteur d’une histoire de sa famille « Lords of Life: the paternal monarchy of Bangkok, 1782 –1932 », publiée à Londres en 1960.


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Nous n’avons toutefois pas pu savoir s’il avait adopté la religion catholique-orthodoxe de sa mère ?


(9) Le monarque est « revendiqué » par l’universelle « communauté » des homosexuels, sans qu’en soit apporté la moindre justification. « Homosexuel excentrique » peut-on lire sur Wikipédia (évidemment !). Selon un historien américano-thaï dont nous tairons le nom par charité, le fait qu’aucune source historique thaïe ou anglaise ne donne aucune indication sur ses « orientations sexuelles » en est la preuve. C’est un syllogisme à la Ionesco : « Tous les hommes ont des tendances homosexuelles, or Virajudh est un homme donc Virajudh est homosexuel ».

 

syllogisme

 

Nous essayons, modestes historiens amateurs « du dimanche » de nous abstenir de ces affirmations péremptoires de vérités ou de contre-vérités.

pedes-copie-1.jpg

 

(10) Voir notre article A 88 « Un bracelet de Rama VI offert à une danseuse, réapparaît ».


(11) Les Thaïs sont apparemment aussi friands que les Français des chaumières des faits et gestes des têtes couronnées, membres des familles royales ou de la haute noblesse : voir les invraisemblables tirages de revue du style « Point de vue » ! De nombreux sites Internet thaïs s’y consacrent, par exemple l’excellent www.soravij.com. un véritable Gotha siamois fort bien ficelé.

Nous y avons puisé d’abondance ainsi que dans les ouvrages thaïs suivant :

สว่างวัฒนาๆ (« Sawang Watthana ») par Wénissa Séniwong (1996, ISBN 9748610).

พระบาทสมเด็จพระมงกูฏเกล้าเจ้ายู่หัว  รัชกาลที ๖

« Phrabatsomdetphramongkutklaochaoyuhua - le sixième règne » (2010, ISBN 9789740719779).

 

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พระราชประวัตี ๙ รัชกาล « Histoire des 9 rois de la dynastie » par Douangphon Thipapan (1992, sans références ISBN).

 

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Et enfin dans la volumineuse correspondance que nous a adressée notre ami doctorant Rippawat Chirapong en date du 23 septembre 2014.


(12) Voir notre article 154 « La condition de la femme au Siam au début du XXème siècle ».


(13) « Lectures on religious topics delivered by his majesty the king of Siam to his « scouts soldiers » ».


(14) Ces huit lettres écrites originairement en anglais, ont été traduites en thaï et en français sous le titre « The spanish coronation - le couronnement espagnol – ราชาภิเษกพระเจ้ากรุงสเปน » et publiées à Bangkok en 2007 seulement.


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(15) Ecrit dans un article du Phim thai du 7 mai 1915 sous son nom de plume Asvabahu.

 

 

 

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