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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 00:02

titre.jpgNous avons déjà fort longuement parlé de la romanisation du thaï (1), citant d’abondance le roi Rama VI alias Vajiravudh, pour nous contenter, ici,  de rappeler en guise d’introduction les conclusions du monarque dans un article publié dans le journal de la Siam Society (2) ironisant (peut-être) courtoisement à la fois sur ses compatriotes et sur les diverses propositions de romanisation déjà discutées la docte revue  (3) :


« Je voudrais répondre à une question, est-ce que le système proposé est destiné aux chercheurs,


tournesol.jpg

 

aux touristes

 

Dumollet.jpg

et aux globe-trotters

 

globeu.jpg

 

ou aux résidents européens ?

 

 ---------.jpg

S’il est destiné aux chercheurs, le système devrait à mon avis autant que possible être fondé sur le système Hunterian afin de les aider dans leur travail de recherche de l’étymologie et des dérivations.

 

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S’il est destiné  aux résidents européens, alors il faudrait y qu’il y ait au moins trois tableaux distincts tant pour la phonétique que pour l’orthographe, l’un pour les résidents de Bangkok, l’autre pour les résidents des régions du nord et un troisième pour la péninsule malaise, à moins qu'ils ne préfèrent adopter le tableau des lettrés, qui conviendrait à l’ensemble du Siam.

 

Si ce sont les touristes et les globe-trotters qui sont concernés, alors je suis fortement enclin à leur donner le fameux conseil de Mr Punch à ceux qui sont sur le point de se marier : n’en faites rien ! »

 

***

Toutefois, on peut noter que le système élaboré par le roi Vajiravudh, est toujours en vigueur dans un domaine restreint, à savoir la « transcription du palais » qui rend tout simplement hommage à l’étymologie en donnant aux consonnes ayant un son similaire une transcription différente selon leur origine thaï, pali ou sanscrit.


Il s’appelle วชิราวุธ, nom systématiquement transcrit Vajiravudh. La transcription officielle de l’académie royale serait Wachirawut. N’entrons pas dans le détail mais la consonne finale ธ qui en position finale dans une syllabe se prononce « t » et en position médiane « » suivi d’une expiration (« th ») est délibérément transcrite par le monarque « dh », elle est d’origine sanscrit, rien à voir avec un « t » ordinaire ! Ceux qui parlent peu que peu le thaï savent d’ailleurs qu’à l’oreille la différence entre le son « » et le son « t » n’est pas toujours évidente.


Son successeur, ประชาธิปก Prachathipok selon la transcription officielle devient en transcription du palais Prajadhipok. อานันทมหิดล son successeur, Ananda Mahidol en transcription royale serait selon le RTGS Anantha Mahidon. Son successeur enfin, le roi Rama IX se nomme ภูมิพลอดุลยเดช. La transcription officielle conforme à la prononciation serait Phumiphon-adunyadet mais le roi a lui-même choisi, suivant les instructions de son oncle, la transcription Bhumibol Adulyadej qui peut sembler incohérente en première analyse (mais en première analyse seulement) si l’on sait que le son « bh » n’existe pas en thaï, que la lettre « » en position finale dans la syllabe se prononce « » et que la lettre « j » en position finale dans la syllabe se prononce « ». Même observation pour ceux qui connaissent un peu le thaï, la différence à l’oreille entre le son « b » et le son « » est souvent difficile à faire surtout lorsqu’en position finale dans la syllabe, sa prononciation est à moitié avalée : le ครับ khrap de courtoisie qui doit terminer chacune de nos phrases (pour les hommes) est parfois transcrit (notamment dans des méthodes anglophones) « khrab ».


Restons-en là de cette très érudite translitération : En fonction de leur origine, le monarque transcrit des consonnes qui représente le même son de façon différente, ainsi un ฆ « kh » sanscrit et rarissime deviendra « gh », un autre plus ou moins obsolète ฅ devient « q » un ฌ « j » tout aussi sanscrit et tout aussi rarissime deviendra « jh » et un ษ « s » également sanscrit mais plus fréquent deviendra « sh » (15).


Une dernière observation sous forme d’ailleurs de question, cette romanisation royale ne semble pas pouvoir s’appliquer au commun des mortels. L’épouse de l’un d’entre nous répond au nom de famille de ภูสีไม้ transcrit sur son passeport Phusimai mais la translitération royale donnerait Bhusimai ? Je me garderai de l’utiliser.


***

Le roi a eu le mérite, dans la citation que nous donnons en tête de cet article, de poser une bonne question, chacun sachant ou devant savoir que le meilleur moyen de répondre intelligemment à une question, c’est d’abord de la poser intelligemment et c’est ce qu’il a fait, beaucoup mieux que les signataires des très érudits articles du journal de la Siam society.


SSS.jpg

 

Pourquoi faire ?


Pour les vrais érudits, il est probable qu’ ils savent lire le thaï et une romanisation ne s’impose pas. Et ils connaissent éventuellement le système Hunterian qui n’est pas du niveau d’un B.A.-BA. Mais ils disposent des deux systèmes académiques, norme ISO

 

Consonnes

Consonnes

 

voyelles

Voyelles

 

diacritiques-

Signes diacritiques

 

chiffres

Signes de ponctuation et chiffres

 

ou la phonétique internationale.

 

API

Pour les nécessités géographiques, cartes routières, panneaux de signalisation, il existe le RTGS qui est largement suffisant, la tonalité selon laquelle doit se prononcer le nom de la ville ou son étymologie n’ayant strictement aucune importance.

 

RTGS

 

Il en est de même pour les documents administratifs bilingues, passeports par exemple.


Pour les besoins du palais, la transcription royale de Rama VI est plus élaborée, payant sa dette à l’étymologie (mais pas aux tonalités) et parfaitement adaptée aux rapports internationaux. Il ne viendrait à personne l’idée d’appeler notre roi autrement que S.M. Bhumibol Adulyadej !

Et pour les touristes et les globe-trotters, le conseil royal est toujours d’actualité !

A ces systèmes de translitération, et pour être complet, le professeur Carral en analyse un cinquième dans sa thèse, celui des karaokés, un aspect comme un autre de la vie en Thaïlande. Il nous semble pour l’avoir un peu pratiqué, qu’il est le plus souvent aberrant et ne peut être d’aucun secours, sauf à avoir quelques connaissances élémentaires de la langue parlée.

                                               _____________________________


Bref, rien de bien nouveau sous le soleil du Siam, que depuis la première description de la langue siamoise par La Loubère (4),

 

La-Loubere.jpg

 

où tous les érudits -qui se sont intéressés à la langue, auteurs de grammaires ou de dictionnaires- ont cherché à reproduire à l’aide de nos caractères romains les éléments essentiels de la langue siamoise en sus du son des consonnes et du son des voyelles, la tonalité de la syllabe et la longueur de la voyelle (5).


On discutera encore longtemps sur le meilleur mode de noter en lettres latines les mots de la langue thaïe, indispensable pour faciliter aux apprenants l'acquisition des premiers éléments de la langue.

 

La romanisation officielle (Royal Thai General Système RTGS) dont nous avons longuement parlé (1) est un pis-aller mais toutefois indispensable pour les retranscriptions des noms de lieux même si elle est respectée de façon aléatoire. Elle est utilisée (et apparemment bien respectée) dans la transcription des noms propres sur les passeports en particulier. Elle a au moins le mérite de n’utiliser que les lettres de notre alphabet en évitant les diacritiques et autres signes cabalistiques. Les deux méthodes d’apprentissage (française et anglaise) les plus répandues n’ont rien inventé par rapport à la translitération de Monseigneur Pallegoix (6).

 
Pallegoix.jpg 

 

Les méthodes purement scientifiques, l’alphabet phonétique international est un outil pour spécialistes, la norme ISO 11940 (7) est inutilisable au quotidien (8). Elle est un outil à utiliser dans un contexte purement académique qui dénature totalement la physionomie et l’orthographe de la langue tout en étant d’une complexité extrême. Elle a une forme simplifiée, la norme ISO 11940-2, qui se rapproche beaucoup de la norme officielle de l’académie royale RTGS.

 

***

 

Il nous faut bien dire quelques mots sur une tentation perverse, celle d’un changement pur et simple d’alphabet ! Pour éviter tout malentendu, il n’a jamais été dans les pensées de nos érudits de substituer l'alphabet latin à celui de Rama Kamhaeng mais simplement d'établir une orthographe rationnelle pour les noms propres.

 

La tentation a pourtant existé et existe peut-être encore.

 

L’idée récurrente de la suprématie de l’écriture latine est un héritage de la colonisation qui voyait dans l’emploi des lettres latines le signe d’une civilisation supérieure.


civilisation.jpg

 

Pourquoi pas d’ailleurs l’alphabet grec, l’alphabet cyrillique, l’alphabet arabe, l’alphabet gothique ou l’alphabet étrusque ?


alphabet-etrusque.jpg

 

Les autorités coloniales françaises (auxquelles les Siamois ont échappé) l’ont mise en avant dans les pays antérieurement soumis à la souveraineté siamoise, le Cambodge et dans une moindre mesure le Laos. Au Cambodge, dont la langue n’est pas tonale, on critiquait la complexité de son alphabet (laquelle est toute relative).

 

L’érudit français, Louis Finot

 

FINOT.jpg

 

avait déjà proposé une romanisation du cambodgien (9). Son système est probablement tout aussi compliqué que l’alphabet cambodgien mais présentait (pour lui) l’avantage d’utiliser notre alphabet. Quarante ans plus tard, le gouverneur français du Cambodge (de 1942 à 1945) est un dénommé Hoeffel qui semble n’avoir laissé aucune trace dans l’histoire. En 1943, le gouvernement royal du Cambodge et lui-même croient devoir se lancer dans la romanisation de l’alphabet khmer selon un système conçu par Georges Coedés


img-6-George-Coedes-1930.jpg

 

alors directeur de l’Ecole Française d’Extrême-Orient. Cette opération mercenaire n’ajoute rien à la gloire de Coedés. Le Ministère de l'éducation était chargé de sa mise en œuvre.


Il aurait alors déclaré que la romanisation engendrerait le progrès dans le domaine de la littérature et des arts cambodgiens en général. On se demande pourquoi et comment ?  Et d’ajouter que le progrès du Cambodge l’exigeait. C’est évident, non ?

 

Coedés imagina donc un  alphabet romanisé cambodgien composé de 26 lettres et d’une série de signes diacritiques pour les voyelles courtes et longues, en empruntant quelques signes de ponctuation au français. Un journal local, Kambuja utilisa partiellement ce système d'écriture de septembre 1943 jusqu’au début de 1945, couvrant  de caractères romanisés un dixième de ses pages avec des nouvelles de l'étranger, des publicités locales et les avis du gouvernement.

 

Mais, et c’est une évidence, une grande partie de la population y était hostile, lettrés ou même illettrés, chefs religieux ou militants nationalistes hostiles à la présence française.  C’était tout simplement pure provocation. L’occupation japonaise en 1945 s’empressa de faire disparaître toute trace de ce système et les Japonais ne semblent pas avoir voulu « nipponisé » la langue.

 

Lorsque la France reprit le contrôle du Cambodge, elle ne relança pas ces tentatives. Le Laos y échappa de peu, probablement parce que Coedès ne pouvait être à la fois au four et au moulin ! (10). Il est permis de se demander si, dans les années 43-45, il n’y avait pas en Indochine française des problèmes plus sérieux que de romaniser le cambodgien ?

 

petain.jpg

 

***

 

L’exemple justificatif choisi par les partisans de cette romanisation était un fort mauvais exemple, le pire peut-être, celui du vietnamien.

Le vietnamien est une langue à six tons (le thaï n’en a que cinq et le cambodgien n’en a aucun). Lors de son évangélisation, il existait bien une écriture mais qui utilisait les idéogrammes chinois. L’apprentissage de ces caractères nous dit Lunet de la Jonquières qui a étudié le chinois à l’école des langues orientales nécessite « trois à quatre ans d’études journalières pour apprendre les quatre mille caractères qui constituent le premier bagage littéraire d’un étudiant » (11).

 

Les premiers missionnaires portugais venus évangéliser la péninsule y ont appris la langue et  cherché à la romaniser. C’est le père Alexandre de Rhodes,

 

Alexandre de Rhodes 6

 

un jésuite d’Avignon (12) qui eut le mérite au XVIIème de formaliser cette romanisation, un système appelé le « Quoc Ngu » amélioré ensuite par les érudits locaux, notamment  Nguyen Van Vinh


240px-Nguyễn Văn Vĩnh

 

qui l’a un peu dépoussiéré, système toujours en vigueur, utilisant l’alphabet romain et cinq signes de tonalité. La question de la paternité réelle du système est actuellement discutée (13), laissons le à l’actif du R.P. de Rhodes, les nationalistes et les communistes lui reconnaissent le mérite d’avoir permis aux masses laborieuses de pouvoir accéder à la lecture et au savoir.

Or, le personnel administratif des français au Cambodge et au Laos était souvent d’origine vietnamienne, savait lire et écrire le Quoc Ngu 

 

Quoc ngu 10 2

 

et avait évidemment la flemme de s’intéresser à la langue vernaculaire locale d’où l’idée insidieuse de romaniser ces deux langues comme la leur !


Comparons ce qui est comparable, l’écriture traditionnelle vietnamienne était inaccessible au plus grand nombre et la nécessité d’une écriture vernaculaire s’imposait ce qui ne fut jamais le cas au Siam(14).

 

dictionnaire4a

 

***

L'écriture thaïe a ou aurait été créée de toutes pièces en 1283 par le Roi Rama Kamhaeng en adaptant l'écriture brâhmi  venue de l'Inde, par l'intermédiaire du khmer (Cambodge) et du mon (Birmanie).

 

Rakhamheang-Stele.jpg

 

 

Les premiers inventeurs de l’écriture thaïe n’ont pas agi au hasard. Ils ont créé, et bien créé, un alphabet correspondant aux structures propres à leur langue. Il s’agissait probablement d’érudits de très haut niveau connaissant parfaitement les différents systèmes d’écriture, sanscrit-pali évidemment, indien, chinois, sémite, arabe et gréco-latin. L’alphabet ne porte pas la trace d’une longue évolution, pénible et embarrassée, du figuratif ou de l’idéographique vers l’alphabétique. Il est issu au moins indirectement de l’alphabet sanscrit, le Devanagari, l’écriture des Dieux, l’écriture sacrée de l’Inde Brahmanique, l’écriture de la cité divine.

 

Deva.jpg

 

S’il est, disent les linguistes, une loi qui veut que toute écriture alphabétique dérive d’une écriture idéographique, il est en tous cas certain que l’alphabet thaï n’a gardé aucune trace de cette origine.


Existe-t-il dans l’histoire du monde un système d’écriture créé méthodiquement, scientifiquement et ab nihilo ? Il y a une certitude, l’alphabet latin n’est pas adapté à une langue monosyllabique à tons. C’est certainement de façon délibérée que les inventeurs de l’écriture ne l’ont pas utilisé, pas plus que les idéogrammes chinois.


Il semble donc de toute évidence que la meilleure façon de transcrire la langue thaïe par l'écriture, reste l'écriture thaïe.


 Elle est même un instrument magnifique pour cela. La construction quasi mathématique des syllabes à partir des 44 consonnes de l’alphabet et des 32 voyelles à l’aide de 4 signes diacritiques de tonalité et de quelques autres diacritiques permet tout simplement de retranscrire tous les mots de la langue avec ses deux paramètres essentiels, l’une des cinq tonalités et la longueur des voyelles. Le matériel phonétique est parfaitement adapté et approprié.


Mais comme le fait pertinemment remarquer le professeur Carral (8) le thaï, comme le français, paye son tribut à l’étymologie, cette construction est compliquée du fait que certaines consonnes on plusieurs formes traduisant une origine sanscrit, pali ou khmer, que certaines voyelles ne sont pas écrites (probablement par soucis d’économie dans l’épigraphie ?). Néanmoins l’étude de l’écriture thaïe ne présente aucune des difficultés de celle des idéogrammes chinois. Comme le fait remarquer Lunet de la Jonquières (11) « quelques jours de travail suffisent pour en comprendre le mécanisme et un ou deux mois pour déchiffrer passablement les imprimés et les manuscrits soignés ».

 

Lunet-de-la-J

 

Ceux qui connaissent l’écriture ne le contrediront certainement pas.

 

 

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Notes 

(1) Notre article A 91 « La romanisation du thaï »


(2) « Note on the proposed system for the transliteration of the siamese words »m volu;e 10.4 de 1913.


(3) « The romanizing of Siamese » par Oscar Frankfurter (numéro 4.2 de 1907). (Cet érudit allemand, ami du prince Damrong,  est l’auteur de  « Elements of Siamese grammar » publié à Bangkok en 1900). Suivit en 1912 (volume 9.3) « Method for romanizing siamese » par Petithuguenin, un érudit français que nous avons rencontré à diverses reprises.  Après l’article du monarque susvisé, le bulletin de la Siam society nous livre un nouvel article de Frankfurter en 1913 (volume 10.4) « Proposed system for the transliteration of siamese words » et dans le même numéro d’un autre du souverain « Note on the proposed system for the transliteration of the siamese words » que nous venons de citer.


(4) La Loubère «  Du royaume de Siam » à Paris, 1690. La description qu’en fait le père Tachard, qui ne l’a manifestement pas étudié, est pitoyable.


Tachard.jpg

 

(5) Voir nos deux articles A.58 « Les premières grammaires de la langue thaïe. (1ère et 2ème Partie) ».


(6) « Introduction au thaï », Assimil par G. Butori, 1990 (ISBN 2 7005 0155 1)

 

ASSIMIL.jpg

et les trois volumes de la méthode de Benjawan Poomsan Becker : « Thai for beginers »,1995 (ISBN 1 521 003), « Thai for intermediate learners », 1998 (ISBN 1 887 521 01 1) et « Thai for advanced readers », 2000 (ISBN 1 887 521 03 8).


thai-for-beginners.jpg

 

(7) http://www.iso.org/iso/catalogue_detail?csnumber=20574 « transliteration of thai ».


(8) Nous ne pouvons faire mieux que de renvoyer le lecteur à la thèse en sciences du langage du professeur Carral qui fait un point en tous points remarquables à ce sujet : « L’écriture dans l’espace urbain à Bangkok. Supports et alphabets ». (Université Paris 5 - René DESCARTES - Ecole doctorale « Education,  communications et Sociétés » Département de Sciences du langage - Faculté des Sciences Humaines et Sociales - 45 rue des Saints Pères, 75270 Paris cedex 06). La thèse est accessible sur Internet sur le site :

http://thammasat.academia.edu/FredericCarral

 

These_Carral_Frederic_2008.jpg

(9) « Notre transcription du cambodgien » in Bulletin de l’école française d’extrême orient, tome 2 de 1902.


(10) Sur cette éphémère romanisation du Cambodgien, voir « Français et japonais en Indochine, 1940 – 1945 » par  Chizuru Namba, édition Khartala, 2012 et « Creating Laos, the making of a Laos space beetween Indochina and Siam, 1860 – 1945 » par Soren Ivarson, 2008, ainsi que deux très beaux articles signés Jean-Michel Filippi « Une romanisation avortée » in :

http://kampotmuseum.wordpress.com/tag/romanisation-du-khmer/

http://kampotmuseum.wordpress.com//?s=romanisation&search=Go


Cette prestation de Georges Coedès effectuée au moins indirectement pour le gouvernement de Vichy est soigneusement occultée dans toutes ses biographies  (par exemple celle de l’Ecole Française d’extrême orient : sur son site

http://www.efeo.fr/biographies/notices/codes.htm) et plus encore sur la liste de ses travaux. D’après les sources ci-dessus, il aurait utilisé d’abondance et plus encore le travail de Finot ? (note 9).


(11) Préface de son « Dictionnaire français-siamois » de 1904.

 

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(12) Ce jésuite d’Avignon nous est bien connu. Issu d’une famille de juifs espagnols convertis et réfugiés chez le Pape lors des persécutions d’Isabelle, son père était originaire de Rhodia (d’où son patronyme), aujourd’hui Rosas en Espagne ou plutôt Rosés en Catalogne, et sa mère une tolédane. Voir l’article de Michel Barnouin « La parenté vauclusienne d’Alexandre de Rhodes – 1593 – 1660 » in Mémoires de l’Académie de Vaucluse, 1995.

 

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(13) Voir « Le Portugal et la romanisation de la langue vietnamienne. Faut – il réécrire l'histoire ? », Article de Roland Jacques In  Revue française d'histoire d'outre-mer, tome 85, n°318, 1er trimestre 1998. pp. 21-54.


(14) Selon un ami Vietnamien, il y aurait probablement encore une centaine de personnes érudites au Vietnam capables de lire les anciens idéogrammes,

 

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probablement autant que d’Egyptiens capable de lire les idéogrammes de Ramsès II.

 

 

(15) Les deux articles que le roi a consacrés à la romanisation sont accessibles sur le site de la Siam society :

http://www.siamese-heritage.org/jsspdf/1911/JSS_009_4b_KingVajiravudh_RomanisationOfSiameseWords.pdf 

http://www.siamese-heritage.org/jsspdf/1911/JSS_010_4c_KingVajiravudh_NotesOnProposedSystemForTransliteration.pdf 

 

 

tour de babel

 

 

 

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