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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 23:01

Pallegoix 1-3Ou plutôt comment Mgr Pallegoix dans sa Description du royaume de Siam propose un abrégé de l’Histoire de Sukhotai.* 

 

Nous avons déjà dès le début de ce blog proposé un portrait de Mgr Pallegoix. ** et récemment, en présentant les premières grammaires de la langue thaie***, nous avions non seulement fait l’éloge de sa grammaire thaie publiée à Bangkok en 1850 et qui reste une référence fondamentale, mais aussi déclaré que « La « Description du royaume du Siam » de Monseigneur Pallegoix,quatorzième vicaire apostolique du Siam, est à la date de sa publication et toujours encore, l’un des plus sérieux manuels de l’histoire générale du pays ».

 

Considérant que depuis que nous avions commencé l’Histoire de Sukhotai, nous étions toujours dans la « pénurie de documents fiables », les fables, les contradictions, les hypothèses, les inventions mêmes, il pouvait être intéressant d’apprendre comment les annales thaies racontaient cette période. Quelle ne fut pas notre surprise en lisant le 19 ème chapitre intitulé : Histoire des Thaï, appelés Siam. (Cf. un extrait de sa transcription en note ).

  • Dès le début de ce chapitre, Mgr Pallegoix précise : « L'abrégé de l'histoire de Siam, qui fait la matière de ce chapitre, est tiré des annales de ce pays. 

Ces annales se divisent en deux parties; la première partie, composée de trois volumes seulement, sous le titre de : « phongsawada Muangnua » ou « histoire du royaume du Nord », donne l'origine des Thai, et un abrégé de leur histoire jusqu'à la fondation de Ayuthaya.


Manuscript


Cette première partie est pleine de fables, et présente peu de faits historiques.

 

La  seconde partie, qui commence à la fondation d’Ayuthaya, forme quarante volumes, et donne l'histoire bien suivie de la nation thaie jusqu'à nos jours. »

  

La première partie sensée racontée l’histoire des royaumes thais avant Ayutthaya, non seulement nous plonge dans les légendes, le fabuleux, la magie, les faits miraculeux, les anachronismes, mais surtout ne nous permettent même pas de dire de quelle période, de quel roi, de quels événements, il s'agit.

 

Certes en nommant le prince Arunnarat devenu le roi Phra Ruang, qui «  inventa l'alphabet thai », on peut penser au roi Rhamkhamhaeng, mais pourquoi préciser qu’il serait né en 1493 ! soit plus deux siècles après le « vrai ». Il est ensuite question de son successeur,  son fils Phaja-Sucharàt qui« fit construire des forts qu'il garnit de canons ». Mais qui est ce  Phaja-Sucharàt ? avec des canons avant la fondation d’Ayutthaya !


 canon

Et pour brouiller encore les pistes, il est dit que le roi du Siam était encore sous la domination d’Angkor : « En ce temps-là, le pays des Siam était sous la domination du roi de Kamphoucha-Nakhon (Cambodge), et lui payait tribut. On rapporte que Phra Ruang lui-même alla présenter ses hommages et porter des présents au roi de ce pays. ». Or Sukhotai s’est fondé en renvoyant le gouverneur mis par le royaume d’Angkor. Et le premier roi d’Ayutthaya a conquis Angkor en 1353.

 

On a bien ici une légende où : 

 

  • Bouddha lui-même a prédit le destin fabuleux du prince Arunnarat.

 

La naissance du prince Arunnaràt avait été prédite par  Somana-Khôdom, dans une circonstance que voici : un jour, Bouddha, étant à prendre son repas, près du village qui devint depuis la  ville de Haripunchai, manquait d'eau; alors un naga fit jaillir une source afin que Bouddha pût se désaltérer et se baigner. C'est pourquoi Bouddha lui prédit, qu'en récompense de cette charitable action, au bout de mille ans il détruirait l'ère bouddhiste et en établirait une autre; que son empire embrasserait toute la contrée arrosée par la rivière qu'il venait de faire jaillir, et que les rois du  Chomphutthawip lui rendraient hommage.

 

  • notre héros est « doué de la faculté des Nagas »,  et  peut plonger dans la terre et disparaître devant les soldats du roi du Kamphoucha- Nakhon, et forcé ensuite ce roi « à reconnaitre sa domination. »

 nagas

  • notre héros fait trembler le roi de Chine (lequel ?) qui se rappelle «  alors une prophétie annonçant que deux princes de la nation des Thais passeraient la mer pour chercher une reine, que l'un d'eux deviendrait le souverain de tout le continent, et qu'il établirait une ère nouvelle à la place de celle de Bouddha» et lui offrit sa fille en mariage.

 

  • Notre héros, fils d'une Naga, jouant au cerf-volant, la corde cassant, le retrouve à la flèche du palais du roi de Tong-u, dans le Pégu.et décide de  confier son royaume à son fils en lui annonçant qu’il va disparaître en se baignant dans un fleuve. « Comme il était fils d'une Naga, on prétend qu'il alla régner le reste de sa vie dans le royaume souterrain de sa mère »

 cerf volant


On a ensuite une autre légende concernant son fils Phaya-Sucharat que vous pouvez lire en note****, dans sa guerre contre un roi Lao, nommé Thama-Trai-Pidok. Ce fameux roi qui « bâtit la ville de Phitsanulôk » et « mourut à l'âge de cent cinquante ans » !!!

 

                                --------------------------------------

 

On comprend alors que Mgr Pallegoix  traduisant ces Annales ne puisse qu’écrire :

 

Cette première partie est pleine de fables, et présente peu de faits historiques.

 

Une fois de plus nous n’avions pas trouvé le bon filon. Mais nous avions au moins un document qui montrait le peu de goût des Thais de cette époque (seulement ?) pour l’Histoire et leur intérêt pour les belles légendes et ce que Pallegoix nommait en son temps « superstitions » dans son chapitre 18 :


« Les Siamois ajoutent foi à une foule de contes merveilleux, tirés des livres des Brames ils croient aux sirènes, aux ogres ou géants, aux nymphes de bois, aux fantômes, aux revenants, et à plusieurs animaux monstrueux et prodigieux, parmi lesquels je citerai les naghas ou serpents, qui vomissent des flammes; les héras et  mangkons ou dragons, dont la forme ressemble un peu au crocodile l'aigle garuda qui dévore les hommes, et l'oiseau appelé Katsadilung qu'on dit avoir un bec semblable à une trompe d'éléphant. ».

 tsogyel garuda dr 506 536


Et il décrit aussi de nombreuses pratiques « magiques » qui ont encore cours aujourd’hui, comme l’astrologie, la divination,  les jeteurs de sorts, le recours aux amulettes pour se préserver de toutes sortes de maux, aux devins pour la construction des maisons, aux petits autels consacrés aux génies tutélaires, les philtres amoureux …

 

Bref l’évidence était là : les Annales thaies ne racontaient pas l’Histoire de Sukkhotai ou  d' un quelconque royaume d’avant Ayutthaya.

 

 

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*Mgr Pallegoix, Chapitre 19, Histoire des Thaï, appelés Siam, in DESCRIPTION du ROYAUME THAI OU SIAM, tome second, Lagny, Imprimerie de Vialat et Cie, 1854

 

**http://www.alainbernardenthailande.com/article-19-les-relations-franco-thaies-mgr-pallegoix-65017462.html


***http://www.alainbernardenthailande.com/article-a-58-les-premieres-grammaires-de-la-langue-thaie-2eme-partie-100841578.html

 

 

****CHAPITRE DIX-NEUVIEME. HISTOIRE  des THAÏ,  appelés anciennement SIAM.

 

L'abrégé de l'histoire de Siam, qui fait la matière de ce chapitre, est tiré des annales de ce pays.

 

Ces annales se divisent en deux parties; la première partie, composée de trois volumes seulement, sous le titre de : « phongsawada Muangnua » ou « histoire du royaume du Nord », donne l'origine des Thai, et un abrégé de leur histoire jusqu'à la fondation de Ayuthaya.

Cette première partie est pleine de fables, et présente peu de faits historiques.

 

La  seconde partie, qui commence à la fondation d’Ayuthaya, forme quarante volumes, et donne l'histoire bien suivie de la nation thaie jusqu'à nos jours.

 

La naissance du prince Arunnaràt avait été prédite par  Somana-Khôdom, dans une circonstance que voici : un jour, Bouddha, étant à prendre son repas, près du village qui devint depuis la  ville de Haripunchai, manquait d'eau;  alors un naga fit jaillir une source afin que Bouddha pût se désaltérer et se baigner. C'est pourquoi Bouddha lui prédit, qu'en récompense de cette charitable action, au bout de mille ans il détruirait l'ère bouddhiste et en établirait une autre; que son empire embrasserait toute la contrée arrosée par la rivière qu'il venait de faire jaillir, et que les rois du  Chomphutthawip lui rendraient hommage.

 

Le prince Arunnarat était né l'an neuf cent cinquante de l'ère de Bouddha (Cela ferait 1493 ! ). Son père, qui l'aimait beaucoup, lui fit épouser l'unique princesse qui régnait à Sachanalai ou Sangkhalôk; il devint donc roi de ce pays sous le nom de Phra-Ruang. Il fit bâtir un grand nombre de pagodes et de pyramides magnifiques.

  

En ce temps-là, le pays des Siam était sous la domination du roi de Kamphoucha-Nakhon (Cambodge), et lui payait tribut. On rapporte que PhraRuang lui-même alla présenter ses hommages et porter des présents au roi de ce pays.


Parmi les choses qu'il lui offrit, il y avait un panier plein d'eau, laquelle ne coulait pas par les fentes. Le roi de Kamphoucha- Nakhon (Cambodge), surpris d'un tel prodige, songea à faire massacrer  Phra Ruang, prévoyant que, s'il le laissait vivre, il ne tarderait pas à s'élever par son mérite au-dessus de tous les autres rois.

 

Mais au moment où les soldats allaient se jeter sur PhraRuang pour le tuer, ce prince, doué de la faculté des Nagas, se plongea dans  la  terre et disparut; quelques jours après il était de retour dans son royaume. Dès ce moment, Phra-Ruang non seulement ne paya plus de tribut au roi de Kamphoucha, mais, au contraire, força celui-ci à reconnaitre sa domination. Ce fut à cette époque que les Siam prirent le nom de Thai qui signifie libre.

  

Quand PhraRuang eut atteint sa cinquantième année, par l'effet de ses grands mérites, il trouva un éléphant blanc à dents noires. Le premier jour du sixième mois de l'année de la Chèvre, il fit assembler cinq cents des principaux talapoins pour célébrer l'établissement d'une ère nouvelle à cette grande réunion se trouvèrent des rois Lao, Mon, Chin, Phama, Langkha-Phram.

 

Ce fut alors que PhraRuang inventa l'alphabet thai, et modifia l'alphabet cambodgien ou khom, qui ne fut employé dans la suite que pour écrire les livres de religion.


 alphathai2


Le roi de la Chine  l’a appelé alors roi de Maghata, ne s'étant pas rendu à la grande assemblée pour l'établissement de l'ère nouvelle, Phra- Ruang résolut d'en tirer vengeance.

 

En conséquence, il fit voile pour la Chine avec son frère, le prince Rittthi- Kuman, et, favorisé par les anges, dans un mois il arriva heureusement en Chine. En ce moment, il se répandit des brouillards si épais qu'on ne pouvait voir ni le soleil ni la lune. Toute la Chine fut troublée à la vue de ce prodige le roi de Maghata assembla son conseil de mandarins pour voir ce qu'il y avait à faire. Il envoya ses officiers visiter les côtes, pour voir si des ennemis ne viendraient pas de ce côté-là.

 

Après avoir bien examiné sur toute la côté, on ne put rien voir autre chose qu'un navire de dix toises de long, monté par des Thais. Les officiers se hâtèrent de faire leur rapport au roi, qui se rappela alors une prophétie annonçant que deux princes de la nation des Thais passeraient la mer pour chercher une reine, que l'un d'eux deviendrait le souverain de tout le continent, et qu'il établirait une ère nouvelle à la place de celle de Bouddha.

 

Convaincu qu'il serait inutile de leur résister il donna immédiatement des ordres pour les recevoir avec tous les honneurs convenables. Il fit placer PhraRuang sur son propre trône, lui rendit ses hommages et lui offrit sa fille en mariage ;  après quoi, il fit équiper un grand navire, qu'il chargea de présents, et après la célébration du mariage, PhraRuang s'embarqua avec la princesse son épouse et cinq cents Chinois, que le roi donna pour cortége à sa fille. Le voyage fut heureux, et après un mois de navigation, le navire parvint jusqu'à Sachanalai ; car, en ce temps-là, la marée remontait jusqu'à cette ville (situé à 60 km de Sukhotai). C'est depuis cette époque que les jonques chinoises viennent faire le commerce à Siam, et y apportent tous les ans une grande quantité de vases de porcelaine.


 porcelaine-chinoise-Ming


En ce temps-là, le roi de Chiang-mai mourut, ne laissant qu'une fille pour héritière. Les nobles du royaume adressèrent une requête à Phra- Ruàng, le priant de lui accorder son frère Ritthi-Kuman pour en faire leur roi ; il y consentit volontiers et alla lui-même installer son frère roi de cette contrée. De retour dans sa capitale, il continua de régner avec gloire et prospérité. Il ne tenait pas aux honneurs; on le voyait souvent sortir sans aucun cortége il s'amusait au cerf-volant et à d'autres jeux, et cependant il était très versé dans toutes les sciences.

 

Un jour que Phra-Ruang avait lancé son cerf-volant, la corde cassa, et le cerf-volant, emporté par les vents, alla s'accrocher à la flèche du palais du roi de Tong-u, dans le Pégu. PhraRuang s'étant mis à la poursuite de son cerf-volant jusqu'à la ville deTong-U, fit appeler le roi et lui ordonna de l'aider à le rattrapper. À cet effet, il lui monta sur les épaules, et comme il ne pouvait pas encore y atteindre, il lui monta sur la tête. Après avoir recouvré son cerf-volant il revint dans ses États et, ayant appelé son fils Sucha-Kuaman, il lui dit: Mon fils! je vais prendre un bain dans le fleuve, je ne reviendrai plus ici prenez le gouvernement du royaume.

 

Le prince prit les paroles de son père pour une plaisanterie; mais Phra-Ruàng, s'étant jeté dans l'eau, plongea et disparut pour toujours. Comme il était fils d'une Naga, on prétend qu'il alla régner le reste de sa vie dans le royaume souterrain de sa mère.

 

Phaja-Sucharàt monta donc sur le trône; craignant  que les troubles et la guerre ne vinssent succéder à la prospérité du règne de son père, il fit fortifier sa capitale; il fit construire des forts qu'il garnit de canons; il entoura de murailles cinq villes du premier ordre et huit du second ordre; ensuite il envoya une ambassade à son grand-père en Chine, pour lui demander au moins dix ouvriers capables de fondre des canons.

 

Le roi de Chine reçut favorablement les envoyés de son petit-fils et lui procura les ouvriers qu'il demandait. Par leur secours,  Phaya-Sucharat fondit cent vingt gros canons et cinq cents petits. C'est depuis cette époque qu'il y a à Siam des fondeurs de samrit, de bronze et de thomphat ou tombac (alliage d'une partie d'or sur deux de cuivre). Les boulets étaient alors de terre cuite.

 

Tout était prêt pour la guerre; un roi Lao, nommé Thama-Trai-Pidok, prépara de son côté une grande armée. Sucharat ayant appris ces préparatifs, envoya un message à son oncle Rithiràt, roi de Chiang-mai;  mais celui-ci venait de mourir, et son fils Phromawadi régnait à sa place.

 

Chacun de ces princes se hâta de rassembler dans sa capitale tous les soldats qu'il put et se tint prêt à tout événement. Cependant Thama-Trai- Pidok s'étant mis à la tête de ses troupes, s'avança vers Sachanalai et l'assiégea. Les deux rois se livrèrent de furieux combats sous les murs de la ville; il y eut beaucoup de monde de tué de part et d'autre.

 

Les choses en étaient là lorsqu'un fameux chef de talapoins, nommé  Phra-Putha-Kôsa, supplia les deux rois de suspendre les hostilités et d'entrer en pourparlers afin de faire la paix. Le roi Sucharat sachant que son adversaire venait lui faire la guerre pour avoir sa fille en mariage, la lui accorda;  après quoi Trama- Trai- Pido ks'en retourna à Chiang-sèn avec la princesse, dont il eut deux enfants, l'un appelé Kraison et l'autre Chat-Sakhon

 

Le roi Thama-Trai Pidok bâtit la ville de Phitsanulôk où il fit construire trois temples célèbres et fit fondre trois grandes idoles d'airain, en l'honneur de Bouddha. Il établit roi de Lopburi son fils Chao- Kraïson ,et roi de Chiang raï, son autre fils Chat-Sakhon après quoi il mourut à l'âge de cent cinquante ans.  Chat-Sakhon vint célébrer les funérailles de son père, et régna à sa place dans le royaume de Chiang sène. Alors commencèrent des guerres interminables entre les différents Ëtats Thai et Lao, pendant l'espace de sept générations, au point que l'ancienne dynastie fut presque anéantie.

 

 pitsanulok

 

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