Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
  • Contact

Compteur de visite

Rechercher Dans Ce Blog

Pourquoi ce blog ?

  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

(suite cliquez)   POURQUOI CE BLOG ?

Pour nous contacter

Merci d’être venu consulter ce blog. Si vous avez besoin de renseignements ou des informations à nous communiquer vous pouvez nous joindre sur blogthailande@yahoo.fr

12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 00:02

Republication de l'article : A60. 3 ans à la retraite dans un village d’Isan.


carte-de-voeux-alsace-hansi-heureuse-retraite-les-oiesAlain a proposé un récit de ses 6 premiers mois dans un village d’Isan (Cf. A59). Ce n’est sans un certain humour que je présente un « Droit de réponse » : 3 ans en Isan « contre » 6 mois en Isan. Ce n’est pas vraiment un « droit de réponse » au sens journalistique du terme mais plutôt quelques compléments qui ne sont pas en contradiction avec ce que vous a dit Alain, surtout que  je souscris entièrement à ses propos. 

Bien. Comme j’ai un peu de temps libre -privilège de la retraite- je viens de pianoter sur Internet quatre questions à Google sous quatre formes différentes :

  • « Comment occuper sa retraite ? » ; pas moins de 4.206.000 résultats.
  • «  Comment occuper sa retraite quand on est expatrié ? » ; encore 1.320.000 résultats.
  • « How to sped his retirement ?»; 131.000.000, je dis bien, j’ai vérifié plusieurs fois  ce matin !
  • J’ai tenté le coup en albanais : « se sit ë shpenzojnë tërheqjen e tij ? » ;  26.000 résultats encore pour une langue qui ne doit guère comporter que 10.000.001 locuteurs (un dans la Province de Kalasin).

J’en suis resté là, voilà qui est bien significatif. Je ne suis évidemment pas allé ouvrir le moindre de ces sites.


Que faire à la retraite ?


Les retraités français, anglais ou albanais qui ont la chance de ne pas mourir dans l’année qui suit leur départ, disent souvent qu’ils ne savent pas que faire ? Et ne pas savoir que faire c’est la porte ouverte à Altzeimer (dans ma jeunesse, on disait « devenir gâteux » « radoter » ou « être dans ses bottes »). Bigre !

J’ai déjà répondu à la question « Mais tu vas t’e.......der, Bernard ? ».

Pour le reste, quelques constatations nécessaires en sus des reflexions d’Alain, moins terre-à- terre que les miennes (disons que les miennes sont  plus terre-à- terre que les siennes) mais sur le fonds, rien ne nous sépare.


1)      le Temps ?


Nous ne sommes pas loin des tropiques, le jour se lève 365 jours par an à 6 heures du matin et tombe à 6 heures du soir avec une variation d’environ 30 minutes tout au plus selon la saison, ce qui explique grandement le système horaire traditionnel qui est utilisé systématiquement ici, il faut s’y faire. Il y a belle lurette que je n’ai plus besoin de montre au poignet. Ce qui est insensible dans les villes ou sur l’île touristique où j’ai vécu 10 ans ne l’est plus ici.

Si vous voulez des pathongko au petit déjeuner, allez les chercher avant 7 heures. Si vous voulez faire le marché, faites-le avant la nuit. Ne comptez- pas sur les boutiques « de chaîne » ouvertes 24 heures si vous êtes à court de bière au milieu de la nuit, ils respectent à la lettre les horaires de vente des alcools. On se demande donc pourquoi ils ouvrent 24 heures sur 24 ? Les horaires de vente d’alcool, les boutiques locales s’en contrefichent, à condition d’être ouvertes, mais elles ferment « à la tombée de la nuit ».


2)  Les bêtes.


« Mais tu vis au milieu des bêtes féroces ? » m’a dit une de mes nièces française adolescente ?

Bonne question, mais nous ne sommes plus au temps de Pavie. C’est peut-être mieux que de vivre au milieu des cons ? Une amie thaïe âgée d’une cinquantaine d’années a encore vu des crocodiles (sauvages évidemment) dans l’une des rivières qui alimente au nord le réservoir de Lampaodam (qui n’existait pas à l’époque) lorsqu’elle était toute petite.


croco

 

Vous ne verrez de crocodiles que dans les spectacles et dans le rayon surgelé des grandes surfaces, sans grand intérêt gastronomique au demeurant. Les serpents, il y en a, bien sûr, n’allez pas marcher pieds nus dans une rizière ou dans la forêt. SI vous êtes matinal, vous pourrez en voir serpenter sur les routes au petit jour. S’il en est qui se camouflent dans votre jardin, ils ont certainement plus peur de vous que vous d’eux.

 

Sans titre-2

 

Le meilleur moyen d’en voir, c’est encore le spectacle.

Celui du « King cobra village » à 40 kilomètres de chez moi vaut la visite. J’en ai coupé deux ou trois à la machette dans mon petit jardin (en trois ans), ils étaient inoffensifs paraît-il, mais mieux vaut prévenir que guérir.


Des vermines, il y en a, bien sûr ! Les moustiques en saison, les fameux « maringouins » qui ont laissé un souvenir cuisant au Chevalier de Forbin et que nos amis canadiens appellent toujours des « maringouins ». Personnellement, ils ne me font ni chaud ni froid mais j’ai probablement été vacciné sinon mithridatisé en faisant plusieurs années de suite les vendanges en Camargue. Il y a cent mille moyens de les éloigner, la climatisation dans la chambre, l’ampoule ultra violète, les produits naturels (citronnelle, ça pousse ici mieux que du chiendent), aérosols chimiques (ça pue), fumer la pipe (ça pue), néons jaunes (ils n’aiment pas), etc... Mieux vaut s’en défier, ils sont tout de même le vecteur de la dengue.


mous


Les scolopendres que les thaïs appelent « takhap » et les anglais « centipèdes », sont une véritable vermine. Attention pendant la saison des pluies dans la salle d’eau ou les coins humides. Il faut tuer sans pitié, c’est rapide, coriace, une carcasse de langouste (je massacre au marteau et il faut cogner), dangeureux sans être mortel, très douloureux parait-il et ça court aussi vite qu’un lapin. Le problème, c’est de marcher pieds nus dans les intérieurs au risque de poser l’orteil sur un minuscule que vous n’avez pas vu. Les Thaïs les redoutent plus que les cobras.


scolopendre-3


Les petites fourmis qui ne sont apparemment pas dangereuses sont en tous cas exaspérantes. Faites tomber une miette de pain sur le sol, 10 secondes après, il y en a des millions. Mettez le pied sur un de leur refuge dans votre jardin, vous saurez rapidement de quoi il s’agit, 20 secondes après elles sont dans votre moustache, et hop : à poil sous la douche dans les plus brefs délais. Il est un produit miracle, le « Chaindrite » (efficace aussi contre les termites), un petit « pschitt » dans une procession et c’est le massacre.


weber 01

 

3) La nourriture ?


Nous avons déjà dit ce que nous pensions de la « gastronomie » locale. Nous sommes quelque peu privés de « bonnes tables » dans nos campagnes, mais les petites échoppes sont souvent bien sympathiques.


Je ne dédaigne pas de temps à autre un lap aux oeufs de fourmis. Il est pour moi deux produits « de première nécessité », le café et l’huile d’olive que nous ne trouvons guère que dans les grandes surfaces (hélas !) que j’évite autant que faire se peut. L’amphoe comprend (en gros) 50.000 habitants répartis dans 14 villages sur environ 300 kilomètres carrés.


Nous avons un marché quotidien le soir, un autre plus étoffé le vendredi et encore un mensuel à l’amphoe proprement dit et encore ceux des amphoes environnants, et une foule de petits vendeurs au coin des rues où je peux trouver en tant que de besoin et en cas d’urgence de l’ail ou des oignons. Il est difficile de sortir de la trilogie poulet-poisson-cochon mais une incroyable variétés de fruits et légumes (où est la différence ?) qui nécessitent toutefois quelques efforts, je ne mange crus ni les haricots verts ni les asperges ni les aubergines et je hais les concombres. Ceux que je commence tout juste à connaître, comment s’appellent-ils ?


Ma femme me donne et m’écrit le nom. Rapide recherche dans le gros dictionnaire de l’académie qui inclut (heureusement) le vocabulaire isan et surtout donne le nom dans la nomenclature latine de Linné et Internet. Et souvent, très souvent, des recettes pour accommoder tout cela provenant de sites de nos départements d’outremer !

Mon village porte ainsi le nom de la « rivière du syzygium gratum ». Vous saurez que l’on peut faire avec des papayes vertes autre chose qu’un immangeable somtan au crabe de rizière pourri et de liserons d’eau douce de succulentes omelettes ! Quand j’ai le courage, je fais mon pain et quand je ne l’ai pas, le riz gluant sur feu de bois a une saveur incomparable. Il passe tout au long du jour les petits commerçants ambulants qui vendent les trois carottes et les quatre aubergines de leur jardin et nous avons la chance, pas souvent malheureusement, de voir passer une camionnette qui nous amène des moules de Rayong (600 ou 700 kilomètres) qui n’ont pas la bouche béante et puante de celles des grandes surfaces. Je suis souvent donc « aux fourneaux ». Mais pour ce, il m’a fallu du matériel.


4) Le matériel ?


Moins de choix que dans les grandes surfaces peut-être mais un meilleur service chez les petits vendeurs locaux, matériel de cuisine ou mobilier à des prix qui souffrent largement la comparaison, livraison sans difficultés à domicile et service après vente meilleur que chez Darty, un coup de téléphone et un petit billet de « tip ». Même chose pour le matériel informatique, j’ai à 20 kilomètres de chez moi une boutique qui a un bon choix et à quelques centaines de mètres un jeune qui tient une boutique Internet infame de crasse mais qui joue de l’informatique aussi bien que moi à la belote contrée, capable de vous installer pour 300 baths le dernier Photoshop à 1.500 dollars (mais ça, naturellement, je ne fais pas !). Avantage incontestable (essayez–donc à Lotus), le vendeur est compétent et la discussion sur le prix est toujours possible (même pour le farang) à la condition de rester dans le raisonnable et de ne pas les prendre pour des c...s


5) Alain nous a dit  «  laisser un milieu francophone dont les us et coutumes n’étaient pas à la hauteur de mes « attentes »...


Il est vrai, nous sommes parfois contraints de penser que « l’enfer, c’est les autres » ! S’il n’y a pas de bêtes féroces, il y a des bêtes idiotes. Je suis donc au milieu des Thaïs, les amis européens les plus proches sont à quelques dizaines de kilomètres, ce qui ne m’empèche pas de les rencontrer avec plaisir. Ma porte est toujours ouverte au sens propre et au sens figuré et la leur aussi, je pense. Seul farang permanent du village, je suis en tous cas celui qui baragouine le thaï et surtout qui le lit et l’écrit ce qui me rend d’inappréciables services. Dans le village, il y a des riches, qui le manifestent extérieurement par des constructions d’un luxe tapageur et des véhicules de haut de gamme et des pauvres qui vivent dans leurs chaumières, roulent sur des motos à crédit et vont acheter leurs cigarettes à la pièce (interdit en France depuis longtemps !) en ayant leur ardoise chez l’épicier du coin.

Ne revenons pas sur cette « vie sociale » festive dont nous a parlé Alain, mariages bien sûr, obsèques, sont occasion de fêtes, de retrouvailles et évidemment de beuveries au laokhao ou au mékong. Pauvres peut-être, mais j’ai été stupéfait à l’occasion d’événements familiaux récents, de voir tomber les billets de 1.000 comme à Gravelotte !


Les inondations récentes ne nous ont pas frappés directement (le village est hors d’eau et le seul cataclysme connu de mon beau-père disparu il y a peu à 76 ans fut un orage de grêle il y a une quarantaine d’années) mais fut pour moi occasion de découvrir un sympathique débrouillard : une route secondaire est coupée par les eaux, impossible de passer en moto, il prend son motoculteur avec remorque et organise un passage avec péage, deux motos plus leurs passagers ! Crafeuteuteu .... 20 baths par personne et 20 pour la moto. Système D ou demerden sie sich, bravo mon gaillard. Je lui allongé un aller-retour pour le seul plaisir.


DSC01595


6) La politique locale ne me regarde pas et je ne m’y intéresse (par épouse interposée) que dans la mesure où il y a des questions matérielles à régler, voirie, distribution chancelante de la « namprapa », l’eau de la ville ... Intéressant, intéressant, moi ça ne me choque pas, c’est la distribution des billets par les candidats. Bonne affaire (pour ma femme), deux élections succesives pour je ne sais quel poste, la première à coup de billets de 500 et la seconde des billets rouge, hélas ! Moi, ça me fait rigoler, tout simplement et je regrette qu’il ne soit pas avant et après le 22 avril distribué à l’électeur que je suis quelques bons billets de 500 (euros, bien sûr). Mais une question sans réponse, comment le distributeur de billet peut-il savoir si le récipiendaire va bien voter pour lui ? Les isoloirs sont bien clos et la police surveille !


7) Alain a été étonné de la « mécanisation » et a « cru devoir » mettre ma photo au volant d’un « John Deere » qui doit valoir quelque chose comme 50.000 euros (ça fait deux millions de baths). Lors des moissons, on voit les petites moissonneuses mais encore beaucoup de champs moissonnés au « daioun » (ça m’a échappé, en français c’est une faucille), toute une rangée qui rigole et jacasse, au travail avec la musique de la radio portable à tue-tête. Je n’ai ni l’âge (ni l’envie) de participer, mais j’ai eu l’occasion de participer à la mise à feu des chaumes d’un champ de riz cultivé par un beau-frère. J’avoue que si j’ai des doutes sur l’efficacité de la culture sur brulis, je me suis au moins bien amusé. Il doit y avoir en moi un pyromane qui sommeille ?


8) Eh bien, non, je ne m’embête pas, entre la journée qui commence au lever du jour par les informations sur RFI,

 

radio

 

le dépouillement du courrier électronique (actuellement beaucoup de temps passé à fiche à la poubelle des « spams » les courriers des candidats - je ne peux les éviter puisque je suis inscrit sur les listes électorales), les réponses au courrier, la lecture de la presse « numérisée » (presse locale, essentiellement « la Provence », « Le progrès » et « le Petit journal de Bangkok »), le rituel de la cuisine, le pétrissage du pain, la sieste sacrée,

 

sieste

le marché de fin d’après-midi, les visites de mon turbulent et adorable petit neveu (deux ans, baptisé « Satang »,

 

 DSC01546

 

il faut le faire mais ce prénom fait ma joie), l’entretien du jardinet (les mauvaises herbes poussent plus vite que les tomates), un peu de vélo à la fraicheur du matin, le nécessaire bricolage dans une maisonnette, la bière du soir (sacrée elle aussi) au bistrot du coin jusqu’au repas du soir.

 

demi

 

Je n’ai pas la « boite à m..... » i.e. TV 5 mais le téléviseur me sert de temps à autre à regarder quelque bon film. Et du temps, beaucoup, pour trouver et lire ce qui m’est nécessaire pour écrire sur notre blog, le trier et écrire.


ecr


9) Et le dimanche, visite à (ou des) amis et du tourisme, la province est ignorée des guides, à part ses deux « attractions » principales, le spectaculaire musée des dinosaures et les environs du Lac artificiel de Lampaodam (beaucoup d’aménagements en cours, essentiellement du tourisme local). Elle est pourtant d’une grande richesse et il faudra que je me décide un jour à traduire un excellent petit guide « touristique » qui nous dévoile ses ressources, amphoe par amphoe.

 

guide

 

La difficulté majeure est de se retrouver dans les routes secondaires, pas de carte routière fiable, aucune signalisation en caractères romains évidemment, des indications fantaisistes sur les bornes et le GPS bafouille et cafouille lamentablement dès que l’on sort des grands axes ou des grandes villes, sauf à indiquer la route de Kalasin ou de Khonkaen (et encore). J’ai arpenté en moto des milliers de kilomètres dans un périmètre de quelques dizaines de kilomètres autour de chez moi  pour découvrir des itinéraires secondaires qui me sont bien utiles. C’est là où la lecture du thaï m’est d’un grand secours.


Un aveu, si nous n’avions pas accès à Internet, si nous n’avions pas un exceptionnel réseau routier, un non moins exceptionnel système de transports en commun, l’eau de la ville même si elle cafouille de temps à autre, (installée au village il y a quatre ou cinq ans, avant c’étaient les citernes et l’eau du ciel), une distribution d’électricité fiable (plus qu’à Koh Samui, j’en témoigne), un réseau téléphonique surdimensionné (il y a 4 ou 5 ans, le portable GSM ne « passait » pas chez moi), un solide réseau bancaire (il y a quatre ou cinq ans toujours, la banque la plus proche était à 30 km de chez moi, aujourd’hui, il y a une agence et quatre poste ATM au village) mon propos aurait été différent.


 

NB

  •  avant de clôturer, je viens de regarder ce monument du cinéma français, « les vieux de la vieille » qui doit avoir 50 ans bien sonnés. Le trio Jean Gabin, Pierre Fresnay et Noël-noël nous donne à nous retraités, une belle leçon de vie.
  • Entre le ghetto de « la Gouyette » et le retour au village, Alain, nous avons fait le bon choix.

 

 photo-Les-Vieux-de-la-vieille-1960-1

  • J’avais  déjà donné ma version de mon installation* 

http://www.alainbernardenthailande.com/article-41-s-installer-en-isan-une-autre-version-87048382.html

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b - dans Isan
commenter cet article

commentaires