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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 23:06

siam-thailande-histoire-dun-nom-L-1-175x130Une Histoire de l' Isan .

5/ Nous avons tenté d’expliquer l’origine historique de ces différents peuplements par différents chemins : la présence des temples kmers en Isan, l’Isan lao décrit par Etienne Aymonier en 1885, les notes du Dr Maupetit de 1913, et ensuite une brève histoire des empires et royaumes qui ont vassalisé le Nord-Est (l’Isan), non sans avoir évoqué cette terre au temps des dinosaures, et ses premiers habitants à Ban Chiang, il y a plus de 5000 ans !


5.1  Les temples kmers en Isan

 

Temple-Khmer


L’un des principaux attraits touristiques de l’Isan est assurément les vestiges de la civilisation khmère. A partir du IXe siècle, l’empire khmer commence à s’étendre au-delà des frontières du Cambodge actuel. À son apogée, du XIe siècle au début du XIIIe, il englobe de vastes territoires aujourd’hui thaïlandais, dont, au nord-est, la vallée de la Mun et les provinces de Nakhon Ratchasima, Buri Ram, Surin et Ubon Ratchathani. Dans cette seule vallée, on estime que les Khmers ont construit plus de 300 temples, dont Phimai, qui était relié à Angkor, au sud, par une « voie royale » longue de 225 kilomètres. Aujourd’hui, les Prasat Hin Phimai, Prasat Hin Mueang Tam, Prasat Kamphaeng Yai et Preah Vihear … figurent parmi les plus beaux sanctuaires khmers. Mais beaucoup de provinces possèdent des temples kmers. Nous avons recensé une soixantaine qui nous semblaient  intéressants. Nous vous avons même proposé la route des cités Khmères en I-San de l'office du tourisme thaïlandais.


5.2 L’ Isan des dinosaures et de la préhistoire.

http://www.alainbernardenthailande.com/article-8-notre-isan-au-temps-des-dinosaures-71522507.html


La visite des musées du Musée Sirindhorn, près de Kalasin, et du musée de Ban Chiang, près d’Udon Thani nous plongeaient dans les espaces lointains de la préhistoire et des dinosaures. Outre un intérêt touristique à exploiter, ces musées étaient aussi des centres de recherche, de découvertes…


BanChiangNationalMuseum02


http://www.alainbernardenthailande.com/article-la-civilisation-est-elle-nee-en-isan-71522720.html


Le musée Siridhorn est un centre de recherche qui permet aussi, à travers des « chemins » pédagogiques, de comprendre l’évolution de la vie, et d’imaginer l’Isan à l’époque  des dinosaures. Les provinces de Khon Kaen et de Kalasin, au cœur du plateau de l'Isan, constitue la région de la Thaïlande la plus riche en sites paléontologiques. Ainsi on peut y trouver un certain  Siamotyrannus isanensis découvert en 1996 et lointain ancêtre du très célèbre Tyrannosaurus rex qui vivait sur le continent américain environ 50 millions d'années après son cousin asiatique.

 

dino


Les trouvailles les plus impressionnantes à Ban Chiang  proviennent d’un cimetière démontrant l’existence de sept niveaux de civilisation successifs qui autorisent certains (dont nous-mêmes, non sans ironie), à déclarer qu’elle serait la première civilisation au monde à avoir utilisé le fer ; ces recherches livrèrent des pièces de poterie, perles de verre, outils de fer et de bronze, bijoux, témoignant d’une civilisation datant ( ?) de 3 à 7.000 ans avant notre ère, démontrant des techniques avancées dans l’utilisation du bronze et du fer (moulage à la cire perdue, creusets d’argile, moules bivalves). Ces découvertes, disions-nous, battent en brèche l’idée que l’âge du bronze est né en Mésopotamie, qu’il est de bon ton de considérer toujours comme le « berceau de la civilisation ». On ne peut que vous encourager à vérifier par vous-mêmes. Le site est d’ailleurs classé au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1992.


5.3 L’Isan, terre de conquêtes, d’exil, d’émigration…Une Histoire encore à écrire…


http://www.alainbernardenthailande.com/article-10-empires-et-royaumes-en-terre-d-isan-72126761.html

L’Isan fut une terre de passage, de « colonisation », de déportation, de vassalisation des villages et bourgs établis au fil des conquêtes, une terre multiculturelle et multiethnique.

Nous avons essayé de donner quelques repères qui tentent d’établir   l’influence de la culture du Funan sur l’Isan, de  Dvâravatî et de Tchen La, puis de l’empire Khmer, pour être  dominé  ensuite progressivement à partir du XIIIème par  les royaumes siamois de Sukkothaï puis d’Ayuttaya, puis le Royaume laotien du Lan Xang et les royaumes de Vientiane, de Luang Prabang et de Champassa , et enfin vassalisée au XIX ème siècle par le royaume du Siam  pour devenir une province thaïlandaise au XX ème siécle.

C’est vous dire la difficulté d’en rendre compte.


Nous vous avons proposé un premier récit dont nous connaissons les faiblesses et cela d’autant plus que les « spécialistes » avouaient que les connaissances acquises dépendent des fouilles archéologiques et se limitent souvent à l’épigraphie, aux épitaphes et aux bas-reliefs des temples nouvellement découverts et aux récits et chroniques des diplomates chinois et voyageurs et commerçants étrangers et des missionnaires, ainsi que des Histoires « reconstituées » pour les besoins des nationalismes birmans, laos, kmers et thaïs …


http://www.alainbernardenthailande.com/article-notre-isan-13-le-nationalisme-thai-73254948.html


Toutefois, on sait que l’Empire kmer d’Angkor a  eu une influence déterminante sur la terre d’Isan dans la mesure où il y fut bien présent du IX ème au XIIIème siècle.


http://www.alainbernardenthailande.com/article-10-2-l-empire-kmer-d-angkor-en-isan-72616398.html

Nous avons donné des éléments et évoqué quelques guerres et révoltes qui ont ébranlé cet empire. Ainsi les Chams mettront à sac Angkor en 1177, et les sujets thaïs vont se rebeller, chasser les  khmers et fonder le premier Royaume de Sukkhotaï en 1238.

 

sukotai

 

Ensuite le royaume Ayuthia, fondé en 1350 s'étend aux dépens de l'empire khmer, affaibli. Les hostilités incessantes tournent à l'avantage des Siamois, qui s'emparent d'Angkor en 1431, la pillent et emmènent ses habitants en captivité. La prestigieuse capitale est abandonnée en 1434.


ayuthaya


Les historiens thaïs traditionnels considèrent la fondation du royaume de Sukhothaï comme le début de leur nation, tant les informations sont limitées pour les périodes qui précèdent même si les premiers Ayutthayiens « ne considéraient probablement pas Sukhothai différemment d'autres muang tels Chiang Mai, Lop Buri ou Nakhon Sri Thammarat. » (Charnvit Kasetsiri, 1976. Cité par Xavier Galland « Les Débuts d’ Ayutthaya : quels débuts, in Gavroche)

En fait, après le déclin de l’Empire Kmer au XIIIème siècle et l’affaiblissement du royaume de Sukkhotaï au milieu du XIV ème, l’Isan fut surtout dominé par le royaume d’Ayutthaya , qui n'était pas un État unifié mais plutôt un ensemble de principautés autonomes et de provinces tributaires qui prêtaient allégeance à son roi, et ensuite par les royaumes laos  de Lan Xang,de Luang Prabang et de Vientiane) (Cf. article 10.4), puis de Thonburi et enfin de  l’actuelle Bangkok avec la dynastie des Chakri, dont le roi actuel , Rama IX  descend.


Nous avions signalé un texte de wikipédia qui donnaient une bonne explication de ces vagues migratoires, qui  dépendaient des guerres, car « Avec des réserves importantes de terre disponible pour la culture, la viabilité de l'État dépendait de l'acquisition et de la commande d’une main-d’œuvre à répartir entre le travail à la ferme et la défense. La population globale était peu nombreuse, estimée à seulement 2,2 millions d'habitants vers 1600. La primauté politique d'Ayutthaya nécessitait une guerre constante, car aucun des états dans la région ne possédant d'avantage technologique, le résultat des batailles était habituellement déterminé par la taille des armées. Après chaque campagne victorieuse, Ayutthaya déportait une partie des peuples vaincus sur son propre territoire, où ils étaient assimilés et ajoutés à la main-d’œuvre locale.

Chaque homme libre devait être enregistré en tant que domestique, ou "phrai", auprès du seigneur local, ou "Nai", pour le service militaire et les corvées de travaux publics sur la terre du fonctionnaire à qui il avait été affecté. Le phrai pouvait également remplir ses obligations de travail en payant un impôt. S'il trouvait le travail obligatoire sous son Nai trop pénible, il pouvait se vendre en esclavage à un Nai plus attrayant, qui payait alors une compensation au gouvernement pour la perte de travail de corvées. Pas moins d'un tiers de la main-d’œuvre au dix-neuvième siècle se composait de phrais ». (D’autres diront d’esclaves).


Cette politique fut aussi, nous l’avons déjà vue, pratiquée évidemment par les Khmers, les Birmans, les Laos …au gré des conquêtes. Et on doit retrouver en Isan, au fil des guerres,  des vestiges de ces anciennes déportations. Cela sera plus évident, car plus visible au XIX ème siècle, surtout qu’en 1827 Vientiane est pillée, rasée et ses habitants déportés en Isan.

 Le royaume devient province siamoise.  Etienne Aymonier en 1885, évoquera «  les Moeongs laos du pays « Isan » dont beaucoup d’habitants venaient de la « déportation ».

Il précise qu’est considéré comme moeongs (ou muang ?), tout royaume si petit soit-il, toute province, district, chef-lieu, canton où on parle lao. Chaque entité est dirigée par un  « roitelet » dont le titre  correspond à l’importance du moeong : le chau (oppahat, ratsevong, ratsebout), le taseng est un petit chef de canton et le komnan un chef de village.  

Si un village devient important, il devient un moeong, avec une hiérarchie organisée au profit du chau supérieur. Avec des liens de dépendance différents selon les chaus (ou djao ?). Tous dans un rapport de vassalité souvent différent  avec le roi du Siam.


5.4. L’Isan  lao du XIX ème siècle.


http://www.alainbernardenthailande.com/article-10-4-l-isan-au-temps-des-royaumes-lao-72127428.html


On avait appris, en lisant les notes d’Etienne Aymonier qu’en  1885 


http://www.alainbernardenthailande.com/article-11-l-isan-etait-lao-au-xix-eme-siecle-72198847.html

 « 

-          L’ Isan de 1885 se vit bien comme un pays lao , mais un pays éclaté sans roi reconnu, sans pouvoir central.

-          Tous les clans, Moeungs (province , districts) et villages  reconnaissent leur vassalité auprès du roi de Siam. Elle prend la forme de capitation / tribut, reconnaissance des pouvoirs des chefs lao selon une hiérarchie et un cérémonial  siamois, de recours à la justice siamoise  pour les conflits majeurs. 

-          Le pouvoir siamois n’intervient pas pour imposer ses mœurs, ses coutumes, ses  valeurs et laissent les Laociens (sic)  vivre en Laociens  ». 

-          Si tout l’Isan est décrit comme Lao, Aymonier note et décrit d’autres peuples comme les Kouis , les Kmers dans la province de Koukan par exemple . Il signale même des « sauvages » ! Il précise aussi pour chaque village, la présence ou non  de Siamois  et de Chinois et même parfois de Birmans au sein de la population lao. »

Nous avions aussi  été étonné par le Dr Maupetit, qui, en 1913, soit 30 ans après, rappelait  « ces Thays refusent d'ailleurs avec vigueur et énergie les preuves qu'on pourrait faire de leur communauté d'origine avec les Laotiens ». « Le terme de « Lao » suivant en cela les coutumes du pays [désignait]  les indigènes des classes inférieures, soumis à l'autorité siamoise, réservant aux maîtres du pays le nom de « Thay » qu'ils se donnent eux-mêmes ».

Il décrivait d’ailleurs les  « Moeurs laotiennes », voire  la description de leur  style de vie et leur stratégie matrimoniale…dont beaucoup ont encore leurs effets aujourd’hui.

http://www.alainbernardenthailande.com/article-un-docteur-fran-ais-en-isan-en-1913-75354573.html


5.5 L’Isan vassal devient une province du Royaume de Siam qu’il doit défendre. Le temps de la colonisation.


http://www.alainbernardenthailande.com/article-10-3-l-isan-au-temps-des-royaumes-thais-72127161.html


Nous avons déjà montré dans notre « histoire des relations franco-thaïes », comment le Siam avait été « forcé » par la volonté colonisatrice de l’ Angleterre et de la France de penser désormais ses territoires  « vassaux » comme des provinces siamoises dont il fallait défendre les possession et les frontières, surtout après la prise de Saïgon le 9 juillet 1859 par les Français, qui  allait bouleverser l’histoire de l’Asie du sud-est.

Une lettre du roi Rama IV datée du 19 janvier 1867 (citée par Duke) confirme cet état d’esprit : « nous prions qu’on veuille bien faire droit à notre requête, et donner une décision favorable qui nous permette de conserver et continuer à posséder en paix des provinces qui sont en notre pouvoir depuis plus de quatre règnes successifs durant l’espace de 84 ans ».Nous ne pouvons que vous invitez à relire les péripéties de ces différents traités de 1856, 1867 qui permettait à la France de conserver le Protectorat sur le Cambodge et à  la Thaïlande d’ obtenir la propriété des deux provinces cambodgiennes de Battambong et de Siem Reap/ Angkor, puis celui de 1893, où le roi Rama V accepte les conditions de l’ultimatum :  « Le Gouvernement siamois renonce à toute prétention sur l’ensemble des territoires de la rive gauche du Mékong et sur les îles du fleuve ».


Le rapprochement franco-anglais qui devait aboutir, le 8 avril 1904,  à « L’entente cordiale » ne laissait plus de choix au Siam. Les zones d’influence avaient été nettement précisées, des cartes établies, des engagements pris. Une convention établissait un nouveau cadre de « travail » très important, comme la délimitation des frontières entre le Siam et le Cambodge (article 1), de Luang Prabang (article 2), entre le Siam et l’Indochine française (article 3). Le Siam renonçait à sa suzeraineté sur Luang Prabang et la rive droite du Mékong (article 4), Les troupes françaises devaient quitter Chantaboun (article 5). Elle comportait des dispositions « commerciales » sur les futurs ports, canaux, chemins de fer et  précisait, une fois de plus, la juridiction et la protection des Français.


Le travail de délimitation de frontières fiables débouchait sur des questions vitales d’échanges de territoires…Le Traité du 23 mars 1907 obligeait le gouvernement siamois à céder à la France les Territoires de Battambang, Siemréap et Sisophon (article 1). Le Gouvernement français cédait au Siam les Territoires de  Dan-Sai et de Trat (article 2).Des délais, une commission étaient établis (articles 3 et 4). Les articles 5 et 6 établissaient les statuts juridiques des Asiatiques sujets et protégés des Français. Le Siam entrait dans une nouvelle période de son Histoire.


frontieres


Le problème des frontières 

http://www.alainbernardenthailande.com/article-11-le-siam-l-isan-et-ses-frontieres-72124773.html

http://www.alainbernardenthailande.com/article-les-frontieres-de-l-isan-72125167.html

Nous avions fait une mise au point dans l’article 13 sur « Le Siam et ses frontières » en rappelant ce qu’est une « frontière » linéaire, si différent des conceptions de « vassalité » établies autrefois par le royaume du Siam (« Entre des royaumes rivaux, une zone de circulation et d’établissement libre entre des princes alliés ou ennemis, pas de stricte délimitation qui aurait été considérée comme inamicale, des zones fluctuantes et aucune notion d’intégrité territoriale !La présence d’une ceinture d’états vassaux autour du Siam est donc un paramètre majeur pour la future délimitation des frontières.) 

Les problèmes de délimitation se sont posés d’abord lorsque les Britanniques ont entrepris la conquête de la Birmanie (dans les années 1820). A la fin du XIXème, le Siam est cette fois en compétition avec les Français et les Britanniques pour absorber ces petits Etats et transformer ces zones territoriales floues en frontières délimitant mathématiquement des zones de souveraineté absolue. C’est ce qui conduit le Roi Chulalongkorn à engager ses réformes administratives pour incorporer entre 1880 et 1890 ces états tributaires aux statuts divers en un système de provinces dans un état centralisé. Les frontières seront ensuite établies par une série de traités entre la France et la Grande-Bretagne en 1893, 1899, 1902, 1904 et 1907 en utilisant des techniques de cartographie modernes. 

Ainsi donc, le passage d’un état ancien à l’état nation territorial avec des frontières linéaires cartographiquement définies s’est imposé sous la contrainte coloniale. Mais chacun des états (Thaïlande, Birmanie, Laos et Cambodge) conserve peu ou prou un comportement imprégné du système ancien.


 Et les frontières de l’Isan avec les pays voisins ? Dix des vingt provinces de « notre » Isan sont frontalières avec le Laos puis avec le Cambodge sur des centaines et des centaines de kilomètres. Si nous avons remarqué que la frontière avec le Laos était une « passoire » (nous avons aussi fait un article sur cette « zone grise » aux trafics importants), nous avons noté qu’il ne subsiste avec le Cambodge qu’un point chaud, explosif même, celui du temple de Preah Vihar.

                                                ------------------------------------

Nous avions donc appris, non seulement que « l’Isan » avait une Histoire, une préhistoire même, et surtout qu’il n’était devenu  siamois et thaîlandais finalement que récemment.

Nous avions   été étonné  en apprenant par le Dr Maupetit, qu’  en 1913 encore  « ces Thays refusent d'ailleurs avec vigueur et énergie les preuves qu'on pourrait faire de leur communauté d'origine avec les Laotiens ». « Le terme de « Lao » suivant en cela les coutumes du pays [désignait]  les indigènes des classes inférieures, soumis à l'autorité siamoise, réservant aux maîtres du pays le nom de « Thay » qu'ils se donnent eux-mêmes ».


On pouvait alors se demander ce qui avait pu se passer pour que quelques dizaines d’années plus tard les Laos, les Kmers et autres ethnies d’Isan  se considèrent comme des Thaïlandais.    

 

 

 

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