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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 00:10

 La deuxième étape : L’ouverture commerciale et le premier comptoir au Siam en 1680. 

 

RichelieuNous avons vu que la première étape dans l’établissement des relations entre la France et le Siam (1662-1673), était due aux missionnaires. Ils seront les précurseurs pour la deuxième étape : les échanges commerciaux qui vont se mettre en place ensuite.

Cela ne se fit pas se fit pas sans  grandes difficultés, car un certain nombre d’entre eux y laisseront la vie. La France de Louis XIV en plein essor commercial va s’intéresser tout d’abord à l’Asie (Les Indes orientales), puis au Siam grâce aux missionnaires. Dès le début du XVIIe siècle, en 1604, Henri IV accorde des privilèges de charte semblable à ceux d’une compagnie, aux marchandises des villes de Dieppe, Rouen et Saint Malo. Richelieu en 1642, puis Mazarin vont ensuite  favoriser la création et le développement de compagnies de commerce, mais avec  plutôt un objectif colonial. Mais ces tentatives sont trop dispersées et trop faibles pour pouvoir rivaliser avec les grandes compagnies anglaises et surtout hollandaises. Il faudra attendre l’arrivée au pouvoir de Colbert pour voir la France entreprendre des grandes réformes, et concevoir une grande compagnie vers l’Asie, dotée de moyens, de bateaux et d’argent.

 

Création de la Compagnie des Indes orientales.


La mer a une place importante dans la stratégie de Colbert pour le développement de l’économie française. La Compagnie des Indes orientales voit donc le jour le 27 Août 1664, avec un monopole du commerce lointain pour 50 ans. Son premier directeur est François Caron. A partir de 1665, le port de Lorient nouvellement créé devient le siège de la Compagnie. En 1669 Colbert crée le port franc de Marseille. Il va aussi encourager la construction de bateaux.

Colbert cour Napoleon Louvr

Cela est essentiel car la France est très en retard dans ce secteur. Il va  protéger les ports, faire voter des tarifs douaniers et des lois de protection. Mais  le principal moyen pour lutter contre l’hégémonie des Hollandais et des Anglais seront les compagnies de commerce.

En plus de la Compagnie des Indes orientales qui nous intéresse au premier chef, trois autres compagnies seront créées. Ces compagnies sont dotées de moyens suffisants et de pouvoirs pour négocier des traités commerciaux.

Colbert avait également pris conscience que le commerce ne pouvait se développer sans l’apprentissage des langues orientales ; l’idée d’une école des langues orientales est née, elle verra le jour en 1669 par la création du collège de jeunes de langues à Port royal, qui fut l’ancêtre de l’école nationale des langues orientales (langues O) puis de l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) dont certains d’entre nous sont issus.


En 1674, les Français s’installent en Asie et crée en 1674 un comptoir à Pondichéry qui sera la base de départ pour les voyages vers l’Asie et le Siam en particulier. De 1672 à 1678 la guerre avec les Hollandais se terminera en faveur des Français par la paix de Nimègue et en 1678, un second comptoir sera créé en Inde (au Gujarat) à Surate. Dès la création de la compagnie (1664) elle avait donné passage sur ses navires commerciaux aux missionnaires et évêques. En 1679, le comptoir de Surate avait fourni un appui matériel en envoyant ses vaisseaux au Siam. La compagnie fut également sollicitée à participer aux deux ambassades de 1685 et de 1687.

 

Le premier comptoir au Siam en 1680.


Un Français va être à l’origine du premier comptoir au Siam. André Deslandes-Bourreau entre à la compagnie des Indes orientales en 1665 après une dizaine d’années passées en Inde. Il est envoyé au Siam où il arrive à bord du « Vautour » en 1679 avec l’abbé de Lionne. Il y établit le premier comptoir de la compagnie au royaume du Siam en 1680.


caravelle


Il signe un traité (le premier) qui porte notamment sur le monopole du poivre.  Ce traité signé avec un ministre du roi Naraï, précisait  « tout le poivre cultivé dans le royaume du Siam serait livré à la compagnie des Indes orientales, qu’on aurait la liberté d’acheter les marchandises de la première main des jonques qui viendraient de Chine et du Japon, et de pouvoir embarquer sur les vaisseaux du roi, les marchandises que l’on souhaitait sans payer de fret… » (Journal  de François Martin, directeur du comptoir de Pondichéry, mai 1683) (M. Deslandes est son gendre).


Cette date de 1680 est donc importante, car elle marque la deuxième grande étape des relations avec le Siam : l’étape commerciale.

 

magasin-pondichery-cie-inde


Ce traité est attesté dans le journal du père Bénigne Vachet qui se trouve alors au Siam. Quand la première ambassade arrivera au Siam en 1685, M de Chaumont ratifiera ce traité, qui sera encore remanié et ratifié par la deuxième ambassade avec M. Constance comme interlocuteur en 1687. Claude Céberet, de la deuxième ambassade le confirme : «  Le roi du Siam ratifie et confirme le traité et privilèges qu’il a accordé à la Compagnie au sujet du poivre… ».

La Compagnie des Indes orientales poursuivit et amplifia son action. Dans les mémoires de la Compagnie, on apprend que « dès la fin de l’année 1688, la Compagnie allait être amenée à modifier ses armements. Au début de l’année 1689 on avait conçu un premier projet d’armement considérable qui en raison des événements survenus tant en Europe qu’aux Indes, se trouva reporté à la fin de l’année, puis ajourné ». On sait par d’autres textes  que le roi Louis XIV avait proposé d’envoyer en 1689, quatre vaisseaux aux Indes et au Siam pour y porter de nouvelles troupes…La révolution de Pétracha en 1688 et la mort de Naraï ruinèrent ces projets quelque peu « colonialistes ».

 

Le père Vachet qui sera de retour avec la deuxième délégation que Phra Naraï envoie en France en 1684, écrit dans un long mémoire rédigé pour les ministres de Louis XIV concernés : « La ville de Siam est la ville du monde où l’on voit le plus de différentes nations…/… L’apport de tant de nations différentes a rendu le roi du Siam fort curieux des pays étrangers et afin de les connaitre quelque peu il interroge les uns sur les autres …/… comme les Hollandais voyaient d’un mauvais œil la nouvelle Compagnie française qui était capable de ruiner tout leur commerce des Indes


ArmoiriesCompagnieIndes


pour l’empêcher ils crurent faire peur au roi du Siam en faisant de Louis XIV un monarque absolu et puissant…/…Cela eut l’effet contraire sur Phra Naraï qui eut envie de faire amitié et alliance avec un si grand prince…/… quand le roi du Siam apprit les grandes conquêtes que le roi de France avait faites  sur les Hollandais en moins d’un mois, il augmenta d’estime pour lui et se détermina à lui envoyer des ambassadeurs. »  Puis le père Vachet décrit longuement tout ce que le royaume du Siam produit et fait des propositions à la compagnie des Indes, tant pour ce que l’on peut importer, que ce que l’on peut exporter. B.Vachet, assure dans ce mémo, que l’on peut convertir le roi Naraï au catholicisme. Cela jouera un grand rôle dans la décision du roi Louis XIV d’envoyer l’ambassade de M de Chaumont dite première ambassade, avec un objectif principal, consolider la Compagnie des Indes orientales et soutenir les missionnaires.


Quand la première ambassade française de M de Chaumont arrivera à Ayutthaya en 1685, les conditions sont réunies pour établir des relations « privilégiées avec la France, tant sur le plan religieux que sur le plan commercial.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b - dans Les relations franco-thaies
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