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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 23:01

1640Notre 10 ème version a de quoi surprendre et pourtant, elle provient d’un des meilleurs connaisseurs du Cambodge et du Siam, à savoir Etienne Aymonier (1844-1929)*.

 

Elle tente de démontrer que Ramadhipati (notre U Thong , Ramathibodi 1er) aurait été le sixième successeur de Phya Ruang et le fondateur de la nouvelle capitale, Ayoutbia ; que ce prince aurait régné de 1453 à 1482, et aurait fondé Ayouthia après six ans de règne, soit vers 1459 ou 1460 . 

 

Déconcertant, non ?  

   

1/ Mais Aymonier ne l’ignore pas :

 

  • Il connait les Annales du Nord et d’Ayutthaya.

Nous avons essayé  de les utiliser d’après une traduction manuscrite qui a été faite pour nous. D’après Pallegoix et Bowring entre autres) (…) Notre manuscrit embrasse la période comprise entre le milieu du XIII e siècle et l’an 1403.


 annales du nord

 

Il sait que

 

  • « La partie des Annales siamoises qui commence à 1350, c'est-à-dire les Annales d'Ayouthia, n'a jamais été contestée dans son ensemble, ni par les indigènes, ni par les auteurs européens ». ( Il rappelle le mot de Mgr Pallegoix : « C'est l'histoire bien suivie de la nation thaïe »).

 

  • Ces prétendues anciennes Annales siamoises sont connues et ont été souvent citées.

 

Même s’il estime que :

 

  • « Tout n'est pas faux ou inventé, il est vrai »

 

Il considère que ces documents :

 

  • « n'offrent que des contradictions extraordinaires et presque insolubles, le passé lointain  du Siam ne se laisse deviner qu'au milieu d'un dédale de faits embrouillés, de notions confuses, de fables inadmissibles, de récits légendaires, qui répètent souvent les contes des Cambodgiens ».

 

Il est conscient que sa « découverte » :

 

  • n’est pas une simple note discordante (qu’il apporte) dans ce concert unanime des meilleures autorités.

 

Car, dit-il :

 

  • « Nous avons dû reconnaître, avec une véritable stupéfaction, que  ces Annales (d'Ayouthia) modernes, précises autant que sèches et d'apparence scientifiquement exacte, n'ont aucune valeur, en ce qui concerne leurs débuts du moins. Elles ont trop souvent, quoique à un degré moindre que les Annales du Nord  emprunté leurs éléments aux traditions et légendes populaires ou à des passages de manuscrits peu dignes de créance. »

 

 

2/ Sur quoi se fonde Aymonier pour contester la fondation d’Ayutthaya en 1351 par U Thong ? 

 

2.1

 

  • Les documents connus et étudiés  comportent des contradictions extraordinaires et presque insolubles.
  • On peut y repérer des fables, « de(s) récits légendaires, qui répètent souvent les contes des Cambodgiens. » (que Fr. Garnier a déjà (signalé) en ces termes « Malheureusement, les mêmes traditions religieuses se retrouvent dans tous les royaumes de la péninsule et présentent un trop grand degré d’incertitude pour qu'on puisse les appliquer à tel ou tel point de 1’Indo-Chine).

contes du cambodge

 

  • Et les Annales d’Ayouthia se présentent  avec « des séries de dates chronologiques qui se suivent très rigoureusement », si bien que l’on peut s’empêcher de soupçonner une réécriture plus moderne.

 

Il y a donc d’un côté le peu de fiabilité (c’est un euphémisme) des documents utilisés pour justifier l’Histoire « officielle » d’Ayutthaya  et de l’autre une assurance affichée aussi bien par l’Autorité royale  ((« De 135o à 1767, les Annales siamoises sont plus exactes, leur texte, digne de confiance, étant accompagné de dates données par jours, mois et années », dira à Bowring le roi lettré Maha Mongkut), que par les «experts» reconnus de l’époque  « Les Annales siamoises donnent l'histoire vraie et complète des moindres faits depuis 1350, année de la fondation d'Ayouthia », écrira encore récemment de son côté le P. Schmit) Cf. en note la version du roi Mongkut**)

 

2.2  « Le constat des contradictions flagrantes entre les Annales siamoises et les auteurs chinois » (Déjà relevé par M. de Rosny, dit-il).

 

Annales de chine

 

 « La quatrième année de l'ère king-tai (453), l'empereur King-ti donna l'investiture au fils adoptif du roi Pa-lo-lan-mi-sun-lah et le reconnut comme souverain du Siam.» – II semble, soit dit en passant, que ce nouveau roi dut, vers 1456, faire en Chine, à l'instar des Cambodgiens, des réclamations contre les pirates de la Cochinchine, c'est-à-dire du Champa, qui arrêtaient ses navires, et que les Chames protestèrent qu'ils n'avaient fait que répondre à des actes de même nature. Reprenons les citations de M. de Rosny :

 

 « La sixième année de l'ère tien-chun (1462), le roi de Siam, Plah-Lan—lo-tche—tchih-po-tchi , qui est évidemment Phra Ramathibodi, envoya un ambassadeur apporter le tribut à la cour de Chine… La dix-huitième année de l'ère tching-hoa (1482), le prince héréditaire de Siam notifia à l'empereur de Chine la mort de son père et obtint l'investiture. » On voit qu'il s'agit, en définitive, d'un souverain qui aurait régné, sous le nom de Ramadhipati, pendant trente années, de 1453 à 1482 et qui aurait été le « fils adoptif » de son prédécesseur. C'est ce prince que nous croyons être le sixième successeur de Phya Ruang et le fondateur de la nouvelle capitale, Ayoutbia. »

 

2.3. Ensuite, Aymonier  critique les maigres et contestables données, comme par exemple les deux Ramathibodi (Ramadhipati)*** (Cf. en note), les doutes sur l’existence de la ville de Chia-Lang (« peut-être confondue avec la ville bien connue de  Kamphêng Péch(…) qui semble avoir été quelque temps la capitale du Siam, après Sokotliai et avant Ayouthia »****), le fait que « ce Ramadhipati, alias Pkaya Thong, Uthong, est aux yeux des Siamois eux-mêmes, un personnage semi-légendaire dont il est question dans les Annales fantastiques du Nord, aussi bien que dans les Annales d'Ayouthia », le doute sur les noms de villes (il donne des exemples) … et surtout cette prétention de donner une date précise pour la fondation du royaume d’Ayutthaya.


 3.      La question de la date réelle de la fondation de la nouvelle capitale d’Ayouthia.

(Ce point d’histoire, dit-il,  mérite, en effet, une discussion approfondie, autant que le permet l'état actuel de nos connaissances.)

 

Aymonier sait et dit que la date universellement acceptée aujourd’hui et déjà admise au temps de Louis XIV est bien ,( comme le dit de La Loubère, qui place la fondation de la ville de Siam ou Ayouthia et l’établissement en cette capitale de la cour de Ramathibodi) (Ramadhipati) en l’an 1894 de l’ère boudhique , soit en 1351 A. D.

 

Mais,

 

  • le  hiatus est trop grand entre le caractère invraisemblable et apocryphe des Annales modernes, tant siamoises que cambodgiennes (du moins pour ces périodes, relativement reculées, des XIVe et XVe siècles), et les dates précises données, avec un luxe de détails sur la fondation et les dynasties d’Ayutthaya.

 

  • Il ne peut accepter ce qu'admettent les écrivains européens, ce que rapporte Sir Bowring par exemple, d’après le roi Maha Mongkut, affirmant que la fondation de la «  cité sacré », l'un des plus mémorables événements de l’histoire siamoise, eut lieu en avril 1350, que les devins brahmanes, ayant été consultés, décidèrent que, en cette année , 712 de l’ère siamoise, au sixième jour de la lune croissante du cinquième mois, dix minutes avant quatre heures, les fondations devaient être posées, que trois palais furent érigés en l'honneur du roi enfin, que, à partir cette date, qui est un fait certain, les Annales siamoises sont plus exactes : leur texte, digne de confiance, étant accompagné de dates données par jours, mois et années, de  1350 à 1767 ».

 

(On peut ne pas penser à la fierté de Xavier Galland nous annonçant avec force démonstration la fondation d’Ayutthaya, le vendredi 4 mars 1351, peu avant dix heures du matin !!! (op. cité)). A chaque époque ses « experts » ! 


 expert


Le co-auteur du blog me fait remarquer  qu’i l a appris à l’école  que Rome, a été fondée le 21 avril -753 avant Jésus Christ,  sachant bien que cela était une année convenue, et que l’on pouvait trouver selon les auteurs -728, -748, -751, -753/754, -758, -813 …  En plus dit-il, il faut ajouter ici, l’inextricable correspondance entre les différents calendriers, être sûr que Jésus Christ soit vraiment né en 0 !

Jeter un coup d’œil sur l’explication du calendrier solaire thaïlandais ou calendrier Suriyakati) http://www.louisg.net/C_thailandais.htm

 

 calendrier

 

Aymonier est étonné que

 

 

  • les stèles de Sukhotai (qui  cessent totalement après la stèle de 1427), n’évoquent pas la fondation d’Ayutthya, et pour cause, dit-il,

 

  • il n’y a pas de « textes épigraphiques, burinés à Ayouthia même, attestant, pour cette époque, l'existence de cette cité, son caractère de capitale, la présence des rois il faudrait, en un mot, des témoignages lapidaires de leur ferveur religieuse semblables à ceux qu'ils ont laissés à Sokothai. Où sont donc ces stèles d'Ayouthia ? Rien de ce genre, absolument rien, que nous sachions, n'a été mis au jour. Il faut même atteindre le XVI e siècle, à notre connaissance du moins, pour rencontrer des stèles qui mentionnent enfin Ayouthia. »

 

Aymonier leur reproche donc leur manque de preuves si ce n’est « des manuscrits apocryphes, compilés au bout de quatre siècles, remaniés à plaisir par des princes vaniteux ou des historiographes dénués de scrupules. »

 manuscrits


Et de proposer au lecteur « ces pénibles reconstitutions historiques d’un passé enseveli sous tant de ténèbres accumulées à plaisir ne sont pas d’une absolue certitude, mais nous espérons qu’il les reconnaîtra plausibles et vraisemblables ».

 

« Reconstitutions », qui lui permettent  de dire que Ramadhipoti « aurait régné de 1453 à 1482. Or, parmi les renseignements qui concernent ce roi semi-légendaire, ce Chao Tong, « Roi d'Or », comme l'appelle Gervaise, nous en rencontrons un nous apprenant qu'il fonda Ayouthia après six ans de règne. Ce serait donc en 1459 ou 1460 que devrait se placer cet événement. Cette date correspond assez bien au « guère plus de deux cents ans » de ce même Gervaise. »

 

4.      Alors cette version d’Aymonier est-elle plus crédible ? (notre 10 ème version !)

 

Nous ne le pensons pas. Mais Aymonier aurait pu nous dire que celles qui précèdent sont encore moins crédibles que la sienne et il nous rappellerait la nécessité de donner ses preuves, ses sources, avant de proposer une « reconstitution » crédible.

 

Aymonier écrit son texte en 1900 (publié en 1904). Nous avons évoqué son interprétation car nos « experts » modernes, loin de donner des nouvelles preuves, reprennent les anciennes dans le meilleur des cas, ou se contentent le plus souvent d’affirmer sans aucune référence, comme si la fondation d’Ayutthaya se présentait dans son évidence, comme si, comme le disait le roi Mongkut, « les Annales siamoises sont plus exactes : leur texte, digne de confiance, étant accompagné de dates données par jours, mois et années, de 1350 à 1767 » (sic).


 (Cf. en note la contestation de cette version d’Aymonier à partir de textes palis, dont nous aurions pu tirer une 11 ème version *****)

 

Il nous restait à consulter « le travail monumental de Richard D. Cushman, The Royal Chronicles of Ayutthaya », recommandé par Dovert. 


 

 

 

_________________________________________________________________

 


*in III. Le SIAM ANCIEN (Chapitre 6), in Le groupe d’Angkor et l’histoire, par Etienne Aymonier (Directeur de l’Ecole coloniale), Paris, Ernest Leroux Editeur, 1904.

 

**Bowring relate que, d'après l'ancien roi de Siam, Maha Mongkut,

 

BROWRING-11

 

les gens de Chieng Raï, Chieng Maï, Kamphêng Péch, molestés par leurs ennemis, quittèrent leur pays et formèrent un nouvel établissement à Cha-Liang dans la partie occidentale du Siam proprement dit, où ils construisirent une ville appelée Deva Mahanagara, nom que conservèrent les capitales ultérieures. Cha-Liang  était environ par 16°N. et 99 E. Là auraient régné cinq princes de la première dynastie, jusqu’ au sixième appelé Uthong Rama thibodi, qui monta sur le trône en 1344. Ce roi, dit-on, « gendre » de son prédécesseur qui s'appelait Siri Chai Chieng Sen et qui n'avait pas d'enfant mâle, reçut la couronne du droit de sa femme. Plus puissant que tous ses prédécesseurs, il soumit à son empire le Sud de Siam et la presqu'île de Malacca. Puis il aurait fondé Ayouthia en 1350.

 

(Finalement pas si loin de la version écrite en français par L. B. Rochedragon, « Phongsa-Vadan, les « annales officielles siamoises », « traduction littérale » publié en 1891 dans le très confidentiel « Bulletin de la société de géographie de Rochefort ».)

 

*** « Le premier, ce prétendu fondateur d’Ayouthia en 1350, aurait eu plusieurs successeurs, dont les noms, fait remarquable, se répètent parfois deux par deux ; et enfin un second Ramathibodi en 1470-1509.C’est sans doute ce dernier que les compilateurs des Annales auront dédoublé à tort, transformé en deux personnages du même nom, qu'ils ont fait régner, l'un en 135o et l'autre dans la seconde moitié du xv° siècle et commencement du XVI e. »

 

**** « l'établissement de Cha-Liang, s’il exista réellement, ne fut si important ni de longue durée ; et demander, enfin, si ce Chia-Lang, insuffisamment précisé, dont les ruines sont ignorées, parait-il, ne doit pas être simplement identifié à la ville bien connue de  Kamphêng Péch, qui se trouve dans ces parages et sur la rive du Ménam, qui semble avoir été quelque temps la capitale du Siam, après Sokotliai et avant Ayouthia, et où sont, en tous cas, des ruines importantes de pagodes et même de palais, décrites par M. Fournereau. »

 

                                               --------------------------------------

 

TABLEAU DES ROIS DU SIAM ANCIEN

d’après Aymonier

 

1) Liste A. D’après les Annales.

 

Rois historiques ? ( à Ayouthia ?)

 

  1. ChaoThong, ou Samtac Brah Ramadhipati, fonde Ayouthia en 1350, règne 1344 à 1369 (Voir le n° 11 de cette liste)
  2. Samtac Brah Rames’vara, fils du précédent, abdique en 1370.
  3. Samtac Brah Paramarajadhiraja, 1370-1382
  4. Samtac Chao Thong Lan, assasiné au bout de sept jours.
  5. Samtac Brah Rames’vara, le n°2), qui remonte sur le trône après avoir fait périr le précédent, 1382-1387.
  6. Samtac Brah Râmaraja, fils du précédent, 1387-1401
  7. Samtac Brah Infraraja, parent du précédent, 1401-1416
  8. Samtac  Brah Paramarajadhiraja, fils du précédent, 1416-1434
  9. Samtac Brah Paramatrailokanatha, fils du précédent,  1434-1449

10.  Samtac Brah Indraraja, 1449-1470 (à réunir peut-être au n°7)

11.  Samtac Brah Ramadhipati, deuxième du nom. 1470-1509 ( doit être identifié au n°1 de cette liste et au n° 9 de l’autre liste).

 

2) LISTE B, d’après notre étude.(Aymonier)


Aymonier

 

ROIS HISTORIQUES

 

  1. Sri Indräditya, appelé peut-être aussi Adityaraja (Atoeutaratch),Prathamaraja, Abhayagamuni, règne à Sangkalok, vers 1250-1274.
  2. Bân, fils aîné du précédent, vers 1274
  3. Phya Ruang, ou Ramaraja, Rama Kamheng, frère cadet du précédent, fonde Sokotai, chasse les Cambodgiens des pays du Menam, règne de 1275 environ à 1324.
  4. Phraya Sua Thai (ou Phya Sucharat), fils du précédent, règne à Sokothai, 1324-1340.
  5. Phraya Hridayaraja, fils du précédent, règne à Sukhotai, 1340-1357.
  6. Sri Suryavans’arama Mahadharmarajadhiraja, fils du précédent, règne à Sokotai, 1357-1388.
  7. Mahadharmarajadhiraja, peut être appelé aussi Dharmasokaraja, fils du précédent, règne à Sokotai, 1388-1415.
  8. Samtac Paramaraja, dernier roi de la dynastie, règne à Sokotai, 1415-1453.
  9. Chao-Thong, ou Chao Uthong, ou Samtac Brah Ramadhipati, gendre ou fils du précédent, monte sur le trône en 1453, fonde une nouvelle dynatie, transporte la capitale à Ayouthia vers 1460 et règne jusqu’en 1482. (Doit réunir en sa personne les n°1 et 11 des prétendus rois historiques de l’autre liste).

 

*****

 

Voir dans cet article les textes en pali  comme sources historiques :

 

In: Bulletin de l'Ecole française d'Extrême-Orient. Tome 21, 1921. pp. 313-318.

doi : 10.3406/befeo.1921.2899

 

Les sources pâlies permettent de résoudre un autre problème. Si Sukhodaya a été annexé par le royaume du Sud en 1 349, comment se fait-il qu'on y trouve longtemps encore après cette date des inscriptions royales ? Cette difficulté, qui avait paru assez grande à M. Aymonier pour qu'il essayât de reculer d'un siècle la fondation d'Ayudhyâ, s'évanouit à la lecture des chroniques pâlies :

on y lit que le roi de Sukhodaya, Dhammarâja, fit acte de soumission envers

son vainqueur Râmâdhipati qui lui rendit la ville de Xainat, au Sud de ses Etats,

dont il s'était emparé.

 

Le royaume du Sukhodaya resta donc distinct et, au moins officiellement, indépendant du royaume d'Ayudhyâ, qui ne put l'incorporer que plus tard. On voit par là que les textes pâlis sont loin d'être sans intérêt pour l'histoire.

 

(Cf. ensuite deux articles de M. Coedès)

 

 Sans titre-2

 

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