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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 23:01

titreMonseigneur Pallegoix nous apprend que U-Thong devenu Ramathibodi, a fondé « Juthia » en 1350 et ajoute avec un grand sens de la formule : « il ne se passa rien sous son règne, si ce n’est qu’il porta la guerre dans le Cambodge d’où il ramené une grande quantité de captifs » (1).

Richard Cushman, infatigable traducteur des huit versions connues des "Annales d'Ayuthaya" (voir notre précédent article), nous donne à quelques variantes près une version exactement similaire, et tout aussi lapidaire, celle probablement qui a inspiré Monseigneur Pallegoix.

Rochedragon est muet sur cette guerre de conquête mais le texte qu’il nous a traduit ressemble plus à la généalogie davidique du Christ qu’à une chronique historique (2).

L’auteur-traducteur de la Chronique publiée dans « the Chinese repository » nous parle dans son premier article de la fondation d’Ayuthaya et d’une attaque d’une armée siamoise de 5.000 hommes contre le Cambodge dont le roi revint vainqueur avec « a great many Kamboyan prisoners » (3).


prisonniers


Quelle fut cette guerre de conquête et a-t-elle seulement eu lieu vers le milieu du XIVème siècle ?


Nous nous sommes longuement penchés sur l’existence même de ces fameuses annales et sur leur contenu tel que nous le connaissons indirectement, lues par Monseigneur Pallegoix, par Browring et par Aymonier, traduites partiellement par Rochedragon et le correspondant anonyme du « the chinese repository », décortiquées encore par Aymonnier qui en a longuement souligné les incohérences et les contradictions y comprenant les Annales « modernes », « mosaïques brisées en mille morceaux et reconstituées sans intelligence » sans tirer plus de profit de ses études des annales chinoises également étudiées par Léon de Rosny (auquel il nous renvoit en permanence) qui parlait à peu près toutes les langues asiatiques mortes et vivantes de la création (4). (Cf. nos articles précédents et notes 5, 6, 7).


Il est une certitude toutefois, c’est que Ramathibodi fut à la fois un législateur (nous y reviendrons) et un conquérant et qu’il envahit triomphalement le Cambodge en ? (1461 affirme Aymonier non sans arguments !) d’où il ramena une foule de prisonniers après avoir saccagé la capitale, Angkor. (« Une dernière fois peut-être » ajoute-t-il, ignorant évidemment qu’en 1975 les khmers rouges feraient mieux, incluant aussi les archives et le martelage des inscriptions dans leur rage dévastatrice). Pour celui-ci, il est constant que la prise d’Angkor n’a pas eu lieu en (ou vers 1353) mais un siècle plus tard et qu’il n’y a eu qu’une invasion d’Angkor.


N’épiloguons pas sur ces (in)certitudes et imaginons qu’il nous faille disserter, en faisant soigneusement abstraction de tout ce que nous avons appris et sans la moindre archive crédible, sur la France de 1610, année de l’assassinat du « bon roi Henry » ?


Y a-t-il mieux à tirer des sources Cambodgiennes ?

Que non pas. La plus ancienne chronique connue date de 1796 (8) et se trouve présentement à la Bibliothèque nationale de France (9) (9 bis).

Celle-ci et d’autres, rédigées tardivement, donnent tout autant que les siamoises une chronologie flottante dans un langage souvent très ésotérique (10).


Pour les Cambodgiens (ce qui est plausible) les archives d’Angkor ont été pillées par les Siamois lors des invasions successives (ou pas) d’Angkor, emportées à Ayutthaya, et de là, retour de flamme, détruites par les Birmans en 1767 (11).


Les Khmers rouges ont fait le reste.


khmer-rouge-soldiers-3

 

Le patrimoine angkorien ne sortit pas indemne de leur régime, de nombreuses statues en pierre furent volées, détruites à l'explosif ou martelées et plusieurs statues en bois servirent de combustible, les infrastructures hydrauliques de l'époque d'Angkor ravagées, tous les plans du site d’Angkor incendiés. Et pourtant, dans un site Internet favorable aux Khmers rouges, ne le nommons pas, nous lisons  « Relativement peu de dégâts ont eu lieu au cours de cette période » !


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Un exemple est significatif, le fonds de ce qui subsiste des archives nationales du Cambodge représente 1800 mètres d’étagères dans une grande villa (coloniale évidemment) dont l’essentiel provient de la donation des énormes archives personnelles de Sihanouk, « le roi – père » (12), à comparer à celui de la Bibliothèque nationale de France, plus de 400 kilomètres sur 20 hectares !


archives


Il plane sur le sérieux de ces chroniques les mêmes doutes pesants que sur les siamoises, « des légendes par lesquelles les chroniques remplacent l’histoire ». (13)

Un texte chinois de 1296 traduit pour la première fois en français en 1951 ne donne malheureusement aucun élément historique (14).


Il y a une certitude, c’est que le chercheur de l’époque d’Aymonnier qui s’intéressait au Cambodge avait accès à plus de sources que celui du XXIème siècle et que la restauration d’Angkor peut se poursuivre essentiellement grâce à l’immense patrimoine photographique recueilli par les Français et à l’estampage systématique des inscriptions aujourd’hui martelées.

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Ce que l'on croit savoir de la première prise d’Angkor tient en peu de lignes.


A partir du règne de Ramathibodi, qu’il soit fils d’un épicier chinois ou de sang princier, le royaume d' Ayutthaya monte en puissance militaire et se lance dans une politique d’annexion des territoires voisins. La nouvelle capitale, Ayutthaya est désormais à moins de 400 kilomètres d’Angkor. De centrale, la position géopolitique d'Angkor était devenue frontalière, position difficile pour une capitale résidence royale.

La conquête siamoise menée par le fondateur du Royaume d’Ayutthaya aurait eu lieu « vers » 1353. 

 

Pour la suite, contentons-nous d’une version cambodgienne qui a le mérite du pittoresque : 

 

Ramathibodi nomme en charge des opérations son fils, gouverneur de Lopburi. Rochedragon nous le décrit comme « un prince plein de bravoure » (loc.cit. Introduction) qui dirige une troupe de 15.000 hommes bien entrainés divisée en deux corps d’armée, le premier de 10.000 hommes confié à son fils Ramaso et une troupe de choc, 5.000 hommes confiée à son petit-fils Sisobath. Sur le chemin, il ne rencontre aucune résistance. Arrivé aux alentours de la capitale, défendue par 50.000 hommes, il l’investit en construisant des remparts de la hauteur des murailles de la ville mais les Khmers résistent aux assauts malgré les canons siamois auxquels ripostent les leurs (15). Sisobath est tué en un combat singulier avec un prince khmer rappelant singulièrement celui d’Achille avec Hector.


 

suriyothai

 

 

Le sort d’une guerre de siège est toujours incertain.


Seule la ruse permettra la prise de la ville.


ruse de guerre militaire humour


Il faut trouver des volontaires, on va les trouver. Ce seront des « déserteurs » qui joueront le rôle du cheval de Troie. On crée donc une cour martiale fictive pour juger six « traitres » pour « lâcheté devant l’ennemi ». Le verdict tombe, 50 coups de fouet. Le supplice a lieu sous l’oeil réjoui des Khmers.


17

 

Et pour écarter tout soupçon, comble de la ruse, on condamne également à mort six « traitres » volontaires (?) qui sont décapités sous les yeux des Khmers.

 

-execution

 

Mais une fois la nuit tombée, les six traitres fouettés s’évadent avec la complicité de leurs gardiens et se réfugient dans les lignes khmères pour demander protection du monarque. Celui-ci leur accorde l’asile, les fait soigner par ses médecins et ils se battent courageusement du côté khmer. Deux d’entre eux meurent même au combat. Les survivants, considérés comme des amis, ont alors toute liberté pour circuler à l’intérieur de la cité ce qui leur permettra une nuit, après avoir massacré les sentinelles et envoyé un signal aux assiégeants, d’ouvrir l’une des portes et de faire entrer les troupes siamoises.

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Une belle légende qui peut flatter l’orgueil national cambodgien, la capitale a été prise par traitrise. (16)

On n’aime toujours pas, du côté cambodgien se souvenir de ces événements, période de « colonisation » siamoise qu'il faut cacher. 

 

Il y a probablement une explication plus réaliste à la chute brutale du royaume d’Angkor, analysée en particulier par Louis Finot (17).


La société khmère est hétérogène : « Une aristocratie cultivée d’origine étrangère, recouvrait d’un brillant mais très mince vernis la masse brute de la population khmère. Or, s’il est vrai que quelques invasions ne frappent pas mortellement un peuple, elles peuvent très bien anéantir une élite et, par suite, la civilisation qui se concentre en elle, surtout quand elles s’accompagnent, comme c’est l’usage constant en Extrême-Orient, de razzias immenses de captifs. C’est sans doute à cette disparition de la partie pensante de la société qu’il faut attribuer l’arrêt brusque des constructions, l’interruption des documents épigraphiques, l’oublie du sanscrit. » Rien n’établit que le peuple, peuple d’esclaves soumis aux perpétuelles corvées (le seul temple d’Angkor Vat représenté 3000 tonnes de pierre transportées à dos d’homme), eut envie de soutenir ses monarques. Le vainqueur a eu le mérite aussi d’apporter une religion moins farouche.


Pour des raisons difficiles à déterminer, le premier souverain d’Ayuthaya, couronné sous l’égide des brahmanes fait du bouddhiste théravada la religion officielle. Sous l’influence de culture indienne, Angkor était divisé en castes, le pouvoir du roi, représentant des dieux sur terre, était absolu. C'était la monarchie de droit divin dans tous ses excès au point que, après la prise d'Angkor, la royauté siamoise dont le comportement était proche de celle d'Angkor, changea radicalement, pour un temps seulement, son approche du peuple. Il lui fallait éviter de se retrouver comme les rois d'Angkor complètement dissociés et abandonnés de sa base.

 

Les moeurs de cette époque se résument en une seule formule « vae victis » « malheur aux vaincus »,


Alix VaeVictis WEB

 

pillage, déportation (90 000 personnes dont 10 000 pour transporter le butin), on massacre le Roi, sa famille et sa cour.

Cette pratique de la transplantation de masses entières de populations sur le sol étranger, hommes, femmes et enfants était monnaie courant à cette époque (Siamois, Cambodgiens, Chinois, Laos, Birmans l’exerçaient tour à tour en fonction des circonstances) pour avoir l’avantage (si l’on peut dire) d’affaiblir le pays vaincu en le dépeuplant, les populations déplacées, population d’esclaves ne devant guère y voir qu’un changement de maître. C’est ainsi plus de 10 % de la population khmère qui aurait été déportée au Siam ? (18)

Il est évident aussi que le rapport de force n’était pas en faveur des Khmers, six millions d’habitants « environ » au Siam à son époque, nous apprend Monseigneur Pallegoix (loc.cit.), à la même date, notre protectorat du Cambodge comprend « environ » un million d’habitants (19), un rapport de un à six qui est le même de nos jours et était très probablement le même au XIVème siècle ? Si, nous apprend Gervaise (loc.cit.) le roi de Siam pouvait mobiliser « sans difficultés » 50.000 guerriers et 100.000 en faisant appel aux provinces voisines, on peut toutefois émettre des doutes sur la réalité de ce chiffre tout autant que sur celui des 50.000 guerriers défendant la capitale khmère ? Sir Browring pour sa part estime à 40.000 le nombre des habitants de la capitale ?

Nous n’avons malheureusement aucun élément objectif pour connaître la population siamoise ou khmère à cette époque. Mais on oublie par exemple trop souvent dans la narration de la geste napoléonienne que si les victoires de l’Empereur étaient dues à son génie stratégique, elles l’étaient aussi (et surtout ?) au fait que la France était alors (et de loin) le pays le plus peuplé d’Europe et qu’il a pu envoyer au feu un million et demi d’hommes alors que l’Angleterre, l’Autriche-Hongrie ou la Prusse étaient peuplée de 5 ou 6 millions d’habitants et la Russie d’une grosse dizaine face à la France qui en comptait 30.


De 1353 à 1357, les troupes siamoises occupent tout le Cambodge et Ramathibodi Ier nomma successivement trois de ses fils comme rois « subordonnés » du pays conquis sur le règne desquels nous ne savons pratiquement rien d’ autre que leurs noms que nous donnent les chroniques khmères, à savoir : de 1353 à 1354 : Jao Bassat ; de 1354 à 1355 : Jao Baat ; et de 1355 à 1357 : Jao Kampang.

 

Les Khmers reprendront  Angkor en 1357 et repousseront  les Siamois jusqu'à Korat.


 Mais Ayutthayia reprit bientôt la lutte, et la nouvelle guerre, qui dura près d'un demi-siècle, devait aboutir à la prise et au nouveau sac d'Angkor, en 1431.


Ce sera une autre histoire.


 

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Notes et références.


(1) « Description du royaume thai ou Siam » deuxième volume, p.75.

(2) « Bulletin de la société de géographie de Rochefort » 1890 p. 81 s.

(3) « The chinese repository » 1836 p.55.

(4) « le Cambodge III - le groupe d’Angkor et l’histoire ».

(5) « The kingdom and the people of Siam » Hong-Kong 1856.

(6)  Dixit Mademoiselle Thunyaporn Benjawan : « La mission du chevalier de Chaumont – la première ambassade française au Siam – 1685 » Univers « ประชุมพงศาวการ ศึกษาภัณฑ์พาณิชย์ »

(7) « Histoire naturelle et politique du royaume de Siam » Paris 1688.

(8) Mak Phoeun « l’introduction de la chronique royale du Cambodge du lettré Nong » in Bulletin de l’école française d’extrême orient, 1980 volume 67.

(9) « Etude du fonds Cambodge de la bibliothèque nationale de Cambodge » Pascal Lefèvre 2006.

(9 bis) « Catalogue sommaire des manuscrits indiens, indochinois et malayo-polynésiens de la bibliothèque nationale » publié par Cabaton à Paris en 1902. Ce fonds provient d’une donation en 1877 d’Ernest Doudart de Lagrée qui fut ambassadeur près le roi du Cambodge. Indépendamment d’une Chronique royale et de sa traduction, il contient une collection complète d’estampage des inscriptions d’Angkor et une copie de tous les plans, probablement à ce jour les derniers qui subsistent. Il semble n’avoir fait l’objet que d’études partielles ?

(10) Jan R. Dressler « Plotting History – The interdependant development of Siamese and Cambodian chronicle » Hamburg 2005)

(11) « Mon Khmer studies VI » « les chroniques royales khmères » par Khin Sok.

(12) site officiel http://www.nac.gov.kh/fr/

(13) « Quelques réflexions sur la valeur historique des chroniques royales du Cambodge » par Khin Sok in « Bulletin de l’école française d’extrême orient » 1975 p. 197 s.

(14) « Mémoires sur les coutumes du Cambodge » « récit de Séou Ta Chouan (1296) » traduit en français par Paul Pelliot en 1951.

(15) « Légendes sur le Siam et le Cambodge » C. Lazauzelle 1939

(16) Un évident anachronisme d’une chronique tardive, l’armement des guerriers khmers nous est connu par les bas-reliefs d’Angkor. Il n’y avait certainement pas d’armes à feu au Siam et au Cambodge au XIVème siècle.

 

armes 2


(17) « Sur quelques traditions indochinoises », « Bulletin de la Commission archéologique de l’Indochine ».

(18) « Histoire sommaire du royaume du Cambodge, des origines à nos jours » par Henri Russier, Saïgon en 1914.

(19) Partie administrative de l’ « Almanach de Gotha », 1858.

(20) Lanza del Vasto « Le pèlerinage aux sources » Denoël 1943.

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Ces incertitudes permanentes, chronologiques ou généalogiques (il plane des doutes sur le nombre même de rois Ramathibodi : Y a-t-il eu un Ramathibodi II après Ramothibodi I ou est-ce le même personnage ?), ont initialement choqué nos esprits « cartésiens ».

Nous avons appris, par exemple, qu’en 481 (ou 482), à la mort de son père Childéric, un jeune chef franc de 15 ans, nommé Clovis, a été hissé sur le pavois. Au bout de plus de 1.500 ans, l’incertitude est minime et n’intéresse plus que les « experts » (qui sont toutefois incapables de nous dire le jour et l’heure). Nous naviguons ici avec des marges d’erreur de 100 sinon 200 ans ? Le hasard vient de nous faire relire Lanza del Vasto. A 35 ans, en 1936, cet aristocrate né dans les Pouilles est parti à pied à la rencontre de Gandhi, son « pèlerinage aux sources ». Il fut à ses premiers contacts avec les brahmanes et les bouddhistes de Ceylan (d’où est venu le bouddhisme siamois) stupéfait de leur inexactitude à propos des dates, « la stupeur du nouveau venu » : « Leur inexactitude à ce propos n’est due ni à une confusion mentale ni au vague à l’âme mais à une volonté délibérée de se détourner de ce qu’ils tiennent pour vain ... Allons-nous perdre notre temps, ou pour mieux dire notre éternité, à conserver dans la mémoire ce qui se passe dans le temps ? ... Constituer une science des souvenirs de ce qui s’est passé une fois dans le temps, c’est verser dans l’absurdité. Cette absurdité, c’est l’Histoire, un savoir qui ne sait rien de vrai ... Et de leur Histoire, nous n’en savons rien, du moins par eux. »

       le-pelerinage-aux-sources-lanza-del-vasto

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