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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 23:01

titreNous venons de voir dans l’article précédent que Richard D. Cushman a traduit toutes les chroniques thaïes connues concernant le royaume d’Ayutthaya (1351-1767), à savoir les 7 versions et des fragments édités en thaï dans les années 60-70, en les présentant de manière synoptique  afin que nous puissions comparer les divergences et les variations  entre les versions  quand elles existent. Il n’est donc pas étonnant que sa traduction en anglais soit considérée comme LA REFERENCE.*

 

1/ Mais alors pourquoi personne n'a exposé la VRAIE version des chroniques royales  thaïes?


Pourquoi nous avons identifié (et présenté) 10 versions bien souvent contradictoires, qui faisait venir le fondateur U Thong, d’Uthong (située à 25 km de Suphanburi),  du Cambodge, de Chieng-Raï, de Khampëng-Phet, de Cha Liang, de Suphan Buri, du Nord, du Sud , de l’Est,  de Deva Mahanagara ( !) …


Et pour cause. Ils ne le pouvaient pas.


Tous proposent un récit, certes différent, de bric et de broc, mais un récit, « une histoire », implique une  vraisemblance des faits racontés, une relation cohérente entre les événements rapportés,  alors que les « Chroniques » ne proposent pas de récit, mais des phrases et des paragraphes  qui se suivent sans lien entre elles bien souvent et parfois divergentes, présentées dans leur incohérence, leur discontinuité, et dans leur indétermination.(Cf. définition du mot « histoire », en note**). Bref, elles sont « illisibles».

Nos experts donc eu à coeur de combler les trous, de mettre des relations là où elles n’existaient pas, de les inventer même, afin de proposer un récit, qui n’est pas dans les Chroniques.


Oui, les différents « experts » ont cru bon de rajouter, qui un texte pâli, qui un extrait des Annales chinoises, qui des Annales cambodgiennes (Cf. le prochain article pour leur fiabilité !), qui, ce qu’aurait dit le roi Mongkut à un confident, qui ce qu’aurait présumé l’érudit thaï Charnvit Kasetsiri (grand historien thaï, ancien recteur de l’Université de Thammasat) (Cf. Wikipédia), qui une chronique royale (qu’on aura soin de ne pas nommer), qui une élucubration  …

Kasetsiri


Nous étions au milieu de pratiques douteuses, malhonnêtes.....  d’ « abuseurs » de vérité.


En fait, PERSONNE n’a osé dire que les « Chroniques d’Ayutthaya », du moins en ce qui concerne la fondation du royaume (qui nous (pré)occupe ici), étaient NULLES***. (Nous verrons le reste par la suite, mais sans conviction).


Pourquoi ont-ils osé écrire l’Histoire d’Ayutthaya en « assurant » leur interprétation, de L’AUTORITE de ces Chroniques ? Pourquoi ont-ils éprouvé la nécessité d’inventer leur version ?


Pourquoi ?


Peur du lèse-majesté ?

lèse majesté

 

corpus considéré comme sacré ? honte de l’expert qui ne peut avouer qu’il travaille sur un objet sans valeur ?  sans  intérêt ? incohérent ? manque de courage ? instinct d’imitation ! conformisme ? désir de montrer sa compétence comme par exemple « l’expert » Lagirarde François****, s’excitant sur tel ou tel mot ou expression, qui auraient été mal traduites par Cushman !!!   Oui pourquoi ?


Nous exagérons ? Nous devenons imbus de nous-même, vaniteux, présomptueux, infatué, arrogant ?


2/ Juger plutôt.


Sept versions présentent la fondation d’Ayutthaya dans le chapitre 1,  en 23 pages, pour  une période de 197 ans (1351-1548) avec 29 sections, dont 6 pour des légendes et 1 seulement pour le prince U Thong et la fondation d’Ayutthaya et 1 en tant que roi Ramathibodi 1 (1351-1369) et ensuite 15 sections pour 15 rois. (dont certaines font moins d’une  demi-page pour un roi).

prince


Oui, vous avez bien lu : moins de 2 pages pour le fondateur du royaume d’Ayutthaya ! 

Mais avant ces 2 pages, vous avez les légendes et prophéties concernant le roi Thammarat, le roi Ruang, le prince Sutthikuman qui informe le roi Rü de Chiang Mai, que Sacchanalai  a pris son indépendance, la fondation de Phitsalunok, une ou deux histoires des rois Suthat et Khotthewarat, et puis comment le Prince Chaithatsakuman accompagné de son jeune frère moine Chaisanekuman,( les deux fils du roi Sukhanthakhiri de Chiang Maï !)  a couché avec la fille du roi de Sachanalai, comment il fut découvert et exécuté et son frère moine  put retourner à Chiang Mai sain et sauf.


On évoque donc des prophéties légendaires, l’indépendance de Sachanalai, la fondation de Phitsalunok, et une exécution d’un fils du roi de Chiang Mai qui a couché avec la fille du roi de Sachanalai ! Croyez-vous que nous sommes vraiment dans l’Histoire d’Ayutthaya ???


Tout ceci avant d’arriver à la section consacrée au Prince U Thong, sans transition. Si vous voyez le rapport, la cohérence, vous  êtes très fort.

 Le 1er te le 2 ème § ne sont  évoqués que dans une version. La version C dite du British Museum (1807) Kao Na (1964).*****


1er § (5 phrases, 10 lignes)

1ère phrase. 

Ensuite sans aucune date, il est dit dans la première phrase (nous donnons le contenu et non la traduction) :  


que le roi du Kampuchéa est décédé et que faute de pouvoir trouvé un successeur dans la famille royale,  tout le peuple a souhaité que le Prince U Thong, qui est le fils de Chodükserthi (précise-t-on), puisse devenir roi et gouverner le royaume. 

Quelles précisions et vraisemblances ! :

  • Le prince  U Thong ? d’où vient-il ? On précise qu’il est le fils de Chodükserthi , comme une référence? Qui est-il ?Vous avez bien lu. Les « Chroniques «  ne disent rien sur l’origine de U Thong.
  • Le roi du Kampuchea meurt. Quel roi ? quelle date ?
  • « Le peuple a souhaité ». Dans une monarchie absolue, la famille royale demande au peuple de choisir le prochain roi ! Une première !
  • Il n’aurait donc pas accepté et en 1353 il serait parti conquérir Angkor !!! (Cf. plus loin). C’est évidemment logique !

Bref, on ne sait rien.Sauf  pour nos « experts » : 

  • sauf pour Charnvit Kasetsiri l’ancien recteur de Thammasat, qui rajoute « chef présumé de la communauté marchande chinoise » 
  • ou Dovert qui reprend « fils d’un commerçant prospère, qui a pu épouser une princesse locale (laquelle ?)
  • ou Xavier Galland qui sait que U Thong  était gouverneur d’ UThong (située à 25 km de Suphanburi) et qui s’est marié à une princesse de la maison de Suphan Buri
  • ou Pallegoix, « Les grands du royaume, ayant tenu conseil, élurent pour roi le fils d'un richard appelé Xôdok, et lui firent épouser la princesse cambodgienne. Le nouveau roi, nommé Phra-Chao-Uthong, régna sept ans à Inthapat- Nakon;
  • ou L. B. Rochedragon qui est sûr que Rama-Thibodi 1er était auparavant  le fondateur du royaume et de la dynastie de Chieng-Raï ! 
  • ou Sir Bowring nous confiant que le roi Mongkut relatait qu’U Thong venait effectivement d’une dynastie qui aurait régné à Cha-Liang.
  • ou Aymonier qui doute de tout et même de la ville de Chia-Lang (« peut-être confondue avec la ville bien connue de  Kamphêng Péch ») et place la fondationd’Ayutthaya le siècle suivant.
  • Ou un inconnu qui le fait jeune Prince Thaï Bodi, gouverneur du district de Supanburi.
  • Ou …

Où ont-ils trouvé l’information ? Nul ne le sait. En tout cas, les Chroniques n’en disent rien.


2ème phrase.

On apprend que « le roi » ( il manque un épisode. Il était prince dans la 1ère phrase !) « en charge de sa capitale » (laquelle ?) est allé au sud avec la population pour fuir une épidémie de variole

 

variole

(on précise « ils partirent de nuit » ! ).

3 ème phrase. Il est dit que son frère ainé s’est installé provisoirement avec ses troupes à Suphanburi. (pourquoi ?)


 4ème phrase.

 Le roi U Thong, après plusieurs jours de marche avec ses troupes, voit une large rivière et une ïle « apparemment saine ». 5ème phrase. Il traverse la rivière et s’installe sur l’île de Dong Sano, 


Le 2ème § (15 lignes).

Une seule version (dite du Bristish museum (1807) KaoNa 1964) 

british museum

      raconte la rencontre du roi avec un saint moine qui lui rappelle une prophétie qui lui confirme que cette région déserte deviendrait la royale cité d’d’Ayutthaya, qu’il était le grand souverain attendu et lui fit d’autres révélations qui confortaient U Thong dans son choix. Le moine s’envola pour veiller depuis la montagne au respect des «  Four Divine States of Mind ».


3ème §. (7 lignes)

En synoptique, 2 versions en 2 colonnes (A : Luang Prascet (1680) Khurusapha 1963). B : Phan Canthanumat (1795) Khurusapha 1969).


Là, on sort complètement du sujet.


Colonne A. Il est dit que le roi (lequel ?) en 1042,  année du singe,

 

année du singe

 

le mercredi, le douzième jour de la lune croissante du cinquième mois, a eu le plaisir d’ ordonner de faire enlever les chroniques des événements enregistrés par les astrologues royaux d'autrefois et des chroniques des événements que l'on trouve dans le hall des archives, afin de  sélectionner les événements que l'on trouve dans ces chroniques royales et  les assembler  en un seul lieu dans l'ordre chronologique.


Colonne B. (Encore plus énigmatique). Il est dit qu’en 1157, année du lapin,


année du lapin

septième de la décennie, le roi Boromthammik  [Rama 1] qui gouverne  le royaume depuis Ayutthaya la capitale et qui règne au Palais Dusit, édita la chronique royale.

Laquelle ? On est en plein délire. Rapport avec ce qui précédait ? avec ce qui suit ? on passe de 1042, année du singe, à 1157, année du lapin, pour continuer dans la phrase suivante en 712, l’année du tigre !!!! et ensuite (4ème §) dans une phrase et demie, une version (A) nous annonce qu’en 686, l’année du rat, une statue de Bouddha, Lord Phanaengchoeng,  a été installée. !!!   


Et enfin dans  le 5ème §, on revient au sujet, avec précision.

Jugez plutôt :


6 versions nous donnent (en 2 l et demie) l’année, le mois, le jour, la date, l’heure ! de la fondation de la capitale Ayutthaya.

Que Xavier Galland traduit  « En l’an 712 (une année du Tigre), au sixième jour du premier croissant du cinquième mois, un vendredi, à trois nalika et neuf bat après le lever du soleil »

En rajoutant (donc ce qui n’est pas dans les Chroniques): - soit le vendredi 4 mars 1351, peu avant dix heures du matin -, une cérémonie avait lieu sur une île du Chao Phraya »,  où « devenait roi sous le nom de Ramadhibodi et Krung Thep Dvaravati Sri Ayutthaya devenait officiellement la capitale d’un royaume qui désormais porterait son nom. (op. cité) 

Evidemment, cela ne gêne personne, que cette date arrive, après tant d’imprécisions, d’incohérences  et tout de suite après des remarques  sur des édits royaux concernant les Chroniques, à des périodes très différentes ! enfin avec 471 ans d’écart ! (De 686 à 1157).

On aurait pu au moins émettre l’hypothèse d’une date « favorable » donnée par un moine pour cette cérémonie de fondation de capitale.


Et voilà, c’est tout.


Pensez-vous avec ces 39 lignes censées évoquer la fondation d’Ayutthaya, (« Le Prince Uthong et la fondation d’Ayutthaya »), pouvoir proposer un récit sur le fondateur d’Ayutthaya ???

 

Eh bien, beaucoup l’ont fait. C’est NOTRE DECOUVERTE. Proposer un récit là où il n'existe pas. 

 

3/ Ensuite vient la section intitulée « Le roi Ramathibodi 1er, 1351-1369 ».


Une page, 5 §, 43 lignes pour le fondateur du royaume  d’Ayutthaya !!!et encore heureusement cinq versions sur 7 ****(BCDEF) relatent les mêmes informations.


1er § (13 lignes).


Il est dit (ceci n’est pas une traduction) : qu’après la construction de 3 palais, le roi U Thong-qui avait 37 ans- entra dans la citée et monta sur le trône. Les brahmanes lui conférèrent le titre royal  de Ramathibodi 1er de la capitale d’Ayutthaya. [La version F précise que ce titre était le même que celui du roi Ram Naraï, l’avatar de vishnu, qui avait régné sur Ayutthaya dans  une période précédente. Le roi était heureux d’avoir (avec lui)  le roi Phangua -qui était le frère ainé de la reine- et qu’il traita comme son frère aîné, ; il devint le roi Boromracha et monta sur le trône de Suphanburi.] Le roi confia le trône de Lopburi au Prince Ramesuan. A cette époque son royaume avait 16 États qui étaient alors sous sa domination : Malaka, Chawa, Ténassérim, Nakhon Si Thammarât (Ligor), Tavoy, Martaban, Moulmein, Songkla, Canthabun, Phisalunok, Sukhotai, Phichai, Sawankhalok, Phicit, Khamphengphet, et Nakhon Sawan.


cartes tributaires


Nous avions déjà dans un article antérieur exprimé notre étonnement devant le fait qu’il ait déjà 16 principautés vassalisées et sur une aire aussi  étendue. Vous n’avez pas oublié qu’à cette époque (en 1351) le royaume dominant était Sukhotai. Or, nous pouvons remarquer que Sukhotai est dans la liste des états vassalisés.


Le problème est que Sukhotai fut vassalisé en 1378 et annexé en 1438 par Ayutthaya. Et Ramathibodi 1er  meurt en 1369 !


Non seulement les Chroniques sont incohérentes et de plus nous voyons maintenant qu’elles sont fausses.

 Mais qui a écrit ces Chroniques ? Ayutthaya aurait vassalisé 16 principautés et nous n’avons aucun récit d’une de ses batailles ?


2éme § (16 lignes consacrées à la conquête de la capitale du Cambodge ).


On peut déjà noté qu’Angkor n’est pas dans la liste précédente et que c’est la seule dont on raconte la prise. Curieux !


5 versions (BCDEF) disent donc : « Plus tard » (la date n’est donc pas donnée), le roi envoie un message au Prince Ramesuan le priant de venir en sa capitale afin de pouvoir l’informer que le Khôm (Cambodge) a rompu son alliance. Il lui ordonne alors d’aller les détruire. Sous un augure favorable le Prince Ramesuan atteint la capitale du Cambodge avec une armée de 5000 hommes. (on précise à la nuit venue!). Le Uparat (vice-roi), le fils du roi du Cambodge a demandé au roi l’autorisation de pouvoir attaquer les troupes du Prince fatiguées et pas encore regroupées. L’avant-garde fut mise en déroute et a fui.  Quand les nouvelles parvinrent à Ayutthaya un édit royal invita le plus haut dignitaire (Tamruat) à partir (Qui est ce haut dignitaire ? ce Tamruat ?) et le roi invita le roi Boromracha (il ne l’était pas encore) (on redit « qui était le plus vieux frère du roi et vivait à Suphanburi) ») de venir à Ayutthaya. Le roi lui demanda d’aller aider son neveu. Le roi Boromracha leva une armée et se précipita sur la capitale du Kampuchea pour la combattre et en sortir victorieux. Il prit de force beaucoup de riz et un nombre considérable de familles.


Franchement, comme compte-rendu d’une victoire sur Angkor, on peut mieux faire.(Cf. notre article suivant tentant d’en savoir un peu plus sur cet événement via les annales cambodgiennes).On n’ose même pas critiquer tant cela est pauvre. Qui a pu prendre la responsabilité d’éditer de pareilles mièvreries ?


Voyons le niveau de ce qui suit pour le règne de Ramathibodi 1er de 1354 à sa mort en 1369, 4 petits § (13 lignes) pour évoquer (les 5 versions BCDEF s’accordant) :

  • «  in 715, a year of the serpent, fifth of the decade, on Thursday, the first day of the waxing moon of the fourth month, at two nalika and five bat “, la creation par le roi, à Wiang Lek Royal residence, d’un temple sacré avec une salle de prière et un grand reliquaire, auquel on donna le nom de Phutthaisawan. (Vous avez remarqué la precision).

Et ensuite suit, sans transition, après l’information concernant la décision royale de construire un temple.

  • Un cheval appartenant à khun Suwanphinitcai a donné naissance à un poulain avec une tête, deux corps et 8 pattes. En marchant, les deux corps se battaient pour prendre le dessus.
  • Un poulet appartenant à Phra Si Mahosot a eu un poussin avec un corps et deux têtes.

Et ensuite, encore sans transition, après un temple, un cheval à 8 pattes, un poussin à 2 têtes,

  • En 725 (4 versions) ou en 719 (version F) ??? (avec précision du mois), décisions du roi de procéder à la crémation des Princes Kaeo et Thai, morts du choléra, et de construire un temple du nom de Pa Keo avec un monument sacré et une salle de prières sur le site de la crémation.

 

Voilà c’est tout pour le fondateur du royaume d’Ayutthaya.


On apprendra sa mort que dans la section suivante consacrée au 1er règne du roi Ramesuan. Mais cela est une autre histoire.

Vous comprenez maintenant pourquoi, nous avons prétendu, par « provocation », avoir découvert la vraie version thaïe de la fondation et du fondateur du royaume d’Ayutthaya. Car les chroniques royales d’Ayutthaya ne proposent aucun récit de la fondation du royaume d’Ayutthaya.


C’est cela NOTRE DECOUVERTE.


Alors maintenant, quand vous lirez «  Les chroniques royales d’Ayutthaya disent que … », vous aurez le droit de sourire …………………


 Je me marre

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*A Synoptic Translation by Richard D. Cushman, The Royal Chronicles of Ayutthaya, Edited by David K. Wyatt, The Siam Society, Under Royal Patronage, 2006.


**Le mot « histoire » vient du grec ancien historia, signifiant « enquête », « connaissance acquise par l'enquête », qui lui-même vient du terme ἵστωρ, hístōr signifiant « sagesse », « témoin » ou « juge ». Il a pour origine les Enquêtes (Ἱστορίαι / Historíai en grec) d'Hérodote. Littéralement, le mot ionien Historíai signifie « recherches, explorations », et dérive selon toute vraisemblance de la racine indo-européenne *wid- qui signifie voir, ou savoir pour avoir vu1.Le mot est introduit en français au début du XIIe siècle avec le sens de « relation des événements marquants d'une vie, d'un règne » ou de « chronique d'un peuple »2. Il prend aussi le sens général d'histoire (au sens de récit), polysémie qu'il a conservé jusqu'à ce jour en français comme en allemand. C'est à partir du XIIIe siècle, comme peut en témoigner l'usage qu'en fait Brunetto Latini dans son Livre dou Trésor, que le terme commence à recouvrir le sens de « récit historique »3.(wikipédia)

 


Brunetto latini


***nul, adjectif Féminin nulle. 


Sens 1 Qui équivaut à rien. Ex Avec ce brouillard, la visibilité est nulle.

Sens 2 Qui reste sans résultat. Ex Un match nul.

Sens 3 Sans aucune valeur. Ex Ce prof est nul ! Synonyme lamentable

http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/nul/


****Chronicle of the Kingdom of Ayutthaya (Phraratchaphongsawadan Krung Si Ayuthaya). The British Museum Version_ Richard D. Cushman : The Royal Chronicles of Ayutthaya. In: Bulletin de l'Ecole  française d'Extrême-Orient.Tome 88, 2001. pp. 388-394.

 

*****  Les 7 versions et une de fragments

 A : Luanf Praaascet (1680)

               Khurusapha 1963

            B : Phan Canthanumat (1795)

                 Khurusapha 1969

            C : British Museum (1807)

               Kao Na 1964

            D : Révérend Phonnarat (?)

              Khlang Witthaya 1971

            E : Phra Cakkraphatdiphong (?)

              Khurusapha 1961

            F : Royal Autograph (c. 1855)

            Odeon Store 1962

            G : Thonburi Fragment (1779)

              Khurusapha 1963

            K : [ not know]

 

 

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