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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 00:01

titreIl nous a  paru intéressant, poursuivant notre Histoire du royaume d’Ayutthaya, du point de vue des Chroniques royales d’Ayutthaya, de rappeler qu’au Nord, un autre royaume thaï, le Lanna, a sa propre Histoire et poursuit sa propre stratégie.

Les chroniques de Chiangmaï remarquablement analysées par Georges Coedès peuvent être en totale contradiction avec celles d’Ayutthaya en leurs différentes versions, traduites par Cushman.

Nous n’avons évidemment pas la prétention d’apporter des idées nouvelles sur l’histoire d’un pays que des personnes infiniment mieux renseignées que nous ont étudié de façon approfondie (voir nos sources).

Nous avons déjà raconté la création du royaume thaï de Sukkhotaï en 1238 puis celui du Lanna en 1260 par Mangraï in  « la formation de l’état du Lanna, du prince Suvanna Khamdaeng jusqu’au roi Mangraï ».

 

Mengrai

 

(Article 27*). Nous avions évoqué leurs relations avec celle du petit royaume de Phayao. (Cf. par ex. le traité de paix de 1287 entre Mangrai, le roi de Sukhothaï Ramkhamhaeng  et le roi Ngam Muang, puissant dirigeant de Phayao , pour défendre leurs Etats contre la menace de l'Empire Mongol). Nous avions vu que le fondateur du Lanna, Mangraï était aussi un grand guerrier et un conquérant. Il avait repoussé les Mongols et s’était engagé dans une politique de conquêtes, invasions ou alliances.  Il s’était emparé de Lamphun vers 1290 au détriment des Môns et de Haripunchaï en 1292.


Le roi Mangraï  régna  donc de 1260 à 1319. Il y aurait eu ensuite 18 successeurs jusqu’à Nang Praya Ratthewi dont le règne se termine en 1564, date du passage du pays sous souveraineté birmane.


Le Lanna fut le champ de bataille séculaire de toutes les expéditions, chinoises, birmanes, laos, siamoises et ne dut peut-être d’exister qu’à la multitude de compétiteurs se disputant son alliance. Ce fut probablement aussi la raison de sa disparition.


Une sorte de féodalité semble avoir été le régime favori des premiers thaïs. De nombreux djaos régnaient plus ou moins héréditairement dans de petites villes, baptisées «  Chiang » dans le nord et et plus volontiers « muang » ailleurs. Un ensemble totalement informel de « villes-états » dont certaines s’unifièrent en profitant probablement du déclin de l’empire khmer. Peut-on les comparer (ce que nous avons souvenent relevé) aux cités grecques ? La comparaison est hasardeuse, si les roitelets du temps d’Ulysse guerroyaient allégrement entre eux, ils savaient en tant que de besoin faire front à une menace extérieure, les Perses ou autres barbares, animés d’un certain sens « national ». Les tribus gauloises aussi, étaient en querelle perpétuelle, mais pouvaient également faire front face à l’invasion romaine.


Si nous pouvons déterminer une chronologie plus ou moins précise malgré les contradictions des sources et le flou qui plane sur la datation, nous n’avons malheureusement pas la moindre précision ni sur la population ni sur sa vie au quotidien ni comment étaient composées ces armées ? La chronologie qui va suivre est incertaine, ne tient pas compte des usurpations temporaires ni de savoir s’il existait une quelconque hiérarchie de type « féodal » entre le monarque qui règne à Chiangmaï et celui qui règne à Chiangraï ou à Chiangsaen ?

 

rois


1/ Nous connaissons l’histoire de ce chef  local, Mangraï, héros thaï digne émule de Ramakhamhaeng, qui, aux alentours de 1262 assis son autorité sur la ville de Chiangsaen sur les rives du Mékong, s’avança de là en conquérant vers le royaume d’Haripunchaï dont la capitale était Lamphun, qu’il conquit sur les Môns aux environs de 1290-1292 fonda la ville de Chiangraï et sa nouvelle capitale, Chiangmaï verse 1296. Il mourt en 1317 en laissant une force organisée devant jouer un rôle de premier plan dans l’ouest de la péninsule, qui sera pour Ayutthaya un adversaire redoutable aux XIVème et XVème siècle, avant que le royaume de Lanna ne tombe sous les coups des Birmans.

 

 

Birmans


Sous son règne, le royaume recouvre approximativement les provinces actuelles de Chiangmaï, Chiangraï, Nan, Phrae, Lampang, Lamphun, Maehongson avec des débordements sur l’actuelle Birmanie à l’ouest et le Laos au nord.

 

carte

Ayant ramené des bonzes de Ceylan, ceux-ci convertirent son peuple à la foi bouddhiste qui fut à coup sûr un remarquable ferment d’unité.


A la même époque, au sud de Chiangmaï, se constituait le royaume de Sukhotaï avec  le roi Ramakhamhaeng, qui, après avoir chassé les Khmers, constitua à leurs dépens un immense royaume s’étendant de Luang-Prabang jusqu’à Ligor, l’actuelle Nakhon Sri thammarat.


C’est en 1351 que se réalise la fondation du Siam par la fondation sur le domaine de l’ancien Dvaravati de la nouvelle capitale, Ayutthaya. La nouvelle cité est promise à un brillant avenir, autre  que ces cités « chiang » ou « muang » entrées peu ou prou depuis le XIIème siècle dans l’orbite du royaume de Sukhotaï.


royaume de sukhotai


Le pays engage une politique « impérialiste » en fonction de sa position géographique, vers le sud sud-est au détriment du Cambodge alors en totale déliquescence, et au nord au détriment du royaume de Sukhotai, affaibli par ses luttes dynastiques.


2/ Chai Songkram fut le second de la dynastie et régna de 1311 à 1325, deuxième des trois fils du roi Mangrai. Il fut choisi par son père comme le plus actif et le plus compétent pour  l’aider  dans la conduite des affaires de l'Etat et pour avoir une conduite morale exemplaire. Le fils aîné fut exécuté sur ordre de son père pour trahison (il avait eu une liaison avec l’épouse de son frère Krua) et le second, Kram, envoyé comme gouverneur de Phrae. Mais les rivalités autour du trône resteront un problème majeur dans les siècles suivants.


Chai Songkram prit une part active à la guerre contre Haripunchai au cours de laquelle sa conduite héroïque lui fit gagner le titre de successeur au trône.

A la mort de son père, et quatre mois seulement après son accession, il nomma son fils, Phya Saen Phu, vice-roi de Chiang Mai, lui même s’installant à Chiang Rai.


Cette situation perdura pendant  trois règnes consécutifs, et le royaume fut divisé en deux sous-royaumes, Chiang Rai et Chiang Mai, source inévitable de guerres. La souveraineté du Royaume du Lan Na fut donc contestée et combattue dès sa création. Le roi mourut en 1325 à Chiang Rai.


3/ Saen Phu, le fils aîné du roi Chai Songkram, fut le troisième souverain de la dynastie Mangrai, de 1325 à 1334. Il a été nommé «Saen Phu» (« cent mille montagnes) parce qu'il est né sur le sommet d'une colline. Il quitta ensuite Chiangmaï pour aller vivre à Chiangraï. Il fortifia Chuangsaen pour conjurer les ennemis potentiels du nord, le Mékong, sur lequel est située la ville constituant un rempart naturel.

 

 siège


4/ Kue Na lui succéda de 1355 à 1385. Il fut l’un des plus grands souverains de la dynastie. Il était un dévot bouddhiste et un fin lettré. Il  gouverna le royaume avec « les Dix Vertus d'un roi » et le Royaume fut prospère et pacifique. Il devint un centre de propagation du bouddhisme dont l’influence culturelle domina les siècles suivants.

Ayant entendu parler d’un saint ermite vivant en forêt, il le voulut à Chiangmaï pour que ses actes puissent  être correctement effectuée conformément à la doctrine du bouddhisme. 

Cela fut l'âge d'or du bouddhisme dans la période de Lan Na.

 

age d'or du bouddhisme


5/ De 1385 à 1401,  le monarque fut Saen Muang Ma, fils du roi Kue Na. Il fut  nommé Saen Muang Ma (« cent mille villes arrivent ») parce qu'il était né au cours d’une période de grande prospérité du royaume.  Peu après son avénement, Mahaphrom, frère cadet du roi Kue Na conspira contre lui et marcha avec son armée sur Chiang Mai. Saen Muang Ma, soutenu par Saen Phanong, un noble de premier plan, l’écrasa. L’oncle félon prit alors la fuite vers Ayuthaya et demanda le soutien de Boromraja Ier.

  •  En 1386, les troupes d’ Ayutthaya marchent vers le nord et attaquent Lampang. Ce fut la première attaque d’Ayutthaya vers le Lanna ! Ce fut aussi un échec cuisant. Mais après querelle avec le monarque d’Ayutthaya, l’oncle revint faire sa soumission, le roi lui pardonna et l’envoya comme vice-roi à Chiangraï.

 

Nota. Nous avions écrit selon la source des Chroniques royales d’Ayutthaya : « En 1381, le roi Boromracha 1er (1370-1388) prend Chiang Mai et attaque Nakhon Lampang sans succès. Le roi alors envoya un message au chef de Nakhon Lampang pour qu’il reconnaisse sa vassalité. C’est ce qu’il fit. La royale armée retourna  alors à la capitale. »


 

Saen Muang Ma tenta de profiter de la guerre entre Sukhotaï et Ayutthaya pour attaquer Sukhotaï mais il fut forcé de battre en retraite. Il préféra alors consacrer toute son énergie à l’expansion du bouddhisme, construisit en particulier la grande pagode de Chedi Luang au centre de la ville de Chiang Mai en 1391.

Ensuite, il refusa de payer tribut aux Chinois en déclarant que depuis son grand’père, le tribut était aboli. L’empereur donna l’ordre de chatier cette insolence par l’envoi d’une armée qui fut défaite grâce aux génies protecteurs des cités et ceux des eaux du Mékong.

Il avait été au pouvoir pendant 16 ans et avait 39 ans.


Nota. Les chroniques royales  d’Ayutthaya relatent la prise de Chiang Mai en 746, année du rat, 6ème décade » (1390 ?) par le roi Ramesuan (1388-1395) ?


A sa mort, en 1401, il laisse trois fils, Aï, Yi Kumkan et Sam Fangkhaen son favori, éduqué pour sa future accession au trône.


6/ Sam Fangkaen monta sur le trône en 1402 à l’âge de 13 ans et régna jusqu'en 1441. Il fut éduqué par l’un de ses oncles, Simuen.


Dès le début de son règne, son pouvoir fut contesté par Yi Kumkam, frère aîné du vice-roi de ​​Chiang Rai, qui  avait des prétentions sur le trône de Chiangmaï. Il demanda l'aide militaire de Sukhotai, vint attaquer Chiang Mai, fut défait et battit retraite à Sukhothai. Un autre conflit vint avec  le royaume Hoh, vassal des chinois qui exigea le paiement de tributs que le Lan Na avait cessé de payer sous le règne du roi à Kue Na. Le roi Hoh fut vaincu.

Victoire au sud, victoire au nord, les combats sont terminés et le bonheur revient au Lanna jusqu'à la fin du règne du Roi.

 

En 1402, le roi fonda une nouvelle ville appelée Wiang Ched Rin à l'ouest de Chiang Mai pour servir d'avant-poste et garder la ville sur son flanc ouest, et où il passa la plupart de ses jours.


Sous son règne arriva une nouvelle vague de moines du Sri Lanka, comprenant un grand nombre d’érudits qui donnèrent un grand élan au bouddhisme dans le royaume de Lan Na. Ainsi, en 1477 le Grand Conseil bouddhiste, également connu sous le nom Samgayana, dans lequel le Tripitaka a été adoptée, purifié et ré-enregistré, s’est réuni pour la première fois au Wat Ched Yod de Chiangmai.

En 1423, un groupe de 25 moines se rendirent au Sri Lanka pour étudier le système alphabétique  pali, la prononciation et le bon chant. Deux vénérables moines sri-lankaisnles les accompagnèrent à leur retour pour servir en tant que précepteurs. Ils arrivèrent à Chiang maï en 1431 et voyagèrent dans tout le royaume pour y populariser la tradition bouddhiste du Sri Lanka. 


7/ Après 41 ans de pouvoir, à l'âge de 57 ans, le roi fut renversé en 1441 par un coup d'Etat mené par son sixième fils, le Prince Lok, avec l’aide de quelques aristocrates de Chiang Mai. Pour éviter tout bain de sang, il remit volontairement le trône à son fils et s’installa en exil à Wiang.


Le nouveau roi Tilokaraja n’est pas reconnu par Choi, son jeune frère, qui déclare Fang dont il était vice-roi, état indépendant.


Tilokaraja envoie des troupes et Choi doit fuir demander l’aide du roi Boromraja II d’ Ayutthaya. En 1442, l'armée d’Ayutthaya marche sur Chiang Mai mais échoue et doit battre en retraite.  Régnant de 1441 à 1451, le roi  maintint la stabilité et la sécurité du royaume. 


Nota.

Les chroniques royales d’Ayutthaya disent : « En 1440, le roi Boromaracha II, 1424-1448 tente de prendre Chiang Mai, mais malade, il doit renoncer et retourne à Ayutthaya avec son armée. En 1442 le roi attaque Chang Mai de nouveau pour mâter une rébellion. Son armée prend position à PathaiKhasem. A cette occasion, il fait 120 000 ( sic) prisonniers et son armée revient à la capitale. »


Le Lan Na, fort politiquement et militairement étendit sa souveraineté sur les royaumes de Nan et de  Phrae.  Mais le roi eut l’ambition d’étendre sa souveraineté vers le sud et à partir de 1451, pendant 24 ans, il croisa le fer avec le roi Boromtrailok d'Ayutthaya. Le conflit commença lorsque le roi de Pitsanulok prêta serment d’allégeance au Lanna. Méfiant par la politique expansioniste de son voisin, le monarque d’Ayutthaya déménagea sa capitale à Pitsanulok. Ce n’est qu’en 1473 qu’intervint un traité de paix et d’amitié consacrant les extensions territoriales du monarque.


Conquérant certes, mais fervent bouddhiste, sous son règne la religion prospéra. Mort à l’âge de 78 ans, après 45 ans de règne, pendant lequel le royaume de Lan Na a atteint son apogée. Aucun de ses successeurs n’eut, à beaucoup près, la même valeur que lui.


8/ 1487 – 1495, c’est Yod qui lui succède à l’âge de 32 ans. Il est le petit-fils de Tilokaraja. Il était aussi son bras droit pour les campagnes militaires du roi. 

Son père, Bun Ruang, avait été écarté du trône, exilé puis exécuté pour des motifs inconnus ?


C’est sous son règne que se produisit l’incident du Bouddha d’émeraude, disparu de son sanctuaire et volé par un moine d’Ayutthaya. Faute de pouvoir le récupérer pacifiquement, il se rendit avec ses troupes à Ayutthaya qui capitule après un mois de siège et renvoie l’image sacrée. Prétexte ou réalité, ce vol se serait produit parce que la conduite du roi n’était pas conforme aux codes de conduite et anciennes traditions de la cour. Tous les aristocrates, les membres de la famille royale, brahmanes religieux, les enseignants religieux, se liguent pour détroner le monarque et l’envoyer en exil où il meurt en 1506 à l ‘âge de 51 ans.

 

Bouddha d'emeraude


De 1495 à 1525, c’est le fils du roi Yod, Muang Kaeo, qui a été mis en place par les factieux.  Il est couronné roi à l'âge de 13 ans. En 1507, il engage les hostilités contre Ayutthaya en attaquant son avant-poste, Sukhotai. C’est un échec. En 1515, Ramadhibodi II capture Lampang et déporte ses habitants à Ayutthaya par la force. Munag Kéeo fortifie alors Lamphun et renforce les défenses de Chiangmaï pour qu’elles puissent résister aux premiers obus.

Il est considéré comme ayant eu une foi inébranlable dans le bouddhisme et effectué divers actes méritoires, construction de nombreux lieux de culte et bâtiments religieux et établit la préminence intellectuelle du Lanna.

Il mourut en 1526 d’un plat de lap, préparé à partir de viande de cheval crue, à l’âge de 44 ans après 30 ans de règne.


Peu de temps après le règne du roi Muang  Kaeo, le glorieux royaume de Lan Na a commencé à sombrer dans le déclin.


Faute d’héritier « légitime » les aristocrates de la ville font appel au roi du pays « du million d’éléphants », Jayachetthadhiraja fils du roi de Luang Prabang et d’une princesse de Chiang Mai. Celui-ci accepte et arrive s’installer à Chiangsaen en 1546, à Chiangraï ensuite et à Chiangmaï enfin. Capricieux, en 1547, il a décide de retourner à Luang Prabang. 

Par la suite, il ya eu une lutte féroce pour le pouvoir entre les aristocrates du Lanna et ceux de Phrae. Nous entrons dans une époque de successions chaotiques consacrant la décadence et l’affaiblissement du royaume jusqu’à son invasion par les Birmans sous le règne du Jao  Mae Thao Ku, après une bataille de trois jours et trois nuits. 


Il est difficile de déterminer les motifs de la chute d’un empire.


Mais quelques motifs (il y en a probablement d’autres) nous paraissent déterminants. Il n’a jamais pu se dégager une règle de succession dynastique claire, ce qui a ouvert la porte à toutes les guerres de succession qui ne peuvant que faire la joie de voraces voisins.


Etat tampon entre le royaume d’Ayutthaya et la Birmanie, le Lanna fut victime des coups de boutoir des uns et des autres. L’histoire se répète sur le sort de ces malheureux états tampons. (Cf. en  note, analogie avec la Belgique)


Par ailleurs et enfin, l’accès du royaume d’Ayutthaya et de la Birmanie à la mer leur conférait le privilège (pour autant que cela puisse en être un) d’avoir reçu la visite des explorateurs occidentaux ou extrème orientaux avec armes, bagages, missionnaires et mercenaires puissamment armés. Nous aurons l’occasion de parler de ces mercenaires, portugais ou japonais qui enseignèrement au royaume d’Ayutthaya l’art de faire la guerre, de forger des armes et de tirer du canon.


mercenaires japonais

 

Mais en attendant, revenons à notre Histoire du royaume d’Ayutthaya, avec l’arrivée au pouvoir du roi Chakkraphat, le roi aux éléphants blancs, en 1548. 



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http://www.alainbernardenthailande.com/article-27-la-formation-de-l-etat-du-lanna-en-1262-dans-le-nord-de-la-thailande-103436169.html


Deux documents fondamentaux


«  Documents sur l’histoire politique et religieuse du Laos occidental » par Georges Coedes, in « bulletin de l’école française d’extrême orient », 1925, sous ce titre modestement trompeur, il s’agit d’une très précieuse analyse de la « Chronique de Chiangmaï » et de bien d’autres documents laos et chinois traduits par l’auteur.


«  Les younes du royaume de Lanna » par Lefèvre-Pontalis, « T’oung Pao » 1910 et 1911


Deux sites Internet dignes de louanges

http://www.sri.cmu.ac.th/~elanna/elanna_eng/public_html/pict/history_lanna.swf

Une remarquable histoire en images filmées, des commentaires en thaï et une rétrospective historique bilingue, et des documents non moins remarquables sur la culture du Lanna.

http://www.merveilleusechiang-mai.com/blog/index-339774.html

Un blog ami que son auteur construit jour après jour, la partie historique (en cours) débute par une quinzaine d’articles sur Mangraï, des sources sures, des recherches approfondies et une iconographie de grande qualité.

Autres

« Mission Pavie, Indochine, études diverse, recherches sur l’histoire du Cambodge, du Laos et du Siam » à Paris, 1898. Pavie a relevé, phographié et fait traduire par le missionnaire Schmit de nombreuses épigraphgies à Chiangmaï et Chiangraï.

« les Inscriptions mons du Siam éditées et traduites »Bulletin de l’école française d’extrême orient, tome 30, 1930.

«  A propos des origines et de l’histoire ancienne du Siam » Petithuguenin, Journal de la Siam society, volume 2 1905

«  Notes sur la fondation politique et religieuse du Lanna dans le mythe de Suvanna Khamdaeng » par François Lagirarde, Aséanie 9, 2002

«  Notes sur Camille Notton, traducteur de la chronique de de Suvanna Khamdaeng » par François Lagirarde, Aséanie 9, 2002

«  Chronique de Suvanna Khamdaeng » par Camille Notton, Aséanie 9, 2002

«  La succession de Setthathirat : réappréciation d’une période de l’histoire de Lan Xang » par Michel Lorillard, Aséanie 4, 1999.

« The royal chronicles of Ayuthaya », traduction de Cushman et Wyatt publié par la Siam Society en 2006.

 

Note . la Belgique comme état tampon ?

 

 belgique


Sans faire de la provocation par analogie nous pouvons rappeler la création de la Belgique en 1831, état tampon dont on sait ce qu’il advint de la neutralité violée par l’empire allemand en 1914. Si les alliés n’avaient gagné la guerre (avec le secours actif des armées thaïs) que serait-il advenu de ce malheureux pays ? Plus près de chez nous, les tentatives, après le départ des français, pour faire du Cambodge et du Laos deux états tampons, ne leur a pas permis d’échapper à la guerre civile et aux  interventions étrangères.

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