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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 00:02

titre6.  "Notre" Histoire : Les États indianisés avant l’arrivée des Thais.

Nous avions terminé l’article précédent en signalant que l' expansion indienne dans la région correspondant  au Viêt Nam et au Cambodge, à la Birmanie et au centre de la Thaïlande  actuels s' était traduite sur le plan politique par la formation de cités/Etats de type indien, avec le Champa, le Fou-nan, le Sri Ksetra, et le Dvaravati, du IIème au VII ème siècle. Nous étions curieux de connaître cette Histoire des peuples qui vivaient donc au Siam et dans la Région et surtout celle des Môns que l’on va retrouver au fil de nos histoires confrontés à l’Histoire des différents royaumes khmers, birmans et …thais.


Mais là encore différentes sources nous prévenaient  que si l’existence de ces Etats « est bien attestée, par des sources chinoises et par les vestiges archéologiques », ils  faisaient l’objet de beaucoup d’interrogations, d’hypothèses contradictoires, de reconstitutions …*(Cf. L'indianisation de la péninsule Indochinoise, wikipédia) 

À partir du VIe siècle, le Tchen-la, un royaume du Cambodge, le futur empire khmer, va dominer le Fou-nan dont il était autrefois le vassal, et devenir le royaume indianisé dominant jusqu'au XIIIe siècle … jusqu’à sa confrontation avec les royaumes thais !


 tchen la

 

Le Fou-nan fut donc  le premier royaume indianisé. Pourquoi ?

La réponse la plus simple : les vestiges archéologiques  sont de culture hindoue, les vestiges épigraphiques sont écrits en sanskrit, et de nombreuses annales chinoises relatent la présence d’un culte hindouiste et/ou bouddhiste.


 Mais les différentes sources indiquent aussi :

  • Notre documentation est trop pauvre pour retracer exactement les étapes de la constitution du Fou-nan ; si nous n'en sommes plus réduits aux seules conjectures comme pour le processus de l'indianisation, nous ne pouvons cependant établir la ligne de démarcation entre le légendaire et l'historique, non plus que faire coïncider exactement celui-ci avec les faits archéologiques.  

 

  • Nous restituons son histoire grâce aux historiens chinois  et au  site d’ Oc-èo (LE port du commerce ente la Chine et l’Inde)

Oc Eo

 

Un bon article sur le sujet, intitulé : L'EMPIRE DU FOU-NAN (225-539) (angkor.wat.online.fr/les-arts-1.ht) ne dit pas autre chose :

  • Nous ne savons pas actuellement qui, exactement, étaient les habitants du Fou-nan.

 

  • Nous y découvrons seulement des objets indiens mêlés à un matériel de l' Age du bronze très évolué, sans pouvoir affirmer les races ou les langues des hommes qui façonnèrent ce dernier. Les seuls vestiges osseux étudiés à ce jour, ceux des Cent Rues, permettent de situer au moins sur ce site une population très proche des Indonésiens 

Mais qui étaient ces Môns qui vivaient dans un pays que les Chinois ont appelé Fou-Nan ?


Funan


Môns toutefois que l’on va retrouver aussi au Dvaravati, et ensuite sous la domination des Birmans du Royaume de Pagan (Premier Empire birman) pour reprendre leur indépendance en 1287. Ils constituèrent entre1369 et 1539 le royaume de Ramanadesa, dont la capitale était Hanthawaddy (Pégou).


Pagan


En « Thaïlande », les Môns devinrent vassaux de l'Empire khmer (Royaume de Lavo) et réussirent à maintenir leur indépendance jusqu'en 1292 (Haripunchai), où ils furent désormais annexés aux royaumes thaïs.


Revenons au Fou-nan. 

Le centre était entre le Bassac et le Golfe de Siam,et son influence s’étendait jusqu'aux rivages indonésiens,  les côtes du Golfe de Siam,  et la Birmanie méridionale.

La capitale d'abord située à Vyadhapura, près de l'actuelle Phnom Penh s'est ensuite déplacée à Oc Eo un peu plus tard, LE port du commerce entre la Chine et l’Inde. Il est généralement considéré par les Cambodgiens comme le plus ancien royaume khmer.

1/ Nous trouvons les premiers renseignements concernant le Fou-nan chez des ambassadeurs chinois qui le visitèrent au milieu du IIIe siècle.

Des annales relatent qu’en 263 par exemple, un groupe de musiciens du Fou-nan fit une tournée en Chine et plut  tellement à l'empereur de Chine qu'il ordonna la création d'un institut de musique Founanaise près de Nankin !


D’autres sources citent L'histoire des Qi méridionaux  qui donne une description du royaume à l'époque du roi Jayavarman (478-514)  :

 

jayavarmanii


Ils nous rapportent la tradition locale sur la fondation du royaume - mythe qui vient des Indes, au demeurant, et que l'on retrouvera au Champa et au Cambodge angkorien. Un brahmane guidé par un songe navigua vers ces rives, où il rencontra puis épousa la fille du souverain indigène, souvent présenté comme un roi-naga, c'est-à-dire un serpent fabuleux. Ce dernier, afin de constituer une dot pour sa fille, but l'eau couvrant le pays que ses enfants purent alors cultiver.

Cette stylisation légendaire exprime admirablement tout le processus de l'indianisation. D'abord une implantation commerciale, bientôt renforcée par des alliances locales; puis, grâce aux leçons des maîtres indiens et aux efforts collectifs des peuples du cru, l'exploitation des deltas inondés et jusqu'alors hostiles. (cité par angkor.wat.online.fr/les-arts-1.ht)


On peut donc retrouver à partir du III ème siècle des inscriptions en sanscrit qui donnent des dates, des faits, des noms de rois et qui certifient les relations du Fou-nan avec la Chine et l’ Inde.  Nous voyons même, vers 357, un Indien régner au Fou-nan, peut-être d'origine scythe et de la souche même de Kanishka, ce qui pourrait expliquer en particulier le succès du culte de Surya et de son iconographie dans l'art founanais. Un autre brahmane indien, au moins, lui succédera. (op.cité)


On cite souvent le roi Kaundinya- Jayavarman, lui-même issu d'un brahmane venu des Indes, qui régna sur le Fou-nan entre 478 et 5 l 4, et dont un moine bouddhique indien nommé Nagasena portera de sa part à l'empereur de Chine des statues founanaises du Bouddha. (Eh oui ! même si la religion dominante des rois du Fou-nan fut le brahmanisme). Des moines founanais s'installent en Chine et traduisent les textes bouddhiques en chinois.


2/ L'archéologie aérienne, a  aussi permis de révéler entre le Bassac et la côte du Golfe de Siam, cette civilisation founanaise.


Elle révèle un étonnant réseau constitué par des étoiles de canaux rectilignes, se commandant les unes les autres et disposées selon une trame générale nord-est/sud-ouest, c'est-à-dire du Bassac vers la mer.  

Aux centres nerveux de cet écheveau délicat on a découvert d'immenses cités, Où devait se concentrer toute la richesse founanaise. Elles sont ceinturées par des lignes successives de remparts en terre et de fossés, jadis pleins de crocodiles nous disent les auteurs chinois. Les canaux y pénétraient en autant d'artères, les divisant en quartiers. Et l'on peut imaginer les maisons et les magasins sur pilotis bordés de navires, comme à Venise ou dans les villes hanséatiques. Cet ensemble impressionnant, unique en Asie du Sud-est à cette époque, atteste à la fois la puissance économique du pays et sa concentration sociale, explique son pouvoir politique et sa domination. (cité par angkor.wat.online.fr/les-arts-1.ht)


En dehors de cette organisation de l'espace fouanais, nous ne savons pas grand-chose de son art entre le IIIe et le Ve siècle. Seuls des textes chinois décrivent le luxe des palais des rois et des objets envoyés à l’empereur de Chine, comme cette statue du Bouddha en corail et un stupa en ivoire, offert en 503 par Kaundinya – Jayavarman.

Mais de fait, il ne subsiste que les petits objets founanais découverts dans le site d’ Oc-èo, et surtout  les oeuvres indiennes et aussi des créations chinoises ( fragment de miroir en bronze, qui remonterait aux Han postérieurs; statuettes bouddhiques, en bronze toujours, attribuées aux Wei). Paradoxalement, il faut aller en Inde pour trouver les modèles de l'art founanais ( des boucles d'oreille en or au fermoir délicat; admirables filigranés d'or; perles de verre, intailles, etc.) que ceux-ci utilisaient comme objets d’échanges.


3/ Le premier groupe d' oeuvres que l'on puisse réellement attribuer au Fou-nan se situe dans le premier quart du VIe siècle. Il s'agit de statues vishnouites qui presque toutes proviennent du Phnom Da, haut lieu sacré d'une capitale toute proche: Angkor Borei, (attribuées au règne du dernier grand  souverain Rudravarman - 514 - après -539 qui fut un fervent vishnuite comme le proclament ses inscriptions ( …) on trouve encore une statuaire bouddhique  ( …) qui montre  combien le bouddhisme a été florissant au Fou-nan. (Petit puis Grand Véhicule se partagèrent les faveurs de ses habitants).


4/ L’Histoire ?

Certes, des spécialistes peuvent attester d’une belle civilisation et une grande culture, mais il faut avouer que nous n’avons pas trouvé une chronologie digne de ce nom. George Cœdès* arrive à citer 13 souverains pour cinq siècles et à reconstituer certaines périodes de cette histoire. On reste avec de nombreuses zones d’ombres, des aveux d’ignorance, des reconstitutions trop générales. Mais encore et partout, on avoue « En dehors des sources chinoises, on connaît peu de choses sur le pays ».

Claude Jacques, nous aide à « imaginer » :


 ckaude jacques

 

En réalité, pour imaginer l'ancien pays khmer, et si l'on veut absolument le comparer à notre pays, plutôt qu'à la France de Louis XIV, il serait préférable de songer à la Gaule de Vercingétorix. Au lieu de se représenter un « Fou-nan » et un « Tchen-la », empires puissants solidement unifiés, il vaut mieux voir l'ancien pays khmer largement morcelé en royaumes ou principautés la plupart du temps sans doute de faible étendue, et vraisemblablement en luttes fréquentes les uns contre les autres. Le Sârvabhauma anonyme pourrait n'avoir été qu'un rêve de l'âge d'or et on ne sait pas assez de Devânîka pour avoir même une idée de l'empire sur lequel il régnait. Il est vrai que, pour de courtes durées, certains rois, comme Mahendravarman, ïsânavarman Ier ou Jayavarman Ier, ont réussi à dominer un certain nombre de leurs voisins, voire à se créer de toutes pièces un domaine par conquête, comme il semble qu'ait fait Bhavavarman Ier. Selon toute apparence, ils ne sont jamais parvenus à rassembler la totalité du pays khmer, et leur mort a le plus souvent été suivie de l'éclatement de l'empire qu'ils avaient réuni. 

D'autre part, il est clair que ces rois, tout en affirmant qu'ils appartenaient à la lignée royale des ancêtres mythiques Soma et Kaundinya, ce qui paraît avoir été une condition nécessaire pour pouvoir prétendre à un trône chez les Khmers, ne se sont jamais prévalu à cette époque d'aucune autre parenté pour justifier de leur présence à la tête de leur royaume

(Le pays khmer avant Angkor, In: Journal des savants. 1986, N°1-3. pp. 59-95.)


On « pense » que  la population était probablement concentrée en villages le long du Mékong et du grand lac Tonlé Sap ;


tonlé sap

 

que les déplacements et les échanges commerciaux se faisaient surtout par voies fluviales ; que la zone deltaïque favorisait une économie basée sur la culture duriz et sur la pêche, dont on a retrouvé des éléments d’un système d' irrigation efficace.

On a reconstitué le commerce maritime founanais surtout par la découverte d'objets indiens, perses, grecs et romains dans son port principal, Oc Eo.

On évoque  des guerres de succession, des assassinats, les usurpations , quelques guerres comme celle des  années 270, où  le Fou-nan, allié à son voisin le Champa, attaqua le Tonkin qui était alors une province chinoise, quelques rois comme Fan Che-man (début du  III ème siècle) qui développa la flotte et la bureaucratie de l'empire et  créa aussi un ensemble d’États vassaux , son successeur, Fan-Tchan. Ou bien des sources chinoises qui font état, en 357, d'un souverain indien qui aurait pris le titre de Chandan.

Ensuite, on n'entend plus parler du Fou-nan jusqu’aux débuts du Ve siècle. De 484 à 514, le règne de Jayavarman marque pour le Fou-nan une époque de grandeur et de brillante civilisation.


A la mort du roi founanais Jayavarman en 514, son fils Rudravarman né d'une concubine, s'empara du pouvoir en se débarrassant de son demi-frère, l'héritier légitime.
Il régna au moins jusqu'en 539, date de son ultime ambassade en Chine. C'est le dernier roi connu du Fou-nan, car dans la seconde moitié du VI° siècle, le pays fut attaqué du nord par un royaume auquel les Chinois donnent le nom de Tchen-la.

La capitale du Fou-nan, située près de la colline de Ba Phnom, dut être abandonnée et transférée de l'autre côté du fleuve, sur le site actuel d'Angkor Borei, choisi peut-être à cause de sa proximité de la colline de Phnom Da : ce fut sans doute la dernière résidence royale du Fou-nan, avant son absorption totale par le Tchen-la au VII° siècle ( George Cœdès).

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Bref, nous pouvions avoir le sentiment de ne pas avoir été très clair, mais les  « spécialistes » nous avaient prévenus.


Nous avons néanmoins appris qu’avant l’arrivée des Viets et des Thais, il existait des royaumes, enfin un ensemble de cités/états reliées entre elles par des rapports de vassalités, des cultures comme celle du Fou-nan , du  Champa (***Cf. en note la présentation), deux religions (hindouisme et bouddhidme) et qu’au milieu du VI ème siècle,  le Tchen-la absorbait le Fou-nan.


 

Dvaravati

 

 

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Pendant ce temps, le centre et le sud du Viêt-Nam suivent une évolution différente. Les populations cham, d'origine malayo-polynésienne, venues probablement vers le cinquième siècle avant notre ère, connaissent une indianisation par les marchands et les brahmanes depuis le deuxième siècle. (Cf. en note Le Champa***)

 

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*le livre clé : George Cœdès, Les peuples de la Péninsule indochinoise, Dunod, 1962.


-coedes

 

Le mécanisme de la formation ces États dont l'existence est bien attestée par des sources chinoises et par les vestiges archéologiques fait l'objet d'interrogations, au même titre que le phénomène plus général d'indianisation de la péninsule indochinoise. Pour chacun de ces États, on peut imaginer qu'un pouvoir politique, constitué au sein d'une communauté indienne s'est ensuite imposée à la société indigène, ou à l'inverse, une société indigène doté d'un pouvoir politique, acceptant la civilisation indienne et se créant ensuite un gouvernement de type indien. Se basant sur les témoignages chinois et les documents épigraphiques, Cœdès préfère la seconde hypothèse.  


**Le royaume de Lavo est une ancienne entité politique située dans l'est de la basse-vallée de la Chao Phraya, depuis la fin de la culture de Dvaravati aux alentours du VIIe siècle jusqu'en 1388. Son centre fut d'abord la ville de Lavo, l'actuelle Lopburi, puis Ayutthaya, un peu plus au sud, à partir du XIe siècle, jusqu'à la fondation du royaume d'Ayutthaya.)


***Le Champa

Nous n’intégrons pas l’histoire du Champa dans notre article-fondamental dans l’histoire du Viet-nam et des Vietnamiens- mais sans beaucoup d influences dans la formation du Siam.

On peut cliquer sur le lien

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Royaume_de_Champ%C4%81

pour apprendre :


En 192, suite au chaos qui accompagne l'effondrement de la dynastie Han en Chine, le fonctionnaire chargé de la région de Hué se rend indépendant et fonde les bases du royaume de Champā, d'après le nom de ses habitants, les Cham, une ethnie malayo-polynésienne installée dans le centre et le sud du Viêt Nam et qui a adopté l'hindouisme au contact de marchands indiens. Excellents marins, leurs principales activités étaient le commerce et la piraterie.

Le Champa n'était pas un État centralisé mais une sorte de fédération dont les composantes jouissaient chacune sur le plan politique interne d'une autonomie plus ou moins effective. La hiérarchie des fonctionnaires provinciaux correspondait à la division territoriale du royaume.

L'autorité du roi était absolue : il avait droit de vie ou de mort, nommait aux charges et emplois, et l'administration du pays était tout entière entre ses mains […]La hiérarchie sociale était hindoue et les Cham étaient divisés en quatre castes (Brahmanes, Kshatriyas, Vaişyas et Çudras). La tradition cham parle souvent de deux clans (lignées) qui se partageaient le pays : le clan de l'aréquier (Kramuka) dans l'État du Panduranga et celui du cocotier (Narikela) qui dominait au Nord.

L'activité essentielle du Champa est tournée vers la mer : le commerce international et la piraterie, sa flotte de guerre est puissante. Le commerce est la cause de leurs premiers conflits. En effet, les "préfets" chinois prélevant 20 à 30 % de commission sur leurs ventes d'épices, de bois de senteur et de cardamone.

Les Chams seront à certaines époques alliés du Fou-nan pour entreprendre des conquêtes de terre…

Au VIe siècle, une nouvelle dynastie s'empare du pouvoir, se libère du joug chinois et entame une période de prospérité. Elle sera cependant en conflit quasi perpétuel avec ses voisins de Java, des provinces chinoises au nord et de l'empire khmer émergeant à l'ouest. La capitale est alors située à Indrapura (Trà Kiêu) près de Dà Nang […]

 

empire khmer


Au IXème et Xème siècle, Le Champa atteint sa plus grande extension, de la porte d'Annam an Nord, au bassin du Donnai au Sud. Les relations sont apaisées avec la Chine et les envois d'ambassadeurs et de tributs sont réguliers. Au point de vue commercial, le Champa contrôle le commerce des épices et de la soie entre la Chine, l'Inde, l'Indonésie et l'empire abasside de Bagdad.

Les Chams vont entrer en conflit avec les Khmers au 12e et au 13e siècle (conquête et reconquête) , mais c’est le royaume du Dai-Viet (le futur Viet-nam) qui

Au Xe siècle, libéré du joug chinois, le royaume vietnamien de Đại Việt, jusqu'alors confiné dans le delta du fleuve Rouge, cherche à s'étendre et entame une politique d'extension vers le sud ou Nam Tiên et entre en conflit avec le Champā  […] Les conflits incessants grignotent le territoire cham, tant et si bien qu'à fin du XVe siècle, le royaume de Champā est quasiment dépecé […] Les princes cham sont maintenus au pouvoir jusqu'en 1832, année où le Champā est absorbé par le Viêt Nam. C'est la fin de la culture hindouiste dans la péninsule indochinoise.


****À partir de 1057, les Môns occidentaux tombèrent sous la domination des birmans du Royaume de Pagan (Premier Empire birman). En dépit de quelques rébellions, celle-ci ne se relâcha pas avant deux siècles. En Thaïlande, les Môns devinrent vassaux de l'Empire khmer (Royaume de Lavo**) et réussirent à maintenir leur indépendance jusqu'en 1292 au royaume de Haripunchai,  un royaume môn du nord de l'actuelle Thaïlande, dont la capitale était la ville actuelle de Lamphun ( qui portait aussi le nom d'Hariphunchai), qui fut conquise par les Thaïs du royaume de Lanna.

VIIe siècle

Fondation du Lavo, sous influence khmère

1087

Invasion birmane et transfert de la capitale à Ayodhaya

1239

Indépendance du royaume de Sukhothaï

1388

Fondation du royaume d'Ayutthaya


Le Lanna fondé par Mengrai en 1259 (en thaï : ล้านนา ou อาณาจักรล้านนา, royaume du million de rizières) est un ancien royaume centré sur Chiang Mai, ville du nord de la Thaïlande. Il était constitué de cités-États plus ou moins autonomes (outre Chiang Mai, Lampang, Lamphun, Nan et Phrae).

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 Lanna

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