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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 00:01

titre« Le roi d'Ayutthaya Thammaracha, roi et/ou vassal des Birmans (1569-1590) ?

L’exil et la mort du roi Mahin (สมเด็จพระมหินทราธิราช) »Tel est le titre et le sous-titre du second livre des « Chroniques royales d’Ayutthaya. Nous continuons donc notre lecture critique dotés, nous le pensons, d’un esprit critique ce qui n’est pas un esprit de critique ! Elles sont en effet en matière d’histoire du Siam ancien LE brevet d’érudition spéciale en la matière !

Toutes les sources historiques s’accordent à dater le début du « règne » de Thammarachat comme roi feudataire d’Ayutthaya en 1569 et non en 1556, après la mort de Mahindra en 1568, comme par exemple l’ « Encyclopédia britannica ». Il était le seigneur Phiren Thorathep ขุนพิเรนทรเทพ),  pour les Siamois, il deviendra  พระมหาธรรมราชาธิราช  Phramaharacha Thammarachatthida (« le grand roi Thammaracha »).

Dans son « Repère chronologique », le « Guide vert Michelin », l’un des, sinon le meilleur parmi les guides touristiques, nous dit « 1569 à fin du XVIème,  le roi Bayinnaung de Birmanie s’empare d’Ayuthaya .... » et ne continue la suite de la liste des monarques qu’en 1590 lorsque Naresuan, fils de Thammarachat, libère le pays du « joug birman ». Monseigneur Pallegoix, lui, ne signale Thammaracha que comme « roi- feudataire » de Phitsanulok.

Mais la chronologie officielle du « Royal Institut » - organisme officiel - l’inclut à la dix-huitième place des rois d’Ayutthaya de 1568 à 1590. (1)

Sous le règne du Roi Rama III, le prince Paramanuchitchinorot a rédigé non pas une édition synoptique mais un abrégé des chroniques royales, que l’on peut considérer comme une bonne synthèse, ultérieurement traduite et publiée par Wyatt (2). Nous sommes également en 1569. Il « exécute » ce règne en 12 lignes qui méritent d’être citées, alors que les annales lui en consacrent 45 (2) !

Et tout au long de ces trois chapitres des annales consacrées au règne de Thammaracha, nous allons voir qu’il est bien peu question de lui et beaucoup de son fils Naresuan.


Bref, un Roi pour les Siamois ou omniscient pour les Birmans,  le titre est bien ronflant pour un vassal et feudataire !

 

feudataire 3


Revenons à nos annales qui vont être plus prolixes que le prince Paramanuchitchinorot.


Le roi de Hongsawadi ordonna ensuite au Prince Sunthon Songkram พระยาสุนทรสงคราม (3) de rester auprès de Thammaracha comme conseiller et de demeurer dans la ville avec trois mille soldats pour en assurer la défense. Il dit ensuite au roi Mahin « Prenez toutes vos concubines, tous vos agents, tous vos biens pour les envoyer là où nous devons aller ensemble ». Et un même ordre fut donné à Thammaracha : « Préparez tous les ornements royaux et les vêtements réservés au roi régnant, vos concubines et vos agents et envoyez-les au roi Mahin ». Ainsi fit le roi Thammaracha.


Des « ordres », peut-on considérer que le choix du mot soit compatible avec l’exercice d’un pouvoir royal souverain ? Nous verrons (4) que le roi de Hongsawadi ne se considérait pas comme un simple roi mais comme « roi des rois » !


La fin du roi Mahin d’Ayutthaya.

 

Mahin 2


Quand la cérémonie de l’onction royale de Thammaracha fut terminée, le roi d’Hongsawadi se retira chez lui par la route de Kamphaengphet, accompagné du roi Mahin (มหินทรา une mauvaise transcription de Cushman ? Nous lisons Mahindra ainsi d’ailleurs que le transcrit Wyatt par ailleurs dans sa traduction de l’abrégé des chroniques (loc.cit.).


Il le conduisait en fait en otage ce que  ne nous disent pas les annales !

Quand ils atteignirent la frontière, à Khraeng ( ?) le roi Mahin se sentit mal et Lakwaithammu ( ?) alla l’exposer au roi de Hongsawadi. Celui-ci lui envoya ses médecins en leur disant « Si le roi Mahin trépasse, vous serez puni de mort ». Le matin suivant, le roi de Hongsawadi lui rendit visite et lui dit « Faites un petit effort pour prendre les médicaments et quelque nourriture. Ne perdez pas courage, nous partirons ensemble ». Le roi de Hongsawadi campa 18 jours (12 selon d’autres annales) mais le roi Mahin mourut.

Le roi de Hongsawadi entra dans une vive colère et ordonna que les douze médecins, birmans, thaïs et mons fussent punis. Les annales ne nous disent pas si ce fut de mort ? Monseigneur Pallegoix écrit cependant « le tyran leur maître les fit tous massacrer ».

 

Après la cérémonie de la crémation royale, le roi de Hongsawadi s’entoura d’une escorte de gardes birmans, mons et laos pour ramener les cendres du défunt, ses concubines et tous ses biens jusqu’à Ayutthaya. Puis il rentra à Hongsawadi.

Cet épisode de la déportation et de la mort de Mahindra qui se situerait en 1568 (1) est totalement ignoré des annales de 1680. Trés « événementiel », au moins nous apprennent-elles, comment l’on traitait les médeçins au Siam et en Birmanie à l’époque d’Ambroise Paré.


medecine ambroise paré

***

Mais continuons la lecture des annales.


Le roi d’Hongsawadi réorganise la Région.« Les mouvements administratifs ».


« Ensuite, le roi de Hongsawadi, convoqua les domestiques, les aumôniers et les professeurs brahmanes pour qu’ils viennent lui donner des conseils dans la préparation du gouvernement, le choix des ministres et des conseillers, et aussi les membres de la famille royale et les nobles, grands et moins grands en fonction de leur position antérieure. .... Il procéda ensuite à la désignation des chefs de provinces, des hauts fonctionnaires civils et militaires, des gardes royaux et réorganisa l’armée. Puis il désigna les vice-rois des royaumes voisins et les envoya régner dans les pays- frontières.»


Les annales nous donnent ensuite une liste de nominations aux postes clefs du royaume, toutes différentes entre elles, nous vous l’épargnerons ! (Cet aspect du monarque birman comme administrateur est lui aussi totalement ignoré des annales de 1680.)


C’est le roi de Hongsawadi qui désigne les fonctionnaires en charge de ses territoires feudataires, difficile dans ces conditons de considérer que le roi d’Ayutthaya » est « empereur en son pays » ! (5)

 

« La guerre avec le Lawaek (Cambodge) (1570) »

 

Lawaek


Après celle de 1556, une nouvelle guerre va éclater avec le Cambodge. Y-a-il confusion dans les annales ? Celles de 1680 la situent exactement en 1570, toutes les autres en 1557, serait-ce celle de 1556 ? (Nous avons, vous vous en souvenez, déjà relever les incohérences chronologiques dans un article précédent. Cf. 59)


Les annales de 1680  en donnent une brève mais confuse version dont seule la conclusion est compréhensible.  Les Khmers seront vaincus :  « En 1570, le roi du Lawaek se tenait sur ​​son éléphant à Sam Phihan, région où il y avait des combats. Les habitants de la capitale firent feu sur les attaquants et tuèrent le prince Champathirat sur son éléphant. Les troupes cambodgiennes mirent alors fin à leur agression et s’en retournèrent chez elles. A cette époque, les eaux de la capitale étaient en crue. »


Les autres versions sont plus prolixes, beaucoup plus explicites ... mais datées de 1557, citées en note (6).


Deux versions convergentes (sauf dans les dates !), une brève, une longue et des conclusions similaires : les troupes khmères se sont avancées jusqu’aux faubourgs d’Ayuthaya, furent désemparées par un heureux coup de canon qui tua leur chef de guerre et contraintes à la déroute. D’après Aymonier (7), analystes des chroniques cambodgiennes, une belle litote, « Il ramena très peu d’hommes dans ses foyers ». « Les thaïs se sont lavé les pieds dans le sang des perfides cambodgiens ».

 

phnom-penh-cranes

 

Il nous confirme par ailleurs la date de 1570 (8) en ajoutant   « Nous sommes contraints faute de mieux d’accepter dans leur ensemble les dates plus ou moins discordantes et toutes d’une exactitude très suspecte que les diverses chroniques indigènes donnent pour les événements de ce temps- là  ».(9)

***

Etrangeté non pas des annales toujours très sèches ou des annalistes, mais de la présentation et des singuliers titrages et sous-titrages que fait Wyatt du travail de Cushman, nous aurions jugé plus judicieux le titre « Bayinnaung le grand roi Birman et Thammarachat, son vassal siamois » et ce sans porter ombrage à la susceptibilité siamoise.

Il fut des vassaux plus grands que leur maître.


Clovis se désigna comme « roi des francs » mais reçut de l’empereur d’Orient la consécration de ses fonctions avec les insignes de consul romain. Qui se souvient d’Anastase ?

Triens de l’empereur Anastase

 

Charles Martel fut « Duc de France », et roi de facto, qui se souvient de Thierry IV ?  

 

Thierry 4


Il nous faudra attendre encore une quinzaine d’années, beaucoup d’autres guerres et la faiblesse des successeurs du « roi des rois » avant que la rupture ne soit consommée et que Thammarachat ne devienne roi d’Ayutthaya « à part entière ».

 

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 (1) http://www.royin.go.th/th/knowledge/detail.php?ID=968 (en thaï)

(2) « The abriged royal chronicles of Ayudhaya of Prince Paramanuchitchinorot » translated and edited by David K. Wyatt, publié en 1973 dans la revue de la Siam society).

« En l’an 918, année du dragon, onzième jour de la lune descendante, neuvième mois, la cité d’Ayuthaya tomba entre les mains du roi de Pégou. Le roi de Pegu désigna Mahathamaracha comme gouverneur de Pitsanulok et roi d’Ayuthaya. Puis il prit Mahindraracha avec son armée et le conduisit à Pégou. Lorsque  Mahathamaracha devint roi, il était âgé de 54 ans. Il avait deux fils, Naresvara et Ekhadasaratha. Il eut plaisir à voir le premier désigné comme gouverneur de Phitsanulok. Le roi du Lawaek attaqua sa capitale. Quand le roi de Pégou Bayinung mourut, son fils qui était vice-roi monta sur le trône et revint faire la guerre à Ayuthaya de nombreuses fois mais il fut chaque fois vaincu. »

Pour Wyatt, l’année 918 (1556) est une erreur, il s’agit du 30 août 1569.

Les annales abrégées situent ensuite sa mort en 1590 à l’âge de 76 ans, après 35 ans de règne. Nous savions que les siamois n’ étaient pas toujours de grands mathématiciens, mais tout de même ! 1590 – 1569 = ?. Roi à 54 ans, 35 ans de règne ou même 31, nous ne sommes pas à 76 ans ? Peut-importe !

(3) Gouverneur de Lopburi, ne nous disent pas les annales, mais il a laissé son nom à un temple qu’il a construit dans la ville.

temple lopburi note


(4) Ce monarque, l’un des plus grands rois Birmans, fut utilisé comme puissant symbole lors de la lutte contre le colonialisme anglais. « Roi des rois » comme il se qualifiait, il reste anonyme pour les annalistes.

 

Bayinung

 

Bayinnaung Kyawhtin Nawrahta en birman, en thaï phrachao Bourèngnaung พระเจ้าบุเรงนอง, ou tout simplement Bayinnaung fut le constructeur d'un empire géographiquement centré en Thaïlande, et la population thaïe lui manifeste souvent son respect. Les thaïs, avons-nous déjà remarqué, ne sont pas rancuniers à l’égard de leurs ennemis ou vainqueurs. Le journaliste Chote Praepan sous le nom de plume de « Jacob » a fait de son histoire un roman historique « ผู้ชนะสิบทิศ » «Puchana sip tit », littéralement «  le conquérant des dix directions ».

 

roman

Le roman a ensuite fait l’objet d’une série télévisée en 1989. La chanson qui l’accompagnait interprétée par Charintra Nanthanakorn reste un classique

http://www.youtube.com/watch?v=XfB0A5AYLcc).

 

chanteur

Voir sur le site de l’Université Chulalongkorn, « Accounts of King Bayinnaung's Life and Hanthawady Hsinbyu-myashin Ayedawbon, a record of his campaigns » (http://www.arts.chula.ac.th/~complit/event/hantawadi.htm).

(5) Harvey, GE « Histoire de la Birmanie depuis les premiers temps au 10 Mars 1824 ». London: Frank Cass & Co. Ltd.

Fervent bouddhiste, « défenseur de la foi » en effet, Bayinnaung entretenait de nombreuses relations avec les bouddhistes de Ceylan, construisait des temples qu’il couvrait d’or, rien d’étonnant à ce qu’il s’entoure des conseils des prètres pour constituer son « gouvernement ». Son organisation administrative passe, à tort ou à raison, pour avoir inspiré les monarques birmans jusqu’à l’invasion britanique en 1885. Cette politique administrative consistait non pas à gérer directement les territoires conquis mais en conférer la charge à des vassaux, des « barons » en quelque sorte et des « marquis » sur les marches. La différence est de taille entre la colonisation directe à l’anglaise, et la politique du protectorat que suivit partiellement la France, mais peut-on considérer que Bao Daï fut un véritable souverain du Viet-Nam ?

 

BaoDai


(6) « Le roi de Lawaek s’est avancé avec ses éléphants, sa cavalerie et son armée par la route de Nakhon Nayok. Son armée était composée de 3.000 » (ou 30.000 selon les versions) hommes.

« Le gouverneur officiel de Nakhon Nayok envoya un rapport pour prévenir le roi. Celui-ci réunit alors tous ses dignitaires et leur dit « le roi du  Lawaek est en marche avec ses éléphants, sa cavalerie et ses troupes, quels sont les plans de mes dignitaires ? ».

Alors, le prince Phétracha, ministre de la capitale (?) déclara « La capitale et la métropole viennent juste d’être construite. Nos troupes sont faibles et épuisées, en petit nombre, et n’ont pas encore totalement récupéré. Nous n’avons, je pense, pas assez d’hommes pour défendre la ville. En outre, le roi a un grand nombre de canons réservés à la métropole royale, cachés dans des endroits secrets, dans des embrasures, mais les boulets et la poudre ne sont pas en quantité suffisante. Prendre position pour résister à un assaut de la métropole royale me semble au-delà de nos forces. J’invite le roi à se rendre à Phitsanulok pour échapper en premier lieu à l’ennemi. »

C’est un conseil de « repli stratégique ». Tous les dignitaires tombèrent d’accord avec lui. Le roi ordonna donc à tous des dignitaires de se préparer à le suivre et à Khun Thep Arachun de préparer les barges royales et celles des concubines.

A ce moment, le prince Phetracha, gouverneur de Phetchaburi, « personnage malfaisant que le roi avait déchargé de ses fonctions », avait préparé un complot, réunissant des hommes, tous originaires du sud et calculé d’attaquer le convoi royal lorsqu’il se rendrait à Phitsanulok.

Les annales ne nous précisent pas si ce Phétracha est le même que ci-dessus ?

Le roi demanda à Khun Thep Arachun « Que pensez-vous de notre départ de la métropole royale ? ». Celui-ci lui répondit « Le roi de Lawaek n’est pas entourré d’une armée nombreuse.  Je vous demande de me faire l’honneur de rester défendre la métropole royale et d’être le premier à affronter l’ennemi. Si nous abandonnions la métropole royale, le roi de Hongsawadi serait bien fondé à nous le reprocher ». Le roi lui donna son accord et lui ordonna d’inspecter les barges et de préparer les détails de l’embarquement.

« Pendant ce temps, le roi de Lawaek s’avançait avec son armée et établit son camp aux environs du village de Khatum ( ?). Le roi ordonna à la ville de Nakhon Phrom ( ?) et à 3.000 hommes de troupe de prendre position sur les murs et autour de la métropole royale. Le roi de Lawaek s’avançait par ailleurs avec son armée et fit halte à Sam Phihan ( ?). Les troupes ennemies étaient postées entre deux monastères, celui de Rong Khong et celui de Kuti Thong. Puis elles  conduisirent  trente éléphants et s’arrêtèrent au monastère de Phra Meru Rachikara avec trois mille hommes (quatre mille, c’est selon). Le roi du Lawaek envoya cinq bateaux pour traverser la rivière et attaquer le prince Sanuk qui défendait les murs. Le roi envoya ses hommes les affronter. Elles étaient en train de perdre du terrain lorsque le roi ordonna de faire donner les canons contre les éléphants ennemis, toujours à Sam Phihan. Champathirat, chef de l’avant-garde du roi du Lawaek fut alors tué sur son éléphant.  Le roi du Lawaek se retira alors avec ses troupes à Kathum. Il lança trois jours plus tard d’autres attaques, sans succès. Il termina la campagne et retourna à Nakhon Nayok et de là au Lawaek. Il envoya alors des éclaireurs par terre et par bateau vers Chantaboun, Rayong et Chachoengsao et il réussit à se faire des ennemis des habitants. »

(7) « Le cambodge -  III – le groupe d’Angkor et l’histoire » Paris 1904.

(8) L’année 1570 semble bien la bonne : voir « อธิบายแผนที่นครศริอยุธยากับคำวินิจฉัยของพระยาโบราณราขชาธานินท์ฉบับชำระครั้งที่๒และภูมิสถนกรุงศริอยุธยา – explanation of the map of the capital of Ayutthaya with a ruling of Praya Boran Rachathanin » – revised, 2d edition and geography of the Ayuthaya kingdom. Ton Chabab print office, à Nonthaburi en 2007, page 92.

 (9) Parlant (loc.cit.) des annales tant siamoises que cambodgienne, Aymonier nous dit « Chez l’un et l’autre nation, ces documents, qui ont la prétention de se substituer aux anciennes chroniques disparues, ne méritent aucune confiance. Aride, sèche et indigeste compilation, la chronique cambodgienne où foisonnent les lacunes, les obscurités et les incohérences, alors que nombre de faits dépourvus de tout intérêt historique y sont soigneusement relatés, est d’une lecture que rend fatigante autant que confuse la répétition incessante des titres ou qualifications honorifiques qui désignent habituellement les princes et les princesses. » Dont acte ! Il accorde toutefois une plus grande confiance aux passages concernant l’époque moderne (du XIVème au XIXème siècle). Dans le récit des événements des derniers siècles qu’elle embrasse, elle présente toutefois malgré des erreurs probables de dates ou de détails, un caractère d’authenticité suffisant ..... ». Il eut le mérite d’utiliser systématiquement ses recherches épigraphiques et celles de Lunet de la Jonquères (« Inventaire descriptif des monuments du Cambodge » (1897) par Lunet de la Jonquères, qui recouvre en réalité dans le tome II les provinces du Laos siamois - actuel Isan -  du Laos français, de l’ancien Cambodge siamois et du Siam.) pour trouver ou tenter de trouver confirmation des textes.

 

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