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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 23:02

Les temples khmers en Isan.kmerscarte

 

Le titre nous fait entrer dans une histoire  qui indique que  les Khmers ont occupé autrefois le Siam. Il nous ouvre une voie de recherche et implique une série de questions :

-         Histoire : A quelle époque ?

-         Où sont situés les temples ? combien ?

-         Qu’est-ce qu’un temple khmer ? l’art khmer ? styles ?

-         Quel itinéraire choisir?

 

1. Rappel historique

Originaires du sud du Yangzi en Chine, les Thaïs gagnent, dès le VIII e siècle de notre ère, les hautes vallées du Yunnan où ils fondent le royaume de Nanzhao. Les Thaïs étaient alors connus des Chinois, des Chams et des Khmers sous le nom de Siamois.
Durant cette longue période, le Nord montagneux de la Thaïlande actuelle est soumis à une principauté môn dont la capitale est Lamphun. La vallée de la Mae Nam Chao Phraya (le fleuve qui baigne la plaine centrale) dépend alors du royaume môn de Dvaravati qui connaît aux VI e et VII e siècles après J.-C. une ère de prospérité qui lui permet d'exercer une véritable tutelle sur les provinces périphériques.

À partir du IX e siècle, les Khmers imposent leur domination sur la région du centre, dont la conquête est achevée à la fin du XII e siècle par le roi Jayavarman VII. À la même époque, le peuple thaï, qui descend le long des grands fleuves à partir du Yunnan, s'installe progressivement dans la région. Après la mort de Jayavarman VII (1238), deux princes thaïs s'emparent de la frange nord du bassin de la Mae Nam Chao Phraya où ils fondent le royaume du Sukhothaï - "l'aube du bonheur"-, premier royaume Thaï indépendant. La conquête du Yunnan, qui fut annexée à la Chine en 1253, accélère la migration des Thaïs vers le sud et leur installation dans le nouveau royaume et dans de petites cités-états au Lanna et à Phayao.

Le premier grand roi du Sukhothai, Rama Khamheng, s'empare des possessions khmères du Laos (sud-est de l'Isan) et progresse vers le sud-ouest, jusqu'à Petchaburi ; en 1294, il conquit le nord de la péninsule malaise. Imitant les structures sociales et militaires mongoles, les Thaïs mettent un terme à l'hégémonie khmère sur le Sud-Est asiatique, mais, faisant une nouvelle fois la preuve de leur génie de l'adaptation, ils adoptent la brillante culture des vaincus.
C'est durant l'époque de Sukhothai que le bouddhisme Theravada devient la religion prédominante et que l'on voit apparaître les premières manifestations de l'art Thaï dans les domaines de la peinture, de la sculpture, de l'architecture et de la littérature. C'est aussi à cette époque, précisément en 1282, que Rama Khamheng fait graver une stèle commémorant les hauts-faits de son règne et la splendeur de son royaume, et " invente " les caractères de l'écriture thaïe, en les adaptant de l'écriture khmère : " Et ces caractères d'écriture existent parce que le roi les a inventés dans son cœur. " Date mémorable, victoire de la culture et de l'expression nationales.

En 1350, un prince du Sud, Ramadhipati (1350/1369) fonde une nouvelle dynastie et installe sa capitale Ayuthaya sur une île de la Mae Nam Chao Phraya. En 1431, les Thaïs s'emparent de la capitale des Khmers, Angkor, dont ils réduisent les habitants en esclavage.

C'est à cette époque que débute le déclin de la puissance de Sukhothai au point de devenir vassal d'Ayuthaya en 1438. Seule la principauté montagneuse de Chiang Mai oppose une forte résistance, et manifesta des velléités d'indépendance jusqu'en 1595. C'est le début de l'ouverture sur l'Occident mais aussi des innombrables conflits avec son voisin du nord-ouest, la Birmanie. Selon : http://www.thailandeguide.com/fr/his_histoire.php


2. Angkor

Traditionnellement, l'histoire angkorienne commence en 802, date à laquelle le roi Jayavarmanangkor

II se fait sacrer " empereur universel ", mais la première ville d'Angkor n'est fondée qu'en 889, lorsque des conflits obligent les souverains khmers à changer de résidence. A partir de cette date et durant six siècles le site d'Angkor ne cesse de se développer et de s'enrichir. Parmi les rois importants de l'histoire d'Angkor citons Yaçovarman I, Jayavarman IV, Râjendravarman, Sûryavarman I, Sûryavarman II (qui fit construire le joyau de l'art khmer, le temple d'Angkor Vat) et Jayavarman VII, le plus grand souverain de cette époque, bâtisseur frénétique, il couvrit Angkor de monuments religieux. La date traditionnelle de l'abandon d'Angkor est 1432


3. Le style d'Angkor Vat (et les autres  styles ?)


Le style d’Angkor vat est apparu sous le règne troublé de Jayavarman VI qui n'élèvera pas deJayavarman VII gros 2 temple-montagne, témoigne de la parfaite maîtrise des techniques acquises au cours du siècle précédent. Suryavarman II fondera sa propre montagne sacrée à Angkor au début de son règne, à l'angle sud-est de l'antique Yasodharapura autour du Bakheng. La construction d'Angkor Vat, entreprise sans doute vers 1122, sera pratiquement achevée à la mort de Suryavarman II, vers 1150.

Contrairement aux sanctuaires précédents, celui d'Angkor Vat de distingue par son exceptionnel décor sculpté qui couvre des dimensions considérables. Les pilastres, les plinthes, les panneaux sont revêtus de feuillages qui imitent des tissus de soie brochée en provenance de Chine. Les panneaux de mur sont ornés des figures exquises des apsaras, danseuses divines qui prodiguent aux dieux et élus les joies inépuisables des paradis. Les reliefs de la galerie pourtournante du premier étage d'Angkor Vat (plus de deux kilomètres carrés de sculpture), largement inspirés de thèmes vishnuites, comptent parmi les chefs d'oeuvre plastiques de l'humanité. Il n'existe pas de reliefs narratifs sculptés plus beaux et plus audacieux dans le monde.

La qualité de la ronde-bosse du style d'Angkor Vat sera en retrait par rapport la beauté des reliefs, et même est en décadence par rapport à celle du Baphuon. Les statues, au modelé conventionnel et proportions trapues, au visages carrés avec leurs arcades sourcilières coupantes et bouches boudeuses chez les femmes, sont presque insignifiantes. L'accent est mis sur le costume. Quelques petits bronzes, souvent préférer au grès, se détachent de cette production.

Le style d'Angkor Vat, sommet de l'art khmer, marque la fin de l'art sivaïte au Cambodge, implantée par les Indiens douze siècles auparavant. Jayavarman VII, qui va relever Angkor de ses ruines et bâtira plus de temples que tous ses prédécesseurs réunis, les placera sous le signe du Bouddha.

Le site insecula nous aide à mieux comprendre les différents styles  selon leur époque, selon surtout l’art pré-angkorien marqué avant tout par la religion  brahmanique  et l’art angkorien sacralisant la religion bouddhiste du Mahayana. Ainsi :

Le style Koh Ker (hindouïsme, culte de Shiva et du linga) inspiré du style du Bakheng,koh ker attachera une plus grande importance à la représentation de la vie et à la notion de dignité de l'homme. Le style architectural, marqué par la persistance du modèle du temple en briques, verra l'apparition de galeries.

Le style de Kulen est un courant artistique de transition entre l'art pré-angkorien et l'art angkorien. Ce dernier verra le jour à Prasat Thma Dap, le plus tardif du groupe. La statuaire, essentiellement des idoles de Vishnou peu à peu libérées des traditions antérieures, annonce la ronde-bosse intégrale, l'esthétique et les ajustements du règne d'Indravarman.

Le style de Phnom Da. L'art préangkorien sera marqué par trois styles (qui donnerontPhnom Da Style naissance à des variantes locales) : le style de Sambor Prei Kuk (vers 600/vers 650), le style de Prei Kmeng (vers 635/vers 700) et celui de Kompong Preah (vers 706/après 800).

Cette chronologie, dans laquelle s'inscrivent presque tous les édifices connus de cette époque, est complétée pour la sculpture de deux divisions supplémentaires, le style du Phnom Da et celui de Prasat Andet.

Les oeuvres en ronde bosse de la première moitié du VIIème siècle se rattachent à deux grands domaines stylistiques : le sud du pays khmer où se développera, dès le VIème siècle, le style dit du Phnom Da, le centre et le nord donneront naissance au style dit de Sambor Prei Kuk. L'art du Phnom Da, dont les pièces majeures découvertes dans la région d'Angkor Borei s'inscrivent dans un contexte iconographique vishnuïte, est sans doute la phase la plus ancienne de l'art brahmanique du Cambodge.

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Le style de Prei Kmeng Ce style, influencé par l'art Indien et les styles de Phnom Da etprei kmeng Sambor Prei Kuk, est contemporain des styles de Prasat Adet et de Kompong Preah. Il accompagnera le développement du shivaïsme et du bouddhisme Mahayana.

Marqué par une prolifération du décor feuillu, les premières représentations de Brahma et l'apparition de statues féminines à la silhouette plus fine, ce style produira notamment les temples de Prei Kmeng, Ta Keo, et Phnom Preah Vihear.

 

sambor prei kukLe style de Sambor Prei Kuk   L'art préangkorien sera marqué par trois styles (qui donneront naissance à des variantes locales) : le style de Sambor Prei Kuk (vers 600/vers 650), le style de Prei Kmeng (vers 635/vers 700) et celui de Kompong Preah (vers 706/après 800).

Cette chronologie, dans laquelle s'inscrivent presque tous les édifices connus de cette époque, est complétée pour la sculpture de deux divisions supplémentaires, le style du Phnom Da et celui de Prasat Andet.

Les oeuvres en ronde bosse de la première moitié du VIIème siècle se rattachent à deux grands domaines stylistiques : le sud du pays khmer où se développera, dès le VIème siècle, le style dit du Phnom Da, le centre et le nord donneront naissance au style dit de Sambor Prei Kuk. L'art du Phnom Da, dont les pièces majeures découvertes dans la région d'Angkor Borei s'inscrivent dans un contexte iconographique vishnuïte, est sans doute la phase la plus ancienne de l'art brahmanique du Cambodge.

Les temples (Hindouisme, cultes de Vishnou, Shiva et Harihara) de style de Sambor Prei Kuk sont parfois octogonaux ou rectangulaires, ce qui est exceptionnel dans l'architecture khmère. La statuaire, assez pudique dans son expression, est modelée avec naturel et sensibilité. La décoration des temples (tour-sanctuaire (prasat) avec cella) est essentiellement constituée de bas-reliefs.

Le style du Bayon  L'empire khmer connaîtra une période très troublée entre 1150 et 1170.Bayon g Les armées Chams s'empareront d'Angkor, qu'elles mettront à sac, en 1177. Jayavarman VII reconstruira un pouvoir nouveau et un royaume plus puissant, en reléguant au second plan la religion brahmanique et élevant le bouddhisme Mahayana au rang de religion d'état.

Ce monarque universel (cakravartin) entreprendra de nombreuses conquêtes, couvrira l'empire de fondations religieuses, et fera construire une nouvelle capitale, Angkor Thom, qui accueillera en son centre le vaste temple du Bayon et le Palais royal.

L'oeuvre du souverain se caractérisera par la présence des tours-visages . La sculpture, élaborée avec soin, témoigne d'une intense activité créatrice, l'iconographie se diversifie, le symbolisme gagne en importance et les scènes de vie quotidiennes sont représentées pour la première fois.

Le style de Pre Rup  Ce nouveau style plus raisonnable et plus modéré, que l'on retrouve ausambor prei kuk Mebon Oriental, au Pre Rup et au Preah Vihear à Angkor, sera au service de la religion hindouiste (royaume divin, vénération des rois morts) et de la construction de cloîtres bouddhistes (Mahayana).

Il agrège les éléments stylistiques antérieurs sans apporter de changements notables dans les sculptures. Les attitudes sont douces et le lignes du corps ondulantes. La facture est soignée.

Le style de Banteay Srei  Le temple de Banteay Srei, construit juste avant la mort de Râjendravarman et au cours des premières années du règne de son successeur Jayavarman V, exprime à lui seul un style qui portera son nom.  Fait unique dans l'histoire khmère, ce style sera associé non à un roi mais à un brâhmane de sang royal, petit-fils de Harshavarman I et précepteur de Râjendravarman puis de Jayavarman V. Le religieux bouddhiste fera édifier le temple Tribhuvanamahesvara (actuel Banteay Srey) sur ses terres d'Ishavarapura, à 20 kilomètres au nord-est d'Angkor, en 967.


-KhleangLe style des Khleang s'étend de la seconde partie du règne de Jayavarman V jusqu'au début du règne de Suryavarman Ier. Jayavarman V serait le fondateur du Phiméanakas, temple-montagne au centre de sa capitale. Les deux beaux monuments des Khleang qui serviront à baptiser ce style sont situés en face du palais royal, au centre d'Angkor Thom.

Leur plan et leur destination exacte posent une énigme. La sobre décoration du bâtiment nord, le plus ancien, en souligne à la perfection les proportions. En dehors d'Angkor, Chau Srei Vibol et les parties ajoutées par Suryavarman ler à Preah Vihear amorcent la transition qui donnera naissance au style du Baphuon.

 

 

 


Le style du Bakheng  Ce style, que l'on retrouve dans les monuments de Phnom Bakheng,bakheng500 Phnom Krom et Phnom Bok, sera au service de l'hindouïsme (royaume divin, début de la vénération des rois morts, Trimurti de Brahma, Shiva, et Vishnou). Caractérisé par le géométrisme, l'austérité et la froideur, ce style idéalisera la forme de visages en sculpture et adoptera la forme des temples-montagnes en architecture.

 

 

 

 

 

 

 

Preah Ko 01Le style Preah Ko Ce style, que l'on retrouve dans les monuments de Preah Ko et Bakong, Lolei, sera au service de l'hindouïsme (Brahmanisme orthodoxe réactivé), du shivaïsme. Il se caractérisera par ses codes de représentation homogènes qui apparaissent sur les bas-reliefs et les premières fresques narratives.

Les sculptures expriment, pour la première fois, un mouvement du corps. Le motif du garuda-naga et la représentation de groupes de divinités font leur apparition. Le traitement des traits du visage et du corps manque de finesse. Les statues royales, idéalisées, présentent des formes plus lourdes. Cette période est également marquée par les premiers temples-montagnes.


4. Les temples khmers en Isan


Le principal attrait de l’Isan est assurément les vestiges de la civilisation khmère.

A partir du IXe siècle, l’empire khmer commence à s’étendre au-delà des frontières du Cambodge actuel. À son apogée, du XIe siècle au début du XIIIe, il englobe de vastes territoires aujourd’hui thaïlandais, dont, au nord-est, la vallée de la Mun et les provinces de Nakhon Ratchasima, Buri Ram, Surin et Ubon Ratchathani. Dans cette seule vallée, on estime que les Khmers ont construit plus de 300 temples, dont Phimai, qui était relié à Angkor, au sud, par une « voie royale » longue de 225 kilomètres. Aujourd’hui, les Prasat Hin Phimai, Prasat Hin Mueang Tam, Prasat Kamphaeng Yai et Preah Vihear - uniquement accessible depuis la Thaïlande, bien qu’appartenant techniquement au Cambodge - figurent parmi les plus beaux sanctuaires khmers au pays. Mais beaucoup de provinces possèdent des temples kmers.


Ainsi la Province  de Nakhon Ratchasima (Khorat) propose 10 temples : Prasat Non Ku, Prasat Muang Khaek, Prasat Muang Kao, Hin Phanom Wan et son Musée, Prasat Pha Kho, Prasat Nang Ram 1 et 2, Prang Ku, Prang, Sida, Prasat Hin Phimaï

La Province de Buriram 9 temples : Prasat Khok Ngio, Phanom Rung, Kuti Rishi Nog Bua Lai, Kuti Rishi Khok Meuang, Meuang Tam, Prasat Baibek, Ban Bu, Ku Suan Taeng et le musée de Khon Kaen

La Province d e Surin (12 temples) : Ta Meuen et Ta Meuen Tot, Ta Meueun  Thom, Prasat Ban Phlai et Prasat Hin Ban Phluang, Boran Sathan Ta Priang Tia, ta Mon, Prasat Phum Phon, Prasat Yai Ngao, Prasat Muang Thi, Prasat Si Khoraphum, Prasat Chom Pra

La Province de Sisaket  (11 temples) : Prasat Yoe, Prasat Tamnak Sai, Khao Phra Wihan, Prasat Sa Khampaeng Noi, Prasat Koo Som Boom, Prasat Sa Kampaeng Yai, Prasat Huay Tab Tan, Prang Ku, Prasat Ban samo, Prasat Chong Don Tuan , Prasat Ta Leng

La Province d’Ubon Ratchatani : le temple de Prasat Ban Ben

La Province de Chaiyaphum : Prang Ku

La Province de Khon Kaen : Puai Noi

La Province de Maha Sarakham : Ku Maha That, Ku Santarat, Prasat Ku Ban Deang (cité au Musée de Pimaï pour un linteau)

La Province de Roy Et : Ku Phara Khuna, Ku Ka Sing , Prang Ku

On peut en voir un à Yasothon , 1 à Nong Khai , 3 à Sakon Nakon : Wat Phra That Choeng Chum,   Wat Pra That Narai Jaeng Waeng, Ku Phan Na et  une quinzaine dans la plaine centrale et le centre ouest et est, sans compter tous les vestiges signalés et non encore découverts.

Le site officiel du tourisme thaïlandais vous propose une belle ballade

(Vous trouverez un descriptif de ces curiosités sur le site de l'office du tourisme thaïlandais (en français)
(source principale Office du tourisme Thaïlandais)

La route des cités Khmères en I-SanLe sud d'Isan possède les plus belles ruines khmères de Thaïlande ainsi que des villes et des villages de caractère abritant des sites uniques. Cette région faisait partie du royaume khmer d' Angkor au temps de sa splendeur.Le point de départ de cette découverte des cités Khmères se situe à Nakhon Ratchasima (Khorat) ville située à 249 km de Bangkok.


Et nous allons commencer par Phimaï, La version miniature de l'Angkor Wat au Cambodge. Phimaï est située à environ 60 km au nord est de Nakhon Ratchasima.

phimai c1

La ville de Phimaï abrite l'un des plus beaux temples khmers du nord-est de la Thaïlande dans son parc historique, le Wat Phimaï . La légende raconte que celui-ci aurait influencé la construction d'Angkor Wat au Cambodge un siècle plus tard. D'ailleurs, le temple est sur un axe nord-sud tourné vers l'Angkor au lieu de l'est-ouest traditionnel des autres monuments thaïlandais.
Phimaï fût fondée au VIIIe siècles et connut une époque glorieuse aux XIe et XIIe siècles... La suite...

phanomkrung

Ce magnifique parc est situé à 396 m d'altitude au sommet d'un volcan éteint d'où son nom, Phanom Rung, qui signifie « grande montagne ».
Un sanctuaire, éponyme, y a été construit entre le Xe et le XIIIe siècle. C'est à l'époque, un haut lieu de culte qui accueille des temples satellites d'Angkor Wat au Cambodge. Ainsi, l'architecture du monument a subi diverses influences à travers les âges. De nombreux écrits ont été retrouvés    
Sans doute édifié aux 11e - 12e siècle pour servir de résidence au gouverneur khmer, le prasat Muang Tham "temple de la ville basse " dédié à Shiva, offre un tableau évocateur. Pilastres, linteaux et frontons, richement décorés dans les styles des Khleang et du Baphuon avec leurs animaux mythiques (naga et kala), guirlandes et motifs floraux, démontrent la maîtrise des artisans khmers.

 

muangtham c1

Sous son couronnement à forte moulure, le mur extérieur est percé de quatre gopura Ta Muen Thom est l'un des plus beaux temples de pierre sur la voie qui relie Angkor à Phimaï. Il a subit de gros dommages pendant la guerre récente du Cambodge, et a été depuis pillé par les voleurs. Un escalier massif en latérite descend de l'entrée sud vers une petite rivière marquant la frontière du Cambodge.

ta muen tom

Quatre portes (gopura) ponctuent la galerie d'enceinte du temple, l'entrée principale étant au sud. Le prasat redenté, de grès gris-rose, abrite deux curiosités inhabituelles:

Le sanctuaire de Prasat Phum Phon est l'un des temples khmers le plus ancien.
Ce temple des 7-8e siècles dans le style Phrei Kmeng comporte un prasat de briques orné d'encadrements de portes, de linteaux et de colonnettes en grès. on voit à l'ouest le soubassement d'un bâtiment, et un peu plus loin une autre ruine.
D'accès toujours difficile, Preah Vihear(phra Wihan pour les thaïs) n'a pas son pareil, c'est un temple magique dont les nâgas géants sont les gardiens éternels. Même après avoir exploré tous les temples majeurs du Cambodge, le « saint temple des Dangrek » reste celui qui fait la plus forte impression au voyageur.

Le temple de Preah Vihear est situé au sommet d'un pic de la chaîne Dangrek,à quelques centaines de mètres de la frontière thaïlandaise.
La construction du sanctuaire,   La suite . . .

 

 

Prasat Hin Phimaï

La ville de Phimai abrite l'un des plus beaux temples khmers du nord-est de la Thaïlande dans son parc historique, le Wat Phimaï. La légende raconte que celui-ci aurait influencé la construction d'Angkor Wat au Cambodge un siècle plus tard. D'ailleurs, le temple est sur un axe nord-sud tourné vers l'Angkor au lieu de l'est-ouest traditionnel des autres monuments thaïlandais.


Pimai

Phimaï fût fondée au VIIIe siècle et connut une époque glorieuse aux XIe et XIIe siècles sous le contrôle cambodgien d'Angkor. Le retour des terres en pays Siam fut synonyme de déclin pour la cité.
Le site est sur une île entourée des rivières Mun et du Khlong Chagrai. Des douves protégeaient la ville ainsi que des enceintes avec quatre portes situées aux quatre points cardinaux. Tout cela a été détruit par le temps : il ne reste que la porte principale, la porte de la Victoire bâtie en pierre.

Le temple est au milieu de la ville. Le roi Khmer Jayavarman V commença l'ouvrage à la fin du Xe siècle et Suriyavarman le termina au début du XIe siècle.
Le prang central est à l'image du Mont Méru, centre du monde et demeure des dieux. De forme arrondie, il s'élève à 28 mètres surmonté d'un toit en ogive à cinq niveaux en forme de bouton de lotus.
Le temple est composé d'une première enceinte rectangulaire, percée de quatre portes, à l'intérieur de laquelle une seconde enceinte protège le sanctuaire principal. Ce dernier, construit entre 1106 et 1112, est en pierre travaillée dans le style Khmer. La précision de l'ouvrage est assez remarquable notamment dans le détail des personnages et des créatures mythologiques. Les linteaux intérieurs sont fidèles à la tradition hindouiste alors que les linteaux extérieurs sont bouddhiques. Les premiers racontent divers épisodes du Ramayana, livre sacré hindou.
La mandapa, pièce de méditation hindouiste, est traversée par un somasutra, sorte de canal qui permettait à l'eau sacrée arrosant le Bouddha de s'évacuer.

 

A proximité de Phimaï, vous pourrez découvrir:
Le musée national de Phimai
Situé à proximité du pont de la rivière Mun, juste avant de pénétrer dans le parc historique de Phimai, ce musée renferme une intéressante collection d'objets anciens, notamment de magnifiques linteaux en grès sculptés datant de l'époque khmère.
Prasat Hin Phanom Wan.
A 20 km au nord-est de Nakhon Ratchasima, ce sanctuaire du 12ème siècle est l'ancien monument khmer le plus proche de la ville. Bien que de taille réduite, les ruines sont impressionnantes par leur architecture et l'atmosphère de sérénité qui y règne.
Sai Ngam
Située au bord de la rivière Mun et à deux kilomètres de Phimai, cette aire de loisirs est célèbre pour ses nombreux banyans qui procurent 1.500 m2 d'ombre et ont probablement pour origine un seul et unique arbre.
Le site archéologique de Ban Prasat 
A 45 km de la capitale de la province sur la route de Nakhon Ratchasima à Phimai, Ban Prasat est le deuxième site archéologique préhistorique (après le site de Ban Chiang dans la province d'Udon Thani) présenté comme un musée en plein air.

Les fouilles, qui ont permis de découvrir des ossements humains et des poteries, révèlent que le site était habité il y a plus de 3000 ans.
Les sites des fouilles ont été aménagés et sont désormais ouverts au public.

Un cloître avec quatre entrées entoure le sanctuaire. A l'est, un singha debout et un ascète assis décorent la porte du gorupa. Le fronton extérieur représente une divinité assise sur une face de kala, avec un naga à cinq têtes dans sa partie haute, le fronton intérieur figure un singha, un singe et un éléphant parmi les motifs floraux, et le linteaux montre Krishma maîtrisant le Serpent Kaliya.
Quatre des cinq prasat d'origine subsistent dans le sanctuaire. Le grand prasat du milieu de la première rangée s'est effondré. A proximité, un beau linteau de grès représente une divinité assise sur la face de kala et, au dessus, sept ascètes assis en rang. Sur le linteau du prasat nord, Shiva et Uma montent le taureau Nandin. Au dessus, dix ascètes sont assis sur le dos d'un naga. La colonnette de l'encadrement de porte est finement sculptée de motifs en diamant. Le prasat sud est orné d'une divinité assise sur une face de kala crachant desguirlandes, surmontée d'une rangée de neuf ascètes assis.
A l'arrière, le linteau du prasat nord décrit Krishna soulevant le mont Govardhana, alors que celui du prasat sud montre Aruna assis sur un trône soutenu par trois oies sauvages, perchées sur un kala crachant des guirlandes.

Muang Tham fut occupé très longtemps comme en atteste la présence de "Baray" tout près du temple et dans la région.
Le plus important "Baray", proche du temple, est en fait un grand réservoir d'irrigation de plus d'un kilomètre de long sur cinq cents mètres de large - nommé "la mer de la cité d'en bas".
"Cité d'en bas" était en effet le nom donné à ce vaste temple et ce par opposition à Phanom Rung qui sur la hauteur, était "la cité d'en haut".
Sa construction est l'œuvre de l'homme comme en atteste sa forme parfaitement géométrique et il est idéalement placé pour récolter les eaux des collines et les redistribuer sur près de 30 kilomètres de canaux construits et entretenus par les habitants. Aujourd'hui encore il assure les besoins d'irrigations indispensables aux activités agricoles.

Prasat Muang Tham

Sans doute édifié aux 11e - 12e siècles pour servir de résidence au gouverneur khmer, le prasat Muang Tham, dédié à Shiva, offre un tableau évocateur. Pilastres, linteaux et frontons, richement décorés dans les styles des Khleang et du Baphuon avec leurs animaux mythiques (naga et kala), guirlandes et motifs floraux, démontrent la maîtrise des artisans khmers.
Sous son couronnement à forte moulure, le mur extérieur est percé de quatre gopura encadrées de fenêtres élégantes décorées de balustres. L'entrée principale, aux trois portes donnant vers l'est, ouvre sur une enceinte aux quatre bassins à gradins en L, bordés de murets à statues en pierre de naga à cinq têtes, dont les queues soulignent des encadrements de portes en pierre. Les bassins symbolisent les quatre océans qui entourent la montagne sacrée Meru.

 

Prasat Hin Wat Sa Kamphaeng Yaï

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Wat Sa Kamphaeng Yaï, ce grand temple khmer datant probablement du règne de Suryavarman 1e au 10e siècle, fut d'abord un sanctuaire brahmanique avant d'être converti en temple bouddhiste mahayana au 13e siècle.Une galerie enclôt le domaine, qui comprend un chedi principal flanqué de deux édifices plus petits en briques, avec un autre chedi de briques à l'arrière et deux bibliothèques, toujours en briques côté est.

la porte monumentale présente trois entrées : l'inscription en Khmer ancien gravée côté cour sur l'entrée principale rappelle que le domaine a été dédié à Shiva en 1042.

 

Les encadrements de portes, linteaux et frontons sculptés ont une grande valeur artistique. Le fronton sud du prang central représente Shiva montant le taureau Nardin, son épouse Uma sur ses genoux, et des membres de leur suite. Le linteau intérieur montre Indra chevauchant un éléphant, avec, au dessous, un kala escorté de singha, crachant des guirlandes. Sur le linteau intérieur de la bibliothèque nord, Vishnou est couché sur le naga couronné, ses épouses assises près de lui. Dans la chapelle moderne, on voit une belle statue du 13e siècles du Bouddha assis abrité par le naga, et d'autres sculptures découvertes lors des fouilles.

  

Prasat Hin Phanom Rung


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Ce magnifique parc est situé à 396 m d'altitude au sommet d'un volcan éteint d'où son nom, Phanom Rung, qui signifie « grande montagne ».
Un sanctuaire, éponyme, y a été construit entre le Xe et le XIIIe siècle. C'est à l'époque, un haut lieu de culte qui accueille des temples satellites d'Angkor Wat au Cambodge. Ainsi, l'architecture du monument a subi diverses influences à travers les âges. De nombreux écrits ont été retrouvés sur place, permettant de mieux comprendre la construction du parc historique.

 

Une grande allée conduit au sanctuaire principal, en passant par trois terrasses successives et un escalier gigantesque. Longue de 160 m et large de 7 m, elle correspond à la distance spirituelle entre la Terre et le monde céleste. C'est la Voie Sacrée .
Vous passerez devant la Maison aux éléphants avant d'aboutir aux trois ponts à naga (serpent mythique). Enfin, vous arriverez dans le sanctuaire central. Le prasat central est entouré de quatre galeries, aux magnifiques linteaux. Ce temple est typique de l'architecture khmer, semblable à celle d'Angkor Wat.
Les nombreuses représentations de Shiva ou Vishnu sur les frontons et les linteaux des portes laissent penser que le temple était hindou à l'origine. L'entrée principale est ornée de Shiva Nataraja, le « roi de la danse », datant du XIIe siècle.

 

En avançant encore un peu, se dresse le garbaghra , la partie réservée au roi, où sont également exposées des statues de divinités hindouistes.
Vous pouvez sortir par la porte de derrière et admirer l'extérieur du bâtiment : le prang , la tour de style khmer, est sculpté de figurines inspirées du Ramayana , le livre sacré hindouiste. Il s'élève sur cinq niveaux bouclés par un bouton de lotus.
Le site a été restauré de 1971 à 1988 par des experts qui ont adopté comme technique de démanteler le monument pierre par pierre et de le remonter ensuite en suivant les techniques traditionnelles… un travail de titan vu la taille du temple.

Prasat Phra Wihan (Preah Vihear)

 

Preah Vihear Temple

D'accès toujours difficile, Preah Vihear n'a pas son pareil, c'est un temple magique dont les nâgas géants sont les gardiens éternels. Même après avoir exploré tous les temples majeurs du Cambodge, le « saint temple des Dangrek » reste celui qui fait la plus forte impression au voyageur.
Le temple de Preah Vihear est situé au sommet d'un pic de la chaîne Dangrek,à quelques centaines de mètres de la frontière thaïlandaise.
La construction du sanctuaire, commencée au XI° siècle sous le règne de Suryavarman Ier, est un ensemble assez gigantesque qui s'étale sur pas moins de 4 niveaux reliés par des escaliers (il y en a 800 mètres !) qui progressivement vous amèneront au Prang principal, dédié à Shiva et à la superbe vue sur la plaine et les montagnes environnantes.

Ce sont chaque coin et recoin de ce sanctuaire, exceptionnellement orienté au Nord face à la Thaïlande, qui méritent l'attention et le regard tant il y a de sculptures et linteaux « dans l'état ». En effet Prasat Phra Wihan n'a fait l'objet d'aucun soin particulier ni même de restauration de la part des autorités cambodgiennes. Il s'offre donc à vous à l'état « brut » de ruines magnifiques.
Indirectement elles permettent de mesurer la qualité des travaux de restauration effectués en Thaïlande par le Département des Beaux-Arts.

Face à l'impossibilité de voir le temple du chemin d'accès, ses richesses sont donc à découvrir au fur et à mesure de l'ascension des escaliers. Après une première volée de 163 marches, la monumentale allée d'accès s'ouvre devant vous avec ses 78,5 mètres de long, ses 8 mètres de large et ses Singhas qui montent la garde.
De là, ce ne seront plus que successions de Nagas aux 7 têtes, de Gorupas, de portes et linteaux sculptés, de Barays (réservoirs d'eau), d'allées et escaliers, de salles, librairies… jusqu'au grand Gorupa du 3ème niveau, la plus imposante des constructions, et qui servait en fait de Palais.

Mais vous ne serez pas au bout de vos découvertes.
La progression continue parfois à même la roche pour finalement arriver au sanctuaire principal au sommet de la montagne.
Sa galerie bien conservée vous permettra aisément de faire le tour du Prasat dont une partie est malheureusement effondrée.
De là, quelques pas vous mèneront au superbe point de vue si la brume de chaleur ne perturbe pas trop l'horizon.



Qui a dit qu’il n’y avait rien à visiter en Isan ?

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Published by grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b - dans Isan
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