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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 23:05

Gao titreNotre introduction rappelait que le commerce a toujours été actif dans l’Océan Indien, à la fois entre la Chine et l’Inde, et  entre l'Extrême-Orient et l'Asie du Sud, et cela depuis l’Antiquité. Les Européens y auront un rôle très marginal jusqu’ au début du XVI ème siècle, quand les Portugais fondent avec Franscisco de Almeida, le premier empire portugais en Asie en 1510, à Goa, qui devient alors la capitale de ce nouveau « Estado da India ». Son successeur, Afonso de Albuquerque, prend Malacca en 1511, qui depuis le milieu du XVe siècle est le principal port des navires arabes, indiens et chinois, avec les grandes cités maritimes chinoises. Et pourtant, jusqu’à l’avènement du roi Naraï en 1656, les « Chroniques royales d’Ayutthaya » n’évoqueront jamais cette arrivée des Portugais, ni leur présence en Birmanie et au Cambodge.

 

Carte 2


Après avoir relaté les premières ambassades portugaises au XVIe siècle au royaume de Siam avec l’aide de Michel Jacq-Hergoualc’h* dans notre dernier article, il nous a semblé intéressant de vérifier si Madame Rita Bernades de Carvalho dans son master intitulé « La présence portugaise à Ayutthaya (Siam) aux XVIe et XVIIe siècles »**, confirmait cette présentation, voire en donnait des éléments nouveaux, et ceci d’autant plus qu’elle nous certifiait qu’elle avait utilisé les principales sources disponibles et accessibles.***

 

rita 3


Madame Rita Bernades de Carvalho distingue les relations « officielles » et diplomatiques et la présence des Portugais à Ayutthaya et  note 10 événements pour les ambassades et/ou les activités diplomatiques qui vont de 1511 à  1686, soit du roi Ramathibodi II (1491-1529) à Naraï (1657-1688), sur une période de 175 ans et  sous le règne de 19 rois d’Ayutthaya.

(En se rappelant que le royaume d’Ayutthaya  a été sous la domination birmane de 1569 à 1584.)


Ayuthaya 4


1511, 1ère ambassade. 1512, ambassade d’Antonio de Miranda de Azevedo. 1518, 3ème ambassade portugaise. 1540, l’ambassade de Francisco de Castro. 1590-1610,


Francisco de Castro 5

 

les efforts diplomatiques s’élargissent. 1610-1616, réaction diplomatique portugaise contre les Hollandais. 1624-1630, des ambassades suite aux incidents diplomatiques. 1630-1640, éloignement et rapprochement diplomatique. 1646, l’ambassade de Francisco Cutrim de Magalhaes. 1684-1686, ambassade de Pero Vaz de Siquera.

Cette simple énumération indique bien les périodes à forte activité diplomatique, les longues périodes sans événement marquant, parfois sur un demi-siècle : 1518-1540, 1540-1590, 1616-1624, 1646-1684, avec de 1624 à 1640 des incidents (lesquels ?), des aléas (éloignement-rapprochement. Pourquoi ?), et en 1610-1616, l’intrusion des Hollandais.

 

VOC HOL 7


(On sait que la VOC hollandaise a établi un comptoir à Pattani en 1602, et qu’en 1604 ils ont une audience avec le roi Naresuan, que fin 1607 le roi Ekathotserot envoie une ambassade aux Pays-Bas, en 1608 ils établissent un comptoir à Ayutthaya, et en 1617, ils signent leur premier traité avec Ayutthaya …).

 

 « L’estrado da india » ?


Madame De Carvalho nous explique comment l’organisation de la présence portugaise en Asie du Sud-Est s’est effectuée à travers une entité : « L’estrado da india » (l’Etat de l’Inde).

 

Estado da India 8

 

Elle cite Luis Filipe Thomaz : Ce n’est  « un espace géographique bien défini, mais l’ensemble des territoires, établissements, biens, personnes et intérêts administrés, gérés ou sous tutelle de la Couronne portugaise dans l’Océan indien et les mers adjacentes ou dans les territoires riverains, depuis le cap Bon espoir jusqu’au Japon. ». « L’estrado da india est essentiellement un réseau et non un espace : il ne s’intéresse pas à la production des biens, mais à leur circulation, il ne soucie pas tant des hommes que des  relations entre les hommes ; donc il aspire plus au contrôle des mers qu’à la domination de la terre. » Toutefois, on pourra voir après le milieu du XVI ème siècle, une volonté d’établir des territoires, ne serait-ce que pour y installer des évêchés ; Les intérêts religieux étant aussi importants que les intérêts commerciaux (Cf. l’Inquisition dès 1536). Les premiers jésuites arriveront aux Indes en 1542.

 

Jésuites 8


Cette organisation surgit donc en 1505 avec le premier vice-roi des Indes, D. Francisco de Almeida qui s’installe à Goa en 1510, point d’appui pour gérer ses routes commerciales.

 

Francisco de lmeida 9

 

Le réseau va s’élargir avec son successeur Afonso de Albuquerque, qui  prend Malacca en 1511, un autre point d’appui important pour son expansion vers la Chine (fondation de Macao en 1557) et établir des relations avec les royaumes avoisinants dans les Mollusques, Birmanie, Siam, Cambodge … Le contrôle des mers et des monopoles commerciaux  se faisait aussi par le moyen des cartazes (sauf-conduit) qui accordaient des autorisations de passage. Les pirates portugais contribuaient aussi à faire craindre les Portugais. Il faut noter que L’estrado da india  laissait aussi le commerce privé se développer et encourageait ses ressortissants à se marier avec les autochtones convertis (Les casados-moradores). La couronne récompensait ses nobles en leur accordant des « routes de voyage », des concessoes. Ceux-ci  ne voulant devenir des marchands les revendaient à des privés.


Bref, on peut comprendre désormais dans quel contexte  se fait  la première ambassade  portugaise à Ayutthaya en 1511.


1.La 1ère ambassade en 1511, menée par Duarte Fernandès.


Si Malacca est prise par les Portugais en 1511, une expédition conduite par  Diégo Lopès de Sequeira

 

Lopez de sequeira 10

 

avec 27 hommes y était déjà en 1509, afin de s’informer des opportunités commerciales et des ports existants, avec les conséquences déjà décrites (Cf. article précédent). Bien que retenu prisonnier, Rui de Araujo avait pu envoyer une lettre (datée du 6 février 1510) à Afonso de Albuquerque, lui signalant une guerre siamoise contre Malacca (il est dit que Malacca avait déclaré la guerre au Siam 20 ans plus tôt ?) et l’existence d’opportunités avec ce grand pays. Aussi en juillet 1511 alors que Malacca est assiégé et n’est pas encore prise, Afonso de Albuquerque envoie Duarte Fernandès, qui est prisonnier depuis deux ans à Malacca, et parle le malais et a des bases en thaï, comme ambassadeur à la Cour d’Ayutthaya, pour envisager un partenariat commercial, lui proposer son appui, et en lui suggérant qu’il pourrait y gouverner.


Nota. Michel Jacq-Hergloualc’h in « L’Europe et le Siam du XVIème au XVIII ème siècle, Apports culturels » a une vision différente et présente cette ambassade en 1509. Il est dit qu’après une mésentente- de Sequeira ayant fait prisonnier des malais montés à bord- le sultan fit tuer ou emprisonner les Portugais restés à terre, de Sequeira retourna à Goa. Albuquerque voulu laver l’affront et en juin 1509 prit Malacca, mais n’acheva pas la conquête. Néanmoins, il vit la position que Malacca pouvait constituer une possession avantageuse pour le Portugal et envoya Duarte Fernandès -qui avait fait partie des prisonniers de 1509-  au Siam où il fut bien reçu par le roi Ramathibodi II.  


L’ambassade fit sensation. Des hommes blancs, aux longues barbes et des habits et des armes étranges ! C’était effectivement la première ambassade européenne au Siam. Le roi Ramathibodi II  (Le 10ème roi du royaume d’ Ayutthaya, 1491- 1529) accepte la proposition commerciale et politique portugaises, et décide qu’un  envoyé le représentant, puisse  retourner avec l’ambassade. Il pourra constater que Malacca  est bien désormais aux mains des Portugais, et se renseigner sur ce nouvel occupant.

2. 1512, la 2ème  ambassade d’Antonio de Miranda de Azevedo.


Afonso de Albuquerque a un problème alimentaire urgent à résoudre après la prise de Malacca en 1511. Aussi envoie-t-il une ambassade de sept membres dirigée par Antonio de Miranda de Azevedo auprès du roi Ramathibodi II. On sait même que Manuel Fragoso est chargé de rédiger un rapport sur les marchandises, habits, habitudes des Siamois ainsi que  de localiser les ports ainsi que tout autre information susceptible d’être utile. L’ambassade propose une aide militaire (hommes et armes) et une alliance, pensant certainement à une contre-offensive du sultan de Malacca.


Le roi acceptera l’offre portugaise et enverra une jonque de riz avec  une ambassade siamoise pour le retour de Miranda de Azevedo. Elle sera reçue en 1513 en grande pompe par Rui de Brito, le capitaine de Malacca. L’ambassade siamoise réclamera la gouvernance de Malacca, qui ne lui fut pas accordée, bien entendu. Elle avait pu apprécier la puissance portugaise et le profit que l’on pouvait tirer de cette nouvelle alliance.


3. 1518. La 3ème ambassade portugaise.


Elle est menée encore par  Duarte Fernandès, qui doit tenter de résoudre le 1er conflit portugais-thaï, selon de Madame de Carvalho. On peut se douter que de 1513 à 1518 a dû se mettre en place des échanges, que des jonques de riz sont arrivées à Malacca, ainsi que les premiers mercenaires portugais à Ayutthaya !


Le roi Ramathibodi II  a manifesté son mécontentement en apprenant que les Portugais ont incendié la capitale de Queda,

 

Kedah in Malaysia.svg 12

 

un petit état musulman, vassal d’Ayutthaya, en 1516. En 1518, le neveu du gouverneur (D. Aleixos Menezes) venant d’arriver à Malacca, se rend compte de l’erreur et de ses conséquences possibles et envoie Duarte Fernandès pour apaiser le roi, renouer les liens amicaux et proposer aux Siamois la possibilité de s’installer à Malacca (en manque d’habitants). Il est suggéré que des intérêts mutuels ont permis le succès de cette ambassade.


Nota. Michel Jacq-Herglouac’h, quant à lui, évoque une mission menée par Duarte Coehlo, qui avait fait partie de l’ambassade d’ Antonio de Miranda. Il ne fait nulle mention de l’incendie de la capitale de Queda, mais de la satisfaction du roi Ramathibodi et de l’honneur qu’il manifesta à l’ambassade en érigeant une grande croix, « en l’endroit le plus en vue de la ville en souvenir et en témoignage de la paix jurée ». Il est dit aussi que le roi du Siam envoya à Duarte Coelho « de la ville de Hudia, en novembre 1519, trois navires, l’un lui appartenant, et deux autres que ce même roi lui confia pour sa protection contre les flottes du roi de Bantam » ! (…) L’accord prévoyait « la possibilité de faire du commerce au Siam,  à Ayutthaya certes, mais aussi à Tenasserim, à Mergui, à Pattani et à Nakhonsri Thammarat et cela grâce à des privilèges spéciaux ; de plus la liberté religieuse leur était offerte, à une époque où elle était la chose du monde la moins partagée. En échange le Siam recevait des fusils et des munitions et l’aide de conseillers militaires grâce auxquels le roi RamaThibodi II put réorganiser son armée, et être victorieux en 1518 des armées du Prince de Chiengmai qui avait envahi le Nord du royaume ».


Les « chroniques royales d’Ayutthaya » n’évoquent pas cette guerre ; ce qui d’ailleurs ne signifie rien.


Alors qui croire ?


Il n’est pas non plus fait mention d’un traité commercial signé en 1518. (Cf. chronologie de Thaïlande contemporaine, par exemple.) Guy  Lubeigt signale qu’en 1518 Duarte Coelho  avait signé un pacte avec le roi du Siam lui assurant la liberté de commerce avec les ports sous l’autorité siamoise. (p. 67, Nguyên Thê Anh et Yoshiaki Ishizawa, « Commerce et Navigation en Asie du Sud-Est », L’Harmattan, 1999)


Madame Rita Bernades de Carvalho passe ensuite directement en 1540. Cela fait quand même plus de 20 ans ! et encore pour signaler que l’ambassade Francisco de Castro de 1540 n’a été signalé que par Fernao Mendes Pinto, un personnage hors du commun, mais dont les informations sont parfois fantaisistes. ****

 

Fernao de Pinto 11


4. 1540. L’ambassade de Francisco de Castro.


Envoyé par le capitaine de Malacca, Pero de Faria, et en accord avec le vice-roi des Indes, est-il précisé, de Castro a la mission de faire libérer Domingos de Seizas avec 16 autres Portugais. captifs du roi Characcha (1534-1547).


Domingos de Seizas souvent présenté comme un mercenaire à Ayutthaya de 1524 à 1549. Ses écrits auraient inspiré le film La Légende de Suriyothai de Chatrichalerm Yukol(2001)).


Pourquoi étaient-ils captifs ? En quelles circonstances ? Nous ne le saurons pas, ainsi que l’issue de cette « ambassade ». Nous n’aurons que l’interprétation de  Madame Maria Conceiçao Florès (Une des rares historiennes portugaises à avoir écrit un article sur le sujet, parait-il), et qui n’a rien d’originale.


L’ambassade aurait procédé d’une décision de ne soutenir désormais que le royaume birman de Pegu, désormais dominateur dans la Région. Elle aurait donc eu pour but de « négocier » la libération de ces 17 Portugais, afin de les rapatrier et d’obtenir des renseignements « sur les capacités du Siam en termes défensives ». Madame De Carvalho précisant « ce fait n’est pas étonnant si l’on assume (sic) que les Birmans préparaient depuis longtemps leur invasion du Siam …qui eut lieu en 1549 ».


Cette interprétation, au contraire n’a aucun fondement et est même farfelue. Comment imaginer des Birmans (ou les Siamois d’ailleurs), préparer une bataille 9 ans auparavant ! De plus, une simple ambassade ne pouvait mesurer la capacité militaire thaïe car celle-ci était fondée sur la force du roi de mobiliser ses troupes et celles de ses vassaux.


Bref, nous avons ici une ambassade uniquement mentionnée par un seul  écrivain dont l’imagination est grande, et dont nous n’avons rien appris.

Ensuite de Madame De Carvalho, signale qu’aucune ambassade officielle ne sera échangée  entre les Portugais et les Siamois jusqu’à l’avènement de Naresuan en 1590, du fait  de la domination birmane dans la Région, dit-elle, depuis les règnes de Tabinshwehti (1531-1551) et Bayinnaung (1551-1581).

 

bayinnaung 12

Même si elle signale que les Birmans installent un roi fantôche (Thammaracha (1569-1590). Elle aurait pu rajouter que bien qu’ annexé en 1569, Ayutthaya fut libéré par Naresuan en 1584, et pour le moins proposer un contexte historique.


( Cf. notre article 54 qui évoque les quatre guerres du roi Chakkrapat contre les Birmans, qui aboutira à l’annexion d’Ayutthaya en 1569.  *****)


5. 1590-1610.  Les efforts diplomatiques s’élargissent.


On peut déjà noter qu’il s’est passé un demi-siècle depuis l’ambassade de Francisco de Castro de 1540.

Le titre est quelque peu imprécis surtout qu’ensuite de Madame De Carvalho note une reprise de contact, ( Elle dit « premières notices d’échanges d’ambassades ») après que Naresuan ait fait prisonnier le frère dominicain Jorge Da Motta  et d’autres Portugais, lors de sa victoire contre le Cambodge. (Madame De Carvalho ne donne pas de date). Mais curieusement, sans rien apprendre de  ces contacts et sans transition, elle cite Santos qui nous apprend que le frère Da Motta est devenu la deuxième personne du royaume ! (Cela aurait quand même mérité une explication, non ?)


Il est dit ensuite que Naresuan l’envoie comme son ambassadeur en 1595, à Malacca, mais sans  qu’on sache ce qu’il devait négocier. Santos déclare qu’il serait mort en route. Mais d’autres qu’il aurait fui après des problèmes avec la communauté japonaise catholique, d’autres encore qu’il aurait effectué  son ambassade à Malacca et qu’il aurait fui lors d’une seconde ambassade. Et  de Madame De Carvalho de continuer, sans nul commentaire, citant La Conquista Esperitual do Oriente


 

conquète spirituelle de l'orien

 

qu’ « un ambassadeur était arrivé au royaume provenant de Malacca, mais on ne dispose pas de détails sur l’identité de l’ambassadeur, ni la date exacte de sa mission. » Elle aurait pu ajouter ni « sur ce qui s’est négocié ».


Autrement dit à ce stade, en avançant le titre « Les efforts diplomatiques s’élargissent. », elle nous a appris ( ?) : qu’après UNE guerre contre le Cambodge (quand ?), Naresuan a fait prisonnier DES Portugais dont le frère dominicain Jorge Da Motta ; que celui-ci est devenu le deuxième personnage de l’Etat siamois, qu’il a  été envoyé par le roi Naresuan comme ambassadeur en 1595 auprès de Malacca, mais on ne sait pas, s’il est mort avant d’y parvenir, ou s’il s’est enfui et est arrivé sain et sauf à Malacca, ou s’il s’est enfui lors d’une deuxième ambassade. D’ailleurs, on ne sait pas ce qu’il devait négocier, ni même s’il a négocié.

On peut faire mieux comme information, non ? 


Et « qu’à la même époque, dit-elle, Naresuan a échangé des contacts diplomatiques avec les Espagnols à Manilla, sans obtenir d’autres résultats que la signature d’un traité de commerce. » Quid de ce traité ? D’autres sources évoquent  une mission diplomatique espagnole par Don Tello de Aguirre qui devait aboutir au traité d’amitié et de commerce avec le Siam,  signé en 1598.


On comprend désormais le jugement de Michel Jacq-Hergoualc’h qui dans son introduction de « L’Europe et le Siam du XVIe au XVIIIe siècle, Apports culturels » disait : « Le XVIème siècle n’y étant marqué que par la présence des Portugais, nous leur consacrons la totalité de la première partie, d’ailleurs fort brève, car il n’y a pas grand-chose à dire ».


Il était temps de poursuivre notre lecture du master de Madame de Carvalho sur les Portugais au Siam au XVII ème siècle. (Cf. article suivant).

 


       

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*Michel Jacq-Hergoualc’h, « L’Europe et le Siam du XVIe au XVIIIe siècle, Apports culturels », l’Harmattan, 1993.


**Ecole pratique des hautes études, IV ème section, sciences historiques et philologiques, Mémoire de Master de sciences historiques, philologiques et religieuses, mention « Etudes européennes, méditerranéennes et asiatiques », spécialité « Etudes asiatiques », sous la direction de Mme le professeur Dejanirah Silva-Couto, maître conférence, Paris, 2006.


***Evidemment, Madame Rita Bernades de Carvalho donne ses sources dans son master. Cf. in http://www.cham.fcsh.unl.pt/ext/files/varia/tese_ritacarvalho.pdf

Mais beaucoup sont encore à explorer. Cf. José Vicente Serrão, Sous-Directeur Général de l’Institut des Archives Nationales du Portugal (Torre do Tombo) in La contribution des sources portugaises à l’Histoire de l’Asie.


****Fernão Mendes Pinto (15091583) était un écrivain, aventurier et explorateur portugais. Cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Fern%C3%A3o_Mendes_Pinto donnant les éléments de sa vie, de ses vies : « Treize fois captif et dix-sept fois vendu » Tour à tour trafiquant, naufragé, pirate, mercenaire à la solde des gouvernants locaux, esclave, négociant aisé, ambassadeur, il connaîtra l'Abyssinie, l'Arabie, l'Inde, Malacca, Sumatra, Java, l'actuelle Birmanie, le Siam, le Tonkin, la Chine et le Japon. Cf. son œuvre Peregrinação (Pérégrination). (wikipédia).


Pinto.jpg


***** 54. Le roi Chakkraphat en guerre (juillet 1548 - janvier 1569). http://www.alainbernardenthailande.com/article-54-le-roi-chakkraphat-en-guerre-juillet-1548-janvier-1569-112148609.html


 

 

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