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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 23:03

titreArrivés bien après les Portugais (1511), les Hollandais (1601) et les Anglais (1612), les premiers Français, des missionnaires, arrivent au Siam en 1662. Ils ne furent pas des conquérants porteurs de sabres, d’arquebuses et de goupillons, tels les espagnols aux Amériques, ce furent ni des mercenaires ni des épiciers mais de pacifiques missionnaires, tout simplement, porteurs souvent naïfs du message du Christ venant de la France, « fille aînée de l’église ».

 

naifs

 

Nous vous avons longuement conté leur installation (voir nos articles 1 : Les relations franco-thaïes :1660, arrivée des missionnaires français ;  2 : Les relations franco-thaïes : Premiers pas des missionnaires au Siam  et 3 : Premiers pas des missionnaires au Siam en 1664) rapidement suivie de celle des jésuites, les soldats du Pape, dont la mission première était l’évangélisation (voir notre article 5 : Les relations franco-thaïs, les jésuites au Siam) et leur évolution future (voir notre article 18 - Les relations franco-thaïes : Les missionnaires français au Siam après 1688).


Leur vision du Siam et de sa « religion » dominante, le bouddhisme, est singulière (voir notre article 15 Les relations franco-thaïes : le bouddhisme vu par les missionnaires du XVIIème siècle), fruit d’une étude inédite du remarquable écrivain canadien Jean-Marcel Pasquette).


« Religion » écrivons-nous ?

Le sujet n’est pas totalement étranger au thème des rapports historiques franco-thaïs puisque on peut légitimement se poser des questions sur la nature même de ce bouddhisme (voir nos articles Notre Isan 22 : bouddhisme ou animisme et Article 35 - Le bouddhisme est-il athée ?).

 

athée


Mais peut-on reprocher à ces missionnaires une vision à tout le moins singulière du Siam et de sa religion, alors même que les esprits qui se disaient éclairés du siècle des lumières en auront une vision non pas singulière mais grotesque ? (voir notre article 43 - L’Encyclopédie, Voltaire et le Siam).

 

caricature contre voltaire


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Les épiciers arrivent quelques années plus tard, en 1680 avec l’ouverture de notre premier comptoir dans le cadre d’une politique plus générale (voir notre article 4 Les relations franco-thaïs : 1680, le premier comptoir commercial).


***

Et ce n’est qu’en 1685 qu’arrive au Siam, la première ambassade française.

 

ambassade


Nous sommes au siècle de Louis XIV, le prestige de la France est à son apogée. Débuteront alors les premiers échanges diplomatiques à l’instigation du Roi Naraï très certainement subjugué par son lointain  « cousin » de France et aussi par son conseiller et presque premier ministre, l’aventurier grec Phauklon (voir notre article 1 -  Les relations franco-thaïes : un Grec, comte de France, et 1 er ministre du roi de Siam).  Nous avons longuement parlé de ces deux ambassades (voir nos articles 6 : les deux ambassades de Louis XIV, 8 : La première ambassade de 1685 et 10: La deuxième ambassade de 1687). La vision de ces ambassades vues « de l’autre côté du miroir »  n’est pas sans intérêt non plus (voir notre article 12 : La première ambassade vue par une historienne thaïe).


Ces deux ambassades susciteront une énorme littérature, de ses participants en particulier qui nous donneront du Siam une vision plus sérieuse que celle de Voltaire, tout simplement parce qu’elle était composée de personnages hors du commun, le père Tachard, à la fois ambassadeur occulte et jésuite à l’immense culture (voir nos articles 16 : Les relations franco-thaïes : le Père Tachard et 17 : Les relations franco-thaïes : un autre portrait du Père Tachard), le chevalier puis Comte de Forbin (voir notre article 7 : Les relations franco-thaïes : Le comte de Forbin), ou le singulier Abbé de Choisy (voir notre article 9  - Les relations franco-thaïes : L'abbé de Choisy ).


choisy

Tous ont écrit leurs « mémoires », nous n’en avons à ce jour analysé que la partie « musicale » (voir notre article : Notre Isan : la musique traditionnelle vue par les voyageurs).


L’épisode français, après quelques épiques aventures se terminera en quenouille en 1688 et en 1689. (Voir nos articles  13 : Les relations franco-thaïes : la « révolution »  de Pitracha de 1688 et 14 Les relations franco-thaïes : L’expédition de Phuket de 1689.)


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Deux romans historiques (ou à prétention historique) ont retenu notre attention, celui de Morgan Sportés « Pour la plus grande gloire de Dieu » (voir notre article 89 : Louis XIV a-t-il voulu « coloniser » le Siam ? ) peut-être parfois trop marqué par ses passions personnelles et la trilogie d'Axel Aylwen qui commence fort bien et finit fort mal (voir nos articles Article 99 - « Le Faucon du Siam » d'Axel Aylwen, Article 100 : La suite du Faucon du Siam et  Article 101 : La fin de Constance Phaulkon). Il en est d’autre, celui de Madame Claire Keffee-Fox, franco-américaine présentement en charge de l’ « Alliance française » de Bangkok » dont nous vous entretiendrons bientôt (« Le ministre des moussons »).


L’analyse la plus sérieuse, nous a-t-il semblé, du personnage de Phauklon, est l’œuvre de Georges Sioris,


sioris

 

ancien ambassadeur de Grèce en Thaïlande, qui s’est livré à une méticuleuse analyse des sources françaises, siamoises, anglaise et hollandaises, publiée en 1998 sous l’égide de la très sérieuse et très austère « Siam society », nous en parlerons un jour (Georges Sioris « Phauklon, the greek first counsellor at the court of Siam : An appraisal »


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Il nous faudra attendre le siècle suivant pour que les relations franco-thaïes reprennent un tour plus « positif » ou moins pathologique. Le responsable français en est Monseigneur Pallegoix, ami du roi Rama IV (voir notre article 19 - les relations franco-thaïes : Mgr Pallegoix). Hors son œuvre de missionnaire, il est observateur attentif de la société siamoise, il est le premier européen à avoir sérieusement analysé la langue et la grammaire siamoise avant les siamois eux-mêmes (voir nos articles  58 : Les premières grammaires de la langue thaïe (1ère partie) et  58 : Les premières grammaires de la langue thaïe  (2ème partie).


La suite des rapports entre notre pays et le Siam au XIXème siècle se situe de toute évidence dans des rapports inégalitaires, nous sommes à une époque où, en droit international, la force prime le droit, nos canonnières sont en Indochine

 

canoniere

 

mais ce n’est évidemment pas la version de l’Ambassade de France (1) (voir nos articles 22 : Les relations franco-thaïes, le traité de 1856,  54 :  Le Siam au château de Fontainebleau : l'Ambassade siamoise du 27 juin 1861, 23 : Les relations franco-thaïes le traité de 1867, 24 :  Les relations franco-thaïes : Le traité de 1893, 27 : 1907, le Siam cède ses territoires cambodgiens et 90 :  Les dessous des traités de 1902 et de 1904 entre la France et le Siam).


C’est l’époque du colonialisme triomphant de la IIIème république mais entre les missionnaires qui prêchent l’évangile et les militaires conquérants, surgit un personnage hors du commun, Auguste Pavie, «  colonisateur aux pieds nus »

 

pavie

 

qui offre à son pays sans verser une goutte de sang le Laos plus ou moins soumis à la juridiction siamoise et par ailleurs rédige avec l’aide de tous les spécialistes de la « mission Pavie » une véritable encyclopédie en 10 épais volumes de la région, littérature, flore, faune, histoire, architecture, mœurs et coutumes, cartographie … (voir nos articles 25.1 :  les relations franco-thaïes : vous connaissez Pavie ? et 25.2 : Pavie écrivain).


***


Le Siam n’a jamais été colonisé, lit-on partout ?


Voilà bien une affirmation péremptoire qui mérite d’être quelque peu tempérée : Ce ne fut pas vrai au sens d’une colonisation à l’africaine,

 

colonisation

 

mais au prix de l’abandon de centaines de milliers de kilomètres carrés de territoires plus ou moins placés sous la souveraineté siamoise au profit de l’Angleterre (côté birman et côté malais) et au profit de la France qui s’empare du Laos et fait du Cambodge un pays « protégé » et aussi au prix de l’abandon de pans entiers de souveraineté à l’intérieur même du pays au profit de nos nationaux et des dizaines de milliers de ressortissants de nos colonies ou protectorats asiatiques. (Voir notre article 38 : la Thaïlande n’a jamais été colonisée, vous en êtes sûrs ? et 77 : L’heureux sort des français au Siam … il y a un siècle).


Ce fut probablement pour échapper aux conséquences de ces traités, tous inégaux, que le Siam entra en guerre aux côtés des alliés en 1917 pour participer du côté des vainqueurs, au prix de 19 morts (2),

 

defile 19

 

à la table des négociations du traité de Versailles et récupérer quelques miettes des dépouilles de l’Empire allemand (voir notre article 28 : Le Siam et la première guerre mondiale).


***


Les Siamois n’avaient pas des « frontières » la même conception que les voisins colonisateurs, mais il fallut bien, à l’instigation des Français, procéder à la délimitation précise des territoires anciennement soumis à la domination siamoise (voir nos articles Notre Isan 13 :  le Siam, l'Isan ...et ses frontières . et 13.2 Les frontières de l’Isan). S’il n’y a désormais plus que des incidents mineurs entre pécheurs laos et thaïs qui se chamaillent parfois encore au sujet d’ilots du Mékong, du côté de la frontière cambodgienne, le sang a coulé et encore continué à couler il y a peu de temps. La délimitation a été effectuée en 1907 (voir notre article 27 : 1907, le Siam cède ses territoires cambodgiens).


Pour récupérer les territoires frontaliers perdus au profit de la France, le Siam, alors du côté des puissances de l’Axe, profite de la défaite de mai 1940 pour attaquer l’Indochine (voir notre article  30 : La 2ème guerre mondiale : la Thaïlande attaque l'Indochine française).


Mais contrairement aux espérances thaïes, les Français réagissent fermement sur ordre du gouvernement de Vichy pour défendre les frontières de leur protégé et détruisent la quasi-totalité de la marine thaïe lors de la bataille de Koh Chang, le 17 janvier 1941

 

kochang

 

(voir notre article : 17 janvier, La bataille navale de Koh Chang et 14 : le 17 janvier 1941, une victoire pour les français … et pour les Thaïs), avons-nous écrit ? Tout simplement parce que l’histoire thaïe n’est pas écrite comme l’histoire française (Voir notre article 75 : Lisons un livre d’histoire d’un élève thaïe de niveau CM 2).


***


Le sang a continué, hélas ! à couler il y a peu de temps. Ce sont les suites du traité frontalier de 1907 sur les termes duquel Thaïlande et France (maintenant par Cambodge interposé) continuent à se quereller. Nous avons parlé d’abondance de la revendication du temple ou des territoires voisins du temps de Preah-Vihar situé sur la ligne de crête de la chaine des Dangrek censée constituer la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge.

Dangrek


(voir nos articles 8 : Cessez le feu, 19 : Google Earth au temple de Preah Vihar ?,  24 : Article 24 - Affaire du temple Vihear : et si les Thaïs avaient été floués ? et  106 - Le temple Phrea Vihear au Cambodge ! Que veut la Thaïlande ?)


Le litige sera tranché au mois d’octobre 2013 par la Cour Internationale de Justice de La Haye devant laquelle on ne se bat pas à coups de fusil mais à coups de subtils arguments juridiques. Nous aurons évidemment l’occasion d’en reparler. Nous avons eu plaisir à rappeler la superbe prestation présentée devant la haute juridiction par le professeur Alain Pellet, éminent conseil français de la Thaïlande et non moins de plaisir à entendre les louanges des médias thaïe tombant sur ses épaules et sur celles de sa collaboratrice franco-roumaine comme un orage tropical !


***


Il n’y plus désormais de nuages dans les relations franco-thaïs depuis la fin de la dernière guerre mondiale (Voir nos article 29 - Les relations franco-thaïes : L'entre-deux guerres, 31 : Les relations franco-thaïes : 1946 -2004 et 32 : les relations franco-thaïes : de 2004 à 2008).


Nous vous dirons prochainement quelques mots sur des combattants bien oubliés, les Thaïs de trois bataillons de la Légion étrangère, « Français non par le sang reçu mais par le sang versé » qui se sont battus et sont morts aux côtés des Français lors de la bataille de Dien-Bien-Phu. Ils méritent un hommage (3).


Soldats-thais-10


Une légende (probablement) mais elle vaudra d’être contée, selon des sources restées mystérieuses, à la suite de la visite du roi au Général De Gaulle (qui succomba au charme de la reine Sirikit), le roi aurait remis au Général une « sainte empreinte », relique sacrée dont le caractère magique lui aurait permis de passer lors de l’attentat du Petit Clamart en 1962 aux travers des balles des fusils mitrailleurs des comploteurs ? Se non e vero …

 

clamrt


***


N’ayons garde enfin d’oublier d’autres personnages hors des circuits communs, aventuriers, philanthropes, linguistes, archéologues, scientifiques curieux, que nous avons rencontré au fil de nos recherches :


L’infatigable Docteur Georges Maupetit (voir notre article Notre Isan 12 - Un docteur français en Isan en 1913 !). Nous rencontrerons aussi un autre médecin, Raymond Vergés, consul de France à Ubonrachathani et médecin au Laos de l’autre côté du Mékong dans les années 20, révolutionnaire et anticolonialiste patenté dont les deux fils (l’on ne sait trop s’ils sont franco-siamois ou franco-vietnamiens), l’avocat Jacques et le sénateur de la Réunion Paul sont tous deux nés à Ubon.

 

vergès

 

Un autre consul aussi retiendra notre attention, le très érudit Camille Notton, consul de France à Chiangmaï jusque dans les années 30, épicurien, il partage son temps entre la chasse à la bécasse et, savants, les travaux d’érudition, il est le traducteur, en particulier, des « annales du Lanna » et de nombreux anciens manuscrits siamois. Sans son travail de fourmi, ses archives personnelles ayant été détruites par des nationalistes thaïs lors de la guerre franco-thaïe de 1941, tout cela serait perdu.

 

Notton

 

(photographie de Notton vers 1940 aimablement communiquée par Madame Christine Peyraud qui la tient de la petite fille du consul)

Au chapitre des érudits, nous ne pouvons oublier Etienne Aymonier, linguiste, explorateur et archéologue, le premier à avoir inventorié des centaines de vestiges au Cambodge, au Laos, et dans le « Laos siamois » dont beaucoup ont disparu, en trois énormes volumes. Ayant charge de procéder à la délimitation de la frontière entre le Siam et le Cambodge français, il fut le premier à visiter et longuement décrire le temple de Preah Vihar, situé selon lui par 14° 20’ nord et 102° 20’ est, ce qui le situe au beau milieu de la province de Khorat alors que les coordonnées réelles seraient (selon Google earth) de 14° 13’ 18 ” nord et 104° 41’ 02 ” est. Un bel exemple des difficultés éprouvées par les géomètres et géographes français lors de la délimitation préalable au traité de 1907.

 

calculs


Les artistes ne sont pas absents, le talent de Marius Fouque, peintre arlésien de l’école provençale souvent fort injustement qualifié de « petit maître », attira l’attention du roi Rama V dont il devint « peintre officiel ». Nous ne l’oublierons pas.


Fouque


Nous avons déjà rencontré un aventurier « pur sang », Paul Ganier, soldat de fortune et commandant en chef des armées siamoises : après avoir combattu aux côtés des Polonais contre les Russes, des zouaves pontificaux contre les Savoyards, général de la Commune de Paris, combattant en Espagne dans les guerres carlistes, président de la république de Saint Domingue pendant quelques jours et terminant sa carrière comme guide de chasse au Siam (voir notre article Paul Ganier, un voyou de Montmartre commandant en chef des armées du roi du Siam).


Un autre aventurier retiendra un autre jour notre attention, Marie-Charles David de Mayréna, « fantôme de gloire » a dit de lui André Malraux. A la fois escroc et soldat de fortune, il voulut et faillit conquérir à son seul profit un vaste royaume dans des territoires sans maîtres situés entre Laos siamois et Indochine française. Revendiqués par les deux puissances, celles-ci conjuguèrent leurs efforts pour l’abattre.


731 Mayréna


Plus mystificateur qu’aventurier probablement, danois mais ayant la prétention d’appartenir à la haute noblesse française, l’amiral qui se faisait appeler « de Richelieu », commandant en chef la marine siamoise, fit piètre figure face à nos canonnières lors de l’incident de Pak Nam en 1893 (voir notre article Monsieur Duplessis de Richelieu, commandant en chef de la marine siamoise en 1893).

Nous avions cru un moment avoir découvert un autre commandant en chef de la marine siamoise en 1860, un très prosaïque amiral Dupont, mais ce n’était qu’une galéjade de René de Pont-Jest, grand-père de Sacha Guitry qui avait de qui tenir ! (voir notre article 1860, un français amiral de la marine de guerre siamoise).

Et de l’humour enfin, même s’il est un peu caustique, là où nous nous y attendions le moins, dans le journal de Jean Jaurès, « L’humanité » à l’occasion de la visite du roi en France en 1897 (voir notre article 29 : Jean Jaurès et le roi Chulalongkorn).

 

***

Et nous, enfin, obscurs et sans grade, qui n’avons pas la prétention d’être des participants actifs à la construction des relations franco-thaïes, mais tout simplement de ces 10.000 français présentement résidents inscrits consulaires au milieu de beaucoup d’autres qui ne le sont pas. Nous vous avons toutefois fait part de nos expériences respectives et de nos visions pas toujours convergentes (voir nos articles 20 : L'école à Ban Pangkan, village d'Isan , 40 :  S'installer dans un village isan en Thaïlande  ?, 59 : 6 mois dans un village isan en Thaïlande (1ère partie),  59 : 6 mois dans un village isan en Thaïlande (2ème partie), 42 : Lettre de Titi : Conseils pour s’installer en Thaïlande et 60 : 3 ans à la retraite dans un village Isan.).

 

Si vous avez trouvé quelque profit à nous lire, tant mieux, mais n’hésitez-pas non plus à consulter le site de notre ambassade (http://www.ambafrance-th.org/), s’il donne de l’histoire des relations franco-thaïes une vision de diplomates, les renseignements concrets qu’il contient sont précieux.

  

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Notes.


(1) Le premier aperçu des relations franco-thaïes vues par un esprit curieux pourrait être celui qu’en donne le site de l’Ambassade de France (voir notre article 20 « Présentation historique de l’Ambassade de France » et  21 - Les relations franco-thaïes : une lecture critique (Ambassade de France). C’est évidemment une vision angélique mais le langage des ambassades n’est pas celui des historiens, fussent-ils comme nous, amateurs en herbe mais non pas dépourvus d’esprit critique ce qui ne veut pas dire esprit « de » critique : «… Les relations entre la France et la Thaïlande reposent sur une tradition ancienne. Nos deux pays entretiennent une coopération active et amicale depuis plusieurs décennies, qu’ils ont voulu, d’un commun accord, rendre plus intense depuis la fin de l’année 2002… » 


(2) « …La fraternité des armes… » selon la présentation historique de l’Ambassade …19 de trop certes mais 1.400.000 militaires français y ont laissé leur peau.


fraternité


(3) Ceux qui ont échappé au massacre ont misérablement fini, oubliés de tous, dans les camps de rééducation viets.

 

 

 fin

 

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