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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 23:02

Phaulkon - Dalton-18 Et une hypothèse : Phaulkon était-il Français ?


Sous ce titre, « Phaulkon (Wichayen) fait impression sur le roi » trois versions des annales (celles que Cushman répertorie CDF) nous donnent du personnage un portrait que nous n’avons retrouvé nulle part ailleurs. Jugez plutôt :


En 1019, l’année du coq,neuvième décade (1) arriva un Français, capitaine d’un vaisseau qui transportait des marchandises dans la capitale du céleste empire.

 

année du coq

 

À cette époque, le monarque avait entrepris la construction d’un navire. Lorsqu’elle fut terminée, il envoya un interprète pour demander au Français comment étaient construits les navires dans son pays et la façon dont on les mettait à l’eau.


Ce Français lui semblait en effet avoir à la fois l’intelligence et l’expérience en ce qui concernait la construction navale et l’aménagement des voilures. L’interprète dit alors au roi que le Français se portait volontaire pour se charger de la mise du navire sur les flots. Il prépara les poulies, les voilures et leur mécanisme


 

voilure

 

et réussit alors à faire entrer le navire sur les eaux dans le port. Le roi lui manifesta sa satisfaction en le comblant de cadeaux.


Il lui plut ensuite de le nommer « Luang Wichayen » (2), de lui attribuer un logement au palais et de le faire entrer à son service. Le seigneur Wichayen manifesta par la suite son dévouement et sa diligence dans l’accomplissement de diverses tâches administratives si bien qu’il plut au roi de lui accorder de nombreuses faveurs et de la nommer « phra »  Wichayen et ensuite « phraya » Wichayen (3).


Un peu plus tard, il plut au monarque d’interroger son « phraya » sur les ressources et les richesses de son royaume. Celui-ci lui décrit alors les merveilles dont étaient capables les artisans français, horloges, armes à feu, « tubes permettant d’y voir de loin »,


telescope

 

orfèvrerie d’or et d’argent. Il lui décrivit ensuite les palais des seigneurs français et ceux du roi. Suit une longue description de ce qui est certainement le palais de Versailles, le décor des carrelages composés de pierres précieuses incrustées d’argent, les lustres de cristal, les décorations murales composées de magnifiques peintures de personnages, d’animaux, de paysages et de fleurs. Les murs sont aussi décorés de magnifiques panneaux de verre d’une exceptionnelle beauté (4).

 

Le roi resta toutefois sceptique devant cette description merveilleuse. Il voulut cependant connaître la vérité et demanda alors au fidèle Kosathibodi d’armer un navire et de préparer une ambassade à cette fin (voir notre article A 97 sur l’ « Ambassade de Kosapan vue par les Annales ») étant précisé que les annales sont totalement muettes sur l’ambassade perdue en mer (avec ses trésors !) de 1680.


***

Mais ce texte, vous en conviendrez, nous a surpris.


Phaulkon (ou Faulkon) était-t-il donc français, contrairement à tout ce qu’on lit à son sujet depuis 300 ans ?


Monseigneur Pallegoix (5) a lu et traduit les annales, reste à savoir lesquelles, ;celles que Cushman baptise « » proviennent d’un manuscrit de 1807 présentement au British Museum et publié à Bangkok en 1964. Celle qu’il qualifie de « » non datées, ont été publiées à Bangkok en 1971 et celles qu’il qualifie de « F » sont datées de 1855 et publiées en 1962.

La magistrat Bezangeon qui a traduit les Annales sous le pseudonyme de Rochedragon, dans un texte qui semble correspondre à celles, ou l’une de celles, traduites par Cushman, n’aborde pas ce passage (6). Il n’indique pas sur la ou sur lesquelles il a travaillé.

 

thai06575


Il est évident que ni le prélat ni le magistrat n’ont eu connaissance de ces trois versions, sinon, ils n’auraient manqué, comme nous, de s’en étonner.

 

***

Que sait-on de Phaulkon avant son arrivée au Siam ?

 

En réalité, rien sinon son nom, nous y reviendrons.


« Mythe ou réalité », un titre significatif : « Il serait né aux environs de 1647 dans l’île de Céphalonie d’un père aubergiste mais d’une bonne famille, lui-même fils d’un gouverneur de l’île. Les ancêtres de sa mère auraient été gouverneurs de l’île sous la république de Venise et de patricienne. Ses parents auraient connu des revers de fortune » (7).


carte

Georges Fioris lui-même ancien et très érudit ambassadeur de Grèce à Bangkok parle tout simplement de « légende » colportée depuis 300 ans sur cette naissance Céphallène (8).


Ses parents auraient été issus de patriciens de Venise (sous la domination de laquelle se trouvait alors Céphalonie) ? Les archives de la sérénissime république « méritent le meilleur rang en Europe » (9). Les recherches sont à faire, nous n’y avons pas accès !


Il serait né à Céphalonie dans l’un ou l’autre des villages de la petite île, il y a été baptisé, comme catholique romain si ses origines sont vénitiennes ou comme catholique orthodoxe grec ? Il est tenu registre des baptêmes, reste à savoir si l’île qui a subi de multiples ravages a conservé les registres des baptêmes ?


L’ouvrage de Panayotis D. Cangelaris dont nous pouvions espérer des précisions intéressantes (10) ne donne aucun élément d’ordre généalogique (date et lieux de naissance) sur ses parents autre qu’un tableau sans grandes précisions et surtout sans la moindre justification de ses sources.


 

Sans titre-1

 

Nous savons en tous cas par lui que les Français ont fait brûler publiquement le livre contenant les noms et les privilèges de la noblesse de Céphalonique, le « Libro d’Oro » en 1797. 


livre d'or

 

On peut supposer qu’ils ont réservé le même sort aux registres des paroisses ?

 

***

Les chroniques de l’époque, les Français en particulier (Tachard, Forbin, Choisy, d’Orléans, de Bèze, d’Orléans et les autres) ne rapportent de ses origines que ce que Phaulkon a bien voulu raconter lors de son arrivée au Siam, notamment au père Tachard qui fut son interlocuteur privilégié. Pas même pour le grand avocat que fut Me Maurice Garçon,

 

Maurice Garçon 1929

 

pour lequel le personnage n’est qu’ « un aventurier méprisable, traître à son bienfaiteur et guidé par son seul intérêt » mais qui ne s’est pas penché sur le mystère de ses origines (11).


***

Les sources étrangères (anglaises, hollandaises en particulier) analysées par Georges Sioris (8) ne nous éclairent pas mieux.


Pouvons-nous tirer quelques précisions des romans narrant ses aventures ? Nous en avons analysés déjà plusieurs. Le premier en date (1862), au demeurant fort bien « enlevé » est absent de toutes les bibliographies, il est possible d’ailleurs qu’il ait été source d’inspiration (et plus encore ?) pour  d’autres romanciers modernes (12).


Les Grecs aussi s’y sont mis, mais le roman de Jean Constantatou (12 bis) ne nous a guère plus éclairés. Toutefois il est vrai que nous n’en avons lu qu’un résumé.

 

roman


Ce ne sont que des romans qui sont à l’histoire ce que « Da Vinci Code » est à la vérité d’évangile.


***

Existe-t-il toutefois quelques éléments sérieux qui pourraient justifier cette origine française de l’aventurier « grec » , puisqu’il faut appeler tout de même un chat un chat ? 

 

Ce n’est qu’une liste de présomptions, mais elles sont, comme aurait pu l’écrire Me Maurice Garçon, « graves, précises et concordantes ».


Considérons au premier chef que les annales suscitées, quelle que soit la date à laquelle elles ont été écrites, l’ont été sinon par le monarque en exercice, du moins sous son étroit contrôle. Aurait-il alors laissé écrire par ses scribes n’importe quelle faribole ? Qu’elle quelle importance pour le monarque que son ministre ait été « farangsét » ou « farangkrik » ? Le « merveilleux » appartient à un contexte différent (13).

 

Une précision de Monseigneur Laneau au second chef, nous a « interpelés ». Il connait le Siam comme le fonds des poches de sa soutane, il en parle les langues, profane et sacrée, il a rencontré « le grec » et il en écrit en 1684 « Le roy a présentement un nommé Constance Phauklon, grec de nation mais élevé entièrement à notre manière, qui est catholique, lequel sait toutes les affaires, et est en fort grande autorité. » (14). Le prélat a étudié sinon apprécie Phaulkon qui prétendait, chassé de la gargote de son père à coups de bottes à l’âge de 12 ans, avoir fait ses classes sur un navire anglais. Il a tout de même considéré qu’il avait été élevé entièrement à notre manière, qui n’a jamais été et ne sera jamais la manière anglaise. Il y avait au XVIIème siècle quelque différence entre la formation anglaise et la formation française, qu’elle se fasse sur un navire, dans un collège de jésuite ou dans une école anglicane. Les rudiments de la science maritime qui auraient émerveillé le roi selon les annales s’apprenaient tout aussi bien sur un navire français que sur un navire anglais.


Un dernier élément d’ordre purement sémantique saute enfin aux yeux de qui veut bien les ouvrir : « Phaulkon » arrive au Siam, il raconte de son passé ce qu’il veut bien en raconter, une seule chose est certaine (ou à peu près), son nom, il peut cacher ce passé, mais son nom, il n’a aucune raison de le taire : Κωνσταντίνος Γεράκης qui en romaïque se lit Constantinos Gérakis. Et nous lisons partout (hélas !) que « Gérakis », ça veut dire  en grec « faucon » ce qui est vrai, d’où viendrait la transcription de son nom en anglais « Phaulkon » ou « faulkon ». «  Je m’appelle « Gérakis », ça signifie « faucon ». La traduction qu’il en donne est pourtant incontestablement française et non anglaise. En anglais, que nous sachions, un « gérakis », ce n’est ni un « Phaulkon » ni un « faulkon » ni un « falcon » mais un « hawk ».


Il n’y avait à l’époque pas de gazette au Siam, « la Gazette » fondée en 1631 et « le Mercure » de fondation plus récente n’avaient pas encore porté aussi loin la renommée du roi soleil. Mais il y avait un farang à Ayuthaya qui avait tout la confiance du roi, Constance Phaulcon ou Phaulkon ou Faulcon ou Falcon dont le nom semble indiquer une origine française. Dès lors tout s’explique (peut-être ?). Il aurait alors parlé au grand roi de ce qu’il savait du sien et prouvé que malgré son titre de prince siamois, il n’avait pas oublié sa patrie ?

Aurait-il pu, mousse sur un navire anglais depuis l’âge de 12 ans jusqu’à son arrivée au Siam 8 ou 10 ans plus tard, apprendre autre chose sur Louis XIV que la haine viscérale et maladive que portait au roi tout ce qui touchait à l’Angleterre ?

Ce n’est qu’une hypothèse, et nous aurions hésité à en parler si elle n’avait été développée avec talent par le grand journaliste (bien oublié) que fut Louis Petit de Meurville (15).

***

Français alors, peut-être, mais hypothèse au sein de cette première hypothèse, de quelle origine ?


Les Grecs des îles ioniennes, de Céphalonie en particulier, se sont de tout temps expatriés pour fuir la misère de leur île, les tremblements de terre fréquents, le choléra qui y sévissait à l’état endémique tout autant que les dominations successives des Romains, des Byzantins, des Arabes, des croisés Francs, des Vénitiens, des français de Bonaparte, des Turcs, des Italiens fascistes puis des Allemands.


Les Grecs en France, c’est évidemment à Marseille ou Antibes, ancienne colonie grecque, qu’ils se retrouvent. Ils y étaient et y sont toujours armateurs, négociants ou marins. Marseille fut fondée il y a près de 3000 ans par les Grecs et fut une ville grecque avant d’être française.

 

plaque


Ce genre de statistiques est actuellement interdit, mais nous savons aux résultats du recensement de 1851 qu’il y avait plus de 250 familles d’origine grecque à Marseille (sur une population d’un peu plus de 150.000 habitants) et à peu près autant en 1913 (16). Ces recensements ne concernent que les catholiques orthodoxes, mais il y avait et il y a toujours des Grecs catholiques romains. La chronique judiciaire garde le souvenir d’un Nicolas Gérakis, négociant en grains impliqué dans une énorme escroquerie aux assurances maritimes (ce que le droit maritime appelle la baraterie) qui fit grand bruit en 1928  (17). Le nom de Gérakis est toujours porté à Marseille et dans ses environs.


Les parents de Constantin se sont-ils trouvés à Marseille et leur fils y aurait-t-il été élevé dans la foi catholique avant de choisir la mer sur laquelle il acquit des compétences qui firent l’admiration du roi ?


Quels éléments pourraient combattre cette hypothèse ?


Sa langue maternelle ?


Il parlait peu ou mal le français, nous apprennent tous les chroniqueurs de l’époque. Qu’elle langue parlait-on chez lui ? Le romaïque ? L’italien ? Le père Tachard, helléniste (entres autres talents) comprenait le grec moderne qui est accessible à ceux qui connaissent l’ancien et probablement aussi l’italien. Constantin, comme tous les marins marseillais de l’époque parlait peu ou prou tous les patois du pourtour méditerranéen. A Marseille à cette époque, on ne parlait pas français, même parfois dans le beau monde, mais le provençal de Marseille. On peut d’ailleurs être bon français de Marseille et ne parler que le « parler marseillais » (18).


Sa religion ?


Monseigneur Laneau avait, nous semble-t-il, assez de compétences théologiques pour faire la différence entre un catholique romain, un catholique orthodoxe grec et un anglican. Un orthodoxe aura toujours le reflexe acquis et conditionné de faire le signe de croix à l’envers !

signe de croix


Sa nationalité ?


Formellement, la notion de « nationalité  française » n’existe pas sous l’ancien régime, il y a les « régnicoles », sujets du roi de France, et les « aubains », les autres. Le statut des étrangers varie selon les coutumes mais il est un principe généralement admis sous condition dans tout le royaume, celui du droit du sol, le « jus soli ». Si Constantin était né en France (ce qui est possible) de parents eux-mêmes nés en France ou y ayant toujours résidé (ce qui n’était manifestement pas) il aurait été régnicole et il ne l’était pas. Il a donc obtenu du roi des lettres patentes en date du 12 mars 1689 (un peu tardives) mais des lettres « accordant naturalisation à Constant Phauclon, premier ministre du roi de Siam et à ses enfants » qui le firent « régnicole ».

 

Sans titre-2

 

Ce sont des lettres de naturalisation et non point des lettres de noblesse, qui eussent dû être elles aussi enregistrées pour être valables : notre ouvrage de référence (19) donne la liste exhaustive des lettres enregistrées au Parlement de Paris entre 1270 et 1790. Louis XIV l’aurait également fait Comte français, n’étant pas avare de cette collation qui ne lui coûtait rien ?

comte1

 

Encore une légende qui circule et se répète depuis 300 ans ? Il en est probablement de même pour le collier de l’ordre de Saint-Michel qu’il est censé avoir reçu (aux côtés de Forbin).


stmichelcol


***

Une idée de recherche pour un érudit phocéen : les registres de baptême des églises catholiques et ceux des églises orthodoxes sont disponibles aux archives des Bouches-du-Rhône. Elles sont complètes depuis le tout début du XVIème siècle (20).


***

Nous posons enfin une question, in cauda venenum, Constantin avait-il un quelconque intérêt à arguer auprès de ses interlocuteurs français (dont deux au moins étaient de très haute noblesse, Forbin et Choisy), d’une origine flatteuse au sein de la prestigieuse république de Venise ? Ne peut-on tout simplement  pas y voir cette manie récurrente (déjà) des farangs expatriés de raconter qu’ils étaient dans leur pays d’origine ce qu’ils n’étaient pas ?

 

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Notes


(1) 1657 ou 1658, ce qui semble encore une fantaisie chronologique des annales. Constantin serait né « aux environs » de 1647 et arrivé au Siam en 1675, certainement pas à l’âge de 10 ans. Mais il s’agit d’une erreur de 20 ans que nous avons rencontré à diverses reprises.


(2) Nous pouvons traduire หลวง « Luang », titre de noblesse siamois, par « seigneur ». Wicha (วิชา) ou sous une autre forme phichai (พิชัย) signifie « gagner ou remporter ou vaincre ». Yen (เยนทร์) vient du mot indra (อินทร์), qui signifie « le Grand » ou « la Grande Puissance ». Indra est le plus grand des dieux du paradis, il est Seigneur du ciel. วิชาเยนทร์ peut donc se traduite par « le Grand vainqueur ». Ce titre et le poste correspondant ne fut utilisé qu’une seule fois à l’époque d’Ayutthaya au profit de Constantin Gérakis.

Nous devons de chaleureux remerciements à notre ami et très érudit doctorant Rippawat Chiraphong  qui prépare sous la direction du professeur Alain Forest une thèse sur le sujet « la question de l'extraterritorialité et des protégés français au siam : son influence sur l'élaboration du système juridique siamois » (Université « Paris-Diderot » alias « Paris VII« fille» de la Sorbonne. Il a résolu pour nous cette question purement sémantique.

 

(3) พระ phra et  พระยา phraya ou phya correspondent peu ou prou au titre de « prince » en français, le second étant de rang supérieur au premier, en dessus duquel se situe le titre de เจ้าพระยา chaophraya auquel Constantin n’a pas encore été élevé.

 

(4) Si cet entretien eut lieu « peu après » l’installation de Constantin au Siam, cette description ne correspond évidemment pas à la Galerie des glaces dont la construction commença en 1678 mais où les ambassadeurs siamoise furent reçus en 1686. Les verriers français avaient cependant alors acquis un exceptionnel talent leur permettant de réaliser des glaces et des vitrages de grande surface, ce qui était à l’époque un exploit technique dont les Siamois ignoraient tout et étaient incapables. Ils en avaient acquis beaucoup d’orgueil et des prétentions à la noblesse qui faisaient ricaner les nobles de bonne souche qui les voyaient souffler le verre l’épée au côté.


verriers


(5) Nous avons cité à de multiples reprises sont « Histoire du royaume thaï ou Siam » publié à Paris en 1854.


 (6) « Les annales officielles siamoises » in « Bulletin de la société de Géographie de Rochefort sur mer », 1890 et 1891.


(7) Voir l’article de  Walter Strach au titre évocateur « Constance Phauklon, myth or réality » in Explorations in Southeast Asian Studies - A Journal of the Southeast Asian Studies Student Association – volume IV.

 

(8) « Phauklon – the greek counsellor at the court of Siam : an appraisal » publié sous le patronage de la Siam Society en 1998 : « This legend is not as well known as one might have expected in the very birth place of Gerakis, or Phauklon, according to the more accepted and frequant version of his name in the voluminous foreign bibliography which the Cephalonian pionner has inspired in the last three centuries ».


(9)  « Les archives de la sérénissime république de Venise »  par Armand Baschet : in « Bibliothèque de l’école des chartes », 1860, volume 21.

 

(10) Παναγιώτης Δ. Καγκελάρης, "Κωσταντής Γεράκης (Constance Phaulkon) - Μια νέα γενεαλογική προσέγγιση", from: Η Κεφαλονίτικη Πρόοδος, Περίοδος Β', τεύχος 3 (Ιούλιος-Σεπτέμβριος 2012)  soit : Panayotis D. Cangelaris « Constantin Gerachi (Constance Phaulkon) - Une nouvelle approche généalogique » Athènes 2012 (en grec).


(11) Abbé de Choisy « Journal du voyage de Siam fait en 1685 et 1688 » précédé d’une étude par Maître Maurice Garçon, à Paris en 1930, éditions Duchartre. Encore une référence remarquablement absente des bibliographies jointes aux ouvrages romanesques récents malgré la pertinence des observations de l’avocat.


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(12) « Phaulkon the aventurer or the europeans in the east » par William Dalton publié à Londres en 1862  chez Clay, Son and Taylor. 


(12 bis) Γιάννη Κωνσταντάτου « Κωνσταντίνος Γεράκης - Ο ΕΛΛΗΝΑΣ ΑΝΤΙΒΑΣΙΛΕΑΣ ΤΟΥ ΣΙΑΜ » à Athènes, 2012 soit : Jean Constantatou «  Constantin Gérakis, le Grec premier ministre du Siam ».)

 

(13) Voir notre article 97 relatant la vision siamoise mirifique de l’ambassade de Kosapan. 

 

(14) cité in « Histoire de la mission de Siam, 1662-1811 » par Adrien Launay, éditions Téqui, 1920, volume I, « documents historiques », le courrier se trouve aux archives des missions étrangères à Paris sous les références volume 850 page 401.

 

Laneau

 

(15) « Siamois d’autrefois et d’aujourd’hui » in « Le Gaulois » du 6 septembre 1897. 


(16) « Les grecs à Marseille – Minorité ethnique ou nation en diaspora » par Michel Calapodis, édition L’Harmattan, 2012).

 

(17) « Journal des débats » du 21 mai 1928.

 

(18) « Le parler marseillais » par Robert Bouvier, éditions Jeanne Laffitte, 1986.

 

(19) « Dictionnaire des anoblissements, contenant l’indication des anoblissements, maintenues de noblesse, concessions, collations de titre, etc.. » par H. Gourdon de Genouillac, à Paris, deux épais volumes, volume II page 303.


(20) http://www.archives13.fr/archives13/CG13/pid/443

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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