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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 23:03

Ecologie, tourisme ?  logo

Une paire de mots à la mode ou une fallacieuse conjonction ? Les préoccupations liées à l'environnement ont, à une vitesse incroyable, envahi notre vie quotidienne ; les jeunes surtout y sont sensibles. Soumis en permanence à un lavage de cerveau qui interdit toute réflexion, dépourvus d'éducation scientifique, ils ne rêvent que de « sauver la planète ». Ce n'est pas une mauvaise chose en soi, et cela les occupe. Essayons de savoir de quoi nous parlons.


Tourisme ? Cette notion est récente : du temps des diligences et des coches d’eau, il n’y avait que des voyageurs. L’un de mes aïeux faisait son testament avant d’emprunter le « coche d’eau » qui le conduisait d’Avignon à Lyon. Taine, il y a 150 ans, distinguait six espèces de touristes, au ramage et au plumage différent.

La première est née au XVIIIe avec Jean-Jacques Rousseau qui donna un excellent exemple de touriste, longs voyages pédestres en Suisse et en Italie, sac au dos (déjà !), bâton à la main, se nourrissant de pain bis, de laitages et de cerises. C’est à cet espèce qu’appartiennent les pionniers qui ont découvert le « Laos siamois » il y a un siècle et demi.

La seconde variété, le touriste réfléchi, guide en mains – la Loi et les prophètes – mange le poisson où il le lui ordonne, respecte les stations qu’il lui conseille, se dispute avec l’aubergiste qui réclame plus que n’indique le guide et ne s’extasie que lorsqu’il lui dit de s’extasier. Nous ne les voyons guère puisque la quasi-totalité des 20 provinces de notre région est ignorée des guides usuels.

guide

La troisième, c’est la cavalcade tranquille de la famille, parents, enfants, une belle-mère et deux cousins. Elle est remarquable par sa prudence, ses instincts culinaires et ses habitudes économiques. Le ciel nous en préserve, s’ils savaient que le coût de la vie chez nous est de la moitié ou du tiers de ce qu’il est dans les zones touristiques « qu’il faut avoir vues ».

Sans titre-2

La quatrième est celle des touristes dîneurs- bouffeurs-buveurs (la pudeur m’interdit d’aborder un autre type de « consommation », réputation imméritée de la Thaïlande) qui cherchent, pas toujours avec bonheur, la table où ils pourront à 10.000 kilomètres de chez eux, déguster le salmis de pintade comme le leur mitonne bobonne et boire la bouteille de leur Bordeaux préféré. Ceux-là non plus, nous ne les voyons guère. Pour fréquenter les karaokés de nos campagnes, il faut tout de même une certaine expérience.

 

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La cinquième, c’est le savant à la recherche de la plante rare ou du scarabée inconnu.

savant


La sixième est celle du sédentaire qui ne bouge pas de son hôtel, il y trouve tout sous la main. Difficile à trouver ici ! Taine ne parla pas de la septième, dont il était, le touriste intelligent qui voit autre chose que les hôtels, qui ne calcule pas ses émotions au nombre de bouteilles vidées, de barracudas dévorés ou de siamoises honorées, qui s’amuse des désagréments du voyage, du ridicule de ses compagnons et qui trouve dans ces quelques semaines de vie errante une diversion salutaire à ses soucis quotidiens.

 

L’écologie, qu’est-ce que c’est ? Le mot n’a guère plus de 150 ans. Etymologiquement venu du grec « οικοσ λογοσ – oikos-logos », la « science de la maison », et par extension, l’étude scientifique des relations entre les êtres vivants et le milieu naturel où ils vivent.

Nous sommes quotidiennement harcelés par ce qui est partiellement au moins un mythe, peut-être même une mystification sinon une imposture. Faites votre mea culpa et effectuez votre « prise de conscience environnementale » : Malheureux touristes pollueurs, vous contribuez au « réchauffement climatique » : combien votre avion depuis Paris jusqu’à Bangkok a généré de dioxyde de carbone, de CO2  ou rejeté de méthane ? 1 milliard de touristes parcourent le globe chaque année, ils contribuent à l’accroissement du réchauffement climatique global. Le mot est lâché, il faut, pour vous faire pardonner, payer une « taxe CO2 » ! Ne voila-t-il pas que le Prince, qui attend depuis 1956 d’être Calife à la place de sa mère, a annulé ses vacances en Suisse pour réduire ses émissions de dioxyde de carbone ? Grotesque. Nos experts en blouse blanche ignorent tout simplement (ou le feignent-ils ?) qu’en même temps que l’Empire français, les banquises côtières ont craqué et disparu… Des icefields, en 1816 et 1817, ont dérivé sous le 40ème parallèle, le long des côtes portugaises, des icebergs de 60 mètres de haut sont signalés partout dans l’Atlantique venus des falaises de glace qui étreignaient les terres polaires. William Scoresby, célèbre baleinier anglais, écrit à Sir Joseph Banks, compagnons de Cook, et explorateur boréal, que depuis deux ans, il ne trouve plus de glaces sur les côtes grœnlandaises, entre le 74ème et le 75ème d° de latitude nord. Pareille occasion d’atteindre le pôle en longeant la côte du Groenland ne se représentera pas de sitôt ! Au début de l'ère chrétienne, on cultivait la vigne aux environs de Stockholm. On se demande avec délectation quelle serait la réaction de nos experts si pareil phénomène climatique se renouvelait ? La faute partielle aux touristes pollueurs ? Les vrais scientifiques sont à l’heure actuelle incapable de dire si le réchauffement, d’ailleurs mesurable, a pour cause principale l’activité humaine.

Gardons donc les pieds sur terre sans nous culpabiliser ni faire de l’auto–flagellation sur nos prétendues émissions de je ne sais quel gaz. Par contre faisons de la véritable « écologie » en respectant notre environnement, quelques petits efforts simplement. De bonnes actions valent mieux que de bons mots. Cela commence par ramasser ses déchets et les déposer dans les lieux adaptés. Combien d'argent pourraient économiser les collectivités locales et redistribuer pour la préservation de la nature si nous commencions par ne pas jeter nos mégots par terre ? Laissons le paysage tel que nous le trouvons à notre passage, soyons attentifs à la faune et à la flore, sur terre et dans la mer en ne la dérangeant pas. Ramasser un brin de corail,

 

090221 Corail biodiversit

déguster au restaurant une espèce marine protégée comme le Saint-Sacrement (c’est malheureusement fréquent à Samui, je pense aux malheureux limules), ce sont de bien vilaines actions.

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Evitons certaines zones sauvages où la flore est endémique pour mieux la préserver.

Respecter le milieu du pays que nous visitons, c’est faire du « tourisme écologique » en économisant les grands mots. Contentons nous d’être des « voyageurs » responsables dans un environnement naturel où ressources et coutumes des populations sont respectées. 

 « Tourisme écologique » ? Il s'agit d'une prière lancée dans une langue incompréhensible à un dieu qui n'existe pas.

 

Ces propos n’engagent que leur auteur.

megots plage ecolo

 

 

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Published by grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b - dans Réactions à l'actualité
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commentaires

thaieco 29/04/2011 07:00



Comme toujours, article intéressant et BIEN écrit.


Félicitations aux auteurs et bonne continuation



grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b 01/05/2011 06:42



MERCI



titiudon 29/04/2011 02:01



Très bon article plein d'humour et de verités. La mode écolo me bassine aussi et le top est la dernière intervention de la juge iceberg Eva pas jolie qui a déclaré ''que l'on ne peux pas être
écologiste et de droite''....L'écologie contraite et forcée n'arrivera à rien surtout  en culpabilisant les humains. Les actions individuelles sont importantes mais si les pays emmergents et
les Usa ne font rien c'est comme pisser dans un violon.Nicolas hulot a plus pollué la planete que moi en 5 siècles mais tout a été écocompensé une vaste connerie....


Bon week end.