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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 00:05

18831883,  première émission dite « officielle »,  la « série solot » ... et toujours des faux  !

Le gouvernement siamois confie à la société «  Waterloo and sons LTD » de Londres le soin de graver ses premiers timbres sur le dessin de William Ridgeway. Elle porte traditionnellement le nom de la première valeur, un solot. Il y en a cinq, un solot, un at, un sio, un sik et un salung. Le timbre de un fuang apparait plus tard mais n’a apparement jamais été utilisé par suite de l’émission d’une deuxième série en 1885 dont nous allons parler. Ces timbres sont gravés en taille douce avec un excellent relief mais le papier est coloré en surface et sur les bords à la suite d’un mauvais essuyage de la planche. L’emission est lancée le 4 août 1883. Peu de succès, le premier jour, 5 valeurs seulement sont vendues à Bangkok !


 solot 1

 

Il existe de multiples variétés de couleurs, dans le texte (โสฬด en particulier)


 variétés 1 solot

 

et des variétés dans les perforations, ou des exemplaites non dentelés du 1 solot.

La première série de 5 a été tirée par planches de 80 à 500.000 exemplaires, et côtée, neuve ou oblitérée quelques milliers de bahts. On la trouve sans difficulté aux environ de 3.000 bahts dans les ventes sur offre. Seule la vignette de 1 fuang a une côte importante (50 à 60.000).


 numéro 6


Les faux apparaissent immédiatement sur le marché philatélique, les collectionneurs européens avisés se sont rués sur cette première émission d’un pays exotique. Faire des faux pour un timbre de valeur modeste (sauf pour le 1 fuang bien sûr) ? Que non pas, les variétés (absence de perforation, variation des couleurs) font grimper les prix, jusqu’à 260.000 bahts ! Ne médisons pas des Siamois, les faussaires ne viennent alors pas du Siam mais de Genève ! Les « timbromanes » européens savent bien que ces petits bouts de papier de quelques millimètres carrés pesant quelques milligrammes peuvent valoir plus qu’un lingot d’or et qu’il est beaucoup moins risqué de les confectionner que de confectionner de la fausse monnaie !

 

 non perforfé copie

 

En 1885, le Siam adhère à l’Union postale universelle et doit mettre ses vignettes en conformité avec les exigences de l’organisation. Pour diverses raisons, l’exemplaire du 1 solot bleu est surchargé d’un tampon orangé ou vermillon « 1 tical ». Il y en a 5 modèles différents, l’un tiré à 1000 exemplaires, l’autre à 6000, un troisième à quelques centaines seulement et deux autres qui n’ont jamais été émis. De plus certaine surcharges sont renversées ou mal placées.

 

 surcharges 4

 

On trouve alors de fausses surcharges sur des vrais et sur des faux ! Elles viendraient encore de Genève et voilà notre timbre à un solot, aujourd’hui côté 400 bahts qui devient par la vertu d’une surcharge « le 1 tical type 1 » à 150.000 bahts ou le « 1 tical type 3 à surcharge renversée » à 300.000 bahts. Ces fausses surcharges, surtout apposées sur un vrai, sont insidieuses.


Et la fête va continuer ! 

Une nouvelle série, toujours au portrait de Rama V est émise en 1887 de 8 valeurs, le tirage est important (entre 500.000 et 2.500.000), la côte est relativement faible, 6.200 bahts la série.


1887 01

 

Pour des raisons techniques, cette série va être surchargée en août 1889 «  ๑ อ้ฐ  1 » (at en graphie thaïe). A peine 90.000 timbres vont être surchargées avec des variations dans la surcharge, l’un d’entre elle n’est tirée qu’à 9.500 exemplaires et voilà le timbre à 200 bahts qui est côté à 40.000 !


1887 3

 

Jusqu’en 1905, une vingtaine d’émissions de timbres sont des surcharges de la série de 1887. Les faussaires (peut-être plus les Suisses ?) ont pu s’en donner à coeur joie. Encore et toujours des faux insidieux que l’on ne peut guère détecter que par comparaison. Comme toujours, il est beaucoup plus facile d’apposer une fausse surcharge sur un vrai timbre de peu de valeur que de confectionner un faux timbre !

Apparait même sur le marché une « surcharge inconnue » ? Une surcharge inconnue ou un faux ?


 surchargé inconnbu

 

Venons-en rapidement – après ces nombreuses émissions surchargées qui ont été et sont peut-être  encore une mine d’or pour les faussaires - à la période « semi-moderne » : la belle émission du jubilé de 1908 (petit tirage, 5.000 pour la grosse valeur, 100.000 pour la petite et grosse côte, 100.000 bahts la série) a fait l’objet de contrefaçons (locales ?) mal lithographiées qui, dit notre expert Serrane (voir nos références) « ne tromperaient pas même un enfant. »


jubilé 3 

 

Restons-en là pour ne pas décourager plus avant les collectionneurs !

Terminons sur une note plus optimiste et un « cocorico » ! 

La philatélie moderne thaïe n’est peut-être pas un placement mais assurément un plaisir pour les yeux.


Les postes thaïes font souvent appel à la société française (malgré son nom) Cartor Security Printing S.A. située en Eure et Loire. Celle-ci est à la pointe du progrès dans ce domaine et indépendamment d’un quasi monopole de la production française, réalisatrice de nombreux « timbres gadgets » pour le monde entier. Spécialiste de la dorure à chaud en or véritable, quelques-unes des plus belles productions thaïes de ces dernières années sont tombées de ses presses. Un bel exemple avec le bloc émis à l’occasion du 60éme anniversaire de la montée du Roi sur le trône :

 

 anniversaire 2

 

Deux ouvrages de référence 

Le très beau « คู่มือแศตมป์ไทย » de สมชาย แสงเงิน – « thai stamp catalogue 2008 » (en thaï) de Somtchaï Sènngnoen, ISBN 978 974 10 9504 G d’où nous avons extrait de nombreuses reproductions, vous pourrez le consulter sur Internet http://www.hobbyinter.com/hobby-dw/thai-stamp-catalogue.pdf mais, mal numérisé, vous n’éprouverez pas le plaisir de feuilleter le catalogue sur « support papier ».

L’incontournable « Vade mecum du spécialiste-expert en timbres postes hors d’Europe » (Volume II) par Fernand Serrane, Bergerac 1929, une bible pour les traqueurs de faux sur les émissions anciennes et semi-modernes, souvent rédité et traduit.

A visiter le sympathique petit musée philatélique de Khonkaen, sis dans le bureau de poste de thanon klang, à peu de distance de l’arrêt des bus climatisés, des horaires d’ouverture fantaisiste, un accueil souriant, l’accès libre à une petite bibliothèque et une bonne présentation un peu éclectique de l’histoire des timbres siamois.


 Museum.jpg

 

Les timbromanes fanatiques ne manqueront pas de visiter le musée philatélique de Bangkok, dans lequel on peut en toute quiétude (les visiteurs de l’encombrent pas) admirer les plus belles pièces de la philatélie thaïe.

Les sites Internet ? Beaucoup de sites en thaï, quelques uns en anglais.

En français ? C’est un vide abyssal. Le moins mauvais que j’ai trouvé est au mieux à l’usage des écoliers qui cachent leur album dans leur cartable en s’imaginant qu’ils vont y apprendre la géographie et l’histoire parce que le dit-site leur a doctement appris qu’autrefois la Thaïlande s’appelait le Siam mais toujours la sempiternelle erreur selon laquelle l’histoire du timbre siamois a commencé en 1883.

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Published by grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b - dans Thaïlande
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