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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 00:05

titre Nous arrivons au tome 3 de la trilogie de Axel Aylwen, intitulée Le Dernier Vol du Faucon. Nous avons laissé Phaulkon sur une victoire provisoire. Il a pu rassurer les Hollandais, repousser sans combattre une tentative d’occupation de Mergui par le gouverneur anglais de Madras, « convaincu » les Français de rebrousser chemin sur Songhkla, mater une révolte indigène et remplacer  Barnaby et Samuel White par Ivatt, son homme de confiance, comme gouverneur de Mergui. Nous sommes en 1688.


Le prologue précise que le roi Naraï règne depuis 32 ans et qu’il a su jouer, comme Phaulkon, des rivalités hollandaises, anglaises et françaises. Phaulkon est arrivé il y a 12 ans et il est barcalon depuis 5 ans. Mais pour l’heure, toutes les menaces sont toujours présentes. Le roi est très malade et sa succession n’est pas encore assurée, surtout qu’un vaste mouvement de mécontentement mené par le général Petraja, le chef du Conseil privé du roi et le général en chef de l’armée des éléphants veut chasser les étrangers et prendre le pouvoir.


Phetracha


On peut alors s’attendre à assister à une terrible lutte pour le pouvoir entre Phaulkon, Petraja, Sorasak, les successeurs royaux, les deux frères du roi, la fille du roi, et le courtisan Pra Piya que le roi veut imposer. Mais Aylwen va choisir d’introduire de nouvelles intrigues qui vont transformer son roman « historique » en une suite d’histoires où se mêlent l’invraisemblable, la cruauté, les chausse-trappes, les combats sanglants, assassinats, tuerie, têtes tranchées, viols, tunnel secret, masque et déguisement, médium et présages, ruses, menaces,  … dignes des séries B, avec un final délirant, et qui n’a rien d’historique.

 

livre op serieb


Aylwen, dès le chapitre 2 introduit la venue de la  1ère femme de Phaulkon venue d’Angleterre  avec son fils Mark, 16 ans, le fils dont Phaulkon ignorait l’existence !


 

fils inconnu

 

Imaginons leur pérégrination, au milieu des tumultes de la guerre de succession, jusqu’ à la scène des « retrouvailles ».

Le chapitre 1 commence mal pour Phaulkon qui apprend par une médium réputée, qu’il n’a plus que 2 mois à vivre et qu’il sera décapité.


Mais le principal sujet de ce tome est bien la guerre de succession entre Petraja et Phaulkon, qu’on suivra au milieu de nombreuses péripéties secondaires avant la lutte finale, quelque peu surprenante.

La première donnée est le refus de Yotapep, la fille du roi d’épouser Pra Piya, le successeur désigné par son père. Elle aime son frère cadet. Leur querelle sera violente, le roi la menaçant de bannissement, de tuer celui qu’elle aime. Mais sa fille est inflexible et lui montre le danger que représente son fils bâtard Sorasak (Petraja le faisant passer pour son fils) en lui rappelant l’époque sanglante du roi Prasat Tong qui avait usurpé le trône. (L’Histoire est plus complexe. Cf. notre article 72 prochain et comment Naraï est arrivé au pouvoir, après avoir contribué à tuer son frère ainé et ensuite son oncle.).


Ensuite on voit Petraja dans la mise en œuvre de sa première tactique de conquête du pouvoir.


Un Petraja qui ne tergiverse pas pour utiliser des moyens expéditifs sur ce qu’il estime représenter un danger potentiel. Ainsi, n’hésite-t-il pas à ordonner à son capitaine de tuer deux femmes et 50 personnes discrètement dans un « accident » d’un bateau coulé   pour régler une plainte présentée par une femme et sa suite accusant son « fils » Sorasak, gouverneur de Phitsalunok, d’avoir abusé de sa jeune fille de 16 ans. (Ch. 4).

Petraja donc pour obtenir l’appui bouddhiste a décidé de faire une retraite au monastère de Louvo dirigé par le deuxième personnage bouddhiste de l ’Etat. Après 6 mois, il est convoqué par l’abbé. Petraja abat ses cartes


abattre-se-cartes-(details) 2826429-L

 

et l’abbé, en termes subtils, lui promet son appui et l’encourage à rejoindre la Cour après lui avoir rappelé le danger représenté par les farangs.


1ère confrontation de Phaulkon et de Petraja chez le roi très affaibli. (Ch.8).


Le roi leur demande d’assurer sa succession avec Phra Piya. Petraja demande l’autorisation de lever des troupes ; Phaulkon obtient un sursis de 3 jours promettant d’apporter les preuves contre un conspirateur, pensant bien sûr à Petraja.


Petraja en action.


Il se rend à Ayutthaya, pour convaincre sur ordre du roi, la fille du roi d’épouser Phra Piya. Il ne lui cache pas ses ambitions, sa haine des farangs, sans sous-estimé les talents de Phaulcon (seigneur de guerre chinois, dit-il, rusé comme un commerçant indien).

 

rusé

 

Devant son refus, il a l’idée de lui proposer d’épouser Phra Piya, mais avec la possibilité de voir Chao Fa Noï comme elle l’entend.  Il obtient ensuite l’accord de Chao Fa Noï contre son aide de prendre le trône. Il lui demande aussi de faire croire au roi que son autre frère Chao Fai Apartot a décidé de souiller ses cendres.


Mais Aylwen voulant rester romanesque invente un jeune amant et une jeune amante cachés derrière un paravent de la chambre de Chao Fa Noï et ayant entendu le plan établi.


amant caché


Ainsi à ce stade, nous avons pu constater que Petraja a commandité l’assassinat du père Malthus en laissant des preuves accusant Phaulkon, obtenu l’appui du clergé, demandé au roi le pouvoir de lever des troupes, et établit un plan de prise de pouvoir avec la fille du roi et son oncle.


Phaulkon réplique avec moins d’atouts.


Les trois jours sont écoulés et Phaulkon doit donner le nom du conspirateur au roi. Et comme par hasard ( !), Phaulcon peut aller devant le roi avec le jeune qui a entendu le plan de Petraja. Phaulcon joue alors son va-tout et peut dénoncer le complot de Petraja avec la confirmation du jeune témoin. Phaulkon propose en outre au roi d’envoyer deux lettres aux oncles qui pourront les confondre.

Mais on apprend au chapitre suivant que les jésuites ont lâché Phaulkon et ont même envoyé une lettre à Desfarges pour qu’il intente une action d’urgence contre Phaulkon qui n’a pas tenu ses promesses. On n’évoque même pas le père Tachard, si essentiel pour Phaulkon dans sa stratégie auprès des Français.

 

jésuite


Ici Aylwen abandonne la crédibilité historique, pour tomber dans le roman feuilleton.


On aura droit aux retrouvailles de Phaulcon et de son amante siamoise, à l’ accusation de Phaulcon pour meurtre du père Malthus par le père Ducaze auprès de sa femme, à l’installation de sa 1ère femme anglaise et du fils de Phaulkon au sein du palais occupé par Maria qui ne les connait pas encore, à leur rencontre avec Phaulkon qui ouvre les bras à son fis, au récit de la vie de Nelly,  à la menace de Maria de quitter le Siam pour la France sous 30 jours en emportant 50 % des parts … ouf !


Pendant ce temps (ch. 20) on apprend que Petraja a déjà commencé à lever des troupes à Louvo et à Ayutthaya, que le Patriarche et l’abbé de Louvo sont dans la confidence et qu’il a profité de l’hésitation du roi pour s’enfuir du palais.


Les dés sont jetés.


Mais comme la situation n’est pas assez complexe ( !), Aylwen met en scène au chapitre 21 l’ambition de Sorasak qui se sait fils de Naraï et qui veut se faire reconnaître par celui-ci comme le successeur et futur roi. Pour l’heure, on le présente à 25 ans comme un redoutable lutteur invaincu de boxe thaïe dont le surnom « Le Tigre » fait trembler tous les boxeurs, et comme un jeune homme brutal sadique, cruel, violeur et sodomite de jeunes enfants !

 

Tiger-king

 

On le voit quitter Phitsalunok pour rejoindre Petraja réfugié au monastère de Louvo après sa fuite du palais. (Tous les monastères étaient des refuges sacrés et inviolables.) Evidemment, il intercepte à la porte du monastère, un message du frère du roi Chao Fa Noï destiné à Petraja, qui lui permet de connaître  le plan de celui-ci. Petraja lui confie deux missions : éliminer Somchaï, le meurtrier du père Malthus, prisonnier chez Phaulkon et de chercher à savoir pourquoi le roi a ordonné son arrestation. En échange Sorasak lui demande de le reconnaître comme le futur roi ! (Cohérence ?)


Ensuite Aylwen a choisi du chapitre 22 à 29, les révélations, les déguisements, les fausses lettres, les rumeurs (la mort du roi, et l’invasion française), les pertes de lucidité du roi, son changement d’avis sur la succession, les vraies et les fausses trahisons, les mensonges, les intermédiaires, les renversements de situation, les allées et venues des uns et des autres dans leur course au pouvoir, pour arriver au chapitre 29 à la prise du palais royal par Petraja et l’arrestation de Phaulkon. Nous ne sommes plus dans l’Histoire mais avec un écrivain qui aurait mal lu Dumas.


Auparavant (du ch. 22 à 29 donc), on voit un Phaulkon s’occupant pendant 4 jours de son fils retrouvé, précise-t-on, pendant que le roi est à peine lucide ; Phaulkon dans la chambre du roi se reprochant d’avoir laissé filer Petraja, surpris d’y rencontrer Sorasak. ( le rassurant pour Petraja, lui révélant faussement que le roi délire en ce moment). 


On verra ensuite Sorasak rendre compte à Petraja sans apprendre ce qu’ils se sont dit, ni les instructions données précisément. (Il lui demande de faire imiter une lettre écrit par Phaulkon ; pourquoi ? on le saura plus tard). (Ch. 22). Et puis le roi envoyer la concubine de Phaulkon, Suninda chercher sa fille Yotapep à Ayutthaya afin de lui transmettre un message très important (la trahison de Petraja). Et dans le même chapitre 23, Suninda voulant informer Phaulkon mais qui rencontre la 1ére épouse de Phaulkon Nelly et son fils et qui découvrent leur situation réciproque, pour arriver au chapitre suivant avec un Sorasak déguisé en garde du roi et qui profite de l’absence de Phaulkon pour officiellement s’introduire chez lui et prévenir le prisonnier qu’il sera délivré le lendemain, et de suivre Sorasak rendre compte de sa mission à Petraja pour apprendre par celui-ci qu’il a l’intention de prendre le trône, d’épouser Yotapep et de faire de lui son successeur. Il lui révèle qu’il a fait croire à Chao Fa Noï qu’il lui apportait son soutien. Sorasak lui répond qu’il  veut que Naraï le reconnaisse comme son fils. Petraja le met en garde.


Clair, non ?   (Tout cela dans un même chapitre !)


Et puis au chapitre suivant, on revient sur Nelly qui avoue qu’elle est venue au Siam pour tuer Phaulcon pour toucher l’argent du testament de son défunt mari, mais qu’elle a changé d’avis !! ! et d’apprendre de suite après, sans transition, la mort de Somchaï dans sa tentative d’évasion.


Vous suivez ??? Vous avez de la chance.


Aylwen le croit et précise au chapitre suivant que le 15 mai 1688 ( ?), Desfarges décide d’aller  à Louvo avec 80 hommes, le messager Ivatt lui ayant demandé son aide pour contrer Petraja. Mais Desfarges s’arrête au séminaire d’Ayutthaya et demande au père Ducaze pourquoi les gens fuient sur son passage. Il lui apprend  les rumeurs qui annoncent  la mort du roi et que les Français vont s’emparer du pays ! Desfarges rencontre ensuite Maria, la femme de Phaulkon, qui ne le rassure pas et lui dit que le problème est que le roi n’a pas encore nommé de successeur. Desfarges est furieux, se sent trahi (pourquoi ?) et retourne à Bangkok. Quel général !


Aux chapitres 27 et 28, on apprend qu’enfin, Phaulkon a décidé de recruter des mercenaires portugais et métis, mais il n’en a que 35 !


Mais surtout que le roi a  changé d’avis pour sa succession. Il a constaté que Phra Piya n‘a pas l’étoffe de lui succéder et a opté pour son frère Chao Fa Noï et son mariage avec sa fille Yotapep.


On peut s’inquiéter des talents de stratège de Phaulkon. Celui-ci accepte que ce soit Suninda qui soit chargée par le  roi de convaincre Chao Fa Noï qui est quand même prisonnier en son palais à Ayutthaya, depuis qu’il avait couché avec la concubine favorite du roi, et sœur de Petraja.  De même Phaulkon lui demande aussi de mettre sa première épouse Nelly dans un bateau pour Bangkok et de la charger de convaincre Desfarges de venir l’aider !!!


On doit, je crois, plus s’inquiéter pour l’écrivain Aylwen qui a fait ici des choix absurdes, tant historiques que de crédibilité romanesque.


Même si Phaulkon est un personnage qui suscite la controverse, tout le monde lui reconnait un intelligence hors du commun et surtout des talents de diplomate remarquables. Comment peut-on imaginer un seul instant qu’il puisse penser à Nelly pour convaincre le général Desfarges de venir l’aider. (qui lui en veut pour l’avoir duper lors de son arrivée au Siam) !


Bref, au chapitre 29, Petraja passe à l’attaque.


Alors que Phaulkon vient à peine d’apprendre le retour du général Desfarges au fort de Bangkok par le major Beauchamp, le fils ainé de Desfarges et le Lt Fretteville, que le père de Bèze (le médecin du roi) lui annonce que le roi malade a officiellement appelé Petraja à gérer les affaires du royaume, et que celui-ci avait décidé son arrestation et appelé les habitants à prendre les armes contre les Français. Le roi qui n’a plus toute sa conscience a recommandé dans un moment de lucidité à Phaulkon de fuir à Bangkok.


Mais Phaulkon, le grand stratège ( ?), va avec trois militaires français et une escorte d’une vingtaine d’hommes conduit par le Portugais Joao Pereira sensés venir le rejoindre à la porte sud  se jeter dans la gueule du loup. Petraja a en effet prit le contrôle du palais. Dès la 1ère porte, Phaulkon se retrouve seulement avec les 3 militaires français qui sont vite désarmés, et tués. Phaulkon est prisonnier.


Mais qu’on se rassure, Aylwen va trouver le moyen de faire délivrer Phaulkon qui était au cachot dans la salle de torture,

 

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par le Portugais Joao Pereira et 27 hommes (précise-t-on) au chapitre 32. 28 hommes dans un palais royal avec des centaines de garde ! Mais Aylwen, qui aime les ellipses, terminera son évasion au chapitre 34 ! Phaulkon face à 100 siamois, qui arrivera, depuis les remparts à sauter dans une couverture et à réussir, bien que blessé, à s’enfuir. Quel héros !

Mais auparavant, on avait appris au chapitre 30, que Suninda avait été arrêtée juste après avoir fait la proposition royale à Chao Fa Noï, et que celui-ci avait été assassiné par les hommes de Petraja déguisés en prêtres.

 

Au chapitre suivant, on est  à Bangkok, avec Nelly en train d’essayer de convaincre le général Desfarges et on voit arriver le major Beauchamp et le Lt Fretteville qui étaient il y a peu, vous vous en souvenez,  avec Phaulkon à Louvo ! A la demande du major Beauchamp d’intervenir avec force, le général Desfarges a l’idée lumineuse d’envoyer une lettre à Petraja exigeant la libération immédiate de son fils.


Et puis au 33, on revient sur Suninda qui est au cachot et est accusé par les assassins d’avoir tué le frère du roi. Et, on va la confronter à ………. Maria, la femme de Phaulkon !!! Que fait-elle là ?


L’histoire est de plus en plus incohérente et est difficile à suivre avec ses ellipses incompréhensibles, ses allers et retours, ses passages d’une ville à l’autre, d’une intrigue à l’autre.

Aylwen ne maitrise plus son histoire. Et cela va empirer.


Au chapitre 34, nous sommes dans la chambre du roi.


On est revenu à Louvo. Nous sommes le 18 mai 1688, précise Aylwen. Il s’en est passé des événements depuis le chapitre 26, le 15 mai 1688. Le roi ne reconnait pas sa fille Yotapep. Phra Pya est là aussi atterré. Et Yotapep de déclarer qu’elle veut épouser Phra Piya, d’accuser Petraja d’avoir tué son oncle, d’être un traître et qu’il soit arrêté. (Cohérence ? Petraja avait conclu le même accord). Rien que cela. Petraja arrive à s’enfuir. Décidemment le maître du palais maîtrise peu la situation.

Au chapitre 35, on est de nouveau avec Desfarges, qui reçoit une lettre officielle de Petraja qui lui annonce qu’il est le nouveau régent, que Phaulkon a été destitué, et qu’il songe à le remplacer par ………. son fils, « retenu » à Louvo. Et hop, dans le même chapitre, Desfarges est à Louvo et est reçu par Petraja au Palais. Aylwen ne voit même plus les incohérences de son intrigue. Petraja fuyait devant les ordres donnés par la fille du roi et il est de nouveau tout de suite après aux commandes, et à donner des ordres de régent.

Petraja demande à Desfarges d’amener les troupes de Bangkok et de Songkhla à Louvo pour repousser une attaque d’ennemis du Nord-Est. Et pour rester crédible, il donne 3 jours à Desfarges sous peine de voir ses deux fils exécutés. Desfarges veut entendre l’ordre du roi ; on l’amène au roi qui est inconscient mais qui se lève d’un coup. Il peut constater que le roi est vivant !


Les 10 derniers chapitres (36 à 45) sont délirants, insensés, extravagants, abracadabrants … et ne suivent plus aucune cohérence, aucune logique, ni une quelconque véracité historique.


Un aperçu ?  (en suivant les chapitres et je ne caricature pas.) 


Sorasak à la recherche de Phaulkon rencontre Maria dans sa maison à Ayutthaya ; Phaullkon est en fait caché dans un abri secret depuis 4 jours dans sa maison de Louvo. Mais il a pu envoyer son fils Mark à Bangkok « caché » sur une civière. Sorasak emmène Suninda à Louvo. Ensuite, on est avec Ivatt qui arrive de Mergui à Bangkok, et qui a vu le Lt Cricq attaqué et coulé alors qu’il allait chercher des renforts. Nelly et Mark lui demandent alors de pouvoir retourner sur Louvo aider Phaulkon.(Ils viennent à peine d’arriver). Mais Phaulkon (ch. 38) est alors déguisé en moine


 

déguisé en moine

 

et se dirige à pied vers Ayutthaya. Anek, ( l’homme de confiance de Phaulkon), trouve la maison vide de Phaulkon, mais il y trouve Sorasak qui l’oblige à avouer où est Phaulkon. Comme il l’ignore, Sorasak lui laisse son bateau pour le chercher (crédible, non ?). Petraja ne peut pas retrouver Phaulkon mais Anek le retrouve. Phaulkon, démasqué est poursuivi par 12 hommes, mais parvient au bateau qu’Anek lui avoue être de Sorasak, lui apprenant aussi que celui-ci a Suninda. Ivatt arrive à Louvo avec Mark et Nelly au débarcadère de Phaulkon où il doit se battre contre les soldats de Sorasak. Ivatt va mettre Nelly et Mark dans la cachette de Phaulkon pendant que Sorasak les épie. Et puis, on apprend que la petite Lek qui jouait le rôle de Suninda  s’est enfuie, et qu’elle a rencontré le colonel Virawan (le bras armé de Petraja) sur le fleuve et à qui elle apprend le rôle joué par Sorasak. Virawan avec ses 80 gardes arrivant au quai de Phaulkon rencontre Ivatt qui s’étonne que Virawan recherche aussi Phaulkon, qui a fait fouiller la maison en vain. (On se souvient qu’il y a Nelly, Mark, Sorasak. Ah oui, dans la cachette secrète !) Et puis au chapitre suivant (ch.42), Phaulkon arrive aussi à Louvo et doit plonger pour arriver à son tunnel secret de sa maison ! 

 

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Comme il n’y pas assez de monde, Aylwen fait aussi venir Maria dans la maison, qui ouvre la trappe, pour découvrir Sorasak qui se met nu et la viole…  et Maria peu après expulse son bébé, mort-né !!! On arrive dans un  film gore !

 

film gore


Mais Ivatt, allez savoir pourquoi revient à la maison avec son géant tamoul qui se saisit de Sorasak. Maria en train de mourir dit à Suninda (on l’avait oubliée) qu’elle était en fait venue pour mettre Phaulkon dans un guet-apens prévu dans la chambre du roi !!! (de mieux en mieux)


Vous suivez ???


Le final avec les chapitres 43 à 45 valent aussi leur pesant de fiction délirante.


Au chapitre suivant Suninda est au palais.


Elle peut bien sûr, grâce à la complicité du chef de garde accédée à la chambre du roi. (Décidemment le nouveau régent Petraja  a peu d’expérience militaire !) Le roi lui souffle un PLAN (on ne saura pas lequel). Après Suninda, c’est Phaulkon, qui déguisé, arrive aussi dans la chambre du roi ! (Pourquoi est-il venu ?). Il entend le roi dire qu’il doit quitter le pays ! On apprend que Suninda est arrêté par le colonel Virawan.

Et puis, sans transition, au chapitre suivant, le roi Naraï annonce que c’est son dernier jour de vie et on le voit s’habiller royalement pour aller au jardin (pourquoi ?), arriver dans la cour royale, et assister à la décapitation de Phra Piya par Petraja ! avec Suninda agenouillée promise au même sort.


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Et comme il n’y a pas assez de monde dans  le palais (la place la plus gardée du royaume) et que la situation n’est pas assez  absurde, on voit Ivatt et ses gardes indiens arrivés avec Sorasak sur une civière et le roi Naraï qui le désigne comme son successeur en échange de Suninda, qui surenchérit en réclamant aussi son enfant !!!

 

Vous ne connaîtrez pas les échanges entre tous ses prétendants, ni ce que va faire Petraja ! ni ce que va devenir Naraï.


Et Phaulkon, me direz-vous ?


Eh bien, sans transition Aylwen, qui a dû boire une substance interdite, nous présente au dernier chapitre six cavaliers, Phaulkon, Suninda et sa fille, sa première femme anglaise Nelly et son fils Mark, ainsi que son homme de confiance Anek sur la route vers Chiengraï !!! et ensuite Phaulkon leur proposer de passer en Chine !!!!!!!!!!!!!!!!


A ce niveau, que pouvons-nous dire ? Le délire est tel que nous n’avons pas envie de faire les rectifications historiques.


Et Petraja ? Le voit-on triompher ? se déclarer roi ?


Non. Aylwen préfère écrire la scène finale avec le colonel Virawan qui propose à  Petraja de mettre un masque représentant Phaulkon et d’exécuter un jésuite devant témoins !!!!!!!!!!!


fin


Quelle trouvaille pour la fin !


Et pour en remettre une couche, Aylwen rajoute un épilogue historique, où il est dit que Pétraja épousera la fille de Naraï, qu’il aura deux fils et règnera 15 ans et mourut à 72 ans. Que  Sorasak épousera aussi Yotapep  et règnera 7 ans pour mourir de ses débauches ! Que Desfarges négociera son départ et mourut en mer. Que l’évêque fut emprisonné avec les chrétiens ! (quelles précisions !!!)


Ce tome 3 est vraiment une catastrophe.


On ne peut comprendre les choix d’Aylwen. Pire, on peut même soupçonner une autre personne qui aurait voulu discréditer l’écrivain du 1er tome.


Manifestement on a ici un écrivain de 3 ème zone qui a perdu tout contrôle, toute crédibilité historique et littéraire.


L’histoire du Siam est difficile à appréhender. Il n’est pas nécessaire d’être incohérent, d’écrire des fictions historiques délibérément fausses, absurdes, extravagantes, ineptes …

 

                                                                              ____________________________

 

 

 

Et pourtant si vous cherchez dans google d’autres avis, vous pourrez trouver par exemple :


Résumé de "Le faucon du Siam. 3. Le dernier vol du faucon"

Cela fait plusieurs années déjà que Constantin Phaulkon, un navigateur grec d'origine et anglais d'adoption, occupe les fonctions de Grand Barcalon (Premier ministre) auprès du roi de Siam. Mais, en plus des jalousies et des intrigues que la vieillesse et la maladie du monarque déchaînent contre lui, il lui faut compter avec l'hostilité des missionnaires jésuites, que gêne sa sympathie pour le bouddhisme, et aussi avec les appétits des Français et des Hollandais, impatients d'accroître leurs possessions coloniales . Dans ce contexte trouble surgit une femme : Nellie, accompagnée d'un garçon de seize ans, le fils que Phaulkon a eu d'elle après une brève liaison. Pour se venger de son abandon, elle est prête à braver les périls... L'extraordinaire fresque romanesque du Siam au XVIIe siècle, entamée par Axel Aylwen avec Le Faucon de Siam et poursuivie dans L'Envol du Faucon, prend ici des allures de drame shakespearien. Ce passionnant voyage dans une histoire méconnue est aussi l'occasion de réfléchir aux heurts des civilisations, des sociétés, des pensées différentes.


http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/aylwen-axel/le-faucon-du-siam-3-le-dernier-vol-du-faucon,1044095.aspx


Vous avez bien lu « des allures de drame shakespearien »,  « une histoire méconnue », « l'occasion de réfléchir aux heurts des civilisations, des sociétés, des pensées différentes. »

 

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Manifestement nous n’avons pas lu le même livre.


       

Nota.


D’ailleurs savez-vous de quel auteur il s’agit ? Cherchez et dites-nous si vous trouvez une bio-bibliographie d’ Aylwen ?

 

 

 

 

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