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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 23:02

SunthornPhuNous poursuivons pas à pas notre petite connaissance de la littérature thaïlandaise*. La raison  est due tout simplement au peu d’œuvres traduites en français et au fait que peu de chercheurs français travaillent sur la littérature thaïlandaise**. Frédéric Maurel dans son livre « Clefs pour Sunthorn Phu »*** (สุนทรภู่) reconnait que de nombreux chercheurs européens et mêmes asiatiques la considèrent sans intérêt « littéraire », mais que ce jugement ne peut s’appliquer à Sunthorn Phu (1786-1855), l’un des plus grands poètes thaïlandais.

 

 

Il nous sera difficile d’en juger car seuls quelques extraits traduits par quelques chercheurs français pour les besoins de  leurs travaux nous donnent une idée du style de Sunthorn Phu. Toutefois, Frédéric Maurel évoquera, dans ce livre huit de ses écrits, étudiera deux œuvres représentatives (Phra Aphai Mani, Sepha Ruang Phra Racha Phongsavadan) et traduira trois petites œuvres : Nirat Phukao Thong, Nirat Phra Bat, et Sawadi Raska. Cette rareté donne encore plus d’intérêt au livre de Maurel qui a également consacré, par ailleurs,  une thèse de doctorat à Sunthorn Phu intitulée « La thématique dans les nirat de Sunthorn Phu ».

 

books


La vie et l’œuvre de Sunthorn Phu permettent d’apprendre « la place  singulière, qu’occupe ce poète dans l’histoire de la littérature de cour thaïe ».

 

1/. Le chapitre 1 propose sa biographie  (1786-1855) en 25 pages. Nous retenons que :

  • Il est né soit à Thonburi, soit à Ban Kram (province de Rayong).

 

Rayong

 

  • Ses parents divorcent, alors qu’il est très jeune. Son père retourne à son village natal de Ban Kram pour prendre la robe. Il deviendra le supérieur du Monastère de Thammarangsi à la fin de sa vie. « Peu après ce divorce, sa mère  se remarie et devient la nourrice d’une princesse du Palais Arrière ». Ils logeront au Palais Arrière et Sunthorn Phu fera ses études de base « dans l’un des meilleurs monastères de l’époque, le Vat Shipakhao ( Vat Srisudaram) ». Vers 1802, il quittera le Vat Shipakhao et continuera ses études « comme l’astrologie, la musique et la poésie thaïe sous toutes ses formes (versification, psalmodie, formes, etc), et s’initiera « aux langues de la région nécessaires pour composer des vers : pâli, sanskrit, khmer, môn, etc. ». Il est bien sûr au contact des bonzes érudits.
  • En 1803, il est engagé comme secrétaire dans le Département de Perception des Taxes sur les Jardins. Il est dit que ses talents de poète sont incompatibles avec sa fonction et lui valent le mécontentement de ses supérieurs hiérarchiques. Il retournera vers 1805 chez sa mère au Palais Arrière. Il « rencontre » Chan, une servante du frère du roi qui lui vaut un châtiment corporel et d’être enfermé dans les geôles royales. Il obtient la grâce royale auprès du roi Rama 1er (1782-1809) au bout de six mois environ, sans doute par l’entremise de son père, désormais supérieur de Monastère. En 1806, il se marie avec Chan mais leurs relations se dégradent assez vite (jalousie, vie de bohème du poète) et ils se séparent vers 1807,1808.

 

  • 1807-1813. En 1807, il devient page d’un des fils du Maître du Palais Arrière. Il le quitte pour se rendre à Phetburi « où il bénéficie de la protection de deux personnages : un mandarin (Khun Pheng) et l’une des nombreuses concubines du palais Arrière (Dame Bunnak). Il y composera un conte, poèmes didactiques, nirat, etc,  et commencera à acquérir une certaine notoriété.

 

  • 1813- 1824. Retour à Bangkok. La Cour.

En 1813, il retourne à Bangkok. Vers 1817, il est engagé officiellement comme secrétaire royal à la Cour. Il est l’un des responsables de la correspondance de Rama II.

 

RAMA II

 

(Rama II est sur le trône depuis 1809 et est un fin lettré et poète lui-même.). « Très vite, ses dons  poétiques sont remarqués et il est admis à siéger dans les cénacles littéraires organisés par le roi », mais il n’a pas le statut de poète de cour, sans doute à cause de sa langue jugée trop parlée, trop populaire, connue sous le  nom de « langue de marché ».  Toutefois, le roi appréciera son talent et l’admettra comme membre du Comité des poètes-conseillers, le comblera de faveurs (présents, terrain, maison) et lui décernera le titre de Khun Sunthorn Woharn (belle éloquence) vers 1820. (Khun, 1er titre honorifique, ensuite vient Luang, Phra, Phraya, Chao Phraya, et Somdet Chao Phraya).

langage fleuri1

Sunthorn Phu poursuit son œuvre ; mais sa veine satyrique, ses critiques des classes dirigeantes mêmes distillées avec finesse, ses propos jugés irrespectueux par les puissants, lui valent beaucoup d’ennemis à la cour. De plus, sous l’emprise de la boisson, il blesse grièvement un parent alors qu’il se querellait avec sa mère. Il est emprisonné de nouveau.  II en profitera pour commencer son chef-d’œuvre Phra Aphai Mani.

 

Phra-Aphai-Mani-(พระอภัยมณี,-1966)-post

 

Au bout d’un an environ, le roi qui voulait « profiter » du talent et du savoir-faire du poète lors des séances du Comité des poètes-conseillers, le libère et lui confie même l’éducation de l’un de ses fils, le prince Aphorn. Durant toutes ces années, précise Maurel,  Sunthorn Pho travaille beaucoup. Il cite Singha Traiphop (conte versifié), Sawasdi Raska (poème didactique) et l’un des épisodes d’une œuvre collective Khung Chang Khun Phaen, dirigé par le roi. Mais en 1824, son protecteur Rama II meurt.


Le nouveau souverain Rama III, bien que poète  a décidé de ne plus entretenir tous ces fonctionnaires du Comité des poètes-conseillers.

 

Rama-I

 

De plus, il n’apprécie pas du tout le tempérament railleur et les critiques de  Sunthorn Phu, ni son comportement volage et ses ivresses à répétition, aussi est-il « en 1824, destitué de ses biens (son terrain et sa maison) et perd tous ses privilèges d’homme de cour. Désormais sans abri, sans protecteur, sans fortune personnelle, une seule solution s’offre à lui : entrer en religion ».

  • 1824-1842. Le moine Sunthorn Phu.

De 1824 à 1827, le moine Suntorn Phu voyage beaucoup et va raconter dans ses poèmes, les nirat, ses pérégrinations effectuées dans presque  toutes les grandes villes de la plaine centrale (Phetburi, Ratburi, Kanchanaburi, Suphanburi, Phitsalunok). Ils présentent toute la vie « pittoresque » et la culture de cette époque, aussi bien les us et coutumes, la faune, la flore, les dangers du voyage (piraterie, fauves), que la musique, le théâtre ou les sports de combats…


Mais las et fatigué, il se fixe en 1827 à Bangkok au temple Rajaburama, qu’il doit quitter vers 1828, suite à des harcèlements venant sans doute de certains intrigants de la Cour, qui n’apprécient pas son succès auprès par exemple de la princesse Kunthonthipphayawadi, mère du prince Aphorn (ancien élève de Sunthorn Phu) qui lui demandera d’être le précepteur des princes Klang et Piu (frères du prince Ahorn). Il quittera donc le temple et effectuera par exemple un pèlerinage au Stûpa de la Montagne Dorée à Ayutthaya, qu’il raconte dans le nirat « original » Nirat Phukhao Thong. (Nous vous le présenterons dans l’article suivant).


poème


Mais il a aussi des bienfaiteurs et non des moindres, le prince Lakhananukhum, l’un des fils de Rama III, féru de poésie, le prince Pramanunuchit, poète et supérieur du Monastère Chetuphon (Vat Pho) où il séjournera ; Et aussi la princesse Vilas, l’une des filles de Rama III, futur princesse Absorn Sodathep, qui lui « accordera sa protection et croira jusqu’au bout à son génie ». La princesse fera bâtir en 1836 le temple Thepthida  et en 1840, le temple achevé, demandera à Sunthorn Phu d’y séjourner. Il y restera jusqu’en 1842 -sa dernière année dans les ordres-. « Au cours de ses dernières années sous la robe, trois œuvres majeures voient le jour : le Nirat Suphan (1841), le Nirat Phra Prathom (1842) et Ramphan Philap (1842) » avec un conte Pra Chai Suriya composé entre 1840 et 1842.


En 1842, à 56 ans, après 18 ans sous les ordres, Sunthorn retourne à la vie civile.

 

  • 1842-1851. Le retour à la vie civile.

Il bénéficie d’appuis importants à la Cour, « avec à leur tête la princesse Absorn Sudathep et le prince Isaretrangsan (l’un des fils de du roi Rama II) (qui) louent la qualité de son œuvre ». Le prince Isaretrangsan lui proposera de loger dans la maison du Phraya Monthienban, le Maître des Affaires du Palais. Il est désormais protégé et à l’abri du besoin.

Maurel tentera ensuite en 8 pages de dresser son portrait qu’il développe en cinq traits de caractères : l’anxiété, la peur de la solitude, la jalousie, son côté homme de cour ainsi que son humeur volage, que l’on pourra retrouver dans son œuvre. Mais à ces traits, Maurel ajoute son immense culture littéraire, que l’on voit en action dans l’exercice de tous les genres pratiqués à l’époque, sa connaissance des œuvres du passé, son évocation des principaux héros classiques de littérature de cour. (Maurel donne une liste d’œuvres importantes). L’avènement du roi Rama IV en 1851 lui apportera la consécration.

 

Rama4pic

 

  • 1851-1855. La consécration. Le retour à la cour du nouveau roi Rama IV.

En 1851, Rama III disparait. Sunthorn Phu peut reprendre son titre de Khun Sunthorn Woharn, mieux, Rama IV le nomme, quelque temps après, Phra Sunthorn Woharn.

Il est désormais respecté par la protection du nouveau roi, son âge, son prestige, son érudition, l’ampleur de son œuvre. Il se voit confier la direction du Département des secrétaires royaux, charge qu’il conservera jusqu’à sa mort en 1855. Il avait alors 69 ans. Il continuera à composer jusqu’à la fin de sa vie. Il écrira par exemple le Sepha Ruang Phra Racha Phongsavadan, chronique royale commandée par Rama IV et sa dernière œuvre ; une série de quatre berceuses, qu’il avait commencée, dit-on, en 1842.


poésie


2/ L’ampleur de son œuvre.


La conclusion de Maurel nous livre les principaux éléments :

  • Son œuvre est immense, écrite uniquement en vers, dans tous les genres de la poésie de la cour thaïe : les nirat (poème de séparation), des nithan (contes versifiés), des phleng yao suphasit (poèmes didactiques), un bot lakhorn (pièce de théâtre), des sepha (divertissements) et des bot he klom (berceuses). En sachant par exemple que son chef-d’œuvre Phra Aphai Mani (avec le Nirat Phukao Thong) est composé de 48 000 vers !

 

  • Un poète traditionnel et novateur.

Il assume et « résume » tout l’héritage littéraire thaï : ses genres, le canon traditionnel avec ses thèmes fondamentaux (le bouddhisme, l’amour, la nature, le respect dû au roi). Le chapitre VI traite particulièrement du thème du bouddhisme, parce qu’il tient une place importante dans la littérature thaïe et dans l’œuvre de Sunthorn Phu. Mais celui-ci présente un bouddhisme vécu au quotidien, un bouddhisme où Maurel a repéré 7 principes : les Trois-Joyaux, le karman (« c’est elle qui va commander une bonne partie de la réflexion du poète (…) qui est à l’origine de la profonde détresse morale et miséreux du poète »). Il cite :


« Je suis né, en cette vie, avec un karma

Fort mauvais et je suis accablé par la misère.

Je souffre beaucoup, suis très tourmenté et faible.

Je n’ai pas d’argent et suis dans le besoin ».

                              (Nirat Phra Bat, 326-327).

 

Nota. On voit ici les limites de la traduction d’une œuvre en vers traduite en prose. La « musique » disparait pour laisser une prose commune. (« La quasi-totalité de l’œuvre est écrite en khon paet (mètre en principe octosyllabique se caractérisant par l’emploi de rimes intérieurs, de rimes finales et de liaisons strophiques »)


traduttore-traditore-canis-canon


Maurel poursuit avec le 3 ème principe, Le bien et l’acquisition des mérites,  puis le mal et le péché (alcoolisme, l’argent, la dualité humaine), les Quatre vérités, l’impermanence et le NIrvana. De nombreux Nirat seront pour lui, l’occasion de méditer sur ces principes fondamentaux du bouddhisme. Mais il fera aussi référence aux génies, au monde des esprits et aux divinités de l’Inde et de façon plus concrète à l’importance de la prière adressée aussi bien à Bouddha qu’aux génies locaux et aux divinités indiennes. Il n’hésitera pas à effectuer de longs pèlerinages pour méditer, prier, acquérir des mérites dans les temples sacrés aux reliques, stûpas renommés. (L’Empreinte du Pied du  Bouddha à Saraburi,

 

0230 empreinte de pied de Bouddha

 

le Stûpa de La Montagne Dorée à Ayutthaya, etc).


Mais l’originalité de Sunthorn Phu est, nous l’avons dit, de montrer comment il vit son bouddhisme au quotidien. Il se « met en scène » expose ses doutes, ses échecs,  le mal qui le ronge, et même n’hésite pas à évoquer certaines de ses anciennes compagnes. Or, « il est formellement interdit pour un bonze de parler du beau sexe ». Et de plus il n’hésite pas à dénoncer la vilénie de certains bonzes, de critiquer des supérieurs hiérarchiques. Un bonze libertaire ?

  • Le novateur.

De même si Sunthorn Phu  a respecté la tradition littéraire (les mêmes genres, thèmes, modèles, héros), il s’est engagé sur des voies nouvelles. Maurel en relève neuf : Il fait part de « ses sentiments personnels » dans de nombreux nirat. Il n’hésite pas dans une œuvre (le Nirat Phukhao Thong) de mettre le roi Rama II à la place de l’être aimé.


La vie est décrite avec plus de vraisemblable,  de «  réalité ». Il met en scène des Occidentaux, donne une nouvelle image de la femme, et pour la première fois, donne la parole parfois à ses personnages, usant de leur liberté.


Un autre apport important qui lui a été souvent reproché par les hommes de Cour (comme on peut le constater dans la biographie que lui a consacrée le Prince Damrong et qui a fait longtemps autorité) est la langue utilisée, proche de l’idiome populaire, que les critiques appelleront « la langue de marché ». Mais une « langue parlée » qui ne néglige pas un travail recherché sur la versification (usage de rimes intérieures, peaufinage des vers (klao klon)), avec parfois une réflexion sur l’acte créateur ; Un style qu’il met au service de son époque mais aussi de l’universel de la condition humaine. Un style qui a brisé la convention voulue par la littérature « sanscrite » ( attention extrême apportées aux règles, convention des sujets, de la forme, un « arsenal poétique conventionnel, fortement teinté de maniérisme »).

Sunthorn Phu apparaît comme un « bricoleur » génial, capable de « recréer » le patrimoine d’autrefois, un poète traditionnel et novateur.


Mais aussi un observateur de la société de son temps.(Ch.8)


« Dans ces compositions, Sunthorn Phu donne, par petites touches, un état des lieux de la société thaïe du début du XIXème siècle. »


Maurel souligne sa position originale qui fait d’un homme du peuple, un poète de Cour pendant 11 ans  (une communauté élitaire composée essentiellement de rois et de princes). Mais un poète de cour qui ne se comporte pas comme les autres. Il respecte certes la personne du roi, sa fonction, le garant de l’ordre social comme tous les Thaïs de l’époque, mais il n’agit pas de même avec les nobles, les classes dirigeantes. Il peut par exemple dans le Nirat Suphan les comparer à des rapaces :


« Des corbeaux et des faucons volent dans le ciel.

Ils planent et guettent les poisons, puis s’en emparent.

Les nobles sont pareils à ces oiseaux  qui se nourrissent de poissons :

Ils arrêtent les gens, les forcent à payer des amendes,

Les exploitent comme des esclaves, les injurient et les frappent ».


Sunthorn Phu passera « en revue, avec une rare violence, tous les travers de cette société sans foi, ni loi : avidité des juges,


 

avidité des juges

 

abus dont font preuve les potentats locaux envers leurs administrés, corruption généralisée, etc. »… dans la crainte du danger des punitions royales, avoue-t-il dans Ramphan Philap. Mais il sera également, nous dit Maurel, « le premier poète de cour à avoir consacré quelques vers aux milieux marchand et paysan. »


Un poète donc novateur et aussi traditionnel.


 « La capacité de Sunthorn Phu -conclut Maurel- à avoir réalisé ces deux idéaux esthétiques apparemment contradictoires est donc déterminante, non seulement parce qu’elle fait de lui l’auteur d’une des œuvres les plus réussies de toute la littérature thaïe, mais aussi parce qu’elle lui assure son originalité créatrice ».


 

Il ne vous reste plus qu’à le lire …… en thaï !

 


 

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*Cf. par exemple : A.23. Introduction à la littérature thaïlandaise ? A.24. Que faut-il lire de la littérature de Thaïlande ? Cf. Articles A. 104 et 105. Louise Pichard-Bertaux, « ECRIRE BANGKOK, La ville dans la nouvelle contemporaine en Thaïlande » Connaissances et Savoirs, 2010. A107 à A110 : Littérature thaïlandaise et Histoire. Et A109 : Chit Phumisak.


**Maurel considère que le premier article rédigé en français sur « Les nirat ou poème d’adieu dans la littérature siamoise » fut rédigé par Schweisguth en 1950.


Le Nirat est un genre de littérature thaïlandaise populaire lyrique, sur le thème de la "poésie d'adieu". Son noyau est un récit de voyage, mais l'essentiel est le désir amoureux de l'absent. Les principaux représentants de ce genre sont Si Prat (XVIIe siècle) et Sunthorn Pu (1786-1855). (Wikipédia.)


Le livre de Schweisguth: « Etude sur la littérature siamoise », (Imprimerie nationale, 1951, 409p.), est souvent cité, mais pas disponible.

 

Schweisgut


Ensuite, on ne cite essentiellement que Jacqueline de Fels, « Promotion de la littérature en Thaïlande » (L’Harmattan, 2004)


 

Jacqueline de fels

 

et les travaux de Gilles Delouche, dont « Etude sur le Nirat, poème de séparation siamois », Paris, Peeters, INALCO, 2001.

 

delouche


***L’Harmattan, 2001.

 

Rayong.

 

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