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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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Pourquoi ce blog ?

  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 23:01

exodeDe plus en plus d’expatriés francophones s’installent en Thaïlande. La majorité vit dans les « fameuses » stations balnéaires comme Phuket, Ko Samui, Pattaya, d’autres choisissent de vivre dans d’autres régions comme l’Isan, espérant y trouver une vie plus « authentique », plus thaïe. Parmi ceux-ci, certains tentent l’aventure de quitter la ville pour s’installer dans le village de leur compagne ou femme. J’ai déjà raconté ces différentes étapes dans trois articles qui s’intitulent : « 1. S’installer en isan », « 40. S’installer dans un village d’Isan ? », « A.59.  6 mois dans un  village d’Isan ? », sans oublier les 53 articles consacrés à l’Isan, réalisés avec Bernard. (Cf. Les liens en note*)


Aujourd’hui, alors que nous avons décidé (ma femme et moi) de retrouver la ville d’Udon Thani après 2 ans passés au village de Ban Sawang (Kalasin),

 

cartre

 

il m’apparaît intéressant de revenir sur cette « expérience », sur cette « aventure » que beaucoup estimaient vouée à l’échec dès le début.


Et pourtant ce n’est pas ainsi que je considère ces deux ans passés au village, même si le retour à la ville est vécu comme une décision positive, un retour plus centré sur nous-mêmes et sur l’accessibilité aux autres expatriés et « lumières « de la ville.

 

Lumières de la ville

 

Rappelez-vous. (Cf. « 40. S’installer dans un village d’Isan ? »)


Avant de partir au village, il y avait eu certes certaines appréhensions alimentées par les pronostics amicaux. « Ils s’inquiétaient d’avance, assurés qu’ils étaient de «  mon ennui », de mon « inadaptation », de me trouver loin de la « civilisation » , des « hôpitaux », des « amis » … et aussi,  de  me faire « manger » par la famille !

Je ne sais si leurs inquiétudes étaient justifiées, mais du moins, elles m’incitaient à chercher et à leur donner les raisons de ce choix de vie.

Je savais qu’il y avait les raisons conscientes et  inconscientes, les « belles » raisons  et les « inavouables ». On pouvait craindre la « posture » ! Les forums en étaient truffés : vivre loin des centres touristiques, vivre de façon plus authentique, vivre dans la « vraie » Thaïlande, connaître enfin les Thaïlandais. Certains  même parlaient d’ « intégration », diable ! »


food-drink-immigration-immigrants-integrated-multiculturali.jpg

 

J’avais alors demandé conseils à quelques-uns de mes auteurs favoris. Mon cher Montaigne


Montaigne

 

me rappelait que : "Le voyager me semble un exercice profitable; L’âme y a une continuelle exercitation (sic) à remarquer les choses inconnues et nouvelles; et je ne sache point meilleure école, comme je l’ai dit souvent, à former la vie, que de lui proposer incessamment la diversité de tant d’ autre vies, fantaisies et usances, et lui faire goûter une si perpétuelle variété de  formes" .


Alors que Levi Strauss,

 

Levistrauss

dans « Tristes Tropiques » s’interrogeait sur le bien-fondé de vouloir vivre et étudier d’autres sociétés que la nôtre :


« il tient à sa disposition une société : la sienne ; pourquoi décide-t-il de la dédaigner et de réserver à d’autres sociétés (…) une patience et une dévotion que sa détermination refuse à ses concitoyens ».


La contradiction était donc présente, et comme à chacun, on avait entendu tellement « d’histoires » parmi tous « ceux qui débinent, décrient, réprouvent, condamnent, éreintent (les femmes thaïes)… la voix des déçus,  le chant des acrimonieux, le chœur des  lamentations  de ceux qui « savent ». »


Aussi avais-je donné des raisons plus prosaïques : «  Je n’allais quand même pas chez les Bororo, les Nambikwara, ou les Tupi- kawahib, même si l’inquiétude des « amis » semblaient le faire accroire.

 

 

Bororos

 

Je voulais plus simplement, à la fois laisser un milieu francophone dont les us et coutumes n’étaient pas à la hauteur de mes « attentes », découvrir un autre « environnement », une autre culture, vivre une autre « aventure », et surtout permettre à ma femme de retrouver son milieu, sa famille, aider la mère (le père était décédé), et assurer l’éducation des deux enfants d’un frère décédé. » La sentir « heureuse » de ce retour n’était pas rien.


Et puis, il y avait eu ce blog créé avec Bernard début 2011, qui lui, vivait déjà dans un village isan. On avait commencé à écrire sur l’Isan ; et j’avais le sentiment que la vie au village me mettrait au plus près des traditions, du mode de vie isan. J’avais lu Pira Sudham**, le grand écrivain de l’Isan, à qui nous avions confié le soin « de nous « initier » à la vie d’un village d’ Isan des années 60,  (avec) ses dures conditions de vie, « le travail des rizières, le monde des esprits, le temple, les rites, ses valeurs, sa « culture », mais aussi la pauvreté, l’ignorance et la corruption  … et les transformations qu’il observait … sentant qu’« à la frontière, un autre changement, brutal, soudain, est en attente ».


Mon passé m’avait fait « rencontrer les Tarahumaras au Mexique, les Tchadiens, les Canaques (avec un doctorat sur la représentation du monde canaque).

 

Canaque

 

Pourquoi pas les Isans ?


Et puis prévenu, malgré le désir de vivre dans un petit village,  de connaître l’autre, de respecter sa culture, ses usages, ses règles dites et non-dites, je savais que je ne devais pas me « perdre »,  et conserver mon « identité» dans ce qu’elle a de fondamentale, ma part de « décision », de liberté de choix, d’ « autonomie » qui me permettraient d’ harmoniser  le « vivre ensemble ».


Je n’oubliais pas que : je ne parlais pas lao ; Je n’étais ni bouddhiste ni animiste ; Je n’étais pas paysan ; Je ne connaissais  pas la géographie sacrée connu de tous, les esprits du village, le temps sacré, les histoires des relations familiales, les traditions orales …


                             ____________________

 

 

Finalement, je ne m’étais pas trompé et avais dans l’article « 6 mois dans un  village d’Isan ? »* rendu compte positivement de ce séjour au village, avec sa vie sociale active, ses rites du quotidien (« avec le lever, la préparation du riz gluant, le repas pris en commun, les manifestations bruyantes des coqs, des chiens, les annonces du haut-parleur (publiques et religieuses), le passage des moines avec leur « bath » sur le ventre pour recevoir les offrandes, le départ des enfants à l’école », etc, les « événements » du village qui ne manquent pas (les mariages,

 

mariage.JPG

 

les funérailles),


funerailles.JPG

 

les cérémonies au temple, les « fêtes »,

 

Fête

 

les divers festivals des villages environnants, et les célébrations royales et religieuses nationales … toutes les occasions pour honorer Bouddha, le roi, les défunts, demander la prospérité pour soi et la famille, sous la protection des phis,

 

phi

 

« s’assurer » pour l’avenir … et ensuite prendre les repas en commun, sous un mode festif, où le rire et l’alcool ne manquent pas.


J’avais constaté comment le temple restait le centre religieux et social de la vie du village, comme le décrit Chart Korbjiti dans  son roman « La chute du Fak  ». J’avais été surpris  et impressionné par la société festive, solidaire, et de partage.

 

DSC00290

 

J’en avais donné de multiples exemples. J’avais pu constater que l’Isan, depuis le matin, depuis la naissance jusqu’à la mort, vit dans le sacré et a un esprit profondément religieux et animiste. L’Isan vit avec Bouddha et ses phis au quotidien. « Il sait les gestes qu’il faut accomplir pour prier, remercier, demander, se protéger … vivre ici et ensuite dans une autre vie, selon le karma … J’avais  été étonné d’apprendre que le plus important pour ma femme, était d’honorer ses morts, ses proches, par une « belle » cérémonie. 


Evidemment j’avais remarqué que l’Isan vit aussi au rythme de la nature. Certes l’Isan est pauvre financièrement, sa rizière souvent ne suffit pas,

rizière

 

mais Il sait cueillir ce que la nature lui offre, et il en a fait un savoir, un art, un plaisir partagé avec la famille et les voisins. C’est incroyable ce sens du partage. Si on vous donne qui des fruits, qui des légumes, des plantes ; spontanément vous redonnerez le peu que vous avez. Le don, contre-don, si bien analysé par Marcel Mauss fonctionne ici au  jour le jour.


Bref, j’appréciais cette société qui bien que pauvre, était riche de social, d’échanges, de fêtes, de « sacré » ; une société qui avait su préserver une bonne partie de sa culture traditionnelle, même si elle était en train de changer, d’intégrer les valeurs de la société de consommation, de s’ouvrir aux nouveaux outils informatiques. Le village était en effet connecté et la majorité des jeunes aspiraient plus  à goûter à la ville que de rester paysan au village.


Certes comme toute société, elle avait aussi ses riches et ses pauvres, ses problèmes, ses rivalités, ses travers … Nous avions déjà évoqué le sort de nombreuses familles dépendantes du mandat de leurs  enfants***, présenté le sort des vieux paysans. **** Nous savions que ce n’était pas une société idéale, mais c’était une société attachante, certes ébranlée par la « modernité », le yaba, l’alcool,

alcool et jeunes

 

les dettes …  mais encore riche de sa culture, de ses traditions séculaires, de ses esprits tutélaires, -« vivante »-.

 

                                                ___________________________

 

 

Mais alors pourquoi avoir quitté le village pour rejoindre la « ville » ?


ville

 

L’observation d’une société aussi vivante soit-elle, fut-elle isan, reste une autre culture, une culture étrangère. Vous avez beau vouloir vous « immerger », et/ou participer à différentes de ses manifestations, vous restez toujours à la marge et n’en comprenez qu’une partie, sans profiter pleinement du sens des cérémonies et des rites.


Bref, vous êtes d’une autre culture et comme eux, vous avez besoin qu’elle vous vivifie ; vous êtes d’un autre pays, et bien « qu’ex-patrié » vous avez besoin d’avoir de ses nouvelles, partager ses richesses, ses débats, son présent … vous avez une autre langue et savez qu’elle est plus qu’un médium … vous êtes « français », quoi.


Certes, au village, connecté comme la majorité des villages, vous pouvez via internet, vous informer, communiquer, échanger, profiter de films, documents, magazines, journaux, mails, écrire vos articles pour le blog … en français. Mais vous êtes seul devant votre ordinateur.


Et pourtant, j’avais écrit : « la vie au village est reliée à de nombreux « mondes » ; « j’aime cet « univers », ces différents réseaux simultanés. Vous êtes là au village, mais aussi ailleurs … au milieu du virtuel, du fictionnel, du rêve … du local et du global … de l’Isan et de la culture française …une vie en train de  s’écrire … ».


Mais un beau jour, tout en continuant à apprécier votre vie au village, vous avez le sentiment que vous en avez fait le tour, et vous commencez à ressentir une forme de solitude. Vous vous sentez loin de vos amis, des rencontres inopinées, des restaurants, des supermarchés, etc, des « distractions » de la ville. Vous songez à deux amis qui habitent aussi dans des villages aux environs, mais vous constatez « votre » différence ; ils « bougent » beaucoup, et vous, vous êtes casanier. Ils ont trouvé un équilibre qui vous fait défaut.

 

rats des champs

 

 

Alors, un jour, vous envisagez un retour à la ville.

 

Une occasion se présente ; la décision est prise. Le retour à Udon Thani s’opère. L’aventure au village s’achève. Une nouvelle commence …

 

Sans titre-1

_______________________________________________________________ 

 

*S’installer en Isan ?


http://www.alainbernardenthailande.com/article-1-s-installer-en-isan-71317147.html


40. S’ installer dans un village d’Isan ?


http://www.alainbernardenthailande.com/article-40-s-installer-dans-un-village-d-isan-87047943.html


A.59.  6 mois dans un  village d’Isan ?


 http://www.alainbernardenthailande.com/article-a-59-6-mois-dans-un-village-isan-en-thailande-1ere-partie-101090230.html

http://www.alainbernardenthailande.com/article-a59-6-mois-dans-un-village-isan-en-thailande-2eme-partie-101091142.html


L’article de Bernard : A60. 3 ans à la retraite dans un village d’Isan. http://www.alainbernardenthailande.com/article-a-60-3-ans-a-la-retraite-dans-un-village-isan-102595649.html


**25 . Notre Isan :  « Pira Sudham, un écrivain de l’Isan. »

Enfances thaïlandaises, coll. Les enfants du fleuve, Fayard, 1983, 1990 pour la traduction française.

http://www.alainbernardenthailande.com/article-25-pira-suddham-un-ecrivain-de-l-isan-79537662.html 

26. Un écrivain d’Isan : « Pira Suddham, « Terre de mousson ». »

http://www.alainbernardenthailande.com/article-26-un-ecrivain-d-isan-pira-sudham-terre-de-mousson-79884217.html


***17. Notre Isan : « les « filles  tarifées »  d’Isan et leur apport économique »

http://www.alainbernardenthailande.com/article-17-l-apport-economique-des-filles-tarifees-en-isan-76544762.html


****A127. La situation des  vieux paysans de Thaïlande.


 

 

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Published by grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b - dans Isan
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commentaires

gamond gerard 17/09/2014 16:41


bravo pour votre courage ,vous êtes à la retraite .Nous sommes encore des actifs et partir en THAILANDE nous tenterait pour un projet de camping écolo .Peut-on en vivre? Quelles sont les
commodités d'acquisitions de terrain pour nous ,expatriés ?


Sinon quels sont les projets qui pourraient être rentables? Quelle est le pourcentage du tourisme européen en Thailande?


                                     
Au plaisir de vous lire et bravo à votre blog.


                                     
Sait-on jamais à bientôt à l'ISAN !

grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b 18/09/2014 01:13



Le meilleur conseil que nous puissions vous donner est de vous inscrire sur le forum de Patrick


http://udonthani.les-forums.com/


et de consulter quelques dizaines de réponses toutes circonstanciées sur le sujet "s'installer - créer une affaire en Thailande" ... Prudence !


Bon courage



Alain de Sisaket 09/09/2014 04:53


Bonjour Alain,


Pour faire suite au pamphlet du pseudo Robinson Crusoé, le concernant  je  constate une contradiction flagrante...quand on se targue de tels principes de vie, on ne se connecte pas sur
le web...à croire qu'il se sent sent bien seul dans ces 25000m2 !!!


Depuis 8 ans je vis sur la rizière de mon épouse distante de 400m d'un Ban situé à 35mn de Sisaket et 45 de Ubon Ratchathani...j'y partage avec ma tendre moitié une passion commune pour
l'aménagement paysagé, pour la botanique et  l'enrichissement de la collection de palmiers de notre petit paradis.


La vie à la campagne ne signifie pas isolement et ennui bien au contraire. La proximité de 2 villes en pleine essort et offrant toutes les commodités modernes, l'aéroport de Ubon donne la
possibilité de faire un saut à BKK ( 7 vols/j) quand l'envie nous en prends. Des balades ailleurs en Thaïlande sont aussi au programme car nous aimons aussi visiter les amis, expats ou
Thaïlandais.


Le choix du lieu de notre vie appartient à chacun et ne devrait pas à donner lieu à critiques ou commentaires désagréables toujours stériles...hélas, les  commentaires goguenards du style:
"Ah tu habites dans la cambrousse !" ne sont pas rares lorsque l'on habite à la campagne...je les ignore considérant qu'ils émanent toujours de crétins notoires et vire de mes relations ce genre
de personnages.


Enfin un choix de lieu de vie peut être évolutif heureusement....c'est ce que tu as fait Alain et je te remercie de nous faire partager un peu de ta vie au travers de ces posts toujours
passionnants dans notre beau pays d'accueil.


 

grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b 11/09/2014 01:41



Il est évident que si l’on souhaite vraiment vivre en « Robinson », il faudrait faire abstraction des commodités
que nous procure la technologie moderne, bonne ou mauvaise ! Pas de téléphone si on n’aime pas être sonné, pas d’Internet évidemment, pas de moto, ça fait du bruit, pas d’automobile, ça
pollue, pas l’électricité, c’est du nucléaire (en France tout au moins) … Il y a quelques « indiens » qui vivent ainsi dans des yourtes de la France profonde, c’est un choix !


Pour le reste, ces choix sont évidemment évolutifs comme tu le dis.


 


 



Alain (le belge) 03/09/2014 10:40


Alain,


J'ai aimé ta décision de vivre dans la famille de ta femme ... c'est la respecter et aussi "essayer" une aventure "différente". j'essaye ausi ce chemin près de KK.


Je connais un français alsacien qui réussi très bien sa décision de vivre, dans un village, avec une petite paysanne isan, et qui s'est passionné pour la culture du riz (7 "raï")  ...
depuis 14 ans.


Mais chacun son tempérament, et surtout un grand merci d'exprimer ton "ressenti" ... nous sommes tous en recherche... . J'espère que tu n'arrêteras pas ton blog, il nous aide aussi! Surtout donne
des nouvelles!


 


 


 

grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b 04/09/2014 02:25



Merci pour ce gentil commentaire.


Eh oui, les chemins de vie sont multiples et la vie,elle-même, est une aventure; qu'elle se vive à la campagne ou à la ville.


Nous (Bernard et moi) te souhaitons de vivre pleinement ton projet de vie.


 


Rassures-toi; nous n'avons nulle intention d'arrêter notre blog.



Pierre 31/08/2014 15:54


Oui bien sûr ; mais si l'ours ne quitte pas sa tanière il a peu de chance de croiser le chasseur …

Rodolphe 31/08/2014 15:25


Bonjour, 


Apres avoir lu votre article, je me suis dit , mais cet homme n'a aucune passion en dehors de l'ecriture, alors je comprends un peu votre decision, mais comme dit un autre commentaire vous serez
seul aussi si vous ne faites rien que rester a la maison. Je suis en Thailande depuis longtemps je suis venu au village de ma femme. Je suis un bilogiste passionne par la nature , surtout les
oiseaux, je fais de la photos aussi bien sur. Apres 6 mois dans le village , je me suis installer en pleine nature loin du village sur une propriete qui fait 25000 m2, et bien,  pour rien au
monde j'irais en ville je n'y ai  d'ailleurs jamais vecu. J'ai tres peu de contact avec l'humain qui ne m'interesse que tres peu , car la centaine que j'ai rencontre on de sacre problemes ,
alcool, femmes , drogues etc.. j'ai trouve tres peu de ces expatriers avec qui on a envie de passer une journee, si vous passez une journee avec , c'est des discussions sur les femmes, n'arretent
pas de critiquer soit les thais , soit leurs pays, et  cela fini toujours par des beuveries, tres peu pour moi puisque je ne bois pas ,  ne fume pas  et je ne trompe pas ma femme.
Alors vous voyez que je suis mieux en pleine nature et je me sent pas seul du tout et je ne m'embete jamais. Donc je serai curieux de voir comment sera la suite de votre histoire dans quelques
temps, je dirais meme et je suis  presque sur que vous allez retourner en Europe. Amicalement.

grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b 31/08/2014 17:07



Cher Rodolphe,


Je n’ai rien à redire sur votre choix de vie, bien que je regrette que vous n’ayiez rencontré que des expatriés critiquant les Thaïs, alcoolos
et drogués.


Ils en existent certes, mais il existe aussi des gens comme vous.


Vous ce sont les oiseaux ; j’en connais, en Thaïlande, qui sont passionnés par les plantes et les palmiers ; d’autres par
l’actualité, d’autres par l’Histoire de la Thaïlande ; d’autres par le bricolage ; d’autres par l’informatique ; d’autres à décrire et aimer leur villages où ils vivent; d’autres
à  parcourir l’Isan et à partager leurs découvertes ; d’autres à accueillir ceux qui veulent « découvrir » l’Isan ;  d’autres, comme bénévoles, à participer à des animations francophones à l’Université, d’autres à poursuivre leur passion de la paléontologie en Isan ;
d’autres par la culture de soie………… Vous voulez d’autres exemples ?


Mais que savez-vous de moi qui vous autorise à dire que je n’aime que « l’ écriture » ?


D’où tenez-vous votre certitude que je vais retourner -sûr – en Europe ?


Alors que j’ai vécu plus de 35 ans à l’étranger, que je suis ici depuis plus de 10 ans (plus  un
séjour de 4 ans dans les années 70) ….


Le co-auteur du blog constatait plus simplement, avec ce retour en ville,  avec humour, ce que
nous savons tous, qu’il y a un rat des champs et un rat des villes. D’ailleurs, ne disais-je pas dans mon article, qu’il s’y sentait fort bien.


Amicalement,