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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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Pourquoi ce blog ?

  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:04

titre 2Nous avons longuement parlé de nos installations respectives dans un petit village de l’Isan, un choix de vie qui a conduit l’un d’entre nous à rejoindre la ville après une « expérience » de deux ans (1). Je ne reviendrai pas sur ma propre installation depuis près de 6 ans maintenant, (2) mais moi, j’y suis, j’y reste.

L’article d’Alain, mon ami « rat des villes »

 

rat

a suscité des commentaires qui m’ont à tout le moins amusé.

C’est l’éternel débat décrit par La Fontaine entre « le rat des villes et le rat des champs » (3).

Mais curieusement, il n’y a pour une fois pas de morale à la fable, le poète se contente de nous décrire la différence entre les gens des villes plus tracassés que ceux de la campagne plus calmes et plus sereins. Le fabuliste manifeste une préférence marquée pour la vie des champs, mais c’est la manifestation probable de sa rancœur d’avoir été écarté de la vie fastueuse de la Cour de Louis XIV ensuite de ses amitiés avec Fouquet, débat théorique puisqu’il n’a probablement jamais vécu qu’à Paris et jamais connu la vie des champs.

La fontaine

Ce débat est vieux comme le monde. La Fontaine a puisé l’inspiration de la presque totalité de ses fables dans celles d’Esope qui nous a, 6 ou 700 ans avant Jésus Christ, conté la même histoire (4). Quelques centaines d’années plus tard, elle a été reprise en latin par Horace (5).

Ne nous cantonnons pas à l’antiquité gréco-romaine : Il existe dans notre Thaïlande d’aujourd’hui une foule de fables d’Esope

 

Aesop pushkin01

 

traduites du grec en thaï à l’usage de la jeunesse, sans passer par l’intermédiaire d’Horace ou celui de la Fontaine. (6).


rat

 

Ne discutons pas sur les mérites respectifs de la vie à la ville et sur ceux de la vie à la campagne, c’est un vain et interminable débat.

L’article d’Alain, mal interprété à mon très humble avis, a suscité un commentaire de l’un de nos fidèles lecteurs. Celui-ci, encore plus rat des champs qu’un rat des champs, a quitté son village, nous dit-il, pour vivre une vie érémitique dans la campagne profonde où il parle aux oiseaux,

 

cvt Il-parlait-avec-les-mammiferes-les-oiseaux-et-les- 948

 

sa passion tout à fait respectable, pour devenir en quelque sorte « rat sur une île déserte ». Il nous dit ne pas s’intéresser à l’espèce humaine et ne plus supporter les contacts avec les expatriés et les interminables discussions sur les sujets toujours récurrents se terminant en beuveries.

Comme le lui a répondu fort justement Alain, il existe des expatriés avec lesquels nous pouvons avoir de fort intéressantes discussions en dehors des histoires de fesse et qui ont des occupations éclectiques correspondant à leurs passions (7). 

J’ai exercé pendant trente ans une profession qui me mettait en rapport direct avec la clientèle et je vous affirme que des stupidités, des fariboles et des couillonades, j’en ai entendu beaucoup, beaucoup, beaucoup, que je devais alors supporter, nécessité faisant loi, au milieu de conversations ou de contacts parfois passionnants.

Quelle proportion ? La même très exactement que partout dans le monde, chez les expatriés de Thaïlande, dans le secret d’un cabinet d’avocat, dans la salle d’attente d’un salon de coiffure ou dans les loges du stade vélodrome de Marseille (Là aussi, j’en ai entendu de solides !). Restons-en pour être charitables à X %. Notre lecteur ne supporte plus les « conneries » que profèrent certains résidents mais ne cherche pas plus avant et se réfugie sur une île déserte ? Ce n’est plus de la sauvagerie, je le comprendrai, ce me semble de la misanthropie et Alceste, le misanthrope de Molière, a eu tort de croire que sa conscience était la mesure du monde, incapable d’accepter le monde tel qu’il est.

Se réfugier sur une île déserte, tel Robinson Crusoé, celui de notre enfance ? D’indignes traductions édulcorées à l’usage de la jeunesse présentent le séjour de 28 ans, 2 mois et 19 jours sur son île comme une anticipation du paradis terrestre, pure utopie et trahison honteuse de la pensée de l’auteur. Robinson considère son naufrage comme une punition du ciel dont il ne cesse de se lamenter, surtout lorsqu’il n’avait, avant l’arrivée providentielle de Vendredi, que son perroquet avec lequel dialoguer et qui ne cessait de lui répéter –dialogue un peu sommaire - « pauvre Robinson » (8) !

 

crusoe

 

L’engouement pour les robinsonnades a ensuite tourné à une vague de délires mythiques lancés par Rousseau dans « L’Emile » trahissant ce que Robinson considérait comme une anticipation de l’enfer et non comme un paradis retrouvé.

Alors, moi aussi, qui suis casanier (9), je reste dans mon village qui n’est pas une île déserte, loin de la civilisation ce qui n’est qu’une façon toute relative  de parler.

 

civilisation

 

Il m’arrive d’aller à la ville : on peut critiquer la « société de consommation » mais il n’est tout de même pas toujours désagréable d’en être le maillon final, pour effectuer des achats que je ne peux faire nulle part faire ailleurs (puisqu’il n’y a qu’à la ville que je trouve de la bonne huile d’olive, chacun ses goûts), même si l’ambiance des marchés de mon village (un petit quotidien, un moyen les vendredi et un grand une fois par mois) fait ma joie.

 

DSC01137

 

A la ville, je rencontre quelques amis dont la conversation ne m’indispose pas en sus de quelques autres qui naviguent dans les alentours de ma campagne. Nos conversations roulent parfois mais évidemment pas toujours sur d’austères sujets de métaphysique transcendantale.

Si je vous dis que je ne bois pas et que je ne fume pas, mes amis vont rigoler, et donc  je ne disconviens pas qu’une bonne chope de bière avec Alain ou avec d’autres, ça fait plaisir ; et si je vous dis que je n’ai jamais donné un léger coup de canif au contrat conjugal de temps à autre, ils vont hurler de rire même si je n’aurai bientôt plus trop l’âge pour cela. Je me contenterai de citer le grand Saint Jean  (que je relis de temps à autre dans ma thébaïde, parfois même en thaï) dans la plus belles de ses paraboles (10).

Alors, et j’en termine, je ne finirai pas ma vie ici ermite comme Saint Antoine le grand,

 

antoine

 

je reste au village, y suis-je intégré ? Probablement un peu. Assimilé ? c’est une autre histoire (11). Intégration par la gastronomie locale (un bien grand mot) ? J’ai dit ce que j’en pensais sans aucune malice (12) considérant qu’est vrai cet aphorisme selon lequel la meilleure cuisine est celle de sa mère. La mienne, paix à ses cendres, n’était pas Isan mais lyonnaise. Je ne manifeste donc qu’un goût modéré pour les œufs de fourmis

 

oeufs.jpg

 

ou les têtards grillés, même s’il m’arrive souvent de ne pas utiliser ma cuisinière à gaz ou mon four électrique mais le bon vieux récipient local en terre fonctionnant au charbon de bois.

 

แรหรื

 

Je me suis toutefois trouvé un parfait sujet d’ « intégration » avec mes voisins : Les petits oiseaux, je ne suis malheureusement pas en état de leur parler comme Saint François d’Assise,


 

Saint-François-dAssise

 

 

même si j’aime les entendre chanter (ce qui ne m’arriverait pas en ville !) alors, je fais comme les thaïs qui les braconnent

 

piège

 

de la même façon que je les braconnais

 

mode de chasse tendelles 2

 

et je les mange comme eux rôtis à leur façon, une façon qui ressemble étrangement à celle dont nous faisons en Provence griller les « rigaus »,

 

barbecue-c3a0-charbon-de-bois-via-radins-com.jpeg

 

braconnés avec l’incomparable goût du fruit défendu (13).

 

Voilà nos choix respectifs, il n'y a pas à conclure !

 

yakafokon 

... mais pas nous !

___________________________________________________________________________

Notes


(1) Voir notre article A160 « Le retour en ville, après deux ans un village isan (Thaïlande). »


(2) Voir notre article A 60 « Trois ans à la retraite dans un village Isan » publié en 2012.

 

(3) Je cite La Fontaine :

Autrefois le Rat de ville 
invita le Rat des champs,
 
d'une façon fort civile,
 
à des reliefs d'Ortolans.
 
Sur un tapis de Turquie
 
le couvert se trouva mis.
 
Je laisse à penser la vie
 
que firent ces deux amis.
 
Le régal fut fort honnête,
 
rien ne manquait au festin ;
 
mais quelqu'un troubla la fête
 
pendant qu'ils étaient en train.
 
A la porte de la salle
 
ils entendirent du bruit :
 
le Rat de ville détale ;
 
Son camarade le suit.
 
Le bruit cesse, on se retire :
 
Rats en campagne aussitôt ;
 
Et le citadin de dire :
 
Achevons tout notre rôt.
 
- C'est assez, dit le rustique ;
 
Demain vous viendrez chez moi :
 
Ce n'est pas que je me pique
 
de tous vos festins de Roi ;
 
Mais rien ne vient m'interrompre :
 
Je mange tout à loisir.
 
Adieu donc ; fi du plaisir
 
que la crainte peut corrompre.
 

(4) Μῦς ἀρουραῖος καὶ μῦς ἀστικός ce qui me semble signifier « le rat des champs et le rat de la ville ».

 

(5)  Rusticus mus et urbanus mus, ce dernier, urbanus,  se moque de la médiocrité de la vie à la campagne et invite le rusticus à savourer chez lui les plaisirs de la ville.


(6) Un petit opuscule délicieusement illustré que j’ai retrouvé chez moi :  นิทานอีสป หนูเมืองกับหนูนา « Fable d’Esope, le rat des villes et le rat des champs ».

 

product-20110510-111020-2

 

Voilà la traduction que j’en avais faite :

« Un rat des champs vivait à la campagne. Il aimait manger des fruits et vivait heureux. Un jour, son cousin rat vint de la ville.  Le rat des champs cueillit pour lui de nombreux fruits. Mais le rat des villes n’aimait pas les fruits ! « Cette nourriture n’est pas bonne ! » Dit-il. «Venez donc à la ville avec moi, la vie y est beaucoup plus amusante ». Le rat des champs suivit donc son cousin de la ville. Ils arrivèrent devant une vaste maison où ils entrèrent par la porte arrière. Le rat des villes conduisit son cousin dans une belle salle à manger. La table était couverte de toutes sortes de mets délicieux, le rat des champs était heureux : « Cette nourriture est délicieuse ! » Dit-il. Tout à coup, on entendit un grand bruit. Les souris se précipitèrent se cacher. « Ne bougez surtout pas » dit le rat des villes. Le rat des champs eut grand peur, en effet un chat était entré dans la pièce.

 

chat 2

Il examina la salle et sauta sur la table. « Fuyons » s’écria le rat des villes. Et nos deux cousins se réfugièrent dans un trou de souris. « Adieu, mon cousin » dit alors le rat des champs en s’enfuyant « Je rentre dans ma campagne où je vit au calme et en sécurité ».

« Une vie simple est préférable à une vie riche mais dangereuse ! »


(7) Je connais un retraité largement septuagénaire qui partage son temps entre Samui et une petite ville du nord-ouest et qui s’astreint pour entretenir sa mémoire à apprendre tous les jours une fable de La Fontaine, encore lui !


(8) Ces traductions traitresses ne parlent évidement pas du trafic d’esclaves que pratiquait le héros entre les côtes africaines et le Brésil où il avait une plantation de tabac et moins encore du trafic d’opium auquel il s’est livré entre le Siam et la Chine, dont nous vous parlerons un jour.


(9) Casanier « qui aime à demeurer chez lui » sens premier du mot selon Littré.


(10) VIII-7 «  Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ».

Femme_adultere_0011.jpg

 

(11) Pour ne pas entrer dans une actualité plus brulante, voilà qui me rappelle les débats passionnés d’il y a plus de 50 ans entre les partisans de l’ « Algérie française », intégration avec ou sans assimilation, que De Gaulle a résolu en tranchant dans le vif.


(12) Voir notre article 27 « Gastronomie en Isan ? »


(13) Sans les vider évidemment, il faut être rat des villes pour commettre cette hérésie. Mes voisins ne les vident pas non plus.

 

 

 

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Published by grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b - dans Isan
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commentaires

Rodolphe 09/09/2014 17:51


Bonsoir mes gaillars, 


Je suis super content, j'ai reussi a vous sortir de votre torpeur de casanier suite a mes commentaires. D'habitude je n'ecris peu ou pas , mais suite a l'article de sieur Alain , je me disais je
veux voir si il a encore la force de reagir a des petits piques sans mechancetes je crois. Eh bien oui , son ami bernard aussi et meme un Belge j'y crois pas . d'ailleurs ami Belge je ne suis pas
Francais , juste pour votre information.  Par contre que je sois sauvage oui c'est vrai, toute ma vie, depuis ma naissance et jusqu'a maintenant j'ai vecu soit dans les montagnes Je suis
Guide de Montagnes ou dans la nature en generale puisque je suis biologiste de formation. Quand vous dites que je suis sur une ile deserte vous vous trompez largement,  les gens qui parlent
comme ca, soit soit ne si interesse pas, n'y connaissent rien ou peu de la nature   , comme guide toujours au contact avec les gens et  comme biologiste idem, maintenant ici je suis
loin du village car je deteste le bruit  et en plus j'ai mon epouse qui est autant passionner que moi pourtant Thai , oui car les Thais question nature il y a encore du boulot. Donc pas seul
. En plus avec le Birdlife Thailandais je fais des courses d'observations des oiseaux . Donc pas seul.  je ne vois pas le pourquoi de Robinson Crusoe en plus je n'ai pas assez d'heures pour
faire ce que j'ai envie, je ne m'ennuie pas une seconde. Quand je dis que l'humain ne m'interesse peu ou pas , c'est vrai, je suis desole il n'y a cas voir ce qui ce passe dans ce monde et chez
vous en France. Mais j'ai un cercle d'amis/es , bien sur,  dans le meme registre que moi, car comme je l'ai dit , les buveurs et autres alcooliques , pince- fesses et autres , je deteste, si
j'ai choisi une vie saine et le repect de ma femme ( vous allez dire nous aussi on respecte nos femmes mais de dans en temps on va ailleurs ) chacun son point de vue du respect , moi j'ai choisi.
 Ce qui m'avait interpeller , c'est quand sieur Alain dit qu'il a fait le tour dans ce village. mais que si il fait la meme choses en ville il sera seul quand meme, c'est tout. Je ne pense
pas avoir ete incorrect ave lui, j'ai juste donne un avis, sinon cela sert a quoi un blog a dire que tout le monde il beau, tout le monde il gentil.  Amicales salutations a vous tous .


 


Ps. par contre j'aimerais bien savoir pourquoi de nombreux expatriers  deviennent tout de suite agressifs si un commentaire ne leurs  plait pas. Dans mon pays on debat sans agressivites
car personne a la verite .

grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b 11/09/2014 01:54



Je ne pense pas que nous vivions dans la «  torpeur » bien au contraire, nos occpuations respectives ne se limitant pas à notre blog !  Lorsqu’Alain dit qu’il
a fait « le tour de son village », il faut connaître le village pour le comprendre !


Ceci dit, si notre blog est ouvert aux commentaires, c’est évidemment pour que nous en recevions, toujours avec intérêt, et que nous y répondions chacun avec notre sensibilité
personnelle !


Cordialement


 


 


N.B. Bernard a longuement cherché avec un  guide de haute montagne, il y a quelques dizaines d’années, le trésor du « Malabar Princess »… en vain, précision sur le
caractère éclectique de nos occupations !



alain le b. 09/09/2014 04:28


Excusez mon long commentaire un peu confus. Il ne voulait en aucun cas, remettre en question l'expression et le travail de Bernard.


Bonne journée à tous


 

grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b 11/09/2014 01:43



Je n’ai pas pris ton commentaire comme une critique de mon « travail », bien au contraire !


 


Moi aussi, j’ai évolué dans ma vie siamoise, du paradis qu’était Samui à ma campagne profonde !



Thiebaut 08/09/2014 07:56


"Regard extérieur" :


Petit belge francophone, né à la frontière (Nechin, Péruwelz), j'ai grandi avec la France ... c'est notre culture wallonne... (livres de toute nature, histoire, chaînes télé, chanteurs,
poètes,  ...) essentiellement française.


La différence est que, nous wallons, sommes "cernés" (Flamands, Hollandais, Allemands) par la culture germanique ...


ça crée l'humilité (comme disait Brel) et le doute ... évidemment car les germains pensent pas comme nous, vivent pas comme nous, n'aiment pas comme
nous,  etc ... .


Nous avons donc , ds notre plat pays, des manières différentes d'aborder la vie, les problèmes, ...  ça crée ... la tolérance .


Nous sommes des "regards extérieurs" vis à vis de notre grande soeur, la France.


Evidemment les constats s'exportent ici ... :


Que disait RamaV des français? Il y a qlq mois, les français ont manifesté pour le mariage pour tous? dans les années 70, le port obligatoire de la ceinture de sécurité avait lancé un
débat (ça m'a marqué!) "atteinte aux libertés individuelles" rien que ça!


Aujourd'hui, le président a largué sa copine, on en fait un "bestseller" ... nauséabond. Que de bordel pour rien et pas logique ... .


Ici , en Thaïlande, sur un blog, un français exprime des "certitudes" vis à vis d'un compatriote qui pense pas comme lui ... mais qui partage avec ses semblables (Le partage! C'est beau qd même?
Non? Personnellement, j'en fait une certitude universelle).


Aucune importance Bernard, te fatigue pas ! Dis ce que tu penses, ok. Mais pour te justifier (t'en as pas besoin), va pas chercher La Fontaine ... c'est pas nécessaire et c'est pas un argument
ici ... .


Le QI moyen est 100. Tu sais ce que c'est qu'un QI de 100?


Les races ne nous séparent pas , les QI oui ... . Malheureusement, comme disait Desproges: "nous pouvons rire de tout mais pas avec n'importe qui..." Vs remplacez le mots "rire" par "parler" .


Continuez à parler de ce que vous avez à dire, à transmettre et ce, avec vos personnalités. On peut pas plaire à tout le monde... c'est une des rares certitudes, il me semble.


Je suis surpris, effrayé aussi, par tant d'intolérance ... .


Notamment: juger les expats qui picollent ... bordel, c'est quoi ça! C'est ignorer la vie et ses aléas ...


Chui pas venu ici pour juger mes semblables ... . Et l'expérience des autres est une richesse. Si certains détiennent la vérité, ok, mais qu'ils la transmettent avec pédagogie ... .


Un seul problème de fond:


Alain, en qlq sorte, manque de contacts humains de même culture, c'est normal. Mais alors, à quand une réunion des amis du blog, autour d'un verre ???


C'est une conclusion et suggestion tout à fait personnelle ... , avec Titi et qlq autres ... , même les solitaires ... . Ce serait sympa, non?


 


 


 


 


 


 


 


 


 

grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b 09/09/2014 01:48



Bonjour le frontalier et merci pour votre commentaire.


Le fait que nous n’ayons Alain et moi ni la même formation, ni les mêmes choix de vie ni la même façon de travailler rend peut-être plus fécond notre
travail à quatre mains ?


Pour ma part, je reste loin de l’actualité française,  n’ayant pas même la « boite à m … » i.e. TV5 tout en la suivant de loin d’un
regard goguenard.


Le reste, ce ne sont pas des justifications mais des souvenirs : La Fontaine appris par cœur dès le primaire à haute dose, Esope traduit au bahut
(relativement facile) , Horace aussi (beaucoup plus difficile) et les fables traduites du grec en thaï m’ont permis de m’initier à la lecture d’autant que les livres pour enfants en thaï
sont écrit dans une langue recherchée!


J’ai constaté depuis longtemps que chacun, quel qu’ait été sa formation, peut avoir des choses intéressantes à raconter, j’ai connu un berger (lui, il
parlait à ses chiens) qui connaissait le ciel mieux que Flammarion et un autre, exploitant la pompe à merde dans mon coin, qui était passionnant lorsqu’il parlait de son métier et pourtant
….


Réunion des « amis du blog » ? A voir avec Alain, je suis moi à vol d’oiseau à 50 km de Khonkaen, 30 de Kalasin et 110 d’Udon.


 


 


 Bonjour le frontalier et merci pour votre commentaire.


Le fait que nous n’ayons ni la même formation, ni les mêmes choix de vie ni la même façon de travailler rend peut-être plus fécond notre travail à
quatre mains ?


Pour ma part, je reste loin de l’actualité française,  n’ayant pas même la « boite à m … » i.e. TV5 tout en la suivant de loin d’un
regard goguenard.


Le reste, ce ne sont pas des justifications mais des souvenirs : La Fontaine appris par cœur dès le primaire à haute dose, Esope traduit au bahut
(relativement facile) , Horace aussi (beaucoup plus difficile) et les fables traduites du grec en thaï m’ont permis de m’initier à la lecture d’autant que les livres pour enfants en thaï
sont écrit dans une langue recherchée!


J’ai constaté depuis longtemps que chacun, quel qu’ait été sa formation, peut avoir des choses intéressantes à raconter, j’ai connu un berger (lui, il
parlait à ses chiens) qui connaissait le ciel mieux que Flammarion et un autre, exploitant la pompe à merde dans mon coin, qui était passionnant lorsqu’il parlait de son métier et pourtant
….


Réunion des « amis du blog » ? A voir avec Alain, je suis moi à vol d’oiseau à 50 km de Khonkaen, 30 de Kalasin et 110 d’Udon.


 


 


 Bonjour le frontalier et merci pour votre commentaire.


Le fait que nous n’ayons ni la même formation, ni les mêmes choix de vie ni la même façon de travailler rend peut-être plus fécond notre travail à
quatre mains ?


Pour ma part, je reste loin de l’actualité française,  n’ayant pas même la « boite à m … » i.e. TV5 tout en la suivant de loin d’un
regard goguenard.


Le reste, ce ne sont pas des justifications mais des souvenirs : La Fontaine appris par cœur dès le primaire à haute dose, Esope traduit au bahut
(relativement facile) , Horace aussi (beaucoup plus difficile) et les fables traduites du grec en thaï m’ont permis de m’initier à la lecture d’autant que les livres pour enfants en thaï
sont écrit dans une langue recherchée!


J’ai constaté depuis longtemps que chacun, quel qu’ait été sa formation, peut avoir des choses intéressantes à raconter, j’ai connu un berger (lui, il
parlait à ses chiens) qui connaissait le ciel mieux que Flammarion et un autre, exploitant la pompe à merde dans mon coin, qui était passionnant lorsqu’il parlait de son métier et pourtant
….


Réunion des « amis du blog » ? A voir avec Alain, je suis moi à vol d’oiseau à 50 km de Khonkaen, 30 de Kalasin et 110 d’Udon.