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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 00:01

timbre victoriaLes premiers timbres-poste siamois.... et déjà des faux ? 

L’apparition en 1840 du premier timbre-poste au monde, le fameux « one penny » noir de la Grande-Bretagne, à l’effigie de la Reine Victoria (alors encore jeune et belle), celle du premier timbre-poste français en 1849 et très rapidement partout en Europe, dans nos colonies et dans les colonies anglaises a tout aussi rapidement été suivie par l’apparition de ce qu’on appelait alors les « timbromanes » avec un petit air de condescendance méprisante !

 

Si la création du service postal français date de Louis XI et fonctionnait alors fort bien, il était de bon ton, dans le « beau monde » et jusqu’encore au XIXème siècle d’utiliser les services de son « chasseur », domestique préposé à la distribution du courrier privé.


Il en était de même au Siam où la correspondance privée – qui ne devait pas être abondante – et la correspondance officielle qui l’était peut-être plus, circulaient par voie de terre, à dos d’éléphant, ou par voie fluviale faute d’un service national organisé. 

L’Union postale universelle, créée en 1874 à Berne ne reçut l’adhésion du Siam qu’en 1885, deux ans après que ne soient apparu les premiers timbres siamois au sens que l’UPU donne à ce mot. Notez – au passage – que la seule langue officielle de l’UPU est le français et que les bureaux de poste de tous les pays du monde qui y adhèrent devraient comporter des inscriptions et panneaux bilingues. Un grand coup de chapeau (ou un coup de pied au cul ?) à  nos ministres de la poste successifs qui se soucient de cet aspect de la francophonie comme d’une guigne.

Nous reviendrons dans les deux articles suivants sur les séries considérées comme officielle des timbres-poste siamois, mais disons quelques mots des précurseurs et des émissions marginales. La philatélie siamoise n’a pas commencé comme on le lit trop souvent en 1883 mais bien avant.


Les timbres « Phanourangsi » (ภาณุรังษี)

En 1875, le Prince Phanourangsi en compagnie de quelques nobles cousins crée un journal baptisé « la Cour » (Court) puis « Les nouvelles officielles ».

 

 panourangsi 4

 

Distribué aux abonnés par porteurs, le Prince eut très vite l’idée d’utiliser des vignettes adhésives vendues 1 at. Précurseur, le Prince deviendra quelques années plus tard le premier ministre des postes du royaume.


 panourangsi 2

La monnaie n’est pas alors comptée selon le système décimal (un bath de cent satangs) mais selon la numération suivante (voir notre précédent article sur les anciennes mesures siamoises

http://www.alainbernardenthailande.com/article-a32-poids-et-mesures-pour-les-anciens-dethailande-77329894.html) :

32 โสฬศ solots valent 16 อัฐ ats qui valent เสี้ยว 8 siots qui valent 4 ซีก siks qui valent 2 เฟื้อง fuangs qui valent enfin 1 สลึง salung.

Vous savez déjà qu’un salung vaut un quart de bahts de 100 satangs. Une simple règle de trois vous permettra sans difficultés de passer de l’ancienne numération à la nouvelle.

Ces timbres peuvent être considérés comme appartenant à une première série locale puisqu’ils permettaient aux abonnés de faire également acheminer leur courrier dans Bangkok.


 panourangsi 1

 

Il y eux deux émissions successives.

Une première, de deux vignettes, le « type 1 » qu’on appelle le « Rising P », comportant le portrait du Prince dans un cadre ovale, les mots « Rising P » au-dessous, au dessin assez sommaire et à la dentelure tout aussi sommaire. Le dessin est rouge sur du papier jaune ou crême. Un bel exemplaire ayant fait une enchère de 30.000 bats :


rising p 30


Le « type 2 » est une version modifiée, le profil est différent , le mot « อัฐ » apparait dans la légende en thaï avec les lettes B et P de chaque côté. Il est brun verdâtre sur papier blanc.


001

 

Ces timbres n’étaient en principe pas oblitérés mais annulés à la plume.

Il s’agit de « timbres locaux » qui n’ont évidemment pas l’agrément de l’UPU à laquelle le Siam n’adhère pas encore.

Rarissimes, ils ne peuvent être considérés comme une véritable émission philatélique au sens strict mais apparaissent de façon épisodique oblitérés sur un exemplaire du journal lors des « ventes sur offre » (tous les philatélistes connaissent cette procédure de vente) à des prix exorbitants.

Ont-ils été falsifiés ? C’est probable sinon certain mais nous n’avons aucun renseignement à ce sujet. Tous les philatélistes savent aussi qu’il y a – sur le marché du timbre de valeur – beaucoup plus de faux que d’authentiques, alors si vous êtes tentés, seules les qualités d’un vendeur qui engagent sa responsabilité vous garantissent, et encore...


L’émission privée du Palais royal (แสตมป์ ราชาสำนัก satèm ratchasamnak) 

Sous le règne du grand Roi Rama V, une série à usage interne comportant le portrait du Roi, de la Reine et des membres de la famille a été utilisé dans les années 80 pour la distribution de courrier de la famille royale intra-muros et extra-muros. 

 Palais Royal 1

 

10 timbres ont été émis, Ils sont rarissimes mais n’entrent pas dans la nomenclature officielle. Même observation encore que ci-dessus, si vous êtes tenté de participer à une « vente sur offre ». Les résultats d’une vente sur offre du mois de juin 2011, une moyenne de 1.500 dollars US la pièce pour des exemplaires dûment certifiés et authentifiés par un vendeur en dehors de tout soupçon mais de qualité médiocre et pire encore. Les philatélistes savent que la valeur vénale d’un timbre précieux peut chuter de plus de 90 % s’il n’est pas en parfait état. 


 Palais Royal II bis

 

Mais 12.000 baths pour cette jolie paire en bel état du grand roi et de son adorable petit fils

 

12.000


Nous n’en avons trouvé aucun exemplaire sur le marché commercial récent ou pas ayant circulé sur une lettre ou sur un pli royal. Il en existe certainement qui dorment dans les archives royales que leurs Majestés ou leurs Altesses n’ont pas convenance à livrer à la cupidité des marchands. D’où proviennent alors les exemplaires défectueux que l’on trouve sur le marché ?

Une hypothèse qui en vaut une autre : les planches défectueuses sont tout simplement parties à la poubelle et ont été récupérées par un employé plus ou moins délicat ?


L’emission ราชากุมาร Ratchakuman 

 

Ces vignettes ont été utilisées entre 1888 et 1893 de façon officieuse comme instrument pédagogique dans l’école Radjakouman (ce que les philatéilstes appellent les « timbres des cours d’instruction ») mais ont été utilisés pour la correspondance entre les élèves et les professeurs. On en connait au moins trois valeurs, 1 at, 1 sio et 1 sik. Ils ne peuvent non plus être considérés comme de véritables timbres-poste au sens de l’UPU. Même observation que dessus, si vous être tenté de participer à une « vente sur offre »

 le prince

 

Un lot de 6 vignettes en superbe état a été adjugé un peu plus de 40.000 baths pour chacune des vignettes lors d'une vente aux enchères au printemps 2011 : 


Sans titre-3

 

et encore 150.000 baths pour lot en parfait état :


150.000


Le rêve de Rama VI 


Revenu d’Angleterre imprégné d’idéaux démocratiques et monté sur le trône en 1911, il voulut (il n’était ni le premier ni le dernier) créer en 1918 la « cité idéale », Dusitthani, le quatrième des six paradis bouddhistes, la ville modèle. Le projet ne vit jamais le jour et fut abandonné à sa mort. Des vignettes qui auraient pu être des timbres-poste ont été imprimées mais probablement jamais utilisées. Une fantaisie royale qui n’a aucune valeur philatélique, 

 dusith

 

mais tout de même 2.500 baths pour cette vignette lors de l'adjudication dont nous avons parlé plus haut : 

 

Dusit

 

et 8.000 pour celle ci en état proche de la perfection :


dusitthani 8000


Les essais de 1881

 

Une série d'essai a été imprimée en 1881. Différentes couleurs ou nuances et la mention "0 penny". Le tirage a été restreint. 


essai 1881

 

Chacune des vignettes à l'état de neuf de ce lot a été adjugée un peu plus de 15.000 bahts lors de la vente publique ci-dessus,

et chacun de ces pièces entre 25.000 et 30.000 baths pour un état parfait :


25.00025.000 bisessai 20.000


A suivre ... /...


 

 

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